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Article inédit

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Compléments Revue Reflets

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Article inédit
La prière : une ouverture à l’infiniment Au-Delà
Armelle Dutruc

La prière : une ouverture à l’infiniment Au-Delà

Il existe en nous un désir qui ne peut être comblé que par l’Invisible. Il existe donc en nous quelque chose qui nous parle réellement de Dieu, qui est le lieu d’une vraie rencontre avec lui, même aux heures d’obscurité. C’est ce qu’exprime Armelle Dutruc, au cœur d’une recherche sans cesse reprise, réajustée, orientée vers le Mystère caché. C’est peut-être parce que ce mystère est caché, ajoute-t-elle, que nous découvrons ce que croire signifie et que nous pouvons apprendre à prier. La présence d’un mystère qui nous dépasse La prière, c’est la vie divine devenue vie de notre âme. Cette vie est d’abord obscure, invisible, insensible. Puis la vie d’union se fait plus intime. C’est quelque chose de profond, qui a un goût d’infini. Quelque chose d’à peine perceptible mais qui est notre être même. L’un et l’autre manifestent que nous nous trouvons face à la plénitude du Mystère auquel nous ouvre la plus humble prière. Autrement dit, au cœur d’une attitude de prière, nous devinons la présence d’un mystère qui nous dépasse par son ampleur. Nous nous sentons appelés à revenir toujours vers la prière par la conscience de ne pouvoir trouver ailleurs une réponse adaptée au besoin le plus profond de notre cœur. Rien ne peut être limité à ce qui est visible. Chaque chose apparaît comme ouverte sur un Au-Delà où elle est perçue dans sa vérité. Au dehors – dans le monde visible –, c’est le rayonnement de la vie ; tandis que le foyer se situe au-dedans – dans le monde invisible. L’état de prière est le fruit d’un pressentiment de Dieu comme de l’infiniment Au-Delà qui se laisse deviner au fond de notre cœur et auquel nous acquiesçons, humblement. Adhérer à ce pressentiment, c’est en même temps aller plus loin que celui-ci : c’est aller vers l’Au-Delà qu’il nous révèle. Un Au-Delà que nous ne pouvons saisir, mais qui affleure à notre conscience. Même si notre foi est encore faible, elle nous ouvre à une grâce qui nous dépasse. Nous ne sommes jamais sûrs de nous-mêmes, mais nous savons pourtant ce que nous voudrions être. Si pauvres que nous soyons, nous nous tournons vers l’Invisible – vers Dieu – dans un geste que nous tentons d’esquisser, en toute humilité. De cette humble prière découle un acte de foi dans lequel toute chose prend une autre dimension. L’Innommable formule un appel La prière est la réponse à un appel. Celui à qui il s’adresse l’entend dans le silence de son intériorité et sait qu’il s’adresse à lui. Il s’agit de se laisser conduire, d’accepter d’être dénué de tout, en sachant que Dieu est toujours là. Dieu ne se situe pas dans le lointain. Il est là, plus proche de moi-même que moi-même. Maître Eckhart l’enseigne par la voie du détachement. L’orant comprend que l’état de prière consiste simplement en une présence. Revenir sans cesse à cette présence, c’est reconnaître en elle notre raison de vivre. L’Insondable Divin ne peut s’approcher que par un préalable abandon de soi et du temps, en réponse à cet appel venu de l’intérieur, écrit Marie-Magdeleine Davy : Caché dans l’éternité, face à l’homme dissimulé dans le temps, l’Éternel et le passant ne sont pas des antagonistes. Ils s’interpellent l’un l’autre. L’Innommable formule un appel. À l’homme de répondre, non par sa connaissance de l’essentiel, mais par le oui de sa présence. La voie négative[1] l’emporte sur les affirmations. Puis elle-même s’éclipse. Inconnaissance et connaissance se rencontrent, se lient, se mélangent. Celles-ci se fécondent l’une l’autre[2].  Il convient de persévérer. L’attitude de prière ne peut être atteinte par nos seuls efforts. Elle demeure là encore le fruit d’un pressentiment de Dieu comme de l’infiniment Au-Delà, devant qui rien n’est rien. Ce pressentiment, ne le recevons-nous pas lorsque, au cœur de notre prière, nous devinons la présence d’un mystère qui nous saisit simplement dans sa toute-puissance ? Notre prière est plus vaste que nos limites. Elle se laisse pressentir comme portée dans un courant de vie venu d’ailleurs. Nous ne sommes pas seulement face à un mystère ; nous communions à ce mystère. C’est lui qui nous porte, nous anime, nous vivifie, au-delà de toutes nos pensées. Il est lui-même intimement présent à tout ce qui, dans notre cœur, est un appel vers lui. C’est un mystère qui nous dépasse, et pourtant notre cœur est assez grand pour ne pouvoir être comblé que par lui. Nous ne pouvons l’imaginer comme perdu dans un lointain au-delà. Sa plénitude est proche, intimement présente. Si nous envisageons les choses par rapport à nous, il est impossible de croire en un Dieu si proche, avec lequel nous pouvons avoir accès à une telle intimité, à une si vraie communion de vie. Mais en voyant les choses du côté de Dieu, rien ne peut nous étonner d’une telle plénitude d’amour allant au-delà de tout ce que nous pouvons attendre : « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » (Jn, 14, 21). Dans les moments de désarroi Nous confier à Dieu, c’est nous confier à lui tels que nous sommes, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons. Dans les moments de désarroi ou de détresse, nous pouvons simplement nous rappeler que nous demeurons sous son regard. Lorsque nous ne voyons plus rien de Dieu, Dieu ne voit rien qui doive être interprété comme un refus. Au contraire, en cette détresse même, Dieu discerne un appel et lui seul sait comment accueillir cet appel. Peut-être même faut-il ce vide apparent pour nous faire découvrir que notre vraie prière ne se trouve pas là où nous la cherchions, mais à un niveau plus profond de notre être. Il importe de ne pas chercher à agir comme si nous étions seuls. Nous sommes engagés dans une vie où tout nous dépasse, dans une œuvre qu’un Autre peut seul accomplir en nous-mêmes. En communion avec le monde Lorsque l’on prie en silence, on se trouve à la fois en soi et hors de soi. On

