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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

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Une autre réussite
Equipe de rédaction Reflets

Une autre réussite

  Depuis trente ans, vous avez beaucoup parlé et écrit sur la crise de la quarantaine. Mais aujourd’hui, quel regard portez-vous sur elle ? Pour montrer ce qui se joue selon moi dans cette crise de la quarantaine, je vais faire un bond en arrière. Il y a environ 2 000 ans, trois êtres remarquables, trois prophètes, sont apparus – Bouddha, Jésus et Mahomet – et ont montré une nouvelle façon d’exister, une nouvelle façon d’être. Comme s’ils nous disaient : « Il existe en toi des blessures, des imperfections que tu ne supportes pas, et tu te juges, et tu en juges les autres. Mais si tu apprends à les aimer, tu découvriras en toi un homme miséricordieux, un Meilleur de toi en attente d’accomplissement, et ta vie en sera transformée. » Je crois que la crise de la quarantaine réveille, en quelque sorte, la mémoire de ce message. Un beau matin, on se lève avec le goût de : « Ça ne peut pas être que ça, ma vie ! » On a accompli notre ego, à travers trois réussites – affective, professionnelle, sociale –, chacun selon ses besoins et… on n’est pas heureux ! On a plus ou moins réussi dans la vie, mais on n’a pas réussi sa vie. C’est en fait une jolie crise, car elle nous rappelle qu’il y a en chacun de nous un Meilleur qui sommeille et grâce à qui on pourrait utiliser notre existence d’une tout autre manière. C’est donc une crise centrale qui nous tourne vers un autre futur ? Oui. Cette crise nous dit : « Ton ancienne façon d’exister n’est plus bonne, il t’en faut découvrir une nouvelle. » Les solutions précédentes qui nous rendaient heureux ne suffisent plus, et quelque chose au fond de nous n’en veut plus mais ne sait pas quelles sont les solutions suivantes. Cette crise se présente-t-elle de la même manière aujourd’hui où les conditions de vie ont changé ? C’est sûr, elle se modifie. Car réussir en 2024, ce n’est pas la même chose que réussir en 1980 où la capacité de réussite était très grande, et où cette crise existentielle pouvait arriver très tard. Aujourd’hui on sent bien qu’on va devoir se contenter d’une réussite beaucoup plus modeste parce que tout devient très limité. Les conditions de la réussite matérielle, professionnelle, mais aussi affective et sociale ne sont plus les mêmes. Et donc je pense que la crise de la quarantaine va se produire plus tôt, vers 30-35 ans. Pouvez-vous préciser ? Aujourd’hui, avec les problèmes d’abus sexuels et de dénonciation, la réussite sexuelle, et donc affective, se réduit. Avec Internet et les réseaux sociaux, l’engagement dans une présence physique sociale et associative n’est plus le même. Et avec l’inflation et la crise économique, la réussite matérielle s’est amoindrie. Il serait donc assez logique que dans le futur la crise de la quarantaine ait lieu dès le début de la vie active, car les hommes ne se contenteront pas de la seule réussite extérieure et chercheront très vite à donner un autre sens à leur vie. Cette crise qui est individuelle, a-t-elle une signification collective ? Je le dirais autrement. Cette crise appelle le Meilleur de l’homme, et chacun est responsable de vouloir ou non le Meilleur de lui. Notre petite nature humaine est une nature qui accuse, de par notre passé, de par notre histoire. Elle n’a rien à voir avec une nature seconde en nous – rendue possible par les trois prophètes – qui est miséricordieuse, qui comprend la misère de soi, des autres et du monde. Aujourd’hui le monde va vers le chaos, vers la pollution, la faillite économique, les guerres, les accusations. Il faut que des hommes individuellement choisissent de rencontrer le Meilleur d’eux-mêmes, et ce sera la somme de ces hommes qui produira un autre avenir à l’espèce humaine. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. En ce moment, on semble être en pleine crise sociétale. Est-elle en rapport avec la crise de la quarantaine ? On est dans l’évolution d’un système, c’est-à-dire qu’on s’aperçoit que gagner plus d’argent, avoir toujours plus – de vêtements, de voitures, de loisirs, de rapports sexuels, etc. –, ce n’est plus la solution. C’est peut-être bien l’espèce humaine tout entière qui est, en quelque sorte, dans une crise de la quarantaine… La vie occidentale est devenue un triste modèle pour la terre entière car nous sommes trop riches pour que les autres puissent l’être eux aussi à ce point, et notre richesse produit beaucoup trop de pauvres. Après le communisme, le capitalisme va s’effondrer à son tour. Et il va falloir inventer un autre mode de gestion qui se fera à partir du Meilleur de l’homme et non pas à partir de l’ego. Car si nous persistons à vouloir gagner toujours plus, consommer plus que le nécessaire, l’espèce humaine va droit dans le mur et conduit la terre au chaos. Pour lire l’article en entier, Revue Reflets n°51 pages 33 à 37

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Equipe de rédaction Reflets 24 avril 2024 Aucun commentaire
Le seul repère possible, celui du cœur
Séverine Matteuzzi

