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Interview

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Compléments Revue Reflets

Interview

Compléments Revue Reflets

Interview
Equipe de rédaction Reflets

La petite voix intérieure, Marie de Hennezel

Marie de Hennezel, psychologue clinicienne et psychanalyste jungienne, pionnière de l’accompagnement des personnes en fin de vie, est devenue une des grandes voix de la vieillesse. Depuis plus de quinze ans elle n’a de cesse de se consacrer à l’amélioration des conditions du vieillissement et de la fin de vie. Cet âge est la dernière aventure à laquelle tout homme est convié. Il prend tout son sens s’il est vécu comme une aventure spirituelle. Nous avons envie de l’entendre sur son parcours de vie. Quels sont les trois évènements majeurs de votre vie ? Il y a d’abord eu mon entrée en pension, puis le suicide de mon père, événement majeur et triste. Enfin, la rencontre avec François Mitterrand qui a changé ma vie. Je ne sais pas si j’aurais eu la même vie si je ne l’avais pas rencontré. Il m’a mise sur des rails nouveaux. Pourquoi l’entrée en pension a-t-elle été importante ? J’étais dans une famille très nombreuse et nous habitions un endroit prestigieux qui était la place des Vosges avec des immenses pièces. Je partageais la chambre de mes sœurs, je n’avais pas du tout d’intimité. J’étais aussi très sollicitée par mes parents pour les tâches ménagères et auprès de mes frères et sœurs, comme tous les aînés dans une famille. En entrant en pension, je me suis retrouvée dans un dortoir et ça m’a rendu mon espace, en me sortant de la famille. C’est un vrai paradoxe. Au milieu des autres pensionnaires, j’ai trouvé une énorme liberté intellectuelle. Je lisais et dévorais des livres même en cachette dans le dortoir sous les draps avec une lampe électrique. Ma mère ne comprenait pas que mes sœurs ne me suffisent pas. Je me suis fait des amis, j’ai découvert la liberté, l’indépendance, le goût du travail avec de très bons professeurs. Je me suis épanouie alors que beaucoup de gens, au contraire, ont l’impression d’être exclus d’une famille. En quoi le suicide de votre père a-t-il été déterminant ? Je garde de cet évènement de 1981, que je n’ai pas vu venir, une très grande sensibilité à la question de la mort, à la question du suicide, à l’importance d’être à l’écoute des autres. L’accompagnement des autres est né là pour moi. À l’époque, je ne travaillais pas du tout en soins palliatifs mais en psychiatrie. J’ai perçu sa tristesse, une forme de mélancolie et je n’ai pas été assez attentive. Les cordonniers sont les plus mal chaussés ! Nous pouvons avoir parmi nos proches des gens fragiles ou qui nous semblent forts mais vulnérables. Une proposition faite d’entrer dans une unité de soins palliatifs a pris du sens. Après, curieusement, j’ai eu une espèce de conjonctivite qui m’a clouée au lit. Je ne pouvais plus ouvrir les yeux. D’un coup m’est revenue l’image du suicide de mon père, qui s’est tiré une balle dans la tempe droite, qui a traversé ses yeux. Ma conjonctivite à l’œil droit s’est communiquée à l’œil gauche. Quand j’ai fait le lien, je me suis rendu compte que je n’avais pas fait le deuil de mon père, 3 ans plus tôt. J’étais trop occupée avec mes enfants. Je me suis rendu compte qu’on ne pouvait pas faire cette économie et là, j’ai fait ce deuil dans mon lit en pleurant sans arrêt. J’ai beaucoup travaillé sur toutes ces émotions que l’on met de côté et qui reviennent un jour. C’est important pour moi aujourd’hui dans l’aide que je peux apporter aux autres de dire qu’il ne faut pas mettre ses émotions dans un placard. Il faut les regarder et leur parler, mettre des mots dessus pour les dépasser. Et la rencontre avec François Mitterrand ? Devenue psy, la rencontre avec François Mitterrand m’a mis le pied à l’étrier des soins palliatifs, et a déterminé mon engagement par la suite. Le fait qu’un homme de son âge s’intéresse à mes centres d’intérêt, en me confiant aussi des choses très personnelles, m’a donné confiance. Le fait de créer ce poste, de préfacer mon livre La Mort intime ont été des actes qui m’ont lancée dans l’espace public. Sinon, j’aurais continué ma vie de psy tranquille. J’ai eu le sentiment d’un destin dans cette rencontre que je n’avais pas provoquée. Vous développez vraiment l’art de bien vieillir en disant que vieillir est une chance. Est-ce qu’on peut considérer que c’est possible sans foi, sans avoir une vision plus large de la vie que cet épisode qu’est l’existence ? La foi est une aventure spirituelle. Un de mes livres s’appelle L’Aventure de vieillir, une aventure spirituelle au sens large. Je ne pense pas qu’on puisse bien vieillir si on n’a pas effectivement une spiritualité. En fait, le paradoxe du vieillir, saint Paul le définit ainsi :« Tandis que notre homme extérieur s’en va en ruines, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour ». Ne pas focaliser sur l’homme extérieur mais investir celui de l’intérieur. Quand vous dites la foi, ce n’est pas nécessairement une foi religieuse. Mon ex-mari Christopher a 96 ans et se définit comme un « mécréant qui prie ». Pas du tout inscrit dans une foi religieuse, il prie. Il est relié à une confiance dans le déroulement de la vie, dans l’au-delà, sans avoir de représentation. Mais je vois qu’il est complètement dans le présent. S’il commence à penser au futur, il dit qu’il dilate le présent. Cette aventure ne peut qu’être spirituelle. Si des personnes essayent de rester jeunes et actives le plus longtemps possible, il y a forcément une limite. En vieillissant se développent la lenteur, la disponibilité, le lâcher-prise, l’acceptation des choses comme elles sont et comme elles arrivent. L’être plutôt que le faire. Les personnes en vieillissant explorent les contre-valeurs de la société. Il ne s’agit plus de se battre, de contrôler et de maîtriser. Les personnes qui vieillissent vraiment bien me touchent, elles ne sont pas dans la projection de l’au-delà. C’est un au-delà qui est au-dedans. Être de plus en plus là

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Equipe de rédaction Reflets 22 février 2025 Aucun commentaire
Chercheuse de vérité
Equipe de rédaction Reflets

