Skip to content
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
0,00 € 0 Panier
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don

Extrait d’article

  1. Accueil>
  2. Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
les clés pour un futur sain
Equipe de rédaction Reflets

Amour et sagesse : les clés pour un futur sain, Dr Daniel Chevassut

  Daniel Chevassut, aujourd’hui à la retraite, a été médecin homéopathe, praticien attaché des hôpitaux, créateur et responsable en 1998 d’une consultation de la souffrance en milieu hospitalier. Pratiquant bouddhiste, il fut représentant de cette tradition religieuse au sein de l’Assistance publique de Marseille. Pour les gens de ma génération, et peut-être également  pour les plus jeunes, nous traversons actuellement une époque très difficile : déshumanisation, dictature informatique, cyberattaques multiples, déviances de l’intelligence artificielle, avenir robotisé, violences croissantes, guerres, incitation à la surconsommation, problèmes écologiques, etc. Comment l’expliquer et que faire ? Ce n’est pas facile à expliquer, mais probablement mon exercice de médecin hospitalier spécialisé dans la prise en charge de la souffrance et de la fin de vie m’a aidé à y voir plus clair. En effet, écouter les patients, leurs proches, leur famille, leur parcours de vie, leur histoire, accompagner leur dernier souffle, permet d’avoir une vision plus profonde de ce qui peut permettre à un être humain d’être heureux. Être confronté à la souffrance, que celle-ci soit physique, psychologique, sociale, etc., ou encore aux derniers instants de vie met en évidence, d’une manière limpide, ce qui est essentiel dans la vie. Ce qui est essentiel dans la vie, c’est tout simplement l’amour. L’amour authentique, c’est ce souhait du cœur profond pour faire tout ce qui nous est possible pour rendre l’autre heureux. L’autre doit être compris au sens large : les êtres humains, les animaux, la nature, etc., d’autant que nous sommes tous interdépendants. Un de mes maîtres spirituels m’avait dit il y a bien longtemps : « Plus l’être humain sera perturbé intérieurement, plus la nature se mettra au diapason : tremblements de terre, tempêtes, etc. » C’est ça, l’interdépendance et c’est ce que l’on observe aujourd’hui. Comme le disait si bien Pierre Rabhi : « La terre ne nous appartient pas, c’est nous qui appartenons à la terre ». Arroser une plante lorsqu’elle est déshydratée est un acte précieux, c’est un acte de respect et d’amour. L’informatique et l’intelligence artificielle ont certes des avantages. Néanmoins, une des conséquences de cette digitalisation excessive est la diminution des contacts humains ainsi que celle de la capacité à ressentir et à éprouver. Or, l’être humain est un être sensible. Le ressenti est une source d’informations essentielles, non négligeables. Souvent, les personnes qui exercent actuellement dans le domaine de l’informatique ou de l’intelligence artificielle me font penser aux personnes qui ont créé la bombe atomique. Celles-ci étaient sûrement des personnes brillantes, intelligentes et probablement aussi des bonnes personnes. Mais avaient-elles conscience des conséquences de leur acte ? Sûrement pas. Ce qui leur a manqué, c’est la sagesse. La sagesse est essentielle pour une vie heureuse. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. La sagesse, c’est la vision profonde de comment les choses fonctionnent vraiment. Elle est bien au-delà de tout intellect et de toutes démarches scientifiques. Elle est le fruit d’une réalisation spirituelle profonde, une voix de la Vérité qui nous guide intérieurement. Lorsque j’exerçais à l’hôpital, je pratiquais ce que j’appelais la radiographie contemplative. Avant même d’écouter et d’examiner un patient, je ressentais, simplement. Sans analyse, je ressentais qui j’avais en face de moi. Puis dans un deuxième temps, j’écoutais et j’examinais la personne, en accord avec ce que la science médicale m’avait appris. Bien souvent, cette vision profonde m’a donné des informations fondamentales sur la situation de ce patient, informations que je n’aurais jamais pu trouver par un simple interrogatoire, la conséquence étant bien souvent un bon traitement et de bonnes décisions concernant certains examens complémentaires nécessaires. Cette sagesse nous permettrait de prendre les bonnes décisions pour un futur sain. Pour lire l’article en entier, Reflets n°59 pages 9 à 10

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 9 juin 2026 Aucun commentaire
Écouter la voix de l'essentiel
Equipe de rédaction Reflets