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Armelle Dutruc 2 juillet 2025 Aucun commentaire
L'anecdote de Jacques Besson
Equipe de rédaction Reflets

L’anecdote de Jacques Besson

J’ai reçu le Sadao de Birmanie, c’est le Dalaï-Lama de la Birmanie. Sur conseil du Dalaï-Lama, il est venu visiter la Suisse. Il savait qu’on était assez en avance sur ces questions et il a passé une journée entière avec moi à l’hôpital universitaire. Je lui ai montré tout, la pharmacologie, l’imagerie cérébrale, les psychothérapies, les divisions d’accompagnement des patients, les psychothérapies institutionnelles et aussi la méditation que nous pratiquons à l’hôpital, mindfulness, une méditation laïque, qui est prise en charge par le système de santé. Il a trouvé ça très intéressant. Le soir, nous nous sommes arrêtés un moment et je lui ai demandé ce qu’il pensait de tout ça. Il m’a dit que c’était très bien, très beau. Mais, il m’a dit  : « Est-ce que je peux vous parler sincèrement ? » Je lui dis : « Oui, j’espère bien ». Il m’a dit : « Vous êtes un homme sage mais j’aimerais pouvoir vous dire quelque chose ». Je lui dis : « Je vous en prie ». « Il semble que vous mettez la majorité de vos budgets dans l’étude du cerveau, le traitement des maladies neurobiologiques, les neuroleptiques, la psychopharmacologie. Nous n’avons pas ça en Birmanie. Et puis, il semble que vous écoutez les gens, que vous parlez avec eux, c’est ce que j’ai compris de la psychothérapie que vous pratiquez et c’est vraiment très bien. Mais, vous mettez 80 % de votre budget dans les scanners et les médicaments. Vous mettez 18 % dans la psychothérapie. Mais il semble que vous avez une toute petite activité de méditation dans votre hôpital. À mon intuition, je pense qu’il faut faire le contraire. Je pense qu’il faut mettre 80 % de l’énergie dans l’éducation de la population à la méditation. Il faut mettre peut-être 18 % pour parler avec les gens, c’est important aussi, et peut-être 2 % pour les médicaments. » Il a inversé la pyramide et c’était d’une immense sagesse. Nous sommes très loin de ça en occident. Ça m’a impacté, j’ai trouvé ça très intéressant. Jacques Besson Article inédit annoncé dans Reflets n° 54 page 43

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Equipe de rédaction Reflets 23 décembre 2024 Aucun commentaire
Qui regarde vers Lui resplendira » (Ps 34). « L’essentiel est invisible pour les yeux ».
Equipe de rédaction Reflets

« Qui regarde vers Lui resplendira » (Ps 34). « L’essentiel est invisible pour les yeux ».