Chercheuse de vérité, Arouna Lipschitz

Qu’est-ce qui vous a amenée à la vie spirituelle ? Y a-t-il eu un déclencheur dans l’enfance ? Une photographie !!! Celle de mon grand-oncle, un sage juif avec sa barbe et ses papillotes. Le cadre trônait dans notre salle à manger. Petite, j’ai découvert un secret, partagé avec personne : quel que soit l’endroit où je me tenais dans la pièce, il me regardait, sauf bien sûr si je me mettais sous la photo. À travers ses yeux, j’ai découvert qu’il y avait un « au-delà » puisqu’il était mort… peut-être même que sans me le formuler clairement, je percevais que la mort n’existe pas ! Cette expérience d’enfant a été le déclencheur à partir duquel le mystère de cet espace, entre la réalité existentielle et ce que j’appelle aujourd’hui le Réel, ne m’a plus quittée. Comment cela s’est concrétisé ? D’abord par la quête de sens ! Le sens des mots a été ma première passion. J’étais servie, car j’étais étudiante à Nanterre à la belle époque des grands penseurs-chercheurs-philosophes- linguistes psychanalystes français… Entre les séminaires de Deleuze, Lacan et autres, cela a fini en 1979 par une thèse de doctorat en littérature-sémantique avec Julia Kristeva, Roland Barthes et Tzvetan Todorov comme jury ! Suite à cette consécration intellectuelle, avec une belle carrière de professeur d’université à l’horizon, je me sentais comblée. Oui, mais… Plus proche de cette intelligentsia, j’ai vite perçu le décalage entre la théorie et une philosophie véritablement vécue comme amour de la sagesse. J’étais face aux limites de l’intelligence non incarnée dans la vraie Connaissance, celle du Connais-toi toi-même socratique. Le « hasard » a entendu ma quête de sagesse. Il s’est manifesté par un mal de dos qui m’a conduite à faire du yoga avec Eva Ruchpaul. Le même « hasard » m’a fait rencontrer Karl Graf Dürckheim qu’elle invitait à faire des ateliers de pratique dans son école. J’ai encore la mémoire corporelle de la main de Dürckheim sur mon dos quand il ajustait ma marche consciente, sans compter son magnifique travail sur le hara. Grâce à lui et au yoga, j’ai compris que sans ancrage dans le corps, la quête de sens se prend vite la tête au point d’en avoir plein le dos du triturage mental, en dépit des jouissances cérébrales que la pensée déclenche quand elle est philosophiquement de haut niveau. Le « hasard » a poursuivi son œuvre invisible : Eva Ruchpaul, ne pouvant se rendre à Londres, m’a demandé d’aller à sa place à un séminaire de yoga et méditation animé par un maître indien qu’elle connaissait bien, le Swami Venkatesananda, de la lignée de Sivananda. Ce fut le coup de foudre spirituel ! Cette rencontre a enclenché mon chemin de disciple, au sens d’obligation de conscience pour reprendre un terme de Yvan Amar. Oubliée, l’université ! Je suis devenue prof de yoga, transmettant la philosophie orientale de non-dualité propre à l’Inde. En 1982, le Swami a invité ses prochesdisciples à le rejoindre à Rishikesh car, nous disait-il, il allait mourir avant la fin de cette année. Sur les bords du Gange, j’ai pris la robe orange de Swami le 14 février 1982, vivant au passage quelques contacts puissants et profonds avec l’infini et le non-temps, où j’approchais de plus près l’Invisible entre Réel et réalité. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Le Swami Venkatesananda, avec qui je suis rentrée en France, a transformé mon centre de yoga en ashram, me propulsant comme gourou d’élèves devenant soudain aspirants disciples ! Cette position de gourou au supposé tout savoir et pouvoir, face à des élèves souvent plus aspirateurs qu’aspirants, m’a vite pesé. Le Swami, grand liseur d’âmes, m’a alors suggéré de prendre un peu de vacances dans la communauté d’Aïvanhov dont je lui avais fait découvrir l’enseignement initiatique. Aussitôt dit, aussitôt fait, et me voilà au congrès de Pâques chez Aïvanhov dans le sud de la France en avril 1982. Comme annoncé, le Swami est mort en décembre. Aïvanhov est devenu mon guide spirituel jusqu’à sa mort quatre ans plus tard. Peu de temps, mais suffisamment pour passer de la philosophie orientale à la sagesse initiatique, m’initier à la spiritualité christique, retrouvant au passage mes racines hébraïques via l’Arbre de Vie. À partir de là, j’ai élaboré ma « sauce spirituelle personnelle » entre Arbre de Vie, méditation et enseignement christique où le Verbe doit se faire chair… Une spiritualité incarnée jusque dans la relation humaine et sexuelle sous le nom de la Voie de l’Amoureux ! Quelle importance a pour vous cette relation spirituelle entre l’élève et le maître ? C’est une relation essentielle si elle ouvre à l’autonomie et non à la dépendance ! Une étape nécessaire car le maître extérieur, comme un miroir, permet de découvrir en reflet son maître intérieur. Encore faut-il s’engager au sérieux travail d’élargissement de conscience pour approfondir son propre chemin du Connais-toi toi-même ! C’est un sujet qui m’interpelle : comment être un enseignant et un accompagnant spirituel, ce que je suis aujourd’hui pour beaucoup, en conduisant les chercheurs spirituels vers une autonomie qui passe par une individuation, au sens jungien du terme ?  Pour lire l’article en entier, Reflets n°53 pages 58 à 63

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Equipe de rédaction Reflets 11 octobre 2024 Aucun commentaire
Le Recho, solidarité culinaire
Vanessa Krycève