Écouter la voix de l’essentiel, Laurent Jouvet

  Né à Djibouti en 1957, d’un père militaire souvent en déplacement, Laurent Jouvet a gardé l’empreinte du nomadisme. Après des études à l’École normale de Grenoble, il devient professeur de biologie et de physique, il poursuit ses études au conservatoire de musique de Genève. Il entre en 1983 au monastère de Hautecombe (Savoie) puis au monastère de la Grande Chartreuse et il quitte la vie monastique en 1990. Il reprend des études d’organiste en Allemagne, devient maître de chapelle, dirige l’ensemble baroque de Stuttgart. En 2003, il rentre en France et depuis, il anime dans toute l’Europe des stages de méditation, de grégorien, et intervient dans différents monastères à ce sujet. Il écrit maints ouvrages de spiritualité. Est-ce qu’il y a un évènement particulier qui t’a attiré vers la vie spirituelle ? Pas particulièrement, je pense que c’était une espèce de lame de fond de toute ma vie. Quand j’étais au collège, j’étais souvent fourré dans les églises… À part que ce n’était pas du tout ma tradition ! J’ai commencé à jouer de l’orgue, puis j’ai fini par accompagner des cultes protestants, puisque je viens d’une culture protestante. Ensuite, je suis entré au monastère, avec cette quête de l’essentiel, de la mystique. Une manière de chercher des réponses aux trois grandes questions de ma vie : de quoi s’agit-il quand on parle de spiritualité et de mystique ? Quels sont les moyens pour progresser dans ce chemin ? Et puisque c’est ma fonction, comment est-ce que ça peut se transmettre, ou plutôt, comment est-ce qu’on peut aider à éveiller les gens qui viennent à nous ? Qu’est-ce qui t’a fait entrer dans la vie monastique ? J’avais idéalisé la vie monastique. Dans un monastère, il y a une ambiance un peu feutrée, sacrée. Les moines chantent et, comme je suis musicien, le chant grégorien m’a toujours attiré. Et donc, ça m’a dirigé vers le monastère, mais peut-être pas pour les bonnes raisons. Dans une église catholique, derrière le conservatoire de Genève où j’étais étudiant, j’allais entre deux cours me poser pour essayer de rentrer un peu en moi. Il y avait quelques livres, entre autres des petits livres sur des saints ; ils présentaient la vie spirituelle d’une manière un peu particulière : de grands mystiques qui avaient de grandes extases, de grandes souffrances, et qui vivaient des choses extraordinaires. Je me suis dit : ça doit être ça, cette espèce de dépouillement absolu et de rencontre un peu exaltante avec… « Dieu », pour faire simple. Je me suis évidemment vite rendu compte que la réalité est bien différente, et c’est bien normal : les moines sont des êtres humains comme les autres. Qu’est-ce qui t’en a fait sortir ? Je n’y étais pas vraiment nourri spirituellement. On a bien accès à tout ce qu’on veut au niveau littérature, mais au niveau de la direction spirituelle, le monde monastique est très orienté vers l’observance. Si tu observes les règles de l’ordre, tu fais bien ton travail. La vie monastique, pendant des siècles, est considérée comme un travail. C’est pour ça qu’on parle d’office monastique. On est là pour prier pour le monde. On est là pour faire les offices et ne pas en manquer un seul. C’est un boulot comme les autres. Mais le problème majeur que je vois dans les représentations que l’on a au monastère, c’est toujours la mise à distance du divin : on est toujours en train de parler à une troisième personne, à quelqu’un, à Dieu, à Jésus, à Marie, à un saint, bref à une instance extérieure à soi. Pourtant, dans l’Évangile, Jésus dit bien : « Le Royaume des cieux (c’est-à-dire le lieu où Dieu habite) est en toi ». Le divin habite en moi et les mystiques n’arrêtent pas de le répéter, comme Maître Eckhart et beaucoup d’autres. Comme le rôle de directeur spirituel est donné au maître des novices, on dépend beaucoup de sa personnalité. Je suis tombé sur des gens sympathiques et assez remarquables. Pour mon premier maître des novices, la solution, c’était la dévotion : « Tu as un problème ? Il faut demander à la Vierge Marie ! » Pour moi qui venais du protestantisme, c’était hors sujet. Et mon deuxième maître des novices, lui, mettait beaucoup l’accent sur la psychologie. Or, la psychologie vient après l’éveil, car c’est seulement après avoir compris que l’essentiel habite au fond de soi que l’on peut revisiter ses conditionnements et sa psyché. Je pense qu’il est beaucoup plus pertinent d’entrer d’abord dans la grande conscience ouverte et aimante, qui est l’éveil ou l’union à Dieu, pour permettre ensuite de revisiter, avec beaucoup de bienveillance, mes nœuds, mes traumatismes qui sont relativement petits par rapport à l’immensité de la conscience qui s’est éveillée. Je suis sorti de la vie monastique, car je sentais que quelque chose me manquait. Je peux lire tout ce que je veux, mais il faut quelqu’un auprès de moi qui me dirige dans le bon sens en disant : « Fais gaffe, ne va pas là, c’est une impasse, mais essaie ça… » Mais ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai pu analyser ce besoin d’accompagnement spirituel. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Tu le dis, dans ton histoire, au fond, tu es très nomade ! Oui, l’Esprit souffle où il veut, et chez moi c’est en plein vent ! Cela dit, j’ai beaucoup appris au monastère. J’ai appris le grégorien, la théologie, la philosophie, le grec, le latin… Mais il y a des choses que j’enseigne aujourd’hui que j’aurais bien aimé entendre quand j’étais au monastère : par exemple, ce qu’est pragmatiquement « l’union à Dieu » dans un contexte monastique, ou « l’éveil » quand on est dans un autre contexte ? Tout était très intellectuel et donc inaccessible à

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 22 mai 2026 Aucun commentaire
Brigitte Bardot : celle qu’on n’a pas su voir
Christian ROESCH

