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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
Père André-Marie

  L’amitié est un mystère

    Inlassablement le père André-marie ne cesse de se donner pour aider les plus démunis. Soit chez lui à « la Demeure » à Croixrault, soit à Madagascar en soutenant l’œuvre du Père Pedro auprès des plus pauvres de l’ile. Sa contribution passe par une œuvre artistique riche et diversifiée vendue à leur profit. Peinture, sculpture,  émaux et sans oublier la littérature. 97 ouvrages dont le dernier vient de paraitre. Comment fait-il à son âge pour continuer son activité intense alors que son corps est si usé ? Partout où il passe il impulse la vie. Un ami, même s’il a tort, reste un ami Lorsque Jean Garaudy avait, croyait-on, remis en cause le nombre de morts du temps de la Shoah, la presse tout entière l’avait aussitôt critiqué, honni, malmené, condamné. Seul l’Abbé Pierre l’a défendu : « Un ami, même s’il a tort, reste un ami. L’amitié est quelque chose d’indéfectible et de sans limites ».  Bien sûr l’Abbé Pierre, à son tour, a été condamné, rejeté, critiqué. J’en ai à l’époque fait les frais au point qu’un éditeur a refusé d’imprimer la préface de l’Abbé Pierre, dans l’une de mes biographies  Le Potier de l’espoir. « Il y a des critiques dont nous devons être fiers. Les reproches d’un ami montrent son affection, les signes d’amitié d’un ennemi sont trompeurs » précise dans la Bible le Livre des prophètes. On peut parler de collègues, de copains, de connaissances, de relations, de couples. La modernité, quelle horreur, nous en a inventé bien d’autres : mon concubin, mon partenaire, mon ex, le mec avec qui vit ma mère… L’amitié est, bien sûr, d’un tout autre domaine.  On pourrait l’habiller de toutes les qualités dont parle André Comte Sponville dans son livre  Le Petit Traité des grandes vertus. Chaque chapitre de son livre peut s’appliquer à l’amitié. Celle-ci est politesse et fidélité, prudence, tempérance et courage. L’amitié est aussi générosité, compassion, miséricorde. Enfin, elle est encore tout à la fois gratitude, humilité, simplicité, tolérance, clarté, douceur, bonne foi, humour et Amour. Il faudrait mettre une majuscule à tous ces mots pour honorer l’amitié, couronnement de toutes les qualités humaines. C’est encore dans le Livre des prophètes qu’on peut lire : « L’ami aime en toutes circonstances. Dans le malheur, il se montre frère. » Selon Saint Jean : « Il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ses amis ». Jésus pleura la mort de son ami Lazare et la foule qui l’entourait ne pouvait s’empêcher de dire : « Voyez comme ils s’aimaient. » L’amitié étant gratitude réciproque, Saint Thomas d’Aquin dans la Somme théologique dit que : « Tout ce qui est reçu prend la forme du contenant ». Une identité réciproque se crée entre deux amis qui finissent par penser ensemble et de la même façon. Faire plaisir devient un besoin sinon un devoir.  S’il y a divergence de pensées, bien souvent c’est par un respectueux silence réciproque que se traite le problème, de peur de blesser l’autre. L’hagiographie nous conte dans la vie des saints des amitiés extraordinaires comme celle de Sainte Thérèse d’Avila et de Saint-Jean de la Croix, Saint François d’Assise et Sainte-Claire, Sainte Jeanne de Chantal et Saint-François-de-Sales. Le propre de toutes ces amitiés est bien souvent de ne plus discerner qui est le maître ou le disciple, car celui qui reçoit est aussi celui qui donne. Si l’on définissait l’amitié comme complicité, respect réciproque, égalité, dépendance, tout en gardant son autonomie, le plus bel et unique exemple en serait la Trinité.  Dans un tout autre domaine, s’il est un mot pouvant rivaliser avec « amitié » ce serait « camarades » : ceux de l’enfance, camarades d’école… on a usé ses culottes sur le même banc… Ceux de l’armée… on en a bavé ensemble… Dans tous ces cas le tutoiement devient souvent une normalité comme d’égal à égal. Dans tous ces cas, l’un peut montrer sa faiblesse sans que l’autre s’en serve pour exprimer sa force.     Bénir ! Ce serait l’acte le plus important, renouvelable à chaque instant, exprimant la bienveillance. Bénédiction est le contraire de malédiction. Dire du bien, même à ceux qui nous maudissent. Bénir délivre celui qui bénit de toute pensée malveillante, ainsi lui ouvre les portes de l’amour autant qu’à celui qui est béni. Bénir, c’est donner vie. Un très joli livre grand format, écrit gros pour être bien lisible. Le Père André-Marie nous livre toutes les facettes de la bénédiction. Son texte est encadré par une préface de Bernard Montaud et une postface de Pierre Pradervand qui disent toute leur admiration pour cet être exceptionnel.     Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article en entier  REFLETS n°49 pages 23 à 25  

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Père André-Marie 16 novembre 2023 Aucun commentaire
Equipe de rédaction Reflets