Le RECHO, solidarité culinaire

Le RECHO a commencé avec une cuisine roulante menée par une dizaine de femmes à Grande-Synthe, au milieu d’un camp de réfugiés. Le but est de cuisiner avec et pour les migrants. L’équipe du RECHO restaure les ventres, les cœurs, les dignités. En 2019, une ancienne caserne du boulevard Exelmans accueille en plein cœur du XVIe arrondissement de Paris 250 réfugiés, demandeurs d’asile et des familles en situation d’urgence. La Table du RECHO s’y installe pour créer du lien entre les résidents et les gens du quartier. Cette expérience temporaire finie, ouverture dans le XVIIIe arrondissement de Paris, d’un second restaurant humaniste en juin 2022, au cœur d’un lieu singulier, LE BAL. L’ambition de La Table du RECHO est de créer un restaurant humaniste mettant à l’honneur une cuisine du vivant, concoctée à partir de produits bruts, majoritairement biologiques, locaux et paysans. L’entreprise La Table du RECHO, agréée entreprise d’insertion professionnelle à destination des personnes réfugiées statutaires, propose un parcours d’intégration d’environ 18 mois. L’ensemble met en lumière une vision militante de la cuisine engagée et durable. Qu’en est-il de la solidarité autour de la cuisine ? Le projet est né en 2016. On s’est sédentarisé à partir de 2019 en s’affiliant à une association d’entreprises d’insertion pour des personnes immigrées. La question de l’alimentation et de la solidarité a évolué aussi parce que le contexte politique a énormément changé. D’ailleurs pas toujours dans le bon sens, car la politique d’accueil est de plus en plus déplorable en France et en Europe ; celle-ci remet en question la solidarité internationale, l’hospitalité, l’asile, le droit d’asile même. Cela a une répercussion sur nos métiers qui subissent déjà la tension, l’inflation, la suite de la crise Covid avec des habitudes qui ont évolué chez les Français et les Européens. Comme le contexte politique est dur, il y a de plus en plus besoin d’aide aux réfugiés, aux migrants alors que les aides étatiques diminuent, est-ce que ça ne réoriente pas votre action ? Le problème est l’organisation de l’accueil. Et il y a une espèce de peur phobique d’un concept erroné, mais qui est diffusé dans toute l’opinion, et en particulier chez les politiques, prétendant que plus on organise l’accueil, plus les gens vont venir. Les scientifiques ont démontré que c’était faux. Cette idée est aujourd’hui présente dans toute la classe dirigeante et chez les hauts fonctionnaires. Donc ils créent des conditions inhumaines d’accueil. Cela rend problématique,d’après notre analyse, quelque chose qui ne devrait pas l’être. En effet à partir du moment où l’accueil est pris en charge et bien géré par l’État, ce n’est pas la population accueillante qui subit les conséquences que cela peut avoir. Quand des personnes sont mal intégrées, il y a des conséquences négatives pour l’ensemble de la population. On essaie de promouvoir la qualité, c’est-à-dire de se procurer les produits auprès d’agriculteurs qui travaillent bien, en bio. Et on n’a aucun avantage fiscal, on est triplement labellisé Écolab. On subit l’inflation comme tout le monde. L’insertion a un coût, accompagner des équipes qui ne sont pas en voie de la professionnalisation, cela a un coût. Sur la partie vente de produits, c’est dur. Notre restaurant dans le XVIIIe arrondissement est en situation délicate, parce que les gens restreignent leurs dépenses. On a 50 % de moins par rapport à l’année dernière. Pour la partie traiteur, les entreprises qui sont en quête de sens font appel à nous. La qualité soutient la demande. La partie traiteur sert un peu de locomotive à l’ensemble du projet. On a plus de volume, donc on peut aller plus loin dans l’insertion, et plus loin dans l’achat de matières premières auprès d’agriculteurs et de producteurs en conversion ou labellisés. Nous créons aussi des débouchés pour des agriculteurs en bio qui souffrent plus que les autres. Ensuite, sur la partie subventions, c’est un contexte délicat en ce qui concerne les choix qu’on doit faire pour ne pas en être dépendants à 100 %. Il y a des subventions publiques et des fonds privés, mais on n’est plus dans le contexte de 2016 où primait la question de l’accueil et de la migration avec la crise syrienne. Souvenez-vous de l’émotion qu’avait suscitée la photo du petit Aylan. Aujourd’hui, on est un peu rentré dans une habitude, on ne regarde même plus. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. On anime de plus en plus d’ateliers d’entreprise. C’est une façon pour l’association de produire du chiffre d’affaires sans être toujours en quête de subventions. Mais notre modèle associatif repose encore à 80 % sur la subvention. L’entreprise est autonome à 70 % en financement là où l’association est dépendante à 70 %. Est-ce que vous avez la même motivation qu’il y a 8 ans ? Oui, ce projet se structure. Aujourd’hui, entre l’association et l’entreprise, il y a 22 personnes qui travaillent. On a 8 personnes en insertion. Entre-temps, j’ai eu un enfant, je ne passe plus 7 jours sur 7 au RECHO. J’y passe un temps normal comme entrepreneuse. Les envies sont différentes. C’est un projet qui évolue, on ne s’en lasse pas parce qu’il y a des besoins énormes, parce qu’il y a de l’impact et parce que le déploiement du projet agit. On a des nouvelles idées. Ce projet peut se développer encore pendant des décennies et prendre des formes variées. Nous souhaitons asseoir et consolider un modèle en nous préparant à des heures plus sombres pour la solidarité. Pour lire l’article en entier, Reflets n°52 pages 51 à 57

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Vanessa Krycève 21 août 2024 Aucun commentaire
Vieillir est une chance
Equipe de rédaction Reflets

Marie de Hennezel Vieillir est une chance

Marie de Hennezel, psychologue, psychothérapeute, écrivaine,s’investit depuis de nombreuses années dans la considération de la vieillesse. Elle a travaillé pendant dix ans dans la première unité de soins palliatifs de France, créée en 1987 à l’hôpital international de la cité universitaire de Paris. « Vieillir est une chance », affirme-t-elle. « Un dernier chapitre de la vie plein de promesses ». Elle anime des séminaires de formation à l’accompagnement des mourants et à l’art de bien vieillir. Qu’est-ce qui a déclenché chez vous l’intérêt pour la vieillesse avant votre vieillesse? J’ai consacré tout une première partie de ma vie professionnelle de psychologue et d’analyste à la question de l’accompagnement des mourants. Puis, lorsque j’ai abordé les rives de la soixantaine, à l’occasion d’une conférence « Comment accepter de vieillir ? » à laquelle on m’avait invitée, je me suis plongée dans le sujet et j’ai découvert que c’était un sujet tabou, qui faisait peur à presque tout le monde. J’ai eu envie de l’explorer, et c’est ce que j’ai fait avec mon tout premier livre sur la question : La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller. Ce livre a été un best-seller, traduit en dix langues, et j’ai compris que la manière dont j’avais traité le sujet, en m’inspirant de « vieillards remarquables », correspondait à l’attente de toute ma génération. Quel est le signe que la vieillesse arrive ? Nous vieillissons dès la naissance, il ne faut pas l’oublier. Car vieillir, c’est avancer en âge. Mais cette avancée en âge obéit à un paradoxe : le corps décline inévitablement, mais le cœur et l’esprit peuvent rajeunir. On dit qu’on sent la vieillesse arriver lorsque le corps commence à décliner. C’est une réalité qu’il faut accepter, mais que l’on accepte d’autant mieux que l’on a compris que le désir de vivre, la curiosité d’esprit, l’ouverture au nouveau, la capacité de créer, de fabriquer en soi des émotions nouvelles, de continuer à apprendre et à apprendre aux autres, tout cela n’est pas destiné à décliner. À condition de garder la joie de vivre, et de rester en lien avec les autres. Je dis volontiers que vieillir est une « aventure ». Une inconnue. C’est avant tout une « aventure spirituelle ». Carl Gustav Jung l’a parfaitement décrite dans son œuvre, quand il nous dit que, dans la première partie de notre vie, notre énergie est consacrée à la construction de notre être extérieur (avec ses projets, ses ambitions, gouvernés par le moi conscient), alors que dans la deuxième partie de notre vie, il nous est demandé de nous détacher progressivement de notre être extérieur et d’explorer notre intériorité, afin d’aller vers notre soi, notre être essentiel et d’accomplir notre vie. Vous œuvrez pour redonner une nouvelle image de la vieillesse afin qu’elle ne soit pas vue comme un naufrage. Vous envisagez une politique nationale de prévention de la perte d’autonomie. Pouvez-vous préciser ? Si l’on voit la vieillesse sous ce prisme, alors l’image que nous avons du « vieillir » peut être positive et enviable. Après tout c’est une chance ! Christiane Singer, qui aurait bien aimé vieillir, me l’avait dit avant de mourir à 64 ans ! Ce temps de la vie ne nous est pas donné pour rien. Mais pour vivre une avancée en âge heureuse, féconde et intéressante, ouverte au nouveau, pour rester désirant malgré les épreuves et les deuils, il faut « travailler à vieillir bien » et prendre les bonnes pistes. Le chemin qui mène à la dépression, à l’ennui et à la tristesse existe aussi. C’est un choix qu’il ne faut pas faire trop tard. Et parfois ne pas hésiter à se faire aider. Mon livre L’Aventure de vieillir est, dit-on, un vrai programme de prévention de la perte d’autonomie. Il rappelle à la génération vieillissante à laquelle j’appartiens que nous sommes responsables de donner aux générations plus jeunes une image qui leur donne à leur tour envie de vieillir. Leur faire don d’une « maturité heureuse ». C’est comme cela que l’immense foule des personnes vieillissantes pourrait ne pas « peser » sur les plus jeunes. Les pistes sont nombreuses : garder l’estime de soi, avoir un comportement vertueux, faire alliance avec son corps, trouver la paix de l’esprit, méditer sur sa finitude, voyager vers son intériorité afin de découvrir le sens de sa vie, nourrir en soi la joie et rayonner, explorer les contre-valeurs de la société : la disponibilité, la bienveillance, la lenteur. Je ne cesse d’interpeller, en effet, les pouvoirs publics, les ministres, afin que la prévention de la perte d’autonomie, inscrite dans la loi Bien vieillir, ne se limite pas à la lutte contre l’isolement, mais intègre cette dimension de prévention psychologique et spirituelle, fondée sur l’estime de soi, que je défends depuis tant d’années. Vous êtes pour le mouvement Béguinage Solidaire. Des structures se mettent en place actuellement avec notamment la CNAV. Quels sont les bienfaits et les problèmes rencontrés dans ce Béguinage Solidaire ? Je soutiens en effet la création de Béguinage Solidaire, et j’ai écrit avec Tristan Robet un livre sur ce concept qui me semble correspondre à ce que ma génération souhaite pour elle-même. Vieillir chez soi, et avec les autres, dans un habitat à taille humaine, non médicalisé, dans lequel chacun décide de ce qu’il souhaite et n’est pas réduit à être un « objet de soin ». Mais c’est surtout le projet de solidarité intragénérationnelle qui m’a plu dans ce concept. Le fait que les habitants des Béguinages Solidaires décident de ne pas s’abandonner les uns les autres, s’ils deviennent plus fragiles et plus vulnérables   Pour lire l’article en entier, Reflets n° 5 pages 73 à 75