Brigitte Bardot : celle qu’on n’a pas su voir

  Comme beaucoup de personnes d’un certain âge, j’avais une certaine admiration pour Brigitte Bardot, teintée d’une légère ironie condescendante pour la ménagerie dont elle s’était entourée. À l’occasion de sa mort, j’ai lu les articles publiés dans Paris Match n° 4001 et 4006, en particulier ceux de Christian Brincourt et d’Arthur Loustralot. Entre les lignes, ce fut une révélation. L’activité de Brigitte Bardot pour la protection des animaux correspondait exactement à la notion de TÂCHE selon l’enseignement de Gitta Mallasz. Précisons ce qu’est une tâche, quels en sont les critères : – ce pourquoi nous sommes venus sur terre ; – elle ne peut s’accomplir qu’avec notre partie Lumière, complément invisible de notre partie matière, visible. Nommée ange, ou pour Gitta Mallasz Pareil de Lumière, ou Maître intérieur, guide ; – le plus souvent, la tâche succède au métier. Le déclencheur est la crise de la quarantaine ; – ainsi il y aurait deux parties dans la vie active : le métier puis la tâche ; – plus la première partie est réussie, plus elle est un socle solide pour la seconde. La première concerne la vie affective, professionnelle et sociale ; – la première est centripète gravitant autour du moi, conjuguant le verbe avoir ; – la seconde est centrifuge, centrée sur « je sers », conjuguant le verbe être. Brigitte Bardot coche toutes les cases. Une réussite professionnelle époustouflante. Une vie sociale internationale, artiste adulée dans le monde entier. Une vie affective d’avant-garde. C’est une femme libre, à l’aise avec son corps, libre dans ses amours. Et, au sommet de la gloire, elle décide de tout arrêter. Elle a 38 ans. Le moment de la crise de la quarantaine est un appel, difficilement formulable, à changer de vie. Chacun perçoit plus ou moins ce constat implacable : « Mais ma vie ne peut pas être que ça ! » Brigitte plaque tout. Elle trace son destin : adoucir la vie des bêtes confrontées à la sauvagerie humaine. Prodigieux « saut dans l’inconnu » comme l’appelait Gitta Mallasz. Passage délicat d’un monde connu où B.B. réussit facilement, à un monde nouveau, fondé sur des valeurs tout autres. Ce n’est plus gagner de l’argent grâce à ses talents, avec une reconnaissance publique, idolâtrique. C’est un monde de don de soi, d’inspiration, sans repère, quittant la matérialité, les amours éphémères pour l’engagement total, porté par un amour d’une autre nature. B.B. se consacre corps et âme aux animaux. On se trompe sur ce terme. La vigueur de sa tâche n’est pas dans l’affection qu’elle portait aux bêtes qui l’entouraient, ni même dans les refuges qu’elle a fondés. Les médias aiment à relever cet aspect très visuel qui lui va si bien. Des chatons dans les bras, des chiens à ses pieds, âne, chèvre, poulain dans l’encoignure de la porte. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. En réalité, l’activité principale de Brigitte se passe à son bureau, à écrire aux ministres, aux députés, au président de la République, aux grands de ce monde. C’est un combat qu’elle a mené contre l’archaïsme, les traditions sauvages, pour faire évoluer la conscience humaine, la sensibiliser aux souffrances animales. Elle a combattu la sauvagerie humaine en allant sur les lieux les plus durs. En 1977, non sans risque, elle se rend sur la banquise canadienne pour dénoncer le massacre des bébés phoques. Elle y rencontre Paul Watson qu’elle soutiendra jusqu’au bout. Trois ans plus tard, le résultat est là : l’interdiction de l’importation en Europe des peaux et produits dérivés des phoques. Dès 1962, elle militait pour l’étourdissement du bétail dans les abattoirs. En 1986, elle crée une fondation, reconnue d’utilité publique en 1992. À ce sujet, citons Christian Brincourt : Pour financer le refuge de Bazoches, Brigitte a vendu sur la Place des Lices, ses robes, sa lingerie, ses bibelots… Plus tard elle a mis aux enchères devant 3000 personnes et 17 chaînes de télévision internationales, l’ensemble de ses objets de valeur, bijoux ou meubles. Avec les 500 000 euros recueillis, fut créée la Fondation Brigitte Bardot, baptisée avec cette formule : « J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes, je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux ». Reconnue d’utilité publique en 1992, la Fondation Brigitte Bardot est aujourd’hui présente dans plus de 30 pays et gère un budget de plus de 20 millions d’euros. Pour lire l’article en entier, Reflets n°59 pages 6 à 7

Lire la suite »
Christian ROESCH 9 mai 2026 Aucun commentaire
La joie festive, expression de la sagesse
Equipe de rédaction Reflets

La joie festive, expression de la sagesse, Denis Malis

« Après plus de deux décennies consacrées à la gestion et l’organisation des services techniques dans plusieurs collectivités territoriales et une vie de famille bien remplie avec trois enfants, une pratique dans les arts martiaux bien structurée, une décision radicale m’a ouvert les portes d’un nouveau paradigme. Celui de la liberté d’être. Après avoir participé activement à la création de deux temples bouddhistes et ayant le grand privilège d’être un élève très proche de mon maître, me voici depuis de nombreuses années enseignant de yoga, de méditation et du dharma. Je transmets également une passion, la géobiologie (la santé de l’habitat) et la sourcellerie. » Méditation La simplicité d’être, 2025, Mama éditions. Le sens de la fête dans le bouddhisme… Une thématique fort intéressante qui, en fait, questionne si peu de monde pour celles et ceux qui « font » la fête, mais peut-être pas pour celles et ceux qui « célèbrent » festivement un évènement, une date, une autorité spirituelle… Originellement, le mot « fête » (festa en latin) désigne les jours consacrés aux réjouissances religieuses, aux célébrations et aux jours chômés en l’honneur des dieux et divinités. Dans le bouddhisme, la fête ne se réduit pas à une agitation ou à une recherche de distraction, elle s’enracine dans un rapport profond au sacré, au vivant et à la conscience. Elle est un moment privilégié où la célébration permet le souvenir et le rappel de l’éveil du Bouddha, de la transmission de son enseignement, mais aussi permet de cultiver la gratitude envers les maîtres et la lignée, ainsi qu’envers tous les êtres, car rien n’existe isolément. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Lorsqu’une sangha (communauté) se rassemble, elle ne le fait pas pour rompre avec la quête intérieure mais, bien au contraire, pour l’honorer ensemble dans la joie, le rire, le silence, la récitation, la méditation ou l’offrande. Car la joie n’est pas ennemie de la sagesse ; au contraire, elle en est l’expression la plus naturelle. La joie naît de la compréhension profonde de la souffrance et de la cessation de la souffrance. Elle s’exprime par la simplicité : un sourire, un geste, un partage, une attention, un repas préparé avec soin… Lorsque l’on évoque le bouddhisme, la fête n’est pas le premier mot qui vient à l’esprit. On pense plus volontiers à la méditation, au silence, à l’impermanence, voire à une certaine austérité. La fête, à l’inverse, semble appartenir à un autre registre : celui de l’excès, de l’oubli de soi, de l’expansion des désirs des sens, des plaisirs consommés… Dans nos sociétés contemporaines, la fête est souvent investie d’une fonction qui la dépasse. Elle ne sert pas seulement à célébrer un évènement, une saison ou une rencontre. Elle devient un moyen de rompre avec le quotidien, de faire taire une inquiétude diffuse, de suspendre, pour quelques heures, le sentiment que quelque chose nous échappe. Le bouddhisme observe cela avec une grande sobriété. Il ne condamne pas. Il ne moralise pas. Il constate simplement que lorsque la fête est chargée de nous délivrer de l’inconfort fondamental de l’existence, elle se fragilise. Car elle promet ce qu’aucune expérience conditionnée ne peut offrir : une échappée durable hors de l’impermanence. Dans la perspective bouddhiste, la joie n’est ni suspecte ni sacrée. Elle est un phénomène parmi d’autres. Elle apparaît, elle se déploie, elle disparaît. Comme tout ce qui est vivant. On pourrait dire que le bouddhisme propose une joie sans contrat à durée indéterminée. Cette joie-là est plus simple. Moins spectaculaire, peut-être, mais étonnamment stable. Elle ne dépend pas de l’intensité de l’expérience, mais de la qualité de présence avec laquelle elle est vécue. Pour lire l’article en entier, Reflets n°59 pages 44 à 47 