Place aux jeunes   L’amitié sur les réseaux sociaux

    Facebook regorge de photos et d’idées en tout genre. J’ai « scrawlé » sur Facebook. Autrement dit, j’ai balayé l’écran avec mon pouce à la recherche d’informations pour me distraire après une bonne journée de travail. Ma découverte : une photo d’une cabine téléphonique des années 80, vestige d’un temps déjà passé, et juste à côté, fixée au muret, la boîte aux lettres jaune, résistante aux temps. La légende humoristique de l’image : « Voici mon Smartphone et mon mail de l’époque ». Aussitôt, mes souvenirs me ramènent aux tapotements sur la vitre des gens impatients, aux gestes de ma main droite enfilant les pièces de monnaie pour maintenir la conversation téléphonique avec mes « potes », la main gauche tenant le combiné sur l’oreille homolatérale, l’épaule crispée et collée contre la main pour le fixer. Le rendez-vous est pris, l’exactitude du lieu et de l’horaire confirmée. Nous arrivions sans iPhone. Les réseaux sociaux n’existaient pas, le minitel en était les prémices. C’était il y a 40 ans. Depuis, le nombre d’amis sur Facebook, Instagram ou tout autre réseau est une référence. Que pensent les 20-35 ans de l’amitié sur les réseaux sociaux ? Et les « experts » du numérique ? Créer des liens, oui mais comment ? L’émission  radio « on est fait pour s’entendre » (https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/les-amities-sur-les-reseaux-sociaux-sont-elles-reelles-7800823764) a ouvert un espace d’expression, fin 2020, à plusieurs intervenants venus d’horizons différents, tous observateurs du monde numérique. À la question, « l’amitié est-elle redéfinie ? », il est mentionné : « Si certains se servent des réseaux sociaux pour garder contact avec leurs amis quand ils ne peuvent pas se voir, d’autres y font de nouvelles rencontres. Une nouvelle façon de créer des liens derrière son écran, et une façon de faire qui peut permettre plus facilement d’aller vers l’autre, de s’ouvrir, sans avoir cette timidité qui peut inhiber dans le réel. » Marie, infirmière de 26 ans et Savio, 20 ans, qui va intégrer à la rentrée une école d’ostéopathie, ont un faible intérêt pour les réseaux sociaux. Ils confirment une utilisation destinée à rencontrer d’autres personnes, facilitée par la technologie L’amitié est « dans le pré » ou sur un terrain de bitume en ville avec Discord, un logiciel de messagerie instantanée, à l’origine créée pour les gamers de jeux vidéos, mais qui a su se réinventer pour la discussion et le partage d’informations. Jonathan a la trentaine, il est salarié dans une entreprise produisant des pièces mécaniques. « Son truc à lui » comme il dit, c’est l’univers des jeux vidéos et de ses multiples amis virtuels. Au début de notre conversation, me parlant de ses amis, de leurs défauts et qualités, je les imaginais pour de vrai ! En réalité, ils sont tous virtuels. Il appartient à une communauté qui partage ce que le virtuel lui envoie, se sentant incapable de vivre une vie aussi intense dans le réel. « Nous vivons dans un monde pourri où l’amitié virtuelle me permet de survivre ». Comme l’écrit Sabrina Philippe dans son livre Tous fake Self  (cf. Reflets numéro 44) « le terme d’ami est réservé à l’ancêtre des réseaux sociaux, à savoir Facebook, qui a véhiculé à ses débuts de belles histoires de retrouvailles avec nos amis de lycée ou notre premier amour. Mais nous étions encore sur l’ancien modèle, celui où le virtuel épousait le réel pour mieux le servir. Peu à peu, en nous retrouvant avec des amis d’amis que nous ne connaissons pas, notre estime de nous a été flattée. Des personnes rarement rencontrées avec un lien de connexion de plus en plus nébuleux. La réalité s’est éloignée. C’est donc un sentiment de solitude non plus seulement devant l’écran mais directement dans l’écran qui en a émergé. ». Réseau social, zéro social  L’être humain est de par sa nature attiré par la sociabilité, renforcée par l’inconfort du sentiment de solitude. Les réseaux sociaux seraient-ils accélérateurs d’un processus visant de manière inconsciente à isoler de plus en plus les gens ? Le réseau social devient alors le zéro social avec une désespérance aggravée pour la personne en quête d’une amitié sincère. Pierre Soubiale, professeur de philosophie, se questionnant sur le sujet, l’exprime ainsi : «On a toujours dit que l’amitié était quelque chose de rare. Aujourd’hui, on peut se demander si cette amitié que l’on peut définir d’authentique, n’est pas noyée par ces amitiés superficielles. L’amitié suppose également une vie et des activités communes, et non seulement le fait de communiquer». Pour Mickaël Stora, psychologue, psychanalyste et cofondateur de l’O.M.N.S.H (Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines) « l’amitié est nécessaire à l’humain dans sa capacité à avoir des espaces en dehors du couple et de la famille, mais les réseaux sociaux devraient pousser encore plus les gens à se rencontrer en vrai ».   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article en entier  REFLETS n°49 pages 45 à 47  

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Equipe de rédaction Reflets 2 novembre 2023 Aucun commentaire
les déserts médicaux et la santé numérique
Marc Estivallet