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Equipe de rédaction Reflets 18 juin 2024 Aucun commentaire
De l'amour en plein vent
Equipe de rédaction Reflets

De l’amour en plein vent

Rencontre avec le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine   Michel-Marie Zanotti-Sorkine est un prêtre catholique, prédicateur, écrivain et auteur-compositeur-interprète. Au moment d’entrer au séminaire à l’âge de 20 ans, il rompt avec le milieu ecclésial. Il rejoint Paris où pendant 8 ans il mène une carrière artistique de chanteur-compositeur-interprète, dans les pianos-bars et les cabarets de la capitale. À l’âge de 28 ans, il entre dans l’Ordre dominicain, étudie la philosophie et la théologie. Il est ordonné prêtre le 30 mai 1999 puis curé de l’église Saint-Vincent-de-Paul, dite église des Réformés en 2004. Avez-vous eu, dans votre enfance, des signes prémonitoires de votre vocation ? Mon père était catholique et ma mère était d’origine juive. Mon grand-père est arrivé de sa lointaine Russie en 1912 et s’est installé à Paris. Il était totalement athée peut-être parce qu’il a vécu dans un contexte trop religieux… Trop conduit souvent à une saturation qui produit l’effet inverse, jamais nous ne devons l’oublier. Pour intégrer ses deux filles à la société française et entrer dans la meilleure école tenue par des religieuses, il permet qu’elles soient baptisées. Durant la guerre, ils se cacheront pendant trois ans dans un hameau perdu du Cantal et échapperont ainsi à la déportation. J’ai grandi dans un milieu de grande qualité sur le plan humain, sensible à l’art, mais étranger à l’univers surnaturel, bien qu’infiniment respectueux ; mais après tout, qu’est-ce qu’être croyant ? Qu’est-ce qu’être chrétien ? Quand on contemple la grande fresque du Jugement dernier offerte par Jésus dans l’Évangile selon saint Matthieu, il n’est même plus question de foi, de prière : l’entrée dans la vie éternelle est subordonnée à la bonté mise en œuvre. « As-tu donné ton manteau à celui qui grelottait ? As-tu procuré du pain à ceux qui en manquaient ? » Le Christ regarde ici la foi quand elle s’empare du geste humain pour accomplir le bien. Dans mon enfance, la lumière divine se reconnaissait donc à la bonté qui circulait entre mes parents et mes grands-parents dont la droiture de vie m’a éclairé sur la vraie valeur des êtres, qu’ils soient croyants ou qu’ils ne le soient pas. Si nous n’avons jamais prié en famille, dès l’âge de 7 ans, mes parents ont tenu à ce que mon frère et moi allions à la messe et au patronage. Dans la paroisse, il y avait là un prêtre âgé qui m’a tout de suite illuminé par son dévouement et par sa piété. En le voyant prier, j’entrais dans une dimension nouvelle qui dépassait la terre… Ce prêtre m’a profondément marqué et je lui dois ma vocation. Aujourd’hui, on craint les influences, on agite la peur des emprises, mais je puis assurer qu’il en est de nécessaires ! Il faut des maîtres et des témoins. Autour de mes 8 ans, j’eus la certitude intérieure que le Ciel m’appelait à être prêtre et j’ai grandi dans ce désir sans en parler ouvertement. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Hélas, alors que je n’ai que 13 ans, je perds ma mère et toute ma vie en est évidemment bouleversée. La douleur et la tristesse dominaient mes jours, mais je gagnais en force intérieure, en courage, d’autant plus que j’étais convaincu que ma mère était vivante… Mon père si merveilleux ainsi que la présence de ma tante Irma, revenue du camp de Ravensbrück, m’ont permis de tenir debout malgré le drame. Marcher, toujours marcher… et ne pas s’écouter. Votre prêtrise actuelle ? Elle repose sur une constatation qui peut sembler affligeante mais qui vient en ricochet réveiller mon élan. La pratique religieuse ne dépasse pas les 4 % de la population française ; il n’y a aujourd’hui en France qu’1 % d’enfants catéchisés, et la France semble se développer sans recourir à la foi, en se matérialisant de plus en plus, les yeux sur le guidon de l’économie. Certes, pour reprendre une expression du Christ « le sel de la terre » ne manque pas, et ici ou là, des chrétiens font vivre l’Évangile, et de grands jeunes, assoiffés de vie spirituelle, passionnés par l’avenir de la planète, désireux d’aider les plus démunis, se lèvent. Le cœur humain ne manque jamais de ressources. Cependant, l’annonce du Christ-Amour et de la vie éternelle nécessite, j’en suis convaincu, de la part des hommes et des femmes voués à Dieu une pénétration très intense du tissu social. Si bien que j’ai désiré mener la vie de tous, vivre au coude-à-coude avec l’humain. Mon ministère de prêtre est avant tout un ministère de rencontres. Je passe chaque matin au moins deux heures dans un café où je travaille à mes livres, à mes prédications, en me laissant interrompre par les uns et les autres ; et l’amitié se noue, les liens s’intensifient, le prêtre est au milieu de la vie, il est reçu et même… écouté par des êtres qui n’ont jamais côtoyé un ami du Christ. Si le prêtre ne partage pas la même vie que ceux auxquels il est envoyé, s’il n’est pas confronté aux mêmes difficultés, s’il vit enfermé dans son milieu ecclésial, il lui est impossible de comprendre le combat des hommes. Il aura aussi tendance à vouloir faire entrer dans ses certitudes ceux qui vivent autrement, au risque de précipiter ou d’abîmer l’œuvre patiente de Dieu dans les cœurs, et il y a donc danger, un danger que le Christ n’a jamais connu, lui qui était sur les routes. I have a dream ! Imaginons que tous les évêques, tous les prêtres, toutes les religieuses fassent leurs courses dans leur supermarché du coin, s’arrêtent pour boire un café dans le bistrot de leur quartier, sourient aux uns et aux autres, en cinq ans, j’en suis sûr, l’Église serait aimée… Nous avons perdu la rue, il faut la retrouver. Je m’occupe également