Témoignage crise de la quarantaine …

  Le seul repère possible, celui du cœur Je ne peux vivre qu’au présent au doux rythme de ma respiration. Tout est douleur autrement : interdiction absolue de faire des projets. Comment construire un avenir alors que ma personne est explosée, éparpillée, en mille morceaux ? Le seul repère possible, celui du cœur qui bat et le seul projet, celui de se constituer. C’est un travail millimétrique que de ramasser un à un chaque déchet de sa personne, d’observer en quoi il est défectueux, de le transformer et de le poser à sa place. Voilà ce que j’écrivais lors de cette crise dont les prémices ont commencé à 29 ans et dont j’ai connu l’apogée quand j’avais 34 ans, à la rupture avec mon mari de l’époque. Rien ne peut mieux exprimer et résumer le désarroi dans lequel j’étais plongée que ces quelques mots. Plus rien de ce qui était vrai dans le passé ne l’était dans le présent. Moi qui avais toujours fait avec ma volonté, en méprisant mes besoins et plaisirs, je ne me retrouvais plus capable d’avancer avec la tête ! J’ai toujours été si forte Je me brise moi-même. Je craque de partout dans un bruit sinistre. Et pour couronner le tout, me revenaient des moments où je donnais des conseils à des connaissances souffrant de chagrin d’amour, en les bombardant de « y’a qu’à », froidement. Moi qui me croyais si chaude, le miroir reflétait un cœur glacé. Quelle claque gigantesque ! Sans l’amour de cet homme, je me retrouvais seule avec moi-même, c’est-à-dire face au vide. J’avais toujours tourné mon attention vers lui, jamais vers moi. Sans un regard aimant qui m’élève, je restais inerte tant je n’existais pas à mes propres yeux. Je fonctionnais pour ma fille sans élan, comme une machine. Alors que j’avais refoulé au plus profond mes douleurs, je me retrouvais dans la même situation que ma maman, quittée pour une autre, la plus banale des histoires. J’ai vu ma mère crier ainsi pour les mêmes raisons. Je ne sais plus si je suis cette petite fille regardant sa maman pleurer ou sa maman, ou encore ma fille me regardant maintenant crier, ou moi-même. Qui je suis ? Rattrapée par les douleurs du passé non conscientisées, la réponse en multi dimension de cette question posée une année plus tôt : comment se fait-il que je sois une femme sensuelle, ample, rayonnante quand je joue sur une scène, et si étriquée dans ma vie quotidienne ? C’est en évitant de justesse une camionnette à l’arrêt sur l’autoroute alors que je conduisais ma fille chez sa mamie, que j’ai pris conscience que j’aurais pu mourir, et elle aussi, que j’avais alors décidé de vivre. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Les idées sombres et le « à quoi bon vivre ? » qui martelaient mon cerveau sans arrêt, associés à cette question : « Quel intérêt d’élever ma fille pour qu’elle se retrouve dans la même situation à mon âge ? » conduisaient à ce non-sens qui me poussait vers l’abîme, mais cela s’est transformé en une quête, celle de VIVRE. Plus jeune, alors que la vie essayait déjà de me réveiller, alors que je me relevais d’un accident, j’avais lu Dialogues avec l’ange. Ce livre devenu mon livre de chevet accomplissait son parcours à mon insu à l’intérieur de moi. Cette vie spirituelle, que j’ai toujours cachée, j’ai décidé de l’assumer, et c’est comme cela que j’ai rencontré l’école de Bernard Montaud et la psychanalyse corporelle. Lors de ma première séance de psychanalyse corporelle, me donnant enfin le droit d’écouter toute la douleur de cette petite fille en moi, j’ai su que j’étais sur le chemin d’une naissance, celle de me donner le droit à être. Le revécu de la scène de la petite enfance donnait toutes les réponses au pourquoi j’étais constituée pour être invisible, sans respect pour ma personne, le pourquoi j’ai répété l’histoire familiale. Enfin, je ne me considérais plus comme une victime, je voyais comment je m’y étais prise pour que cet homme me quitte. Et des trésors se sont révélés pour rencontrer ma fille et l’aimer sans vouloir la changer, et que surtout s’enlève de mon esprit que « tout était de sa faute ». Ce qui m’avait été reproché, je le lui reprochais injustement. Tous ces malheurs parce qu’une petite Séverine hurlait dans ma poitrine et demandait à être entendue. Dans tous les domaines de ma vie, j’ai pris de l’ampleur jusqu’à aujourd’hui écrire cet article, sortir de ma cachette pour m’exprimer au grand jour en osant parler de ma vie intérieure, de ma foi. Pour lire l’article en entier, Revue Reflets n° 51 pages 47 à 48

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Séverine Matteuzzi 10 avril 2024 Aucun commentaire
La crise de la quarantaine , invitation à la vie
Christian ROESCH