Les déserts médicaux et la médecine numérique

LES DÉSERTS MÉDICAUX Selon l’atlas de la démographie médicale du conseil national de l’Ordre des médecins (C.N.O.M.), le nombre de médecins généralistes en activité régulière, au 1er janvier 2022, a diminué de 11 % depuis 2010 et de 0,9 % au cours de la dernière année. Ils sont 84 133 enregistrés, soit une perte de 10 128 médecins en 12 ans. Cette baisse devrait se poursuivre dans les dix prochaines années, notamment en raison du départ en retraite de près d’un quart des effectifs. Le conseil de l’Ordre estime qu’en 2025 les généralistes qui exercent de façon régulière ne seront plus que 81 912. Plus d’un quart d’entre eux ont plus de 60 ans, ce qui risque d’accentuer la diminution de leur nombre dans les années à venir. Parmi les généralistes, 56 % exercent en libéral dont les deux tiers sont remplaçants. Le nombre de salariés, 38 %, tend à croître et dépassera celui des libéraux. Or ce sont ces derniers qui répondent aux demandes de soin de premier secours. À cette insuffisance s’ajoute une forte disparité territoriale. De nombreux départements ont une densité de généralistes qui est la moitié de la moyenne nationale, et plus précisément dans les zones rurales et dans les petites villes. Les délais d’attente sont considérables quand la réponse la plus courante est : « Le docteur X ne prend plus de nouveaux patients ». Les délais sont pires pour les spécialistes. S’ajoutent les distances pour aller consulter dans une grande ville où ils sont regroupés. Récemment, une réfugiée ukrainienne dans le centre de la France a dû attendre un mois pour une urgence dentaire malgré les interventions de notables essayant d’user de leur influence. Une étude de la D.R.E.E.S. (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) montre que le délai médian d’obtention d’un rendez-vous chez un ophtalmologiste est de 29 jours à Paris, de 71 jours dans les communes hors influence des pôles, de 76 jours dans les communes des grands pôles ruraux, et de 97 jours dans les communes des petits et moyens pôles, lesquelles sont parmi les moins bien dotées en ophtalmologistes. 20 % des communes françaises se situent à plus de 30 minutes d’un service d’urgence. Le manque de personnel, la surcharge de travail allongent les délais d’attente pouvant atteindre des heures. Pour y suppléer, le recours aux médecins étrangers a été favorisé. Ils représentent 10 % des effectifs, en augmentation constante. 43 % ont obtenu leur diplôme en Roumanie. En conclusion, seulement 20 % de la population a accès aux soins de médecine générale sans trop de difficultés. Environ 6,3 millions de personnes n’ont pas de médecin traitant. Or c’est le maillon indispensable pour accéder aux spécialistes. Les réponses gouvernementales n’ont pour le moment que peu d’effet. Notons la suppression du numérus clausus. La loi du 23 décembre 2022 sur le financement de la sécurité sociale contient certaines mesures bien insuffisantes devant l’ampleur du désastre. L’E-MÉDECINE Il semble que les hautes sphères misent sur l’avènement des nouvelles technologies pour répondre aux demandes de soin de la population. Selon Olivier Babinet, expert numérique à l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap), « le numérique est à l’origine d’une vraie révolution pour refonder notre système de santé ». Le patient devient un « e-patient », de sa prise de rendez-vous en ligne au diagnostic assisté par l’intelligence artificielle, utilisant la télésanté et naviguant dans le labyrinthe de l’hôpital numérique. Selon cet expert, le temps du patient « ignorant », qui consulte passivement son médecin « omniscient », touche à son terme. L’ère qui s’ouvre est celle de l’« e-patient », celui qui s’informe sur Internet, recueille ses données de vie réelle sur sa balance ou sa montre connectée au détour de ses consultations. Le patient souhaite participer activement à la prise en charge de sa maladie au travers d’actions préventives. En s’auto-évaluant pour anticiper des complications, il devient garant de sa santé au quotidien, et trône au centre de gravité des politiques de santé. La crise sanitaire de la Covid-19 a « boosté » les outils numériques en santé toujours selon Olivier Babinet, . En particulier, le confinement a généralisé la télésanté au sens large, qui englobe les 5 actes de la télémédecine (téléconsultation, télé-expertise, télésurveillance, téléassistance et télérégulation médicale) et le télésoin. Dans tous les cas, il s’agit d’une innovation organisationnelle et non, comme on l’entend parfois, d’une innovation médicale qui impliquerait une nouvelle façon de soigner. L’engagement des pouvoirs publics est net. Afin d’accélérer cette numérisation de l’ensemble du processus de prise en charge, le financement de l’informatique médicale a été soutenu par des aides financières successives de l’État au travers de différents programmes. Le dernier d’entre eux, le programme Ségur du numérique en santé, est un investissement inédit de 2 milliards d’euros, dont 600 millions dans le secteur médico-social, et a une ambition : « généraliser le partage fluide et sécuriser des données de santé entre professionnels et usagers pour mieux soigner et accompagner » et passer de 10 millions à 250 millions de documents médicaux échangés par an d’ici fin 2023 ! Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Selon le site acteurs publics, un sondage montre que pour 2 Français sur 3, le numérique est une priorité pour améliorer notre système de santé. Les sondés citent en premier la recherche (43 %), l’optimisation des parcours de soins (42 %) et la prévention (42 %) comme étant les activités sur lesquelles il faudrait concentrer les efforts et les ressources pour développer le numérique dans la santé. Notons que parmi les réfractaires à la priorisation du développement du numérique dans la santé, 60 % y sont opposés car ils considèrent que la relation humaine (en personne) entre les patients et les professionnels de santé est la base de la

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Marc Estivallet 25 octobre 2023 Aucun commentaire
Une amitié partagée
Equipe de rédaction Reflets