  Benoît Standaert, moine-ermite de l’abbaye bénédictine de Saint-André à Bruges, bibliste et théologien, actuellement au monastère Mount St Benedict, à Tunapuna, Trinité et Tobago (un État des Caraïbes), nous partage son accès à l’invisible qui échappe à nos sens. Au-delà des yeux et au-delà du cœur ? « L’essentiel est invisible pour les yeux ». Qui dit cela ? Le Renard, incarnation de la sagesse, à l’adresse du Petit Prince, chez Saint-Exupéry. Les mots : « On ne voit bien qu’avec le cœur » font partie de la citation. Le cœur verrait donc l’invisible ? Saint Paul se réfère à un moment donné à ce qu’aucun œil n’a jamais vu, ni l’oreille jamais entendu, et même ce qui n’est jamais monté dans le cœur de l’humain, mais que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment (1 Co 2,9). Paul cite ici Isaïe (64,3), plus ou moins fidèlement. L’idée est intéressante : l’invisible reste inimaginable, même pour le cœur, mais il est promis et existe déjà auprès de Dieu, c’est « déjà préparé ». Remercier pour ce qui doit encore venir Chez Jean Cassien (Ve siècle), on trouve un maître qui enseigne qu’il ne faut pas seulement remercier Dieu pour les bonnes choses reçues par le passé ou même dans le présent le plus actuel. Il faut savoir « rendre grâces aussi pour ce que nous n’avons pas encore vu ni entendu, ni même imaginé dans notre cœur, mais que Dieu a déjà préparé pour ceux qui l’aiment ». L’abbé du désert invite à cette action de grâces qui pour nous s’étend au futur, alors que ce dernier est présent et actuel pour Dieu, d’un présent éternel, sans avant ni après. La belle chose, c’est que tout en reconnaissant qu’on ne sait pas ce que peut bien être ce bonheur futur, nous en devenons tout joyeux, oui, ardents : « le cœur brûle », « la prière devient du feu » (oratio ignea) ! Si certains se demandent comment « voir » ce qui est déclaré « invisible », eh bien ! il suffit de rendre grâce à Dieu pour le futur qui en Lui, Dieu, est déjà actuel, « déjà préparé ». Quand on interroge Jésus sur l’existence en gloire et que certains espèrent même se trouver à ses côtés, « l’un à la droite, l’autre à la gauche dans ta gloire », – ce sont deux frères qui demandent cela avec grande ardeur ! – qu’est-ce qu’il leur répond ? « Ce n’est pas à moi de vous l’accorder ! C’est pour ceux pour qui Dieu a déjà préparé ces choses ! » Jésus lui-même à la fois ignore ce futur, mais sait que du point de vue de Dieu tout est déjà préparé ! En écoutant ces textes et en les prenant à cœur, il nous faut apprendre à vivre avec un non savoir qui rend le contenu des promesses de fait invisible, mais sachons bien que cet invisible auprès de Dieu est accompli, dès maintenant, en une perfection incommensurable. Parce que Dieu est Dieu. « Dieu invisible » (1 Tm 1,17) Tout ce qui est invisible, certes, n’est pas nécessairement essentiel. Ce qui est certain, c’est que l’invisible qui renvoie au mystère de Dieu demande une culture du silence et de la plus profonde écoute pour rejoindre un parler autre. Veiller la nuit quand tout autour de nous semble « dormir », c’est développer une forme d’attention qui permet à l’Autre de se dire, comme « par la voix d’un fin silence ». Comme pour la prière, la quête de l’Invisible est un chemin où il faut peut-être bien plus désapprendre des choses que d’en apprendre de nouvelles : il faut revenir à l’enfant qui, ne sachant rien, accueille tout. Il faut remonter à ce qui est antérieur à toutes les distinctions et oppositions, pour retrouver le rien d’où tout a pris forme. Il y a un premier Dire qui communique lumière et bénédiction, comme une Source intarissable. Heureux qui a appris à se disposer pauvrement, en parfaite transparence à l’égard de Celui qui « a parlé par les prophètes », comme dit notre Credo. L’invisible a une Face dont saint Bernard osait dire : Facies informata formans (« Face sans forme qui transfigure celui qui la regarde » !) L’invisible, c’est le sans forme ! Dans le remarquable classique chinois, le Tao Te King, on rappelle que la grande Forme est sans forme, le grand Carré n’a pas d’angles. La Source – le Tao – ne prend appui sur rien et ne puise nulle part si ce n’est en soi. Tout le reste se mire à l’autre : « L’homme à la terre, la terre au Ciel et le Ciel au Tao », mais le Tao n’a pas de miroir et n’a que soi comme source de la source. Ne faites pas de Dieu un objet. Il n’est que Sujet Revenons à ce qui est au cœur de toute cette recherche : l’invisible spirituel est Dieu. Oui, Dieu est invisible, échappe à toute représentation, image, métaphore. La grande chose revient à quelque chose de fort simple : qui dit chercher « Dieu » peut dès le départ être engagé sur une route piégée. Car la belle tentation est de faire de Dieu la cible, comme un objet à atteindre. Mais Dieu n’est jamais un objet, voila la chose grave à désapprendre ! Dieu est Sujet, plus sujet que ma propre subjectivité. Dès que nous rejoignons en nous avec grande pureté « la conscience de soi », nous ne sommes pas « en dehors de » Dieu, car il est à l’absolu la Conscience de soi, il est Intériorité souveraine qui habite donc celle que je réalise à l’instant. L’épître aux Hébreux a une manière originale de parler de Moïse : « comme s’il voyait l’invisible » (He 11,27). Bel oxymore : il voit ce qui échappe à toute vue. Il réalise la relation, et l’on peut s’assurer que cela ne réussit que là où il y a inversion. Ferme les yeux et tu verras. L’ardente chercheuse qu’était la philosophe d’origine juive, Simone Weil, parle non pas de « chercher Dieu » comme un objet, mais de « l’attendre) (Attente de Dieu, titre d’un de ses recueils), comme un Sujet – « s’il veut, quand il veut, selon le mode qu’il voudra ». Une dernière question : « Comment vis-tu avec l’invisible ? » Est-ce une bonne question ? Je