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Equipe de rédaction Reflets 1 mars 2024 Aucun commentaire
Equipe de rédaction Reflets

Transgénérationnel, le point de vue quantique

    Philippe Guillemant est un ingénieur physicien français diplômé de l’École centrale Paris et habilité à diriger des recherches. Spécialiste de l’intelligence artificielle, ses recherches au C.N.R.S. ont débouché sur de nombreuses innovations qui lui ont valu plusieurs distinctions. Il est l’auteur de la théorie de la double causalité, un modèle d’espace-temps flexible préservant le libre arbitre qui conduit, entre autres choses, à une explication rationnelle de la synchronicité et de l’influence du futur débouchant sur un véritable pont entre la science et la spiritualité. Il a écrit cinq livres dont le dernier Le grand virage de l’humanité vient d’être réédité chez Trédaniel en version illustrée. Quel est votre point de vue sur le problème du transgénérationnel selon la transformation possible du futur telle que vous l’avez décrite ? Si on considère que le transgénérationnel, c’est ce que nous recevons inconsciemment et ce que nous léguons inconsciemment, que pouvons-nous transformer alors ?  Ce que j’ai compris du transgénérationnel, c’est le fait que des mémoires émotionnelles fortes, des traumatismes, des blocages se perpétuent de génération en génération. Si je considère cela du point de vue de la flexibilité de l’espace-temps, la théorie que je défends, je peux le comprendre comme résultant de l’évolution hors du temps de l’espace-temps. Il n’y a en effet pas d’évolution dans le temps, car le futur ne se crée pas dans le présent, il est déjà créé. La seule vraie évolution, et donc celle qui devrait permettre de résoudre des blocages qui se répètent, se produit hors du temps. Cela signifie que dans le présent, peuvent se produire des changements dans le futur et même dans le passé, sous l’égide de la conscience. Il s’agit donc d’une évolution de toute sa ligne de temps. Or il est évident que les blocages, les traumatismes agissent énormément sur une ligne de temps : si quelqu’un a un potentiel encore non manifesté en lui, ce potentiel peut être empêché de s’exprimer à cause d’un traumatisme. Donc, le travail sur un traumatisme peut déboucher sur un déblocage psychique qui peut changer complètement la ligne de temps de la personne. Maintenant, pourquoi est-ce extensible au transgénérationnel ? Pour le comprendre, il faut considérer l’espace-temps de la mémoire de toute une histoire transgénérationnelle. Cette mémoire correspond à la psyché, aux émotions vécues selon les lignes de temps de plusieurs générations, et elle n’est pas dans le cerveau. C’est la mémoire de l’espace-temps lui-même, qui enregistre toutes les chaînes de causalités. Il est très important pour l’espace-temps de mémoriser toutes les chaînes de causalités pour qu’il puisse évoluer hors du temps, c’est-à-dire modifier ces chaines, défaire les anciennes et en refaire de nouvelles. Cela concerne des vies entières et ne peut donc pas se faire dans le cerveau. Et il est évident qu’une chaîne de causalités qui concerne une vie est forcément interdépendante de celle d’une autre vie lorsqu’elles ont un lien génétique. La génétique influe en effet sur le comportement face aux évènements et le fait d’avoir les mêmes gènes va générer des comportements similaires. La première question est de savoir si des traumatismes vécus par des grands-parents un siècle auparavant par exemple, peuvent générer des comportements qui se transmettent dans leurs gènes. Je pense que c’est le cas, parce qu’il y a un impact de la psyché sur le psychique.  Cet impact est quelque chose qui est oublié ou incompris par la science en général. Toute la science est tirée par la locomotive de la physique et celle-ci a toujours dit, jusqu’à il y a peu, que c’est le petit qui influence le grand, et non l’inverse. On pense que ce qui arrive à petite échelle influence ce qui arrive à grande échelle, et donc on croit que ce qui arrive dans le physique a une influence sur la psyché, et non l’inverse, bien que celle-ci concerne une temporalité beaucoup plus vaste que le physique. C’est là qu’on fait erreur, car les chaînes de causalités ne mémorisent pas l’information physique. Elles mémorisent l’information psychique parce que c’est à ce niveau que, par libre arbitre ou conditionnement, se font les choix qui déterminent les chaînes de causalités. C’est notre système de croyances qui crée notre futur à l’avance, et non pas les molécules de notre organisme, lesquelles n’agissent qu’à très court terme. La psyché agit donc bien sur le physique lorsqu’on considère les choses dans une plus vaste temporalité. C’est un conditionnement matérialiste qui nous incline à penser que seul le petit agit sur le grand, que seul le moléculaire ou le matériel agit sur la psyché. C’est vrai mais il y a aussi le contraire. Donc, tout ce que la psyché mémorise en termes de chaînes de causalités est forcément mémorisé dans la matière et ce sont les gènes qui jouent ce rôle, ce qui est connu sous le nom d’épigénétique. Il est tout à fait logique que les progrès faits par un individu au cours de sa vie se mémorisent dans ses gènes en modifiant ainsi les chaînes de causalités. Il est d’ailleurs reconnu, je crois, en épigénétique, que les traumatismes ont une influence sur les gènes. Donc, les progrès de la psyché se mémorisent dans l’espace-temps à travers les chaînes de causalités, ce qui se traduit physiquement dans les gènes. Une personne ayant des gènes appartenant à un ancêtre qui a vécu un traumatisme en hérite, mais sous une forme amoindrie. Si elle est un peu fragile, elle va reconduire le problème face aux mêmes évènements. Son système de croyances sera ainsi influencé et elle va créer dans son futur les mêmes évènements que ceux que ses ancêtres ont vécus.            Si cet interview vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article  REFLETS n°48 pages 47 à 49       