La crise de la quarantaine, invitation à la vie

La crise de la quarantaine est le plus souvent inaperçue ou perçue comme négative. Pourtant elle est majeure. C’est à la fois la crise du milieu de la vie active, en particulier du milieu de la vie professionnelle et du milieu de l’existence. Elle se situe entre le début de la décennie de la vingtaine et la décennie de la retraite dans la soixantaine. C’est le moment où l’on a fait le tour de ce qu’apporte le métier. Comme un point d’orgue quand le travail est devenu routinier, qu’il n’y a plus grand-chose à apprendre et qu’il faut continuer. Travailler encore plus, pour, au moins, gagner plus ? Mais travailler jusqu’à s’abrutir pour masquer à ses propres yeux l’ennui conduit tout droit au burn-out, soigné par du repos, suivi d’une remotivation professionnelle en changeant d’activité, ou par un nouveau poste, avec d’autres responsabilités. Mais cette crise du milieu de la vie active, plus ou moins larvée, coïncide avec la crise profonde du milieu de l’existence qui conjugue l’absence de sens de sa vie. Elle mène parfois à la dépression qui pousserait à tout arrêter, à tout quitter. Changer de couple, de vie familiale, d’habitation, de métier, de mode de vie. Dépression parfois violente mais dépourvue de force constructive, où quitter semble la seule solution. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Ce dossier a pour but de montrer le vrai visage de cette crise essentielle du milieu de l’existence. Perçue comme mortifère, elle est en réalité crise d’appel à vivre. La crise de la quarantaine est une chance. Elle est un appel à quitter – non pas quitter mais dépasser – les valeurs de l’ego impliquées dans la crise : le travail, la vie affective, la vie sociale. Dépassement pour trouver les valeurs au-dessus de l’ego : l’altruisme, le partage, le service et au fond, l’amour de soi, indissociable de l’amour du prochain. C’est l’heure de chercher des réponses concrètes aux questions que chacun s’est posées et continue de se poser : qu’est-ce que je suis venu faire sur terre ? Quel est le sens de l’existence ? Est-ce que la vie c’est seulement ce que propose la société ? Rechercher les réponses, les expérimenter, retourne la dépression en espérance. Entendre l’appel divin non plus de réussir dans la vie matérielle, extérieure, mais de réussir la vie spirituelle, intérieure, synonyme d’accomplissement. Si la réussite de l’ego nécessite l’usage des talents qui nous ont été donnés gratuitement à la naissance, la réussite de cette deuxième partie de la vie nécessite la connaissance de la misère intérieure inhérente à chacun pour la transformer en qualité. Ce retournement est indispensable pour accomplir le service – la tâche, l’appelait Gitta Mallasz – qui succède au métier. Pour lire l’article en entier, Revue Reflets n° 51 pages 26 à 27

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Christian ROESCH 29 mars 2024 Aucun commentaire
Jouer dans le théâtre de la vie
Colette Roumanoff

Jouer dans le théâtre de la vie

    Colette Roumanoff est écrivaine et directrice d’une compagnie de théâtre. Partie en Inde avec son mari Daniel, sa rencontre avec le maitre spirituel Swami Prajnanpad, dans les années 1960, va orienter sa vie et ses écrits. Elle publie aussi de nombreux ouvrages inspirés de l’accompagnement de son mari, atteint de la maladie d’Alzheimer. Son expérience est une précieuse aide pour de nombreux soignants.  Le Jeu de la vie est pour chacun de nous une pièce théâtre dont on est l’auteur, le metteur en scène et l’acteur principal. Et pourtant jouer à être heureux n’est pas simple.  Dans le théâtre de la vie chacun installe son univers et son monde particulier savamment construit où on s’attribue le premier rôle. Les rôles secondaires vont aux autres, évidemment. Comme il y a dans le cerveau des neurones miroirs dont on découvre depuis peu l’immense importance, il est prouvé maintenant que tout se transmet. Qu’on en soit conscient ou non, les idées, les émotions, les préjugés, les croyances, les mépris et les haines qui vont avec se transmettent. Il est pratiquement impossible de maintenir et de protéger un monde fixe, à l’abri des perturbations extérieures et intérieures. Dans l’univers qu’on s’est construit et qu’on est le seul à connaître en détail, on sait où sont les zones sensibles qu’il faut éviter à tout prix, d’où les murs de séparation, les coffres fermés à clé, les barbelés et les sens interdits. On sait, et quelquefois on ignore, l’endroit où on a placé en secret son idéal et l’accès au bonheur de vivre. Les autres sont rejetés à la périphérie de ce monde protecteur, mais l’émotion ou le désir refoulé peut leur donner brutalement un pouvoir de vie et de mort. Les autres peuvent, par une opinion ou un mot dit sans même sans y faire attention, confisquer ce bonheur auquel chacun dans le fond de son cœur sait qu’il a droit. D’où un sentiment d’injustice, qui nourrit un brouhaha constant de plaintes contre les malheurs de la vie. On peut se demander pourquoi le jeu de la vie se déroule entre drames et malentendus. C’est que « ce bonheur ou cet idéal pour soi » à qui on a donné une dimension absolue est situé dans un endroit difficile d’accès. Pourquoi ? Il a été mis là pour remédier à – ou plutôt pour dissimuler – une misère d’abandon et de rejet. Le non qui vient du monde extérieur réveille directement la souffrance enterrée sous les idéaux, les valeurs et les ambitions les plus nobles, qu’elles soient artistiques, spirituelles ou humanitaires. Je viens d’entendre quelqu’un qui m’est cher dire à travers des larmes amères « XXX aurait dû écrire dans le journal que je suis une grande artiste.» Qui décide qu’il « aurait dû » ? Celui qui croit que ces mots lui auraient donné enfin accès au « bonheur absolu.»    Pour lire l’article en entier Reflets n°50 pages 34 à 35      Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant  