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Equipe de rédaction Reflets 23 décembre 2024 Aucun commentaire
¬Marie Milis : L’autolouange, porte vers l’invisible
Christian Geniller

Marie Milis : l’autolouange, porte vers l’invisible

Après des études de mathématiques et d’éducation aux Universités de Louvain en Belgique et de Washington à Seattle aux États-Unis, Marie Milis a enseigné à des jeunes ayant un fort sentiment d’incompétence. Ils calaient à priori, surtout en mathématique. Ayant transformé ses classes en laboratoire où chacun s’expérimentait auteur en mathématiques, force lui était de constater que ses élèves ne s’attribuaient pas leurs compétences et leurs victoires.  Avec eux, pour eux, elle formula alors les trois consignes de l’autolouange (voir encadré en fin d’article). Au vu des résultats individuels et collectifs, elle a développé cette pratique pour l’époque de changement que nous vivons. (Le magnifique film de 12 minutes  produit par Claire Colette et Marie-Jo Jamar, « Je suis mon propre Dieu » disponible sur https://mariemilis.net/ nous plonge dans cette ambiance). Elle accompagne et forme également à l’autolouange des personnes, de toutes professions, de tous âges et de différents pays, désireuses de tenter cette aventure de dignité. Avec son mari Léonard Appel, elle a créée dans les années 90 la revue « Initiations» devenue «Itinéraires» jusqu’en 2007, tout en organisant en Belgique des conférences pour de multiples conférenciers dont Christiane Singer et Annick de Souzenelle. Marie Milis est rayonnante et notre échange inspiré ouvre avec humilité une porte vers un invisible palpable.. Quelle est votre définition de l’invisible ? À l’instant, j’ai envie d’être espiègle. Ma définition serait : ce qui échappe à un regard préhensif. Si nous voulons désigner, cataloguer ou récupérer ce que nous percevons en termes connus, l’invisible se taille. Il ne reste que le filtre. L’invisible a une éthique. Si je me démunis de mes a priori, alors l’invisible mène la danse. Quand pour pratiquer l’autolouange je contemple un support, le plus souvent une œuvre d’art, je rencontre l’invisible, je le perçois, je l’entends. Lorsque je suis totalement plongée, imbibée, dans l’œuvre d’art, les mots qui montent de mon cœur à ma plume disent l’invisible qui est en train de se dévoiler. Nous recevons en naissant les vêtements de l’ego mais cela ne sert à rien de passer notre vie à les décorer. Loin d’être un botox de l’ego, l’autolouange est une pratique d’humilité (en lien avec l’humus) et non de modestie. Comme Marie Balmary je parlerais de la façon dont « l’homme est infusé » d’essentiel, cet invisible qui nous anime. Hugo von Hofmannsthal dit : «  Si l’inaccessible se nourrit de mon être et si l’éternel se sert de moi pour fonder son éternité, est-il encore quelque chose qui me sépare de la divinité ? ». Ce qui nous appelle est la divinisation de l’Homme, sa complétude et sa réalisation. Comment y avez-vous accès et dans quel but ? Je suis très touchée du fait que l’autolouange, qui est en fait une pratique très ancienne, réapparaisse chez nous à l’époque actuelle. Lors des différentes crises que nous avons traversées, nous avons vu la tendance à nous traiter en moutons : obéir et ne pas penser. L’autolouange replace chacune, chacun dans sa splendide et nécessaire singularité. L’invisible se donne par des mots et des images différents pour chacun : les mots viennent d’une source en soi et informe de Soi. L’individu et le collectif y sont ensemble nourris. Hans Peter Dürr, directeur de l’institut Max Planck, qui avait  négocié le moratoire sur le nucléaire avec Reagan et Gorbatchev, observait que toute l’histoire humaine était animée de deux mouvements antagonistes et complémentaires : individualisme, prendre soin de soi, et  solidarité, se fédérer pour survivre. Actuellement, nous accentuons l’individualisme, de façon monomaniaque, au détriment du collectif. L’autolouange est précieuse : elle tisse ensemble le lien à soi et le lien à l’autre. Lors des proclamations, nous expérimentons une communion : le groupe devient un « cercle de bienveillance. »  Nous ne sommes pas dans la comparaison mais l’expansion de soi, partagée. Là, nous pouvons avoir accès à l’invisible. Qui rencontrez-vous dans l’invisible ?    J’ai vécu dans un monastère Zen. Je me demande si la version occidentale du zen n’est pas le « Je » sans ego, connecté de l’autolouange. Ce Je d’une connexion fluide à l’invisible. Difficile à nommer alors que c’est justement une zone qui échappe à la désignation, au mot, au nom. Je peux être inspirée par ce qui émane de « l’invisible » et le rencontrer, étonnée, dans cette proclamation poétique. Notre culture s’est construite avec prégnance de l’ego dans le « je ». Parler d’un JE sans Ego est presque une antithèse alors que cela devrait être une source. Notre culture, qui met l’accent sur la valeur morale de la modestie, démonise le « Je », celui de l’Ego. Pourtant l’écoute humble et attentive de ce qui émane en « je » est le passage obligé pour restituer ce lieu du soi, de la grandeur et de la splendeur. Si on se limite au « je » de l’enveloppe corporelle, nous sommes obligés de faire intervenir des facteurs externes, comme le ciel, les saints, un Dieu institutionnalisé pour nommer ce qui devrait être l’évidence fondatrice. L’erreur de 2000 ans de christianisme a été de mettre Dieu à l’extérieur de nous. La racine même du mot «péché » est « l’écart ». Dieu est ce qui nous anime, ce que l’on rencontre, le principe, l’évidence. Tolstoï a écrit un texte magnifique à propos de Pierre Bezoukhov. « Autrefois, il ne savait voir en rien le grand, l’inconcevable, l’infini. (…) Il regardait au loin. (…) Maintenant, il avait appris à voir la grandeur, l’éternité, l’infini en tout. » Pourtant, écrit Tolstoï, Quelque chose manquait (à ces paroles) ; elles avaient quelque chose d’étroitement personnel, de cérébral ; il leur manquait l’évidence. »  De cette évidence Christiane Singer a été foudroyée en sa fin de sa vie : « Ce qui est bouleversant, c’est que quand tout est détruit, il n y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment.

