Revue Reflets n°59
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Produit: Revue Reflets n°59
Revue Reflets n°59
Chaque numéro de Reflets contient :
- une partie ACTUALITÉ et SOCIÉTÉ réalisée par l’équipe de rédaction, selon la Méthode Reflets, essayant d’éliminer tout jugement.
- un dossier sur un sujet général faisant le pont entre l’aspect extérieur et la vie intérieure.
- une rubrique “vers la conscience” où de belles personnes sont interviewées ou écrivent sur leur action ou leur vision du monde.
9,20 €
Revue Reflets n°59
LA GUERRE, TOUJOURS LA GUERRE
La guerre, avec le travail, est une très ancienne activité humaine. Dès qu’il y eut deux frères, Caïn et Abel, ce furent deux points de vue différant, allant jusqu’à la mort.
Pour que la guerre se perpétue depuis si longtemps, il faut croire que les humains aiment ça. Il suffit de constater l’ambiance actuelle. Dans les médias, les présentateurs et commentateurs de tous bords se pourlèchent les babines. Voilà du grain à moudre.
On la redoute et on la cherche. On se délecte des avancées glorieuses des uns. On plaint les revers des autres. La guerre c’est l’aventure. On l’a répétée en jeu vidéo mais en vrai, c’est bien plus palpitant. On va la payer – on le sait – mais qu’est-ce que c’est bon !
La guerre est libératrice. Oh, pas de territoires, ça, c’est secondaire. Elle est libératrice de tensions devenues insoutenables. La guerre est un processus inéluctable. Elle décharge des tensions diverses et variées. Elle soulage. Et par là même, elle se justifie.
Elle rebat les cartes. Les chefs des nations sont évidemment sur le pied de guerre, estimant le moment propice pour entrer dans le jeu, leurs chances d’y gagner, quitte à jouer un double jeu. La guerre écrase tous les autres problèmes non résolus.
Comment puis-je écrire une telle horreur ?
Est-ce du cynisme ?
C’est possible mais c’est surtout pour ne pas pleurer sur la souffrance de l’humanité qui n’a pas trouvé d’autre solution.
Le règne humain est héritier du règne animal, de la loi prédateur-chassé, dominant-dominé. C’est inscrit dans ses gènes. Comment lui en vouloir ?
Ce processus anime encore nos activités quotidiennes. Avoir – au détriment de l’autre. Gagner ou perdre. En fait, survivre.
Mais l’humain ne peut pas être que ça : un super prédateur, dévorant tout, y compris ses congénères.
Heureusement non !
Depuis très récemment, 2 000 ans environ, il lui est clairement montré qu’il est destiné à un autre mode de vie, fait d’amour paisible. Mais comment est-ce possible avec un tel capital génétique, historique ? Justement, par la miséricorde sur cet héritage, sur ce que nous sommes. Accepter que nous sommes le produit de notre histoire personnelle et collective. Mais nous pouvons ne pas y donner suite. Arrêter de rendre coup pour coup, car nous savons que nous faisons deux malheureux, notre pair et nous-même, alors qu'apparemment, il y a un vainqueur et un vaincu. Caïn et Abel, deux frères !
Et si nous tentions de les faire coexister ? Vivre ensemble. Depuis notre cœur, en nous, accepter le sauvage, à charge de son frère de lui donner l’amour manquant, seul apaisement possible.
Et soyons modestes. Notre héritage génétique se modifie au rythme de nos actes de paix. Des centaines de milliers d’années ne s’effacent pas en un jour.
La fin de la guerre n’est pas pour tout de suite.

Christian Roesch
Directeur de la publication

La fête, une petite part du ciel
Peu à peu, la notion de fête se met en place. Je vois les défilés militaires, le 14 juillet, l’armistice dont le but est de souder la nation devant les potentiels ennemis. Je pense aux fêtes de la nature, à celle des moissons pendant les vacances dans mon enfance. On leur a souvent greffé des fêtes liturgiques. Saint Vincent ne représente-t- il pas la fête des vendanges ?
Ces fêtes liturgiques appellent la commémoration de ceux qui annoncent le Royaume. Naissance du Christ Jésus, mais aussi de Bouddha, de Mahomet.
Là encore, manifestations collectives pour dire « Nous avons la même espérance. »
Mais le sommet du trépied Fête – Célébration – Réjouissance me semble individuel.
Oui, c’est un état d’esprit.
Qu’en est-il au-dehors ?
Oh, pas de manifestation exubérante, juste un discret sourire attendrissant le visage, même bien ridé.
Et au-dedans ?
La joie du dépassement, du renoncement à soi-même pour se tourner vers les
autres, vers LUI.

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