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Equipe de rédaction Reflets 28 juin 2023 3 commentaires
Equipe de rédaction Reflets

 Le foot, reflet de la société

      Votre livre Coups de sifflet nous apprend beaucoup sur la société grâce à vos recherches très précises sur l’évolution du football. Quel est le lien entre les deux ? L’idée de départ de ce livre est : pourquoi le football, pratiqué à l’origine par l’élite des pays britanniques, est devenu très rapidement le sport le plus suivi et le plus aimé déchaînant des passions. Des industriels de la haute société britannique, à la du fin du XIXe siècle ont beaucoup investi pour son essor avec un fonctionnement en cooptation qui permet de  choisir les personnes pouvant participer aux activités. Au départ, les deux sports dominants étaient le cricket et le tennis.  Puis un petit groupe d’étudiants, devenus financiers, vont imposer, en dix ans, le football en le lançant grâce à  des impresarios et l’aide de la presse.  Quel est l’intérêt pour la FIFA (Fédération internationale de football) et le Qatar  de cette Coupe du monde 2022 ? La FIFA est un organisme privé de passionnés du football qui en fait la promotion. Elle a conquis le monde depuis la fin des années 70 avec une alternance Europe – Amérique du Sud en terme d’organisation des Coupes du monde, le tournant étant l’élection du Brésilien João Havelange à la tête de la FIFA en 1974 avec les voix des pays du tiersmonde. L’idée était de permettre à différents pays d’organiser la compétition. En 1930, l’Uruguay, petit pays riche à l’époque, organisait la première Coupe du monde pour le centenaire de son indépendance, montrant son existence sur la scène internationale. C’est la même stratégie politique pour le Qatar, pays enrichi grâce aux rentes gazières principalement. Il y aura dans le futur une Coupe du monde en Chine, en Inde, en Australie, continuum de l’élection d’Havelange. C’est une course en avant pour développer le football dans tous les pays du monde. En Amérique du Sud, les nations sont issues d’un métissage gigantesque entre des populations européennes, amérindiennes originelles ou celles amenées par la traite négrière. Au début du XXe siècle, les élites avaient nécessité de construire de nouvelles sociétés. C’est le football en grande partie qui a été choisi culturellement pour en être le ciment. D’où l’extrême importance pour ces pays de gagner. L’Argentine, au Qatar, avec du talent mais aussi par une attitude provocatrice exacerbée, a réussi à prendre son tour.    Que dit cette dernière Coupe du monde de la société actuelle ? Outre les affaires sur les droits de l’homme, c’est une réussite totale avec des stades pleins, une bonne logistique et un bon niveau de jeu, comme en 1970 à Mexico à contrario de celle en Italie en 1990. Des consignes ont été données pour le jeu, en autorisant une certaine violence. Les tentatives de boycottage rappellent celles de 1978 en Argentine. La génération du « baby boom » avait fait mai 68 avec un militantisme fort et des risques politiques plus importants qu’aujourd’hui. La grande conclusion est de dire que la Coupe du monde fonctionne, quoi qu’il arrive. Au-delà des vicissitudes politiques, c’est une véritable industrie culturelle qui a trouvé sa légitimité depuis 1966. La finale de 2022 avec la France a été l’événement audiovisuel le plus vu de toute l’histoire du pays malgré les dires de boycottage télévisuel d’un certain public.     Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article  REFLETS n°47 pages 13 à 14       

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Equipe de rédaction Reflets 19 mai 2023 Aucun commentaire
Une autre manière de vivre
Florian Gomet

Une autre manière de vivre

Originaire du Brionnais, éperdu de liberté, Florian Gomet se définit comme un aventurier hygiéniste. Découvrant yoga et alimentation vivante, il a effectué trois premières mondiales. Durant l’été 2020, il traverse, juste après la période du premier confinement, huit pays : France, Suisse, Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Serbie et Roumanie, se nourrissant de fruits et légumes crus. 3 500 km en tout sans argent, sans chaussures et sans équipement, expédition retracée dans le film L’Empreinte. Il se définit ainsi : « La joie est mon guide, la discipline mon garde-fou, l’amour mon carburant, l’impossible mon horizon, la simplicité mon idéal. » Partons de votre film, L’Empreinte, en 2020. Qu’est-ce qui vous avait fait prendre la décision d’aller jusqu’en Roumanie dans ces conditions ? C’est un projet qui est né cinq ans avant sa réalisation. J’étais dans une expédition importante, traversant toute l’Amérique du Nord. Et juste avant de partir, j’ai découvert la course pieds nus, les vertus du jeûne. Je commençais à manger vivant et j’ai toujours eu un coup d’avance sur mes expéditions. Il y a beaucoup de choses qui ont déjà été faites par des aventuriers, et quand on veut faire de la nouveauté et des choses spectaculaires, il y a un coût financier qui devient très élevé, à moins d’avoir des idées très originales… comme j’ai pu en avoir. C’est un voyage qui ne m’a pas trop coûté à part le fait d’être absent de chez moi pendant plusieurs mois. Un voyage sans argent, original, qui rime avec exploit. C’était le mélange qui me convenait le mieux à ce moment-là. Quel était le but de cet exploit sans argent, pieds nus, sans papiers, en mangeant uniquement cru ? Pour L’Empreinte, c’était différent parce qu’entretemps, j’ai découvert toutes les pratiques hygiénistes qui m’ont fait beaucoup de bien et qui m’ont ouvert plein d’horizons. J’avais envie de partager ces pratiques, de les mettre en avant pour montrer à quel point elles sont intéressantes, à la fois pour notre santé et pour l’environnement. Je considère que c’est l’avenir. Il fallait trouver une expédition avec un challenge physique qui me plaisait et, en même temps, quelque chose qui permette de mettre en avant ces pratiques hygiénistes dont l’alimentation vivante. Beaucoup de personnes s’imaginent que l’on va être carencé, que c’est dangereux. Quelle plus belle démonstration que de réaliser un exploit physique avec cette alimentation, pour montrer que, non seulement je ne suis pas carencé, prise de sang à l’appui, mais qu’en plus, ça me permet de réaliser une première mondiale ! À part vérifier vos hypothèses, qu’en avez-vous tiré comme bénéfice personnel ? Je suis quelqu’un qui a une blessure d’abandon. Je pense que c’est aussi pour cela que je suis souvent parti en expédition, pour me sentir vraiment soutenu par la vie. Chaque fois que je le faisais, j’avais un gros travail à faire avec ma foi et ma confiance en la vie et en moi. Avec L’Empreinte, je suis parti sans rien, complètement dépendant de ce que la vie allait me présenter pendant toute la durée du voyage. J’ai pu vérifier que jamais la vie ne nous abandonne quand on croit en elle. Et donc maintenant, quand de temps en temps j’ai mes vieux penchants, une mauvaise nouvelle qui arrive, je pourrais me laisser dire que la vie m’abandonne. Mais dans le fond, je n’y crois plus. Je suis entièrement convaincu que tout ce qui m’arrive est juste et que mon intelligence doit être utilisée, non pas pour critiquer, dénigrer, me lamenter, mais pour essayer de comprendre le message qu’il y a derrière. Et ça, c’est un des plus beaux cadeaux que ce voyage m’a laissé, mais il y en a d’autres. Des cadeaux… lesquels ? Notamment par rapport à la culpabilité dans ma manière de fonctionner avec les autres où je me sens coupable quand ceux qui sont autour de moi ne sont pas heureux. Ce voyage-là m’a permis de prendre conscience à quel point ce sentiment de culpabilité pesait sur mes épaules. Ce n’est pas, à l’heure actuelle, quelque chose dont j’ai guéri comme j’ai pu le faire avec cette peur d’être abandonné par la vie. Mais je suis en chemin. Être parti sans papiers, cela rajoute du stress, quel était l’objectif ? Oui et je n’en avais pas besoin. Voici deux raisons de l’avoir fait. D’une part, pour partir sans rien. Un papier, même si ce n’est pas lourd, c’est quand même lourd de signification. J’avais certes une petite banane avec du petit matériel, une caméra pour apporter témoignage mais rien pour m’aider à traverser l’Europe. D’autre part et c’est la raison principale, pour faire un pied de nez à une forme d’autorité que je réprouve, pas bénéfique pour le plus grand nombre, celle de contrôler les frontières. Les gouvernements ont créé des guerres, les humains ne vivent plus en paix. Fermer les frontières ou les protéger nous épargne peut-être d’un certain chahut, mais ce sont les gouvernements, à l’origine, qui ont semé la pagaille. Le système est tellement corrompu par les intérêts financiers des lobbies. Je suis convaincu de la bonne nature de l’humain. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 47 pages 17 à 20