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Christian Geniller 22 décembre 2024 Aucun commentaire
Dans les pas de Marie-Magdeleine Davy
Christian Geniller

Dans les pas de Marie-Magdeleine Davy

Rencontre avec Armelle Dutruc En tant que chargée d’études documentaires aux Archives départementales des Deux-Sèvres, Armelle Dutruc a réalisé le classement des 31 mètres d’archives de la philosophe et médiéviste Marie-Magdeleine Davy (1903-1998). Nous interviewons une femme passionnée par l’œuvre de cette philosophe, et qui respire la joie de transmettre ce qu’elle a reçu d’elle. Son ouvrage, bien référencé, nous plonge dans l’esprit d’une femme de lettres engagée dans la vie intellectuelle et spirituelle du XXe siècle, qui eut à cœur de concilier philosophie et spiritualité. Qu’est-ce qui vous a amené à écrire cet ouvrage ? Un producteur d’émissions sur France Culture est venu aux Archives départementales pour consulter les archives de Marie-Magdeleine Davy qui n’étaient pas encore classées. Ce producteur ayant attiré notre attention sur l’importance de ces archives parmi tant d’autres – je ne connaissais pas Marie-Magdeleine Davy –, ma direction, en accord avec le Conseil départemental, a décidé le classement de ce fond. Je m’y suis donc attelée. D’emblée, je me suis sentie en communion avec cette pensée philosophique et spirituelle qui m’a permis de mettre des mots sur ce que je ressentais confusément. Ceci m’a donc fait avancer dans mon propre questionnement intérieur, qui est d’être taraudé par la recherche du sens de la Vie. En parallèle de mon travail de classement, je me suis procuré bon nombre d’ouvrages de Marie-Magdeleine Davy afin d’avoir une vue d’ensemble. Pour citer deux de ses ouvrages les plus connus, son essai La Connaissance de soi développe l’axe philosophique de sa pensée, tandis que son essai L’homme intérieur et ses métamorphoses développe l’axe spirituel. Marie-Magdeleine Davy s’est d’abord intéressée aux moines et théologiens mystiques du XIIe siècle, tels Bernard de Clairvaux et Guillaume de Saint-Thierry – ses « compagnons de route », d’autant qu’au XIIe siècle, philosophie et spiritualité se rejoignaient intimement. Elle s’est aussi intéressée à la spiritualité cartusienne, avec notamment Guigues II de Chartreux dont elle a traduit et commenté les Méditations. Puis elle a découvert les mystiques rhénans des XIIIe et XIVe siècles, en particulier Maître Eckhart pour qui l’expérience spirituelle emprunte le chemin de l’intériorité et du détachement de soi. Plus tard, elle se rapprochera aussi de la mystique orientale chrétienne, c’est-à-dire de l’orthodoxie. En quête de l’Absolu dès son enfance, Marie-Magdeleine Davy demeurera toujours ouverte aux diverses traditions d’Orient et d’Occident, sans pour autant s’écarter de sa propre voie. C’est ce qui me rend proche d’elle. L’œuvre de Marie-Magdeleine Davy m’aura permis permis d’avancer dans ma propre recherche de l’Absolu, même si, dans le domaine spirituel, rien n’est jamais acquis mais voué à des approfondissements successifs. Tout en étant enracinée dans l’existence humaine, la recherche intérieure nous conduit, au fil des événements de notre vie, vers l’invisible, l’infini, l’au-delà. Un peu à la manière de Marie-Magdeleine Davy, je me sens