Une amitié partagée 

    Depuis de nombreuses années Bernard Campan et Alexandre Jollien sont amis. Nous avons demandé à chacun de nous parler de l’amitié. Bernard Campan est un acteur, humoriste ayant fait partie du trio des Inconnus, et aussi réalisateur et scénariste. Alexandre Jollien, né en 1975 en Suisse avec un handicap, est un philosophe, écrivain et conférencier. En 2007, il aide B. Campan à écrire le scénario de « La face cachée ». Ensemble, ils ont réalisé le film Presque sorti début 2022, retraçant le périple de deux amis, dont l’un est handicapé. Bernard Campan : Qu’est-ce que l’amitié pour vous ? L’amitié, c’est un défi, au sens où l’entendaient les Grecs, c’est ce qui permet de s’épauler l’un et l’autre pour cheminer vers la vie heureuse. L’amitié pour moi, au sens le plus fort, c’est un compagnon pour cheminer, on peut dire, spirituellement.  Quelle place a dans votre vie l’amitié ? C’est complexe. Il y a différentes formes d’amitié. Il y a l’amitié que je porterai au plus haut, c’est celle dont je viens de parler. Il y a des amitiés où peut-être on est juste dans le respect de l’autre, le souci de l’autre. Je pense qu’il ne faut pas avoir d’attente de l’autre dans l’amitié. C’est paradoxal, il faut à la fois être le plus exigeant possible par rapport à cette amitié mais, en même temps, ne pas être en attente de ce que l’autre peut nous apporter.  L’amitié, dans ma vie, revêt diverses formes, des plus aux moins fortes. Il y a aussi des amitiés qui se brisent. C’est une réflexion que je me fais souvent quand une amitié s’arrête. Je me pose la question de savoir si c’était vraiment une amitié. Pour moi, l’amitié, c’est très fragile. J’ai connu diverses formes d’amitié, celles qui se sont arrêtées, celles qui sont décevantes, peu exigeantes. Et puis, une amitié comme celle que j’ai avec Alexandre qui revêt la forme dont je parlais plus haut.  Alexandre Jollien :  Qu’est-ce que l’amitié ?  Dans Le Sûtra de l’Estrade, Huei-Neng évoque les amis dans le bien. Celles et ceux qui nous aident à pratiquer, avec qui on progresse sur le chemin spirituel. Cela rejoint l’idée d’Aristote d’ailleurs pour qui l’ami est quelqu’un avec qui on se perfectionne. Pour rigoler, parfois, mais c’est assez juste, je dis qu’un ami dans le bien, c’est quelqu’un qui est là quand on est dans la … béchamel.   Quelle place a l’amitié dans votre vie ? Un ami dans le bien aide au quotidien. Tout en étant exigeant il nous aime inconditionnellement. J’ai la chance d’être entouré de quelques amis dans le bien. Et avec eux, je peux, avec les moyens du jour, dans les hauts et les bas, progresser. Pour moi, l’amitié est tellement essentielle. Dès les premières années de ma vie, au centre pour personnes handicapées, je n’aurais pas survécu sans le réconfort, la consolation, la bienveillance de mes amis. L’amitié me semble plus stable que l’amour. Plus accessible aujourd’hui, encore que, dans notre société de plus en plus individualiste, l’amitié risque parfois de devenir un lien sporadique, superficiel, empreint de donnant-donnant. Alors que l’amitié est gratuite, elle donne sans calculs.      Pour lire l’article en entier  REFLETS n°49 pages 34 à 37      Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant      

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Equipe de rédaction Reflets 20 octobre 2023 Aucun commentaire
d'amour ou d'amitié
Equipe de rédaction Reflets

D’AMOUR OU D’AMITIÉ : qu’est-ce que l’amitié fraternelle ?

Lorsque j’étais plus jeune, je chantais souvent cette chanson de Maxime Le Forestier, Être né quelque part, dans laquelle il dit « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille ». Pour diverses raisons, ces mots résonnaient très fortement en moi, ils étaient comme une consolation. Je me disais que l’amour, qu’il soit familial ou conjugal, n’était peut-être pas si fiable que cela, il valait mieux avoir des amis car l’amitié, c’était sûr. On pouvait compter dessus ! Lorsque je me suis convertie, j’ai rencontré une forme d’amour qui m’était jusqu’alors inconnue, l’amour de Dieu le Père. Petit à petit, au fil de ce chemin sur lequel il m’entraînait, je rencontrais l’amitié et l’amour fraternel de celles et ceux qui, selon la Bible, étaient mes frères et soeurs en Christ. Mais si l’amour de Dieu était une évidence dont je ne doutais pas, je trouvais que l’amitié dite fraternelle, en étant de la même Église ou de la même foi, n’avait pas la profondeur que je m’étais imaginée. Hormis quelques exceptions, la plupart de ces amitiés ne me semblaient pas être dans la lignée de celle que les disciples et apôtres avaient vécue ensemble. Elles paraissaient très superficielles et, lorsque j’ai traversé des tempêtes, je me suis rendu compte que je ne m’étais pas trompée. Nous étions filles et fils de Dieu, pourtant je trouvais que nous n’étions pas unis par cette amitié dont le Christ parle lorsqu’il dit à ses disciples : « Je vous appelle mes amis. » Jean 15.15. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant.   Si le Christ nous commande dans Jean 15.17 « de nous aimer les uns les autres », je devais me rendre à l’évidence que ce n’était pas ce que nous vivions les uns avec les autres. Il manquait cette profondeur à laquelle j’aspirais.M’étant brûlé les ailes aux jeux de l’amitié et de l’amour fraternel, et doutant du fait que cet amour auquel Jésus avait invité ses disciples puisse exister à notre époque, j’ai donc persévéré dans des relations d’amitiés plus simples, avec celles et ceux avec qui je n’ai pas forcément la foi en commun, en pensant qu’au moins avec eux, je ne risquais rien. Mais plus je grandissais dans ma relation avec Dieu, plus j’avançais sur le chemin de la foi, et plus il me manquait quelque chose dans ces amitiés-là. Je n’avais aucun doute sur leur sincérité, leur profondeur, mais elles n’avaient pas cette dimension spirituelle qui nous permet de partager des choses qui vont au-delà de l’humain et de nos propres pensées. Puis, arriva la trahison d’une amie qui n’était pas dans la foi, et du coup je me mis à douter. Comment peut-on prétendre aimer un ami et le blesser autant ? L’amitié est-elle réellement plus grande et plus forte que l’amour ? Le livre des Proverbes 18.24 nous dit : « Il y a des relations qui tournent mal, mais il y a l’ami plus attaché qu’un frère ». Je savais, pour l’avoir vécu, que l’amitié peut entraîner des liens très forts entre deux personnes. J’avais des amis sincères et fidèles avec qui j’avais fait les quatre cents coups. Des amis qui font partie de ceux qui, comme on dit, vous aideraient à cacher le cadavre dans le placard. Mais quelque chose dans ce proverbe 18 m’échappait. Pourquoi Dieu avait-il pris soin de nous préciser la présence de cet ami plus attaché qu’un frère ? Pourquoi tant de personnes parmi nous considèrent que l’amitié est plus forte que l’amour ? Pourquoi est-ce que nous avons toujours tendance à opposer l’amour et l’amitié comme si c’étaient deux choses tellement différentes l’une de l’autre ? J’avais l’impression que dans cette parole du Proverbe 18, se cachait un mystère que je n’avais pas saisi. Aussi, me suis-je mise en route, afin d’essayer de comprendre qui est cet ami qui est plus attaché qu’un frère, et où est la place de l’amour dans tout cela. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 49 pages 38 à 43