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Colette Roumanoff 20 mars 2024 Aucun commentaire
Être simplement vivant
Equipe de rédaction Reflets

Être simplement vivant, Véronique Jannot

Comédienne, chanteuse, Véronique Jannot a marqué les téléspectateurs dans la série Pause café. Depuis 2011, année de la première interview, nous l’avons rencontrée à plusieurs reprises. Aujourd’hui notre constat est le même : son sourire, toujours présent, est le signe d’une femme sereine. Ne serait-ce pas la manifestation d’un engagement spirituel au cœur de la vie de Véronique ? Depuis de nombreuses années elle est investie dans la cause tibétaine, soutenant les enfants tibétains en exil, à travers l’association Graines d’Avenir qu’elle a créée en 2005. Dans son nouvel ouvrage qui vient de paraître Le présent est mon refuge, elle aborde ses combats et les enseignements reçus au cours de son existence.   Dans votre livre, vous parlez de spiritualité, de santé et de médecine. Lequel de ces thèmes vous tient le plus à cœur ? Sur mon parcours les trois sont liés,  mais je dirais la spiritualité car elle permet de tout aborder différemment, à commencer par la santé. Elle amène une autre compréhension de la vie et de notre place dans l’univers. Cette place je la ressens très fort dans la nature. La paix que celle-ci apporte est essentielle. Les peuples premiers ont ce message à nous communiquer. Nous les laissons mourir et se faire déposséder de leurs terres ancestrales sans bouger le petit doigt alors qu’ils ont encore la notion du sacré, perdue chez nous. D’instinct, ils communiquent avec l’univers depuis toujours. C’est dans leur culture et leur A.D.N. Nous, nous nous sommes perdus dans la société de consommation. Nous n’avons plus les vrais repères. Nous sommes en perte de vitesse intellectuelle et en perte de foi. Ce qui n’est pas prouvé aujourd’hui n’existe pas, pourtant la science n’est faite que d’avancées qui semblent évidentes aujourd’hui, mais décriées voire condamnées dix ou vingt ans plus tôt. Pourquoi faut-il établir absolument une vérité ? Pourquoi faudrait-il qu’il n’y ait qu’une seule vérité ? Il peut y avoir deux vérités qui cohabitent. Tu peux avoir la lune dans le ciel et la lune qui se reflète dans l’eau. Pour autant la lune ne trouble pas l’étang dans lequel elle se reflète, et demeure paisible dans le ciel où elle existe. Ce sont deux vérités. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Dans ces problèmes soulevés, quel est celui qui vous donne le plus d’espérance et où il vous plaît à voir que les choses bougent ? Ce qui me donne de l’espoir, c’est en voyant certains groupements de jeunes qui se retrouvent pour nettoyer des plages, entre autres, pour planter des arbres, pour suivre la parole de Pierre Rabhi  dans ce qu’il a créé par exemple. Dans la façon dont évolue notre société, il n’y a pas grand-chose qui me remplisse de joie et d’espoir pour l’humain. Il faut être attentif à rester humain dans tout ce qu’on nous présente d’inhumain avec l’intelligence artificielle, tant au niveau de la pensée que dans la manière de vivre. Ça m’amuse et me terrifie à la fois d’imaginer la vie à travers des masques pour s’inventer une réalité. Peut-être que dans un jour très proche ça ne sera plus une expérience mais un quotidien. On va être plus que jamais dans le monde de l’illusion. Que va-t-il rester de la vraie vie ? Nous avons besoin d’espérer qu’il y ait des jeunes qui soient capables de sortir de ce monde artificiel … Ce sont eux qui ont à comprendre et à agir. Nous sommes d’une autre époque où on avait beaucoup plus de joie, beaucoup plus de permissions, de liberté. Aujourd’hui, il y a des lois pour tout, qui régissent tout au quotidien et qui font reculer l’humain sans arrêt. C’est douloureux. La Covid est passée par là. Nous n’avons jamais été aussi éloignés, les gens ont peur les uns des autres. Il faut avoir une raison pour sourire, une raison pour dire bonjour. Moi, je fais de la résistance, je dis bonjour quand je ne connais pas, je souris quand je ne connais pas. Le sourire est contagieux. C’est dans mon A.D.N. et je ne veux surtout pas m’en priver. C’est une façon de résister à la morosité, à trop de zombies qui parlent tout seuls et qui ne voient pas la personne qu’ils croisent. La façon de vous exprimer au sujet de vos problèmes de santé a donné une certaine grâce à ces épreuves… C’est vrai, très vite j’ai ressenti cette épreuve comme une bénédiction. Quand tu as la chance de connaître le prix de la santé et celui de la vie, c’est un cadeau de te réveiller en bonne santé. Tu peux courir embrasser celui ou celle que tu aimes. Tu peux retrouver tes rêves. Ton corps ne t’empêche plus de courir après ou de les rejoindre. La santé, c’est le premier cadeau parce que tant qu’elle est là tout est possible. Quand ta santé s’arrête, plus rien ne peut se passer. Je dis que c’est une bénédiction parce que j’ai compris, jeune, tellement de choses que ça m’a permis de faire des pas de géant. J’ai pu en parler, faire des choix, écrire des livres, des histoires, et exister différemment peut-être à travers mes rôles. Les grandes épreuves ont changé la vie de tous ceux qui les ont passées. Beaucoup de gens qui ont un handicap et qui l’ont dépassé, voire transcendé, ont à cœur de passer le message et l’espoir. Vous connaissez cela personnellement, Christian. Les médecines intégratives, alternatives ont été ma solution pour guérir lors de ma rechute. J’ai eu à cœur aussi de passer un message d’espoir dans mon premier livre : Trouver le chemin. Certaines circonstances vous ont guidée vers un maître. Est-ce que vous pouvez parler de l’utilité d’un maître ? Il donne des bases, il aide à mettre des mots précis sur des ressentis et un cadre et

