
Amour et sagesse : les clés pour un futur sain, Dr Daniel Chevassut
Daniel Chevassut, aujourd’hui à la retraite, a été médecin homéopathe, praticien attaché des hôpitaux, créateur et responsable en 1998 d’une consultation de la souffrance en milieu hospitalier. Pratiquant bouddhiste, il fut représentant de cette tradition religieuse au sein de l’Assistance publique de Marseille. Pour les gens de ma génération, et peut-être également pour les plus jeunes, nous traversons actuellement une époque très difficile : déshumanisation, dictature informatique, cyberattaques multiples, déviances de l’intelligence artificielle, avenir robotisé, violences croissantes, guerres, incitation à la surconsommation, problèmes écologiques, etc. Comment l’expliquer et que faire ? Ce n’est pas facile à expliquer, mais probablement mon exercice de médecin hospitalier spécialisé dans la prise en charge de la souffrance et de la fin de vie m’a aidé à y voir plus clair. En effet, écouter les patients, leurs proches, leur famille, leur parcours de vie, leur histoire, accompagner leur dernier souffle, permet d’avoir une vision plus profonde de ce qui peut permettre à un être humain d’être heureux. Être confronté à la souffrance, que celle-ci soit physique, psychologique, sociale, etc., ou encore aux derniers instants de vie met en évidence, d’une manière limpide, ce qui est essentiel dans la vie. Ce qui est essentiel dans la vie, c’est tout simplement l’amour. L’amour authentique, c’est ce souhait du cœur profond pour faire tout ce qui nous est possible pour rendre l’autre heureux. L’autre doit être compris au sens large : les êtres humains, les animaux, la nature, etc., d’autant que nous sommes tous interdépendants. Un de mes maîtres spirituels m’avait dit il y a bien longtemps : « Plus l’être humain sera perturbé intérieurement, plus la nature se mettra au diapason : tremblements de terre, tempêtes, etc. » C’est ça, l’interdépendance et c’est ce que l’on observe aujourd’hui. Comme le disait si bien Pierre Rabhi : « La terre ne nous appartient pas, c’est nous qui appartenons à la terre ». Arroser une plante lorsqu’elle est déshydratée est un acte précieux, c’est un acte de respect et d’amour. L’informatique et l’intelligence artificielle ont certes des avantages. Néanmoins, une des conséquences de cette digitalisation excessive est la diminution des contacts humains ainsi que celle de la capacité à ressentir et à éprouver. Or, l’être humain est un être sensible. Le ressenti est une source d’informations essentielles, non négligeables. Souvent, les personnes qui exercent actuellement dans le domaine de l’informatique ou de l’intelligence artificielle me font penser aux personnes qui ont créé la bombe atomique. Celles-ci étaient sûrement des personnes brillantes, intelligentes et probablement aussi des bonnes personnes. Mais avaient-elles conscience des conséquences de leur acte ? Sûrement pas. Ce qui leur a manqué, c’est la sagesse. La sagesse est essentielle pour une vie heureuse. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. La sagesse, c’est la vision profonde de comment les choses fonctionnent vraiment. Elle est bien au-delà de tout intellect et de toutes démarches scientifiques. Elle est le fruit d’une réalisation spirituelle profonde, une voix de la Vérité qui nous guide intérieurement. Lorsque j’exerçais à l’hôpital, je pratiquais ce que j’appelais la radiographie contemplative. Avant même d’écouter et d’examiner un patient, je ressentais, simplement. Sans analyse, je ressentais qui j’avais en face de moi. Puis dans un deuxième temps, j’écoutais et j’examinais la personne, en accord avec ce que la science médicale m’avait appris. Bien souvent, cette vision profonde m’a donné des informations fondamentales sur la situation de ce patient, informations que je n’aurais jamais pu trouver par un simple interrogatoire, la conséquence étant bien souvent un bon traitement et de bonnes décisions concernant certains examens complémentaires nécessaires. Cette sagesse nous permettrait de prendre les bonnes décisions pour un futur sain. Pour lire l’article en entier, Reflets n°59 pages 9 à 10