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Equipe de rédaction Reflets 12 octobre 2023 Aucun commentaire
Equipe de rédaction Reflets

Voitures électriques et voitures thermiques

L’Union européenne  a décrété la fin de la vente de voitures neuves à moteur thermique en 2035. Le but visé est d’atteindre la neutralité carbone en 2050. L’idée est excellente, mais est-elle réaliste ? Examinons, à la date d’aujourd’hui, les avantages et les inconvénients des véhicules électriques par rapport aux véhicules thermiques : L’avantage premier des autos électriques vient de leur fonctionnement. Le silence de roulement est un régal pour les oreilles. Il contribue à diminuer la pollution sonore dans les villes. Et à propos de pollution, rien à voir avec celle des carburants traditionnels. Plus de particules fines qui empoisonnent les poumons. Autres avantages :  la souplesse, les reprises, la gestion numérique ; ces facteurs facilitent la conduite. La fiabilité est supérieure par le nombre moindre de pièces en mouvement.  Sans aucun doute, le bilan carbone et la pollution sont réduits lors du roulage par rapport aux véhicules thermiques. Les inconvénients sont de deux ordres :  ceux de l’auto elle-même,  ceux du bilan global depuis la fabrication des pièces jusqu’à leur destruction. Pour l’automobiliste, l’inconvénient provient essentiellement des batteries.  L’autonomie dépend de la puissance de la batterie. Plus elle a de capacité de stockage, plus elle est lourde et demande de l’énergie pour déplacer la voiture.  Les temps de recharge sont très longs sur une prise ordinaire. Sur les bornes de recharge, ils sont plus lents qu’un plein d’essence. Ces bornes sont encore en nombre insuffisant surtout lors des grandes migrations vacancières, et elles ne sont pas toujours en état de fonctionner. Notons que sur les aires d’autoroute le prix du kWh devient supérieur à celui des carburants traditionnels. Le prix d’achat est supérieur à celui des autos thermiques équivalentes malgré les avantages fiscaux (fluctuants). La durée de vie des batteries est actuellement autour de huit ans. En dessous de 70 % de rendement, elles sont à remplacer. Or c’est ce qui coûte le plus cher.  Le bât blesse surtout dans le bilan global, là où devrait se faire le vrai calcul du bilan carbone. Le problème numéro un concerne les batteries. Elles exigent des matériaux, des métaux rares dont l’extraction et la purification sont très polluants, énergivores, employant du personnel payé à bas prix, travaillant dans des conditions difficiles. La durée de fonctionnement étant assez courte, le recyclage est nécessaire. Le hic est la complexité de séparation des matières, ce qui rend l’opération énergivore et coûteuse. Que deviendront les batteries usagées très polluantes ?   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article en entier  REFLETS n°49 pages 12 à 13  

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Equipe de rédaction Reflets 6 octobre 2023 Aucun commentaire
l'amitié une pédagogie divine
Christian ROESCH

L’amitié, pédagogie divine

L’amitié semble difficile à cerner tant le sujet est vaste. Procédons par élimination. Nous pouvons parler d’amitié avec Dieu, avec le ciel, avec le monde, avec les animaux… cela reste indéfini. L’amitié se précise avec nos alter ego, les humains. Un ami n’est pas un membre de la famille sinon c’est un frère, une sœur. Ce n’est pas l’époux, l’épouse. Ce n’est pas non plus un chercheur spirituel avec lequel nous partageons des expériences inhabituelles, c’est un frère, une sœur de chemin. Ce n’est pas non plus notre maître spirituel, notre mentor : trop de respect empêche de laisser libre cours à notre personnalité. Il reste beaucoup de monde susceptible d’être ami : des anciens copains de classe au voisin de palier. Et pourtant, il n’y en a pas tant que ça. Si pour le moment, je ne peux pas dire ce qu’est un ami, je peux m’interroger sur ce que je cherche à travers ce concept d’amitié. Il me vient que je dois pouvoir me confier avec sincérité. J’espère pouvoir compter sur lui en cas de besoin. J’ai plaisir à le voir, à le revoir, je le reçois sans réserve. J’apprécie son épouse, et j’accepte aussi sa famille, son contexte. En écrivant ces critères, l’image d’une personne précise se fait jour : voici un vrai ami. En pensant à lui, je découvre des caractéristiques qui me surprennent : il a des idées politiques à l’opposé des miennes. Et pire, il est athée alors que je suis croyant. Nous avons un point commun certain : il est aussi colérique que moi ! Beaucoup d’autres relations ont ces caractéristiques et pourtant nous ne nous fréquentons pas avec un tel plaisir. Ce qui fait notre amitié, c’est que nous sommes capables de surmonter nos différences. Bien sûr, nous nous confrontons sur les sujets qui animent toutes les conversations courantes : la vie sociale, la hausse des prix, la politique, le dérèglement climatique et j’en passe. Mais nous savons nous arrêter avant que le ton ne dégénère, et si c’est le cas, nous sommes capables de revenir l’un vers l’autre. Nous nous entendons bien sur d’autres sujets, comme la cuisine, les loisirs, si bien que nous avons passé de nombreuses vacances ensemble – nous nous connaissons depuis quelques décennies – car la bonne entente s’élargit à nos épouses. Qu’est-ce qui caractérise cette amitié ? Nous pouvons nous opposer, voire nous affronter dans certaines limites et effacer la dispute, puis en rire. Ainsi parvenons-nous à un sentiment noble et réciproque : il a le droit de penser ainsi, d’être ainsi. Il n’y a pas de supériorité chez l’un ou l’autre. Sans pouvoir l’expliquer nous tenons l’un à l’autre. Sans nous en rendre compte, nous pratiquons cette vertu essentielle de la vie spirituelle qu’est la miséricorde. L’amitié serait-elle un apprentissage laïc, sans instruction, de cette activité spirituelle fondamentale, sans en avoir conscience, comme une pédagogie divine ? Est-ce que la recherche de l’amitié serait le premier pas dans l’apprentissage de liens différents que par la sexualité ? Si nous sommes capables d’être bien avec une personne différente de nous, serait-ce la démonstration que nous pouvons tisser des liens avec de multiples personnes qui ne nous ressemblent pas ? Notre personnalité tend à l’individualisme (moi, moi, moi !). Il serait contrebalancé par notre besoin d’amitié, antidote à notre solitude intérieure. Un premier ami, comme un premier pas vers la socialisation, et encore plus vers un besoin de se relier à d’autres, de les aider, de servir, d’être utile à l’humanité ? L’amitié inclut les ingrédients de l’amour. Pour lire l’article en entier Reflets n°49 pages 20à21 Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant.