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Equipe de rédaction Reflets 13 mars 2024 Aucun commentaire
Vivre le Ciel dans l’enfer 
Equipe de rédaction Reflets

Vivre le Ciel dans l’enfer 

Sœur Béatrice, vierge consacrée, ermite-apôtre de la paix, fondatrice de L’Arche de paix et de l’association Ya Salam !    «  Allumer un foyer de paix sur les lieux d’un foyer de guerre entre les enfants d’Abraham » Tel est mon profond désir depuis huit ans, telle est aussi la réponse que je donne à mes visiteurs deL’Arche de paix qui s’interrogent sur ma présence dans la forêt maronite de Al Qaouzah en face de Khalet Warde à 300 mètres de la frontière libano-israélo-palestinienne. Sur ce lieu de l’ « étincelle de guerre » en 2006, faire naître et incarner une « étincelle de paix ». Sans doute beaucoup d’entre eux ont dû penser : « Parole, parole, des paroles… ce ne sont que des paroles… la « fransawiye » n’a pas vécu la guerre… elle… Nous, nous l’avons connue… ! » Et ils ont sans doute raison… C’est à eux que je dédie ces quelques lignes, à tous ceux qui ont été mes instructeurs de ce Liban Phénix auquel je crois toujours, à tous mes amis qui depuis ces trois semaines de guerre me soutiennent et prient pour moi, et aussi à ceux qui me conjurent de fuir L’Arche de paix, quitte à abandonner tous mes animaux… pour sauver ma peau… Puissent les événements de ce mois d’octobre 2023 me permettre de partager plus que jamais ma conviction que la Paix est plus forte que la guerre, l’Amour que la haine…  Qu’il est possible d’allumer un foyer de paix sur les lieux d’un foyer de guerre … Mais comment ? Le leitmotiv que notre association Ya Salam ! cherche à promouvoir, notamment à travers la zoothérapie, auprès des enfants du Sud Liban blessés par la guerre, est : « Vivre et rayonner la paix ! » Et c’est sur cette terre blessée depuis des décennies voire des siècles, que je découvre la Sakina ! Ce mot arabe à la sémantique si riche puise ses racines dans SaKaNa : habiter, présence, paix, refuge… « Vivre et rayonner la paix, la Sakina» Cette Sakina, ou « inhabitation »1 de la présence de l’hôte divin au plus profond de nous, est une source divine souvent tarie par toutes les carapaces de protection et de défense que nous nous sommes mises pour survivre dans ce monde sans pitié…  Cette présence est ce germe divin qui, à travers les tremblements de terre émotionnels que nous vivons en ces temps troublés, créerait des failles dans nos cœurs de pierre. Germe divin qui émergerait enfin à la lumière et fleurirait…  Cette présence de l’hôte divin est ce feu dévorant du dieu Amour révélé à Moïse dans le buisson ardent, qui brûle sans se  consumer… Ce feu divin serait-il à l’œuvre en ces douloureux  événements pour transformer « nos cœurs de pierre en cœur de chair » ? N’est-ce pas là l’alchimie divino-humaine tant attendue pour faire naître un homme nouveau ? Qu’il est difficile de le percevoir, de le sentir tant les cœurs sont blessés et meurtris… Pourtant plus que jamais aujourd’hui, cette expérience de guerre que je vis me confirme que quand tout s’écroule à l’extérieur, il est possible de bâtir à l’intérieur de nous. Alors :  Mon ESPÉRANCE en cette source divine en moi me donne la force d’allumer ce foyer de paix pour éteindre le feu des roquettes qui survolent mon Arche de paix. Ma FOI en ce germe divin émergeant en moi m’a permis de vivre le tremblement de terre de trois obus qui se sont abattus cette semaine à quelques mètres de moi, endommageant un des ermitages, la citerne d’eau et la tente d’accueil de la Sakina.   Mon AMOUR INCONDITIONNEL pour ce feu divin me permet de continuer, depuis le refuge de son arche, à aimer, à bénir à m’émerveiller de tout le vivant qui m’entoure : le calme de Cassien le dromadaire regardant passer au-dessus de lui les roquettes tout en ruminant me fascine, la liberté de Shema le lapin dont l’enclos a été bombardé me ravit, la confiance de Noé le chat-sphynx qui vient se blottir sous mon châle quand il entend un avion de guerre ou une déflagration m’attendrit, et enfin, l’anxiété de Joss, mon chien de garde qui ne me quitte plus d’une semelle, est aussi un miroir pour moi qui sens mon estomac se nouer chaque après-midi, à l’heure où approchent les bombardements…  A tour de rôle nous sommes contagieux de paix… Et c’est une conquête ! C’est ce chemin vers la paix intérieure – parcouru à chaque instant vers une réconciliation avec moi, avec le Seigneur, « plus intime que l’intime de moi-même », dit saint Augustin, avec tous mes frères et tout le vivant – qui me permet depuis mon ermitage et à ma mesure, de vivre et rayonner la paix Sakina au Liban et au Proche-Orient.   Pour lire l’article en entier  REFLETS n°50 pages 11 à 13    Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant