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 22 avril 2026 Aucun commentaire
Qu'est-ce que la fête
Christian ROESCH

Qu’est-ce que la fête ?

Trois mots surgissent comme un trépied : Fête – Célébration – Réjouissance Et une explication : la fête est avant tout un état d’esprit. Ceci me paraît tellement condensé, à l’encontre de l’idée de la fête, manifestation  extérieure plus ou moins collective. Une célébration, une réjouissance ? Qu’y a-t-il de plus fort à célébrer si ce n’est la venue du Royaume des Cieux ? Le reste en découle. Célébrer la naissance des prophètes, des saints, du Christ, sont des rappels. Célébrer les grands événements de l’existence individuelle sont aussi des rappels pour mesurer sa progression. Naissance, mariage… mort. Les fêtes collectives ont aussi leur utilité sociale comme les fêtes militaires, les fêtes de la nature. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Peu à peu, la notion de fête se met en place. Je vois les défilés militaires, le 14 juillet, l’armistice dont le but est de souder la nation devant les potentiels ennemis. Je pense aux fêtes de la nature, à celle des moissons pendant les vacances dans mon enfance. On leur a souvent greffé des fêtes liturgiques. Saint Vincent ne représente-t-il pas la fête des vendanges ? Ces fêtes liturgiques appellent la commémoration de ceux qui annoncent le Royaume. Naissance du Christ Jésus, mais aussi de Bouddha, de Mahomet. Là encore, manifestations collectives pour dire « Nous avons la même espérance. » Mais le sommet du trépied Fête – Célébration – Réjouissance me semble individuel. Oui, c’est un état d’esprit. Qu’en est-il au-dehors ? Oh, pas de manifestation exubérante, juste un discret sourire attendrissant le visage, même bien ridé. Et au-dedans ? Pour lire l’article en entier, Reflets n°59 page 19

Lire la suite »
Christian ROESCH 8 avril 2026 Aucun commentaire
Peindre le sacré
Equipe de rédaction Reflets

Peindre le visage du sacré, Frédérique Lemarchand

Artiste peintre et sculptrice, au bord de la mort à chaque instant, Frédérique Lemarchand est inspirée, par le souffle auquel elle porte la plus vive attention. La preuve : sa joie de vivre. Qu’est-ce que le Sacré ? Y-a-t-il quelque chose qui ne soit pas sacré ? Rien de plus sacré que le corps. Le corps est un lieu sacré, c’est le jardin de la Création où danse la lumière du souffle. Le corps resplendit le beau qui le nourrit. Plus l’âme y rayonne, plus la terre s’illumine. Je vais citer Pic de la Mirandole : « Ô Adam, je t’ai fait ni mortel, ni immortel. Tu pourras dégénérer en formes inférieures qui sont animales. Tu pourras, par décision de ton esprit, être régénéré en formes supérieures qui sont divines. À la base de notre colonne vertébrale se trouve le sacrum. Le sacrum est Sacré, il fonde la verticalisation. L’os de l’épine dorsale, l’os de la queue ou l’appendice caudal, est un vestige de notre lointain passé animal. Cet os sacrum, ou os sacré, est ainsi nommé car il soutient les entrailles de l’animal que l’on offrait à Dieu dans les sacrifices. Le fondement est relié au sommet, tout ce qui est en haut et ce qui est en bas. » Cet énoncé de Pic de la Mirandole nous donne le choix de muter en progression ou de muter en dégénérescence. À savoir, est-ce que nous nous inscrivons uniquement dans une vie animale, procréatrice par le sexe, ou est-ce que nous sommes capables de livrer passage à l’Être vivifiant et créateur par le Verbe ? Au fondement du corps dans ses vertèbres sacrées, ici, le Yod qui symbolise l’étincelle de vie, le germe divin, la graine de tout ce qui existe. Le sacrum est un lieu de communion avec l’Être intérieur. Faire le Sacré, c’est l’œuvre même de la vie qui obéit à la loi fondamentale anthologique, mourir et ressusciter pour acquérir une intelligence et une sagesse nouvelles. Ça nous libère de tous nos savoirs afin de passer à une nouvelle conscience qui dépasse notre entendement. Accepter ces mutations, accueillir ces changements nous procure une joie sans chagrin au cœur même du chagrin, comme dit le poète Soufi Rûmî. C’est un amour expérientiel, plus nous mourons, plus nous devenons divins. Ainsi les Écritures disent : « Si le grain de blé ne meurt, il ne peut porter de fruit. » La semence représente le Fils de l’Homme qui meurt pour libérer le Fils de Dieu. Le Christ a accompli la descente aux enfers pour écraser la tête diabolique et libérer notre fructification en Elohim. Ce ne sont pas les souffrances qui sont inhumaines et non ontologiques qui libèrent, c’est leur mutation. Une mutation pour tous les temps, car Il dit : « Avant qu’Abraham fut, je suis. Le Christ a accompli ce baptême du Crâne afin que nous puissions le vivre et devenir ce Verbe qui prend chair, ce Verbe créateur car la parole est sacrée. Et elle prend chair en nous pour entendre Dieu et arriver à nous entendre. » Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Comment trouves-tu le Sacré dans les épreuves de santé que tu traverses ? Nous avons le choix d’être disciples de la vie ou victimes de la vie. Nous avons le choix de choisir la vie ou la mort. Les choix de mort sont toujours dictés par le Satan. Chaque évènement de cette existence engendre des émotions que nous retrouvons admirablement ciselées dans le bestiaire de l’art roman. Ce monde de l’imaginal peuple la fosse de nos cœurs d’innombrables émotions. Alors, qu’est-ce que nous en faisons ? Nous les refoulons, ou alors, nous les prenons en main en les offrant sur l’autel de notre cœur au grand Transmutateur. Celui qui, petit à petit, va transformer notre âme animale en âme spirituelle. L’âme accomplit sa destinée grâce à l’incarnation car, incluse dans une enveloppe terrestre qui lui sert de vivier à sa transmutation, elle devient chair-lumière transfigurant notre corps animal en corps spirituel. Ce phénomène de transmutation libère le feu qui nous féconde pour enfanter le Divin. La respiration met l’âme en lumière. Le souffle est sacré. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 58 pages 21 à 24

