
Artiste peintre et sculptrice, au bord de la mort à chaque instant, Frédérique Lemarchand est inspirée, par le souffle auquel elle porte la plus vive attention.
La preuve : sa joie de vivre.
Qu’est-ce que le Sacré ?
Y-a-t-il quelque chose qui ne soit pas sacré ?
Rien de plus sacré que le corps. Le corps est un lieu sacré, c’est le jardin de la Création où danse la lumière du souffle. Le corps resplendit le beau qui le nourrit. Plus l’âme y rayonne, plus la terre s’illumine. Je vais citer Pic de la Mirandole : « Ô Adam, je t’ai fait ni mortel, ni immortel. Tu pourras dégénérer en formes inférieures qui sont animales. Tu pourras, par décision de ton esprit, être régénéré en formes supérieures qui sont divines. À la base de notre colonne vertébrale se trouve le
sacrum. Le sacrum est Sacré, il fonde la verticalisation. L’os de l’épine dorsale, l’os de la queue ou l’appendice caudal, est un vestige de notre lointain passé animal. Cet os sacrum, ou os sacré, est ainsi nommé car il soutient les entrailles de l’animal que l’on offrait à Dieu dans les sacrifices. Le fondement est relié au sommet, tout ce qui est en haut et ce qui est en bas. »
Cet énoncé de Pic de la Mirandole
nous donne le choix de muter en progression ou de muter en dégénérescence.
À savoir, est-ce que nous nous inscrivons uniquement dans une vie animale, procréatrice par le sexe, ou est-ce que nous sommes capables de livrer passage à l’Être vivifiant et créateur par le Verbe ?
Au fondement du corps dans ses vertèbres sacrées,
ici, le Yod qui symbolise l’étincelle de vie, le germe divin, la graine de tout ce qui existe. Le sacrum est un lieu de communion
avec l’Être intérieur.
Faire le Sacré,
c’est l’œuvre même de la vie qui obéit à la loi fondamentale anthologique, mourir et ressusciter pour acquérir une intelligence et une sagesse nouvelles.
Ça nous libère de tous nos savoirs afin de passer à une nouvelle conscience qui dépasse notre entendement.

Accepter ces mutations,
accueillir ces changements nous procure une joie sans chagrin au cœur même du chagrin, comme dit le poète Soufi Rûmî. C’est un amour expérientiel, plus nous mourons, plus nous devenons divins. Ainsi les Écritures disent : « Si le grain de blé ne meurt, il ne peut porter de fruit. » La semence représente le Fils de l’Homme qui meurt pour libérer le Fils de Dieu. Le Christ a accompli la descente aux enfers pour écraser la tête diabolique et libérer notre fructification en Elohim. Ce ne sont pas les souffrances qui sont inhumaines et non ontologiques qui libèrent, c’est leur mutation. Une mutation pour tous les temps, car Il dit : « Avant qu’Abraham fut, je suis. Le Christ a accompli ce baptême du Crâne afin que nous puissions le vivre et devenir ce Verbe qui prend chair, ce Verbe créateur car la parole est sacrée. Et elle prend chair en nous pour entendre Dieu et arriver à nous entendre. »
Si cet article vous plaît, pensez à faire un don.
Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité.
Vous avez un bouton « don » sur le côté.
Merci de votre participation quel que soit le montant.
Comment trouves-tu le Sacré dans les épreuves de santé que tu traverses ?
Nous avons le choix
d’être disciples de la vie ou victimes de la vie. Nous avons le choix de choisir la vie ou la mort. Les choix de mort sont toujours dictés par le Satan. Chaque évènement de cette existence engendre des émotions que nous retrouvons
admirablement ciselées dans le bestiaire de l’art roman. Ce monde de l’imaginal peuple la fosse de nos cœurs d’innombrables émotions.
Alors, qu’est-ce que nous en faisons ?
Nous les refoulons, ou alors, nous les prenons en main en les offrant sur l’autel de notre cœur au grand Transmutateur. Celui qui, petit à petit, va transformer notre âme animale en âme spirituelle.
L’âme accomplit sa destinée
grâce à l’incarnation car, incluse dans une enveloppe terrestre qui lui sert de vivier à sa transmutation, elle devient chair-lumière transfigurant notre corps animal en corps spirituel. Ce phénomène de transmutation libère le feu qui nous féconde pour enfanter le Divin. La respiration met l’âme en lumière. Le souffle est sacré.