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Equipe de rédaction Reflets 21 février 2024 Aucun commentaire
Le vélo comme un jeu
Christian Geniller

Le vélo comme un jeu

En septembre 1972, le jour de repos scolaire de l’enseignement primaire bascule du jeudi au mercredi. Les jeudis, pour certains quinquagénaires et sexagénaires de maintenant, furent l’occasion de journées mémorables à vélo avec ou sans roulettes. Pour ma part, le jeudi était le jour du jeu. De petites courses hésitantes entrecoupées de superbes chutes au franchissement de légères courbes de bitume de quelques centimètres, le défi des lois de l’équilibre se mêlait au plaisir de jouer « à pédaler ». Le petit enfant que j’étais, en fusion avec son vélo, en faisait un merveilleux instrument de jeu. Ce n’est que bien plus tard, en côtoyant des rivaux à l’école, que l’esprit de compétition fit son apparition, mettant le plaisir un peu de côté, mais sans me priver du vécu de l’expérience. Ma mémoire frétille toujours à l’idée de m’amuser à vélo. Louis Nucéra, célèbre écrivain français, aimait sa Provence ainsi que le vélo, dont il disait que c’est l’anagramme de love. Ses écrits nous plongent dans une nature joyeuse où le vélo devient prétexte à jouer avec les mots. « Je suis venu au monde à l’ombre précaire d’une bicyclette suspendue entre ciel et terre ». C’est l’image de son visage qui m’est apparue en cet été caniculaire 2023, peu après l’annulation d’une formation prévue comme passionnante. Une fois la déception acceptée, une envie soufflée par l’invisible image de Louis : gravir le Galibier. Jouer à vélo pour mieux jouer avec les mots. Trouver l’inspiration dans l’action. L’idée fait trembler, autant qu’exciter ma curiosité. Offrir au gamin de cinq ans la montée du Galibier tant rêvée, monter tout là-haut pour aller rencontrer le petit et lui parler en sincérité. L’effort sera-t-il réconfort ? Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. En quittant Valloire, les rampes du Galibier font frémir. C’est un géant. En rentrant dans sa bouche, ses dents acérées font mine de vous avaler. Il faut le caresser. Chaque coup de pédale est précieux. Sous la chaleur caniculaire, l’effort fait manquer d’air. Je remercie mon corps de m’autoriser à monter. C’est un préliminaire. Je l’ai apprivoisé. Ou bien est-ce le contraire ? C’est en aimant mon sentiment d’impuissance devant tant de majesté que demain je pourrai m’enivrer de son essence. Je n’ai aucune certitude quant au sommet. Cela ne dépendra pas de la seule condition physique du moment. Le jeu a commencé, il est passionnant. 2300 mètres, j’ai mal aux jambes. M’accorder un arrêt, poser les pieds à terre, est salutaire. L’immobilité retrouvée au milieu d’un panorama à 180 degrés fait surgir un souvenir. À l’âge de cinq ans, une chute de vélo et une attente interminable, coude et genou en sang, dans un petit ravin. J’étais allé trop loin. « Tu ne vas pas encore te blesser », me souffle ma bonne étoile. « Trouve le rythme juste ! » En remontant sur mon vélo vert, je ne suis plus seul. Le petit Christian aux cheveux bouclés m’a touché. Je l’ai pris par la main. Mon cœur s’est ajusté à un nouveau rythme. Le  jeu du souvenir est un plaisir. La cadence est désormais juste. La montagne ne me demande rien. Pourtant, j’entends son cri : « C’est mon corps minéral qui t’enveloppe et te nourrit ». Elle m’invite à respecter le mien. 2 500 mètres, mes pensées défilent. Les roues de ma bicyclette me ramènent au petit vélo qui s’active dans ma tête. Quelle merveille d’observer son fonctionnement en pédalant ! Le meilleur est déjà bon, je le déguste. Le sommet du Galibier m’attend,je le sais. Tenter de transformer le pire pour rentrer dans le sourire est le meilleur carburant pour le gravir. J’ai consolé le petit cycliste de sa chute. Le jeu du réconfort est une bénédiction qui amène le vrai sourire. À cent mètres du sommet, là où la pente reste rude, un cycliste qui descend en criant, tout vêtu de noir tel un ange de la mort, me frôle sans me toucher. Ouf ! voici l’arrivée.Ma bonne étoile, l’enfant et le moi de maintenant exultent devant tant de beauté. Mon rêve d’enfant est devenu réalité : gravir le Galibier. Avec cette certitude, le meilleur dopage est à l’intérieur de mon cœur. Le jeu ne peut s’arrêter là, j’irai demain expirer dans le col de la Croix de fer pour mieux m’inspirer. Dans l’enfer de la Croix de fer, je n’ai qu’une chose à faire : me taire. Sans un peu d’amour de la « petite reine », impossible de la monter en roi. La rudesse de la pente en fait une diablesse. Mais comme un baume posé sur mon épaule, un réconfort : dame Nature. Surplombant le col, la Croix de fer est féminine et belle, se donnant aux éléments.