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 23 mars 2026 Aucun commentaire
Cheminer avec Amma
Equipe de rédaction Reflets

Cheminer avec Amma Meenakshi, le sacré dans la vie ordinaire

Amma n’était pas venue en France depuis la Covid. Cet automne, elle était à Aix-en-Provence puis à Chartres au parc des expositions où elle a reçu 10 000 personnes par jour pendant trois jours. Trois jours intenses de joie et de sérénité. Nous sommes avec Pierre Lunel, biographe de nombreuses personnalités dont l’abbé Pierre, sœur Emmanuelle, et Amma. Rappelons qu’Amma, dès son plus jeune âge, est venue en aide aux personnes en souffrance autour de chez elle, en Inde. Elle leur apportait nourriture, soins, vêtements et elle a commencé à les étreindre (l’étreinte est nommée darshan). C’est une nouvelle voie fondée par Amma, celle du service désintéressé et pour lequel elle n’a jamais cessé de se donner. Ce 4 novembre, le programme est le même pour chaque journée : à partir de 11 heures Amma donne un enseignement, puis anime une méditation. S’ensuivent des chants sacrés et ensuite le darshan et ce jusqu’à 23 heures. Mille cinq cents bénévoles gèrent le bon déroulement de la journée. L’organisation est d’une grande qualité : tout se déroule sans heurt, sans bruit et en douceur. Chaque bénévole sait ce qu’il a à faire. Chapeau ! Pierre, de quel évènement s’agit-il ? On attendait depuis 2019 la tournée nouvelle d’Amma, interrompue par l’épidémie de la Covid. On retrouve Amma en ce 4 novembre égale à elle-même, comme si les ans n’avaient pas de prise sur elle, et sa capacité à être présente à chacun, aussi nombreux soient-ils. Qui vient la voir ? Des êtres humains en recherche et de toutes origines. Parmi eux, ceux qui viennent la voir depuis longtemps, parfois même depuis 1987, date de sa première venue en France.Les plus nombreux sont des gens qui ne l’ont jamais vue et qui en ont simplement entendu parler. Ils sont curieux d’apprendre… de savoir… Des gens le plus souvent inquiets parce que l’époque que l’on traverse est anxiogène. Bref on veut savoir ce qu’on ressent en la présence d’un grand maître. Est-ce un immense besoin d’amour ? On a tous besoin de tendresse. Quand j’entends les journalistes ironisant sur la câlino-thérapie d’Amma, cela me fait sourire. Tout le monde a besoin de tendresse, même ceux qui sont heureux (l’est-on jamais en totalité ?) On a besoin de tendresse pour rester heureux si on l’est, et si on ne l’est pas cette tendresse d’une mère fait un bien fou, même si le reste demeure entre nos mains. Le darshan n’est rien d’autre que l’expression de la tendresse d’une maman. Elle a commencé ainsi à 18 ans quand les pêcheurs et les paysans du Kerala venaient lui raconter leur détresse, et elle continue. Pourquoi donne-t-elle cette étreinte ? On oublie souvent une chose essentielle : quand une mère voit son enfant pleurer et lui raconter ses misères, que fait-elle ? Elle prend l’enfant contre elle, l’étreint, lui fait des bisous, le console, et cela avant même de donner des conseils et de trouver des solutions. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Un homme n’a évidemment pas cet instinct maternel spontané. Or on a d’abord tous besoin d’être d’abord consolé, de se sentir aimé. C’est sans doute pourquoi le bon Dieu envoie des grands maîtres féminins. Ce qu’elle fait, cela va au-delà de l’aspect affectif ? On oublie qu’il y a un enseignement. Ce n’est pas seulement une étreinte, c’est un trésor d’enseignement, issu d’une sagesse plurimillénaire. Un enseignement tiré et inspiré à partir de ce que les gens lui apportent. Elle enseigne comme Jésus, comme par parabole. Elle enseigne à partir de ce que les gens viennent lui raconter de leurs joies et de leurs peines et elle le transforme en leçons. Comme une alchimiste qui transformerait le plomb en or. D’où un enseignement très concret, très charnel, de la vie, du bon sens, c’est fait pour tout le monde et c’est merveilleux. Voilà l’enseignement d’Amma… Et une chose que l’on ne voit pas ici depuis la France : c’est l’œuvre gigantesque qu’elle a construite. Je suis allé en Inde dans ses universités, hôpitaux, villages, voir de mes yeux ce qu’elle a pu bâtir pour répondre à la misère humaine. Ce n’est pas la peine de consoler les malheureux si vous ne leur donnez pas les moyens de sortir de leur malheur. Il faut les nourrir, les soigner, les éduquer. Les « petites mains » d’Amma travaillent partout… Avec les femmes dans les villages, avec les personnes âgées, avec les orphelins et les malades dans les hôpitaux. Elle agit dans plus de 30 000 villages où les femmes n’ont rien. Avec Amma elles ont accès à des maisons, à des soins, à des métiers… Elle est un maître absolu : la tendresse et l’amour, un enseignement grâce auquel elle répond à des problèmes que l’on se pose tous : qu’est-ce que je viens faire sur terre ? Pourquoi notre époque est ainsi avec ses guerres stupides, des religions qui s’entretuent, une guerre entre les genres… ? Son enseignement apporte des réponses à tout cela. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 58 pages 11 à 13