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Florian Gomet 13 mai 2023 Aucun commentaire
Le sourire? Un pont entre le visible et l'invisible
Emilie Poget

Le sourire ? Un pont entre le visible et l’invisible

Interview de Patricia Montaud réalisé par Émilie Poget, de l’association AGM Dans votre dernier livre, vous témoignez de toute la difficulté de rejoindre le sourire au cœur du quotidien. Pourquoi ce thème est-il si central dans l’enseignement des Dialogues ? Parce que nous manquons tous de sourire sur nous-mêmes. Sourire est une décision qui appartient à chacun de nous. Nous avons tous à chaque instant le choix entre gémir ou sourire, et ce choix est sacré car il change la destination d’une vie. Mais qui sait sereinement sourire sur ses agacements, sur ses imperfections, ses bêtises… ? Qui le sait ? Sourire, cela s’apprend… c’est un art !! C’est d’ailleurs le premier apprentissage que j’ai vécu auprès de Gitta Mallasz. Quand j’arrivais les sourcils froncés sous le poids d’un grave souci, elle me disait : – Sourire ou souffrir, à toi de choisir ! Et quand je lui répondais que je ne pouvais pas sourire d’un problème qui me faisait mal, elle se campait devant moi, les deux mains sur les hanches, et me lançait avec un vouvoiement imparable : – Madame Montaud ! Quand vous vivez des événements agréables, vous êtes toute réjouie. Mais quand ils le sont moins, vous faites grise mine. Pourquoi donc ? Parce que vous pensez que Dieu vous donne parfois des bons points, et d’autres fois des punitions ? Que parfois Il vous aime et parfois non ? Cette phrase a été pour moi comme un électrochoc : J’étais donc à chaque instant, devant deux destinations possibles : soit je pensais du mal de moi… soit je pensais du bien. Et cela ne dépendait que de moi. La première route ne demande aucun effort, elle est en pente : il suffit que je me laisse glisser dans les méandres de mes jugements… « Tu aurais dû… », « Mais comment as-tu pu ! » « Tu es vraiment nulle ! » « Ma pauvre, tu ne seras jamais à la hauteur ». La seconde route grimpe un peu et me demande l’effort d’un peu d’amour pour moi-même. Sur ce chemin-là, atteindre le sourire sur ma faiblesse de l’instant est un sommet. Mais comment faites-vous pour prendre la bonne route ? Connaître ce carrefour de vie est insuffisant, et je me suis longtemps échinée à vouloir être parfaite au lieu de tenter un sourire sur mes imperfections. Dans les Dialogues avec l’ange, lors de l’entretien 12 avec Lili, il nous est donné une piste pour rejoindre le vrai sourire : SACHE D’ABORD EMBRASSER, ALORS TU POURRAS VOLER. PAS AUTREMENT. C’est cet apprentissage qui me manquait et que j’ai vécu auprès de Gitta et de mon époux. Mais cela ne s’est pas fait en un jour. Ils m’ont d’abord appris à connaître et reconnaître les imperfections qui m’habitent et à les embrasser au lieu de leur claquer la porte au nez. Que ce soit avec Gitta m’apprenant l’humour sur moi en me faisant chanter ma jalousie sur un air de Verdi, ou avec mon époux m’aidant à visiter le passé qui m’avait construite ainsi, tous les deux m’ont enseigné la route du sourire. Mais comment faites-vous concrètement aujourd’hui pour désamorcer vos jugements ? Ils sont tellement plus automatiques que les mots d’amour ! Il s’agit de ne pas perdre une seconde lorsque je me juge ! Surtout, ne pas laisser le temps aggraver mes accusations, que ce soit contre moi ou contre les autres, parce que plus je descends la pente des reproches, plus elle est rude à remonter. En ce qui me concerne, tout dépend de la taille du jugement que je me porte. Pour un « petit jugement », me voir à l’œuvre et me parler avec tendresse suffit à me faire sourire : Je t’ai vue, petite Patricia ! Mais tu es là aussi ! Pour un « moyen jugement », j’ai développé un outil simple, pratique, facile à utiliser en toute circonstance : puisque mes agacements ont tous la même origine – je ne me donne « pas le droit » d’être celle que je suis, pas le droit à mon imperfection – alors je vais essayer de me donner ce droit. Je vais remplacer ma ribambelle de Je n’ai pas le droit par une ribambelle de J’ai le droit. Par exemple au moment où je me surprends à me juger d’avoir passé une journée à courir au lieu de respecter mon rythme, il suffit que je commence, même en tâtonnant, par un premier j’ai le droit souvent maladroit : J’ai bien le droit de ne pas être parfaite… Bof ! Cela ne me fait ni chaud ni froid. J’ai le droit d’espérer une journée où je serai « zen » du matin au soir… Là, s’esquisse un début de sourire. J’ai le droit d’avoir peur de ne pas assumer tout ce que j’ai sur les épaules… C’est bien moi ! Je me reconnais tellement dans celle qui ne se sent pas à la hauteur. J’ai bien le droit de vouloir être irréprochable… sinon qui va m’aimer ? Là je suis saisie ! C’est ça ! J’y suis ! Et je me sens fondre de tendresse pour moi-même… un discret sourire sur les lèvres. Et vous y parvenez chaque fois ? Oh que non ! Car il existe une troisième catégorie de jugements, plus puissants et plus résistants : les « gros jugements », qui réclament de plus gros moyens. Là, pour pouvoir vraiment m’innocenter, il me faut revenir à l’origine de mon imperfection, là où tout a commencé : mon passé. Il suffit que je fasse silence pour qu’un souvenir de mon enfance surgisse, faisant écho point par point à ma misère de l’instant en l’éclairant d’un jour nouveau. Et c’est la petite Patricia que je prends dans mes bras. C’est elle qui va me toucher le cœur au point de me retourner dans un vrai sourire de miséricorde ! Pour lire l’article en entier, Reflets n° 47 pages 51 à 54