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Christian Geniller 18 février 2024 Aucun commentaire
Equipe de rédaction Reflets

Les Pensions de famille Habitat et Humanisme 

  Depuis de nombreuses années, nous connaissons Bernard Devert, fondateur d’Habitat et Humanisme en 1985, professionnel de l’immobilier devenu ensuite prêtre, guidé par ses convictions et ses combats : entrer en résistance pour donner cœur et corps à notre indignation face au mal-logement. Nous avons demandé à Maria Guerra, directrice de l’accompagnement, pôle accompagnement de la fédération Habitat et Humanisme, de nous parler du rôle des Pensions de famille en faveur des exclus sociaux.       Les Pensions de familles, « être chez soi mais entouré » ! Les Pensions de familles sont des résidences sociales dont le modèle est apparu en 1997 suite à un appel à projets lancé par le ministère de l’Action sociale et du Logement, consacré en 2002 par une circulaire. À taille humaine (en moyenne 20 logements), elles sont destinées à l’accompagnement des personnes en situation d’exclusion et d’isolement dont les conditions sociales rendent difficile l’accès à un logement classique. En majorité habitées par des personnes seules et quelques couples, elles offrent un cadre sécurisant qui favorise le partage d’expériences et la convivialité. Des espaces communs sont à disposition de tous tels qu’une cuisine, une buanderie, une salle d’animation et d’activités. Des Hôtes de maison ont en charge leur gestion et assurent une présence précieuse auprès des locataires dans leur vie quotidienne, soutenus par des bénévoles.  Le rôle des Hôtes de maison Les Hôtes de maison (deux en général sur site) ont pour mission de veiller au bon fonctionnement : accueil des nouveaux résidents, accompagnement, animation du collectif et coordination des différents acteurs du projet, garant du cadre et de la sécurité. Ils sont appuyés par des bénévoles qui par leur présence et leur expérience apportent une véritable richesse au service des résidents. Les Pensions de familles à Habitat et Humanisme Les associations territoriales d’Habitat et Humanisme comptent 56 Pensions de familles. Ce sont des « écorchés de la vie » qui y trouvent un toit, une forme de sécurité et sérénité qui les aident à retrouver des repères, confiance en la vie et à se projeter dans l’avenir. Hôtes de maison et bénévoles les accompagnent tout au long de leur chemin en mobilisant des partenaires locaux selon les besoins (santé, accès à l’emploi, etc…). Des activités sont proposées tout au long de l’année (loisirs, jardins, repas partagés, etc.). Sans limitation de durée, les résidents profitent d’un habitat dans un cadre semi-collectif valorisant la convivialité et l’intégration dans l’environnement social.     Pour lire l’article en entier  REFLETS n°50 pages 15 et 17    

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Equipe de rédaction Reflets 9 février 2024 Aucun commentaire
Père André-Marie