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 9 mars 2026 Aucun commentaire
Guy Gilbert, prêtre des loubards
Equipe de rédaction Reflets

Guy Gilbert, prêtre des loubards

  Qui ne connaît pas Guy Gilbert, dit « le prêtre des loubards » ? Un parcours magnifique au profit des jeunes « révoltés, paumés, marginaux » blousons noirs qui ont comme seule loi celle de la rue, c’est-à-dire celle du plus fort qui « baise le plus faible ». Nous le rencontrons dans le domaine qu’il a créé, la Bergerie de Faucon, à l’entrée des gorges du Verdon. Depuis la Covid, il demeure là en permanence, dans un joli chalet en fuste (rondins empilés) qui surplombe la propriété de 5 hectares. De sa terrasse, il peut voir tout ce qui se passe. Les gars, les éducateurs, les animaux et la beauté du paysage. Juste à côté du chalet, l’enclos des sangliers où grogne un énorme mâle qu’il affectionne particulièrement. Faut dire que Guy Gilbert a 90 ans. Il a passé la main à un directeur qui continue son œuvre avec une équipe d’éducateurs. Ce matin, il est brièvement descendu de sa chambre, trop fatigué pour faire sa promenade quotidienne. Cet après-midi, son assistant lui rappelle qu’il a une visite. Cela lui donne de l’entrain et il nous reçoit sur sa terrasse, au soleil doux de l’automne méridional. Il apparaît, en bonne forme physique, heureux d’avoir de la visite. Quand nous lui faisons part des kilomètres parcourus pour venir le voir, il est tout ému. Avant toute question, il s’intéresse à nous avec beaucoup d’attention. Notre couple, depuis quand ? Notre âge, nos difficultés de vie, la revue Reflets, notre santé. À la fin de l’entretien, il nous bénit, nos six mains enlacées. Le père Guy Gilbert est fier de ce qu’il a réalisé dans son existence, il nous raconte son parcours, et nous le complétons par des extraits de son livre Des loups dans la bergerie . – C’est une histoire extraordinaire… ! Je suis entré au séminaire à 13 ans, puis je suis parti en Algérie. J’ai été réformé pour la guerre. J’ai refusé la réforme pour la donner à un gars qui m’avait dit : « Mon enfant va naître dans deux mois, je ne pourrai pas le voir ! » Et voilà, j’ai fait la guerre d’Algérie, comme un film. Ça a été très important pour moi et très difficile. J’ai refusé la torture, j’ai été mis en prison, muté ensuite dans une compagnie très dure. Puis, toujours en Algérie, le diocèse m’a envoyé dans un village où, en tant que prêtre-éducateur, j’étais avec des jeunes qui travaillaient au sein de nombreux ateliers et j’ai été bien accepté ! Un jour, un car est arrivé avec 25 délinquants. Le type m’a vu et m’a dit : « Tu es fait pour la rue toi ; moi je vais démissionner, tu vas prendre ma place » ; comme ça ! Ensuite je suis parti du diocèse d’Alger au diocèse de Paris, et j’ai vécu une vie d’aventure avec les loubards parisiens. Ah, très passionnant ! Qu’est-ce qui t’a le plus enchanté avec eux ? – Oh, leur misère. Et puis faire ce lieu de vie ici dans les Alpes-de-Haute-Provence. T’as vu comme c’est beau ? Ses yeux pétillent en évoquant ses souvenirs. Il continue : – Il y a 50 ans, en 1974, un gars m’a dit : « Achète une ruine, y en a marre de Paris, on la retapera. » Et j’ai acheté une ruine grâce au don d’une dame de Clermont-Ferrand, pile le prix demandé ! Je n’ai rien fondé, rien créé. J’ai écouté simplement un appel fort, fait de rêves apparemment irréalisables. Ce sont les jeunes, paumés, voyous, qui m’ont bouté hors de Paris. En me faisant acheter Faucon, ils m’imposaient une ruine. Sur le coup, j’ai douté. Mais l’éloignement des cités était à ce prix. Il fallait absolument fuir drogue, alcool, agressivité, incompréhension. Partir du désir des jeunes de quitter leurs lieux de débauche et de délinquance, c’est quelque chose de sain. « Bâtir » quelque chose à eux, pour eux, avec eux est autrement plus constructif que de leur fournir manoirs ou chaumières, qu’ils s’amuseront souvent à détruire. Quand ce n’est pas « leur » affaire, les jeunes souillent et cassent. (Extrait page 34) Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Puis, avec les droits d’auteurs des premiers livres que j’ai écrits, et les bienfaiteurs qui sont venus aussi, on a pu construire. Ce sont les jeunes qui ont mis la main à la pâte pour construire, avec des maçons d’ici. Je venais tous les mois passer un week-end avec eux, et ils ont construit la maison ! C’était extraordinaire. Des dizaines d’éducateurs ont également participé à la construction. Vous avez vu comme la maison est belle ! Le vœu des gars et des filles était exaucé : « La baraque, pas en béton ! Les murs seront en pierre. » (Extrait page 39) C’était un bon travail, très dur aussi. Et puis il n’y avait pas un arbre, j’en ai planté… J’ai mis quelques animaux, j’ai constaté l’attrait particulier de nos jeunes pour les bêtes. Ce peuple de souffrants que je porte dans mon cœur depuis tant d’années m’est apparu très vite exceptionnellement proche de la bête. (Extrait page 101). Ce fut le début de la zoothérapie. Le travail est remarquable et positif. J’en ai bavé. D’Algérie à ici, ça a été une différence énorme, j’étais très bien en Algérie… !   Pour lire l’article en entier, Reflets n°58 pages 61 à 68