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Christian ROESCH 29 septembre 2023 Aucun commentaire
Reflets d'un visage dans ma vie
Equipe de rédaction Reflets

Reflets d’un visage dans ma vie

Qu’est-ce qui a changé dans votre activité à cause de votre âge Devenu « sourd du travail » en 1966, portant un appareil auditif dès 1985, j’ai dû interrompre mon métier d’infirmier en 2002, ne comprenant plus les malades. Lorsque j’ai fondé ICOD, j’avais déjà près de 70 ans, et il n’a été question de ralentir mes activités qu’à cause de trois pérations abdominales majeures entre 2003 et 2005. Le ralentissement dû à l’âge n’a commencé que lorsque j’ai atteint 80 ans, et lors des chutes successives qui m’ont obligé à devenir grabataire 85 % du temps au fin fond d’un village sans route alors, et sans assistance médicale. Dès que j’ai utilisé une chaise roulante, j’ai pu continuer à visiter chacun et chacune de nos pensionnaires et des travailleurs deux fois par jour. Par contre, il m’a fallu limiter mes visites aux O.N.G. avec lesquelles j’avais travaillé les 40 dernières années. J’ai de même dû renoncer aux invitations dans les villages, lors des fêtes et cérémonies religieuses hindoues ou musulmanes. Et depuis mes 85 ans (en 2022), il m’a fallu restreindre toutes activités administratives avec ICOD. Je n’avais jamais été responsable dans aucune O.N.G., mais on me demandait souvent d’intervenir en utilisant ma responsabilité morale. Bien que tous mes amis ont refusé, j’ai souligné qu’à mon âge, dans un pays dont 60 % de la population ont moins de trente ans, il est anormal de maintenir quelque responsabilité officielle que ce soit. Comment se déroulent vos journées ? Chaque jour de l’année depuis 6 ans, je me lève pile à 5 h 30 (auparavant, c’était 5 h). Jusqu’à 8 h, mon temps appartient au Seigneur. Ensuite, vers 8h30, je commence la tournée des visites en chaise roulante, saluant chacun et chacune, parlant avec ceux qui le peuvent. Avec les autistes, les sourds-muets, aveugles, I.M.C. et paralysés, ce peut être limité, mais il y a toujours moyen d’échanger avec chacun et chacune en signes, rires, plaisanteries où on peut badiner au maximum, ce qui en fait intéresse tout le monde, même les aliénés, et leur donne la certitude d’être  et aimés. Je refais la même tournée en fin de journée pour eux et pour tous nos collaborateurs, spécialement ouvriers de l’entretien qui jouent un rôle majeur dans notre O.N.G. de deux hectares. Seuls les horaires changent en fonction de la température : en été tôt le matin, en hiver en attendant un bon ensoleillement, et à la mousson aux moments où la pluie est limitée. Mais malheur à moi si je n’apparais pas un jour : plusieurs me font la tête, refusent de me saluer… ou essayent de me battre ou me griffer. Ma visite journalière est la seule distraction de leur vie, et ils peuvent l’attendre plusieurs heures si je suis en retard… Tous souffrent beaucoup de leur absence de relations familiales ou de leurs maux physiques et psychologiques. Ma présence leur est une thérapie. Et à moi aussi ! Le reste de la journée, et surtout de 7 h à 11 h du soir, en dehors des repas où je mange seul et… rapidement, ma principale occupation est de répondre aux nombreux courriels anglais ou français, faire les rapports nécessaires pour aider le Bureau, écrire ma chronique mensuelle (commencée en 2000, donc numéro 271 en ce mois de mars), d’environ 10 pages avec autant de photos pour que mes amis, mais aussi donateurs, connaissent nos activités, nos gens, nos problèmes, essayant en même temps de faire connaître les informations indiennes ou géopolitiques. Même si on est pauvre, on doit en même temps garder son antenne universelle pour savoir comment les autres s’en sortent. Ma vie n’est pas ICOD, mais l’Univers galactique du télescope Webb, fruit de l’Amour infini d’Abba en Christ et des « Magnalia Dei » sur notre planète. Il me faudrait bien entendu signaler le temps donné aux « urgences diverses », entrecoupant si fréquemment mes horaires 7/7 jours et qui prennent 30 % de mon temps et souvent 80 % : aide à notre Bureau administratif, visites de nos anciens pensionnaires, souvent en couple avec leurs enfants. La plupart sont des orphelines mariées depuis 1997 à Bélari (mon ex-O.N.G.) et de plus en plus nos garçons ayant enfin trouvé du travail, s’étant mariés, et nous montrant avec fierté leur progéniture apeurée. Visites innombrables de partout. Et enfin, de jour comme de nuit, nos malades en crise, leurs agonies et leurs morts. En fait, je compte plus de 15 activités spéciales tous azimuts… Ainsi « je me suis fait tout à tous à cause de l’Évangile » car je me dois de « partager la faiblesse des faibles pour gagner les faibles ». Et plus mon âge m’aide dans ma mission, plus je deviendrai faible, ce qui m’encouragera à continuer, comme Jésus, « jusqu’au bout ! » À part la place importante de la prière dont je reparlerai, je prends le temps de lire lentement un des rares journaux indiens encore indépendants, de passer au minimum une heure en soirée sur Internet, (mais n’étant pas un internaute, j’ignore complètement les soi-disant médias sociaux…) sauf pour suivre des événements importants mondiaux ou qui ont des répercussions planétaires (environnement et climat, guerres, cataclysmes, révolutions, voyages de François, transmutation de l’Église, événements œcuméniques, etc.) Évidemment, l’Ukraine prend une place importante, bien que ce ne soit qu’une guerre civile localisée, européenne, et entre chrétiens ! Mais ses répercussions mondiales (famines, sanctions, etc.) doivent être bien étudiées hors de la sphère occidentale avec ses « fausses nouvelles ». J’essaye aussi de me réserver au moins une heure pour lire un des nombreux livres qu’on m’envoie, car je n’ai jamais eu aucune possibilité d’acheter des livres moi-même ! Mais c’est presque une règle de ne pas y arriver, malgré ma soif de lecture ! Pour lire l’article en entier, Reflets n°48 pages 72 à 76 Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un