à la frontière de deux voies : le visible et l’invisible. Je suis très attachée à cette pensée de Marie-Magdeleine Davy qui considère que « si l’homme biologique est lié au temps, l’homme intérieur appartient à l’éternité. L’éternité ne se présente pas comme une négation du temps, un avant et un après le temps. C’est à travers le visible que j’accède à l’invisible, à travers le fini que je débouche sur l’infini, et c’est à travers le temps que ma démarche s’ouvre sur l’éternité[1] ». Nous allons sans cesse du monde visible au monde invisible – c’est-à-dire de l’extériorité à l’intériorité –, et vice-versa. Ces deux mondes, loin de s’opposer, s’imbriquent et se complètent. Cela ne change rien aux événements de notre vie, mais nous portons alors sur eux un regard plus intériorisé qui nous permet de discerner l’absolu du relatif, le réel de l’illusoire. Tout être possède en lui-même une dimension à la fois humaine et spirituelle, surnaturelle pourrait-on dire. Écrire me permet de partager avec d’autres ce que je perçois et vis intérieurement. Dans mon désir de partage, j’obéis à une sorte de « nécessité intérieure ». L’écriture de l’ouvrage vous a-t-elle enseigné sur l’invisible ? Je ne dirai pas que ce travail d’écriture m’a donné directement des réponses ou des enseignements. Il m’a plutôt amenée à modifier mon propre « positionnement » en prenant appui sur celui de l’« homme intérieur » que l’auteur définit comme étant « la posture d’un homme universel engagé dans un questionnement existentiel ». J’en retire une certaine paix et une certaine joie intérieures, signes de l’Invisible déjà présent au fond de tout être. Cette paix et cette joie ne sont pas à envisager au sens habituel des termes ; elles ne suppriment nullement les épreuves de la vie. Après un temps de recul nécessaire, les épreuves peuvent être appréhendées différemment : elles n’écrasent pas, ou tout au moins pas en permanence, malgré les inévitables retours vers ce qui a pu être dépassé durant quelques instants. C’est pourquoi la connaissance est importante, mais il arrive un moment où l’expérience prend toute son ampleur, devient irremplaçable. C’est en soi-même que naît et se développe la recherche authentique. La vie intérieure anime et inspire le cœur de l’être. Elle est le fondement même de la connaissance., J’envisage désormais la vie dans une perspective plus vaste, une ouverture vers le monde invisible. Dans le prolongement de cette perspective, j’ajouterai, à la suite de Marie-Magdeleine Davy, que le but de l’existence réside dans un constant passage du temps à l’éternité. L’éternité n’est pas seulement demain, mais également aujourd’hui. « Si je ne suis pas dans l’éternité, écrit Marie-Magdeleine Davy, pourquoi m’y trouverais-je introduite demain[2] ? » Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Il me semble aussi que, au cours de notre recherche intérieure, nous pouvons tous entrevoir un jour ou l’autre, dans notre « dimension de profondeur » selon l’expression de Marie-Magdeleine Davy , des « points de lumière » ou encore des « points d’éternité » qui nous aident à avancer malgré des temps d’obscurité inévitables. Ces repères lumineux nous invitent à poursuivre notre marche vers la Lumière invisible, éternelle. Notre parcours intérieur