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 22 février 2026 Aucun commentaire
Ta part de sacré ? Elle est en toi
Pierre Lunel

Ta part de sacré ? Elle est en toi…

  TA PART DE SACRÉ ? ELLE EST EN TOI… Consomme-la et surtout… sans modération ! On n’a jamais autant prié et médité qu’aujourd’hui. On n’a jamais autant œuvré, milité, bataillé pour l’ouverture, la tolérance, pour une forme simple et directe de spiritualité vécue. Jamais le spirituel et le sacré n’ont été aussi vivaces chaque fois qu’est annoncée la mort de Dieu à coups de clairon. L’Évangile est désormais postulé par les chrétiens comme devant être vécu à nu. Hors du dogme. Il se résume ainsi : le Notre Père, les Béatitudes, la charité, la compassion, la fraternité, la défense des petits, de la liberté, de l’égalité et de l’amour. Le bouddhiste, l’hindouiste et même l’athée se reconnaissent là-dedans. C’est cela qui intéresse la sagesse des gens et rien d’autre. Cela donne de la couleur et du parfum à la vie, à la mort, au temps, à l’espace, au destin, à la résurrection, à la réincarnation, au karma et au dharma, à la conscience. Nous ne sommes, au fond, rien de mieux que huit milliards de « bons et mauvais larrons » qui n’aspirons qu’à une seule chose : être heureux. Si possible avec  les autres. Tout le reste n’est qu’inventions créées de toutes pièces à l’usage de quelques-uns et qui cachent bien mal ce qu’elles sont : des armes pour régner, dominer, séduire, tromper, subjuguer… Le tout enveloppé dans du papier de soie : la protection, la sécurité, la santé et les congés payés. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Face à ce déferlement, mon goût de l’esprit, mon désir de sacré sont l’arme ultime dont je dispose pour m’opposer à devenir l’idiot utile du consumérisme débridé. Celle de mon âme… L’arme que craignent le plus ceux qui voudraient m’asservir. Que peuvent-ils contre mon libre arbitre redevenu frais comme un gardon, mon au-delà de la peur, de l’irrésolution, de la perte de sens ? Rien. Que peuvent-ils quand mon âme libérée et solidaire favorise l’infini au lieu du temps court, l’absolu au lieu du relatif, la conscience au détriment de l’ego, la liberté au lieu de la soumission ? Rien. Il n’est pas de meilleur antidote à l’asservissement que le pouvoir de l’âme. On peut asservir le corps et l’esprit. L’âme jamais ! Elle est l’adversaire numéro un des marchands d’illusion. Elle leur est inaccessible. Irréductible. Ils peuvent s’attaquer à la religion. Pas à l’âme. Par-dessus le marché l’âme conduit à l’amour… Cet empêcheur de monter les uns contre les autres ! Ce contrepoison à la peur, à la méfiance, à l’hostilité, à la haine, à la domination, à la consommation, à l’ego. Rien de tel que l’âme contre les guerres de Religion ! Contre elles, elle fabrique des dissidents, des provocateurs, des critiques, des prophètes et des sages. Mon âme est entre les mains de mon alchimiste intérieur. C’est lui qui la pétrit, la polit, la taille, et la fait pierre précieuse qui brille de ses composantes : tolérance et amour. Par la tolérance, je consens à ma propre insuffisance… Je consens à l’insuffisance des autres et même à celle des réponses qui me sont apportées. Cette insuffisance vécue, acceptée, décidée est un atout pour mon bonheur. Mon amour abolit mes frontières et mes murailles, il fonde ma fraternité, il m’enthousiasme. Par lui, je rejoins l’âme unique de la création par laquelle tout fût créé. Je rejoins des myriades et des myriades d’âmes qui se rejoignent toutes. Il me fait UN et indivisible avec l’humanité. Avez vous déjà éprouvé, ne serait-ce qu’une fois, cet amour qui vous fait ressentir frère ? Frère du connu comme de l’inconnu. Le vrai sacré est là. Pour lire l’article en entier, Reflets n°58 pages 52 à 53

Lire la suite »
Pierre Lunel 9 février 2026 Aucun commentaire
Libérer le passé
Equipe de rédaction Reflets