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Equipe de rédaction Reflets 12 septembre 2023 Aucun commentaire
Equipe de rédaction Reflets

De la Pologne à la France, un transgénérationnel sans frontière

    Témoignage  Depuis l’âge de 30 ans, je suis en recherche d’un passé familial hermétique à toute obtention d’informations concernant ma famille maternelle. D’une psycho généalogiste lyonnaise à de nombreux stages en constellations familiales avec une élève de Bert Hellinger, j’ai avancé d’un pas. Des informations révélaient certaines tensions familiales, sur quelques générations, restées sans sens pour moi, à l’époque. C’est grâce à la Psychanalyse Corporelle® que je peux aujourd’hui éclairer tout un pan de mon histoire familiale, dans une lumière de compassion et d’amour.  Après un an et demi de cure psychanalytique, faite de spasmes, de lapsus corporels, de tensions libératrices de mon histoire, ancrées au plus profond de ma mémoire cellulaire, la porte s’ouvre, le sens apparaît. Je viens vous raconter le récit très intime de mon histoire transgénérationnelle. J’ose livrer ce précieux témoignage à toute personne désireuse d’un tel voyage, pour ne plus jamais croire à l’impossibilité d’une paix, grâce à ce message.  « Je suis un petit bébé de deux jours, né dans un hôpital tenu par des sœurs dans les années 70. Elles m’ont lavé et bandé tout le bas du corps, comme le voulait la coutume à cette époque. C’est insupportable, j’ai besoin de voir ma maman. Je suis comme une étoile qui veut rejoindre son soleil. Je suis trimballée dans un landau métallique à 4 roulettes dont une vacille. Ce monde terrestre semble imparfait. Arrivée dans le box de ma maman qui fait office de chambre, je la sens cette jeune et belle maman, bien occupée à ses pensées tournées vers mon papa. Elle fait son show pour être vue. Le bébé que je suis est une éponge qui absorbe toutes les informations et émotions. Qu’elle semble souffrir à l’intérieur d’elle, ma maman ! Je suis désespérée car c’est l’Amour que je viens lui amener. Pas le petit amour de nos élans humains, mais le Grand Amour du vibrant Divin. Il est encore en moi, petit bébé sorti du ventre maternel. Je me tords dans tous le sens pour qu’elle me voie, jusqu’à me dresser devant elle, en lui montrant mon plus beau visage Elle n’en veut pas, elle me rejette ! Rien de bien spectaculaire, juste une petite main tendue repoussée en douce que seul le bébé peut percevoir. Mes doigts menus s’en souviennent. J’avais tiré ses cheveux pour la faire réagir. Elle remonte sa mèche en regardant mon papa et la sœur, l’air de rien. Je suis inexistante. Les humains ont tellement à faire, habillés de faux- semblants, tellement à raconter, qu’ils ne voient pas ce petit bébé, rempli de vérité et d’Amour prêt à tout pour leur offrir le ciel. Mon corps est rentré dans la peau du bébé, a mimé maintes fois la scène. Maintenant, c’est l’heure. Au sommet de mes tensions corporelles résonnent les mots qui sonnent la délivrance de mon histoire sans sens. Ma mère a pensé avorter ! Toute jeune de moins de 20 ans, pas la majorité à l’époque, elle ne me voulait pas. L’histoire se répète. Sa propre mère a dû avorter d’une fille conçue avec un Allemand, puis elle fut envoyée de Pologne en France par son père. Et comme une valse à plusieurs temps qui se répète incessamment, ma grand-mère a tenté d’avorter de ma mère avec une aiguille à tricoter. Un mari traînant dans le couloir, devenu menaçant, avait empêché cet accident. Par la porte du matin se cachait un copain, un copain si méchant qu’il aida un Allemand. Par la porte du midi, se cachait un ennemi, un ennemi si gentil, qu’il en fit son ami. Par la porte du soir s’oubliait une armoire, une armoire si bizarre qu’il en fit son miroir. Par la porte du savoir, se cachait quelque part, je ne peux vous le dire car le savoir n’est pas tout ce qu’on peut croire, écrivait ma fille aînée de 7 ans dans un trait d’inspiration. Notre fille cadette avortera à 16 ans d’un enfant conçu avec un jeune homme allemand. N.G.       Pour lire le témoignage en entier  REFLETS n°48 pages 32 à 33     Si ce témoignage vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant    

