
Ta part de sacré ? Elle est en toi…
TA PART DE SACRÉ ? ELLE EST EN TOI… Consomme-la et surtout… sans modération ! On n’a jamais autant prié et médité qu’aujourd’hui. On n’a jamais autant œuvré, milité, bataillé pour l’ouverture, la tolérance, pour une forme simple et directe de spiritualité vécue. Jamais le spirituel et le sacré n’ont été aussi vivaces chaque fois qu’est annoncée la mort de Dieu à coups de clairon. L’Évangile est désormais postulé par les chrétiens comme devant être vécu à nu. Hors du dogme. Il se résume ainsi : le Notre Père, les Béatitudes, la charité, la compassion, la fraternité, la défense des petits, de la liberté, de l’égalité et de l’amour. Le bouddhiste, l’hindouiste et même l’athée se reconnaissent là-dedans. C’est cela qui intéresse la sagesse des gens et rien d’autre. Cela donne de la couleur et du parfum à la vie, à la mort, au temps, à l’espace, au destin, à la résurrection, à la réincarnation, au karma et au dharma, à la conscience. Nous ne sommes, au fond, rien de mieux que huit milliards de « bons et mauvais larrons » qui n’aspirons qu’à une seule chose : être heureux. Si possible avec les autres. Tout le reste n’est qu’inventions créées de toutes pièces à l’usage de quelques-uns et qui cachent bien mal ce qu’elles sont : des armes pour régner, dominer, séduire, tromper, subjuguer… Le tout enveloppé dans du papier de soie : la protection, la sécurité, la santé et les congés payés. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Face à ce déferlement, mon goût de l’esprit, mon désir de sacré sont l’arme ultime dont je dispose pour m’opposer à devenir l’idiot utile du consumérisme débridé. Celle de mon âme… L’arme que craignent le plus ceux qui voudraient m’asservir. Que peuvent-ils contre mon libre arbitre redevenu frais comme un gardon, mon au-delà de la peur, de l’irrésolution, de la perte de sens ? Rien. Que peuvent-ils quand mon âme libérée et solidaire favorise l’infini au lieu du temps court, l’absolu au lieu du relatif, la conscience au détriment de l’ego, la liberté au lieu de la soumission ? Rien. Il n’est pas de meilleur antidote à l’asservissement que le pouvoir de l’âme. On peut asservir le corps et l’esprit. L’âme jamais ! Elle est l’adversaire numéro un des marchands d’illusion. Elle leur est inaccessible. Irréductible. Ils peuvent s’attaquer à la religion. Pas à l’âme. Par-dessus le marché l’âme conduit à l’amour… Cet empêcheur de monter les uns contre les autres ! Ce contrepoison à la peur, à la méfiance, à l’hostilité, à la haine, à la domination, à la consommation, à l’ego. Rien de tel que l’âme contre les guerres de Religion ! Contre elles, elle fabrique des dissidents, des provocateurs, des critiques, des prophètes et des sages. Mon âme est entre les mains de mon alchimiste intérieur. C’est lui qui la pétrit, la polit, la taille, et la fait pierre précieuse qui brille de ses composantes : tolérance et amour. Par la tolérance, je consens à ma propre insuffisance… Je consens à l’insuffisance des autres et même à celle des réponses qui me sont apportées. Cette insuffisance vécue, acceptée, décidée est un atout pour mon bonheur. Mon amour abolit mes frontières et mes murailles, il fonde ma fraternité, il m’enthousiasme. Par lui, je rejoins l’âme unique de la création par laquelle tout fût créé. Je rejoins des myriades et des myriades d’âmes qui se rejoignent toutes. Il me fait UN et indivisible avec l’humanité. Avez vous déjà éprouvé, ne serait-ce qu’une fois, cet amour qui vous fait ressentir frère ? Frère du connu comme de l’inconnu. Le vrai sacré est là. Pour lire l’article en entier, Reflets n°58 pages 52 à 53