Libérer le sacré, Sonia Mabrouk

Sonia Mabrouk, franco-tunisienne, est journaliste. Elle provient d’un milieu très cultivé,  . Depuis 2013 elle anime radio et télévision , d’abord à Public Sénat où elle présente le journal, puis à Europe 1, Grandes Voix, et à CNews depuis 2017. Son dernier livre Reconquérir le sacré, aux éditions de l’Observatoire, interpelle les citoyens à ne pas baisser les bras, en s’ouvrant au sacré, bien étiolé dans notre monde occidental. Vous distinguez le sacré individuel et le sacré collectif. Qu’est-ce que le sacré collectif dans notre monde occidental ? Le sacré est difficile à appréhender, à approcher. Je dirais pour tenter de le définir que c’est le besoin irrépressible, de tout temps, de se raccrocher à ce qui nous précède et à ce qui nous succède. Donc de se raccrocher à ce qui nous dépasse. Le sacré donne  accès à plus grand que soi. Pour autant, le sacré ce n’est pas quelque chose de surnaturel, ce n’est pas l’idolâtrie, ce n’est pas une sorte de grand trou noir non plus. Il correspond à une part irréductible de l’Homme à laquelle les « modernes » (les sociétés nihilistes, individualistes, technicistes) ont tourné le dos, estimant que c’est une notion périmée, archaïque alors que le sacré n’a jamais cessé d’exister. J’ai pour habitude de dire que vous avez beau essayer de chasser le sacré par la porte de votre esprit, il reviendra par la fenêtre de votre cœur. Beaucoup s’en offusquent, voyant le sacré comme un résidu appartenant au passé, aux périodes antérieures de l’Humanité. Mais en réalité, le sacré, aucune culture ne saurait le renier. C’est un lointain qui est proche paradoxalement du sacré qui est en nous. Comme l’écrivait Pascal, « Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais trouvé ». Il ne s’agit pas de reconnecter ou de connecter l’Homme au ciel, mais de le reconnecter avec lui-même via le sacré. Voilà pourquoi il me paraît essentiel d’y réfléchir. De mon point de vue, le sacré incarne l’une des grandes questions stratégiques, névralgiques et qui n’a rien d’anachronique aujourd’hui. Mais il reste un refoulé de nos sociétés, c’est un impensé de la raison occidentale. On a peur du sacré, il est ambivalent. D’ailleurs, il y a énormément de préjugés autour du sacré, c’est un mot presque devenu malséant. J’ai nommé ce livre « Reconquérir le sacré » au sens de reconsidérer la notion de sacré ou du sacré. C’est la question, me semble-t-il, fondamentale qui est posée de manière limpide par Saint-Exupéry. Il se désespère que plus rien ne vienne caresser le cœur des hommes dans ce monde asséché et il pose la question : « Que faut-il dire aux hommes ? ». C’est un questionnement qui conserve toute son intensité aujourd’hui. La magnifique dernière lettre d’Antoine de Saint-Exupéry, à un certain Général X le 30 juillet 1944, est un diamant aux multiples facettes. Quand il dit que les Hommes ne peuvent pas seulement vivre de frigidaires, de politiques, de bilans et de mots croisés ! Et Saint-Exupéry met en avant de manière charnelle ce désespoir spirituel. Il dit et écrit qu’on ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. Et il écrit cette phrase sublime « Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien ». C’est en réalité une quête de sens qui laboure toute l’œuvre de Saint- Exupéry comme dans Citadelle. Il ne s’agit pas de reconnecter l’Homme au ciel mais de le reconnecter à lui-même. Pouvez-vous préciser les trois aspects que vous distinguez : sacré religieux, sacré spirituel, sacré de la nation ? Permettez-moi de lever un malentendu important : le sacré et la religion ce n’est pas la même chose. Le sacré et le clérical sont deux notions différentes même si elles peuvent se mêler bien sûr et c’est en cela qu’il y a un sacré religieux. C’est une longue histoire entre le sacré et les religions monothéistes. Mais le sacré peut être aussi athée. Et même férocement athée. Le sacré ne peut pas être en tous les cas réduit à la sainteté, à la sacristie, à la foi. Les religions n’ont pas le monopole de l’administration du sacré. Il n’y a pas seulement du sacré dans les églises, les synagogues et les mosquées. Il existe un sacré civil, un sacré laïc qui est présent, qui est plus ou moins prégnant. La grande question, me semble-t-il, n’est pas tant de savoir si Dieu existe mais c’est celle de savoir combien de temps encore l’Homme va-t-il se prendre pour Dieu ? Le transcendant que j’évoque dans ce livre, ce n’est pas un ordre religieux. Ce transcendant dont je parle c’est une verticale pas uniquement religieuse, c’est une verticale qui échappe au plan d’immanence. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. C’est important d’insister sur ce sacré civil car le sacré religieux, lui, est exclusif et souvent source de conflits et de violences. Dans notre état laïc et souverain, on a congédié tout sacré venant imposer une norme ou une hiérarchie à la société. Je parlerais donc davantage d’un sacré républicain. Mais dans tous les cas, l’Homme ne peut pas vivre sans rites. L’Homme est un animal ritualisé. Il a besoin de « cérémonial », ce que permet le sacré. Quant au sacré de la nation, il renvoie, de mon point de vue, à tout ce qui nous lie dans une société. Le risque étant d’avoir une société sans rituels (et donc sans sacré) car celle-ci serait alors menacée de disparition certaine. Pour montrer l’importance des rites, des rituels et de la liturgie, je vais essayer d’évoquer ce que l’Homme perd s’il se passe de rituels et plus largement de ritualisation. Toute cohésion sociale au sens large repose sur un respect des rites et sur la sanctuarisation d’un cérémonial.

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 21 janvier 2026 Aucun commentaire
« Précédent Page1 Page2 Page3 … Page46 Suivant »

Rechercher

Suivez-nous

Facebook Youtube

Newsletter

Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter pour recevoir les actualités de Reflets.

loader

Votre adresse courriel sert uniquement à vous envoyer notre newsletter et des informations sur les activités de Revue Reflets. Vous pouvez vous désabonner à tout moment grâce au lien qui figure dans la newsletter.

Lire la newsletter en cours

Derniers articles

Loading...

Amour et sagesse : les clés pour un futur sain, Dr Daniel Chevassut

par Equipe de rédaction Reflets
•
9/06/2026

Écouter la voix de l’essentiel, Laurent Jouvet

par Equipe de rédaction Reflets
•
22/05/2026

Brigitte Bardot : celle qu’on n’a pas su voir

par Christian ROESCH
•
9/05/2026

La joie festive, expression de la sagesse, Denis Malis

par Equipe de rédaction Reflets
•
22/04/2026

Qu’est-ce que la fête ?

par Christian ROESCH
•
8/04/2026

Découvrir

Catégories
  • 10 problèmes de la Terre
    • La disparition de la biodiversité
    • La pauvreté, les mouvements migratoires
    • La politique pervertie
    • La santé technicisée
    • La surconsommation
    • La surpopulation mondiale
    • Les trois pollutions de la Terre
  • Article inédit
    • Inédit n°54 Le Dossier
  • Avenir de la foi
    • Au cœur de l'Occident mystique
  • Extrait d'article
    • Savez-vous encore jouer
  • Interview
  • Newsletter
  • Parcours remarquable

La revue du trimestre

Loading...
Reflets n°59

Atelier d'écriture Reflets

La méthode Reflets, expérimentée depuis 2012 pour écrire les articles de la revue, est l’outil utilisé pour passer de l’écriture émotionnelle à l’écriture inspirée.

Révélez votre génialité

S'inscrire

Revue Reflets est fièrement propulsé par WordPress

×

Panier