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Emilie Poget 26 avril 2023 Aucun commentaire
Être élève la noblesse surpême
Fabrice Jordan

Être élève, la noblesse suprême

  Fabrice Jordan nous partage avec une grande transparence sa vision de la spiritualité, l’importance de l’engagement dans la voie et son rapport maître-élève. Un entretien passionnant avec un homme chaleureux et entier qui, dès le plus jeune âge, s’est senti en contact avec l’invisible. Quel a été votre parcours spirituel jusqu’à ce « coup de foudre » avec votre maître spirituel ? Dès le plus jeune âge, en jouant dans ma chambre tout seul le matin, je me sentais en lien avec « autre chose » que ce que je touchais ou je voyais, une nostalgie comme un fil rouge intérieur. Suisse, venant d’un milieu familial assez simple, d’un endroit où tous étaient baptisés, j’ai été marqué par ma confirmation à l’âge de 12 ans, vécue comme une exaltation. Puis j’ai commencé à lire les sages orientaux du zen à 15 ans tout en étant un adolescent normal passionné de karaté, rêvant de Bruce Lee, de qi et de force vitale. Le prof de karaté a accepté de m’enseigner un certain temps les subtilités du qi. À 19 ans, j’ai quitté cette approche tout en me questionnant fortement sur la suite. À 20 ans, la vie m’a mis entre les mains un livre L’Art du chi de Vlady Stévanovitch dans une librairie à Lausanne. J’ai écrit à l’auteur qui m’a proposé un stage au Québec. Et je me suis engagé sur 14 mois à pratiquer, 6 heures par jour 6 jours par semaine, le taï-chi et la méditation, repoussant d’un an mes études de médecine. À 22 ans, j’ai repris la médecine couplée à un double engagement : enseigner le qi gong et le taï-chi-chuan pendant 15 ans, représentant suisse de l’enseignement reçu. Mon côté « journalistique » et mon processus de recherche m’ont emmené à la source, le taoïsme. Il était alors clair pour moi d’aller à la rencontre des maîtres de la tradition.   En 2007, j’ai rencontré mon maître à 36 ans dans une montagne en Chine. Un fulgurant coup de foudre ! Je suis casanier, pas très amateur de voyage et pourtant ce lieu en Chine m’était familier, comme connu. C’est dans ce contexte que, l’écoutant au milieu d’un groupe de 30 personnes, j’ai dû poser mes notes tellement ça résonnait fort dans mon cœur. Je ne pensais plus le revoir, mais il a demandé à la traductrice à me parler pour me dire que nous avions un destin commun, qu’on allait se revoir, comme ça, sans précaution oratoire, sans un « bonjour » ou un « d’où venez-vous ? ».Dans le car pour repartir, je ne savais pas ce qui s’était passé. En Chine, on parle de Yuan Fen, de rencontre prédestinée, un peu comme tomber amoureux, mais sur un plan plus vaste que d’habitude, difficile à vivre pour l’entourage malgré les précautions et l’attention prise. J’ai demandé à devenir disciple de manière officielle, et le maître nous donne « la coiffe et l’habit » dans une cérémonie, puis un nouveau nom taoïste significatif de ce qu’il sent de la personne. C’est avec ce nom que je m’adresse aux divinités dans le travail spirituel yang taoïste. Je suis rentré en intimité avec le maître par des rencontres régulières en Suisse et en Chine pendant plus de 10 ans. Quels sont les outils de votre pratique spirituelle ? Il existe une classification particulière des nombreux outils de pratique taoïste. Les arts des Montagnes liés à la corporalité, à la méditation taoïste, d’essence tantrique, au taï-chi et qi gong. Les arts métaphysiques qui servent à sonder l’invisible, les dimensions intermédiaires entre nos plans de réalité et le plan ultime qui est le tao. Le Yi Jing, par exemple, est un art d’aide à la décision qui consulte ces fameuses dimensions intermédiaires. D’autres arts sondent l’invisible de la terre ou du ciel. Les enseignements se sont beaucoup formalisés autour de l’étude de l’invisible, la pensée chinoise circulaire sait que tout ce qui n’est plus touchable ou tangible existe encore pour re-émerger au printemps. Comme une pensée paysanne où les choses qui disparaissent se régénèrent pour ressortir plus tard. Cela donne un côté rationnel. L’aspect yang du taoïsme, plus chamanique, est fait de talismans, mudras, mantras, marches célestes qui visent à infléchir la réalité. L’image qu’a l’Occident du taoïsme est assez édulcorée avec une acceptation de l’aspect méditatif, cette notion de flux, ce « oui » sacré en oubliant les rituels. Cette incompréhension donne à la spiritualité un côté « romantique » qui oublie les plans plus subtils nécessaires à la compréhension de tout ce qui se répète sans cesse dans nos vies, et qu’il est nécessaire de nettoyer. Comme dire « non » à cette répétition pour reconfigurer le karma de manière active plutôt que d’attendre que ça se fasse tout seul. On ne va pas se taper 28 cycles de réincarnation avant de régler un problème ! Toutes les voies spirituelles authentiques proposent des outils yang, mais l’Occident les a souvent délaissés pour des raisons de rationalité, les taxant souvent de « superstitieux ». Mal lui en a pris, il a jeté le bébé avec l’eau du bain, et perdu de ce fait 50 % de l’efficacité des méthodes. Quelle est votre vision de l’engagement dans la voie spirituelle ? J’ai toujours suivi le fil rouge de la vie qui m’a amené à ma place actuelle de disciple. Mon engagement dans ma voie est total, mais ouvert sur d’autres traditions, avec un regard sur les voies occidentales comme celle de Jacques Casterman, Arnaud Desjardins. Le livre César l’éclaireur de Bernard Montaud avait été un premier choc spirituel. J’aime la co-création sur une thématique vue avec un regard double où je me mets au service d’un maître à accueillir dans notre lieu pour partager dans l’expérience avec d’autres traditions. Cela crée une richesse qui évite les endormissements spirituels. Pour lire l’article en entier, Reflets n°47 pages 71 à 73

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Fabrice Jordan 13 avril 2023 Aucun commentaire
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