Fais de ta vie un jeu

  Avec 97 ouvrages déjà parus, le père André-Marie ne serait-il qu’écrivain ? Mais il est tout autant prêtre, sculpteur, peintre, émailleur, fondeur… Qu’est-ce qui le motive entre deux conférences, entre deux S.D.F. qui viennent frapper à la porte de « La Demeure » à Croixrault, à œuvrer ainsi ? Lutter contre la misère. Il fait tout pour aider le père Pedro à Madagascar. Et ce ne sont pas les problèmes de santé et d’âge qui l’arrêtent (il est presque aveugle). Seul servir le Christ sans mesure le garde vivant. Être vivant, c’est son propos : Sais-tu que tu es vivant ? Arrête-toi… respire… fais silence… Porte ton attention sur le fait que tu es simplement là. As-tu déjà eu cette sensation, cette certitude d’être vivant ? Entre dans cette expérience. Elle est, comme la vie, vaste, sans frontières et sans limites. Arrête-toi… respire… fais silence… Sens comme il est bon de se sentir non pas pensant, mais vivant, simplement présent à ce qui est, à ce que tu es. Peut-être est-ce la première fois que tu découvres combien il est bon d’être simplement présent à toi-même ? Peut-être pourrais-tu alors être présent aux cellules de ton corps et leur parler, entrer en relation avec la totalité de ton A.D.N., en éradiquer les mémoires négatives tant génétiques que karmiques ? Prends conscience que chacune de tes cellules baigne dans la perfection de leur origine divine. Arrête-toi… respire… fais silence… Prends conscience d’ancrer tes racines dans la Terre-mère. Honore-la ainsi que ton corps. Sois-lui reconnaissant pour son accueil à travers la simple prise de conscience d’être vivant. Tu auras alors, peut-être, l’impression de jouer et d’être sourire à la vie, de lui apporter la chance d’être heureuse en toi durant le temps que tu l’abriteras. Mais ce sourire est-il encore à la mode et autorisé ?… Il est interdit de l’avoir sur une photo d’identité. La sinistrose serait-elle de règle ? Mais d’où vient ce mot sinistrose ? Les Romains avaient l’habitude de prédire l’avenir selon la direction que prenait le vol des oiseaux. Lorsqu’un corbeau s’envolait et allait vers la gauche, sinistra en latin, ton avenir se devait d’être mauvais. Que faire devant un sinistre présage ? Puisque la vie est un jeu, retourne-toi ! La gauche devient la droite et vice versa. Tu as ta vie en main. Ne te soucie pas plus du vol d’un corbeau que d’une hirondelle qui annonce le printemps. Lorsque la culture maghrébine nous assure que « tout est écrit dans le ciel », souviens-toi que c’est quand même et toujours toi qui tiens la plume. Garde ta vie en main et invente la règle du jeu. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. À en croire le dictionnaire Larousse, le jeu est une activité d’ordre physique ou mental, non imposée, ne visant aucune utilité, et à laquelle on s’adonne pour se divertir et en tirer plaisir. Et si la vie était ce terrain de jeu, non imposé par un karma, te laissant la liberté d’en tirer gratuitement plaisir ? Arrête-toi… respire… fais silence… aime… Peut-être que la règle du jeu de la vie s’imposera à toi automatiquement et avec enthousiasme. Tu pourras alors, non plus la subir, mais la cueillir, te souvenant que, d’après son étymologie, l’enthousiasme, en grec entheos, consiste à agir comme un petit dieu. Il y a bien des années j’avais dans ma chambre un meuble à sept tiroirs qu’on appelle « semainier ». Le tiroir du bas restait toujours ouvert et vide. Lorsque le soir, je me déshabillais, j’y mettais mes soucis, mes ennuis, mes tracas de la journée… et d’un coup de pied rageur, je le refermais. Bon débarras ! Figurez-vous que le lendemain matin, je le retrouvais toujours vide. Depuis, devenu potier, m’est venue l’idée de faire des boîtes à chagrins, des boîtes à pardons, des boîtes à bonheurs. Pour lire l’article en entier, Reflets n°50 pages 42 à 44

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Père André-Marie 3 février 2024 Aucun commentaire
JEU DE L’OIE REVISITÉ
Equipe de rédaction Reflets

JEU DE L’OIE REVISITÉ

Savez-vous encore jouer   Le jeu de l’oie est un jeu individuel. Nous en faisons un jeu de coopération. La règle est identique sauf que : Le joueur, avant de jeter les dés, peut décider de donner ses points au dernier. Seulement au dernier. Et il ne bouge pas. But : s’amuser en visitant les hasards de la vie dans l’entraide Moyen : se procurer un plateau de jeu de l’oie Résultat : ai-je senti le jeu de la vie dans ce jeu de hasard ? Ai-je senti mon influence sur les autres et celle des autres sur moi ? Témoignage : La vie comme le jeu de l’oie, par Véronique Jannot Véronique Jannot, est-ce que la vie comme un jeu vous évoque quelque chose ? Je crois que c’est un grand jeu avec des règles parfois cruelles. C’est un jeu comme le jeu de l’oie où tu passes par des cases. Il y a des cases punitives où tu dois revenir en arrière. Tu es sujet à l’impermanence. Il faut parfois savoir passer son tour, c’est le lâcher-prise. C’est l’interdépendance parce que c’est parfois le jeu de l’autre qui va te permettre de gagner trois cases parce qu’il a libéré quelque chose ou qu’il a fait une fausse manip qui te permet d’avancer. On vit et on est impermanence. On est un modèle d’impermanence et d’interdépendance personnifié. C’est tout ce qui se passe dans un corps humain avec des milliards de cellules qui n’arrêtent pas de mourir, de renaître avec ce phénomène d’apoptose que je trouve incroyable ; il est tellement intéressant de savoir qu’il faut mourir pour renaître. Il y a des choses qui doivent mourir pour que d’autres naissent. On vit ça depuis toujours et on vit ça dans notre corps en permanence. C’est une leçon d’impermanence et d’interdépendance absolue. (voir rencontre avec Véronique Jannot Être simplement vivant, revue Reflets pages 64  à 67)   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article en entier  REFLETS n°50 page 36     Vous pouvez mettre vos commentaires, vos expériences, vos questions à propos de ce jeu,  dans les commentaires    

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Equipe de rédaction Reflets 21 janvier 2024 Un commentaire
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