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Equipe de rédaction Reflets 7 septembre 2023 Aucun commentaire
Nos chers ancêtres
André Cognard

Nos chers ancêtres

  Donner la vie n’est pas une petite affaire. Être parents… Existe-t-il un lien spirituel plus fort que celui-ci ? Aucun d’entre nous n’est au monde pour n’y rien faire. Chacun a une tâche, un devoir spirituel qui commence dès la naissance. En effet, comme déplacer une pierre dans le désert du Sahara en change la configuration, l’individu qui naît change le monde. Et il vivra aussi longtemps qu’il pourra le changer. Mais comment un individu peut-il changer le monde ? Chacun d’entre nous naît de deux groupes eux-mêmes issus de deux groupes et le tout forme un système qui est infini, qui implique tout l’univers. C’est en faisant évoluer l’histoire de ses familles que chaque individu participe à la grande tâche, la résilience de l’humanité, je devrais peut-être dire sa guérison. Chacun d’entre nous insémine, porte et enfante le groupe dont il est issu. La question du transgénérationnel est très souvent abordée par ses aspects négatifs, cet héritage parfois pathologique, souvent pathogène. Les cryptes contenant les secrets de famille, l’histoire traumatique enfouie sous des récits imaginés, inventés pour servir de couvercle à des tombeaux qui ne peuvent être vraiment refermés, tant les souffrances des ancêtres sont encore présentes et s’invitent dans la vie des présents. Ces douleurs qui ont été refoulées, cette accumulation de dénis conditionnent notre quotidien, canalisent nos décisions, musèlent nos aspirations. Nul ne naît sans histoire. Les plus conscients cherchent à comprendre et à réécrire leur histoire pour que le récit soit l’expression de la vérité, les autres s’accrochent à des idées, des quasi-convictions ou des manies, voire même des obsessions pour combattre jour après jour ce qu’ils ne comprennent pas, pour lutter avec les fantômes de leurs ancêtres, ceux-là mêmes qui leur ont donné la vie et qui ont tant besoin d’aide. Car il en est ainsi : des douleurs, des plaies restées ouvertes les retiennent, les empêchent de partir vraiment et ils sont là tout près à attendre un signe de nous. Les avons-nous compris ? Leur avons-nous pardonné les douleurs qu’ils ont laissées passer dans nos vies ? Les avons-nous remerciés pour la vie qu’ils nous ont transmise ? Transgénérationnel ? Ce qui traverse les générations. Et c’est la vie qui chemine à travers nous, parents et enfants, et même si ce flux magnifique véhicule des souffrances, y aurait-il plus grande souffrance qu’il s’interrompe ? Au merveilleux temple Kimpunsen, à Yoshino, nous avions assisté à une cérémonie de Goma Taki et nous fûmes invités par le supérieur du temple à nous rendre dans une autre partie du temple dédiée à la méditation. Nous nous étions joints à un groupe de pèlerins qui partaient en forêt pour trois ans. Le prêtre nous demanda de commencer à méditer puis, quand nous eûmes atteint un certain degré de concentration, il nous pria d’appeler nos ancêtres pour qu’ils viennent méditer avec nous, tout d’abord ceux que nous avions connus puis ceux que nous n’avions jamais  rencontrés, ceux dont nous n’avions jamais entendu parler. Au bout de quelques minutes, l’atmosphère du lieu était chargée d’une puissance et d’une sérénité qui semblaient immobiliser le temps. Nous étions un groupe de quinze et les pèlerins moins d’une vingtaine, mais tous ceux qui ont vécu ce moment rendent compte de la même sensation, je devrais dire de la même conviction : nous étions soudain des centaines. Je rencontrais ce jour-là des défunts dont je n’avais jamais eu conscience. Nous leur sommes redevables de la vie. Je ne dis pas qu’il faut être loyal à ce qui peut nous avoir blessé profondément mais il faut faire des choix, en notre âme et conscience. Au niveau psychique, certains héritages sont inacceptables et nous ne sommes pas obligés de les accepter. Des familles transmettent l’inceste, le meurtre, le suicide par des silences, par des atteintes corporelles qui peuvent aller d’une simple pathologie à des malformations, ou une incommensurable dépression qui clôt les bouches, écrase les sentiments. Mais, si l’on a le courage de pénétrer en soi jusqu’au niveau le plus vrai, celui où rien ne peut mentir, où aucune duperie n’est possible, pas même en étant son propre tricheur, l’on est capable de séparer ce qui nous a été donné de malheur et de s’en détacher pour conserver ce pourquoi l’on doit toujours de la reconnaissance, la vie et l’amour, quand il y en a eu malgré tout. En effet, parfois, dans le véhicule transgénérationnel voyagent côte à côte le pire et le meilleur. Faire le tri du bon grain et de l’ivraie, ce n’est pas mettre les bons d’un côté et les mauvais de l’autre, c’est travailler suffisamment fort avec son âme pour délivrer ceux qui nous ont précédés du mal qu’ils nous ont transmis. Les répétitions qui font ressurgir le drame de génération en génération ont une raison d’être. On répète pour pouvoir modifier le cours de l’histoire du groupe quand celle-ci comporte de la souffrance. Essayer d’approcher cette histoire uniquement avec une conscience raisonnante, c’est-à-dire en ignorant la puissance des émotions qui ont été enterrées avec les cadavres de nos ancêtres, c’est se vouer à la répétition et se faire le serviteur du malheur. Pour lire l’article en entier Reflets n° 48 pages 24 à 27   Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. 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André Cognard 30 août 2023 Aucun commentaire
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