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Christian Geniller 21 décembre 2024 Aucun commentaire
Les minorités religieuses dans l'œil des cyclones médiatiques : De BAYS à MISA
Willy Fautré

Les minorités religieuses dans l’œil des cyclones médiatiques : De BAYS à MISA

Le Parlement latino-américain au Panama a accueilli l’une des plus importantes réunions sur la liberté religieuse de ces derniers temps. M. Fautré a expliqué aux politiciens, diplomates et universitaires présents comment les médias coopèrent avec des procureurs partiaux pour diffuser des fausses nouvelles sur des groupes stigmatisés comme étant des « sectes ». Introduction Le droit à la liberté de pensée, d’opinion et d’expression est une valeur sacrée qui doit être protégée contre vents et marées dans les régimes dictatoriaux et totalitaires. Dans les pays démocratiques, la liberté des médias doit également être chérie et préservée de toute forme d’ingérence et de prise de contrôle par des partis politiques ou des puissances financières. Dans nos démocraties, les médias et les journalistes sont censés respecter les normes éthiques inscrites dans leur charte professionnelle, à l’instar du serment d’Hippocrate pour les médecins. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, en particulier lorsqu’ils traitent de questions liées aux minorités religieuses dont les doctrines, les pensées non conventionnelles et les pratiques de vie s’écartent de la pensée, de l’état d’esprit et des comportements dominants. Dans de tels cas, la tentation du sensationnalisme prévaut souvent, généralement pour de simples raisons commerciales. Les boucs émissaires habituels sont les Témoins de Jéhovah, l’Église de Scientologie, toutes sortes d’églises chrétiennes minoritaires, Hare Krishna ou des groupes de yoga ancrés dans des philosophies culturelles « étrangères ». Ils sont qualifiés de « sectes », terme qui a de facto une connotation négative. La terminologie utilisée par les médias est un problème en soi Les Nations Unies, la Cour européenne des droits de l’homme et d’autres organisations internationales utilisent des terminologies neutres pour nommer toute communauté religieuse ou de croyance dans leurs déclarations, rapports ou décisions judiciaires. Les médias et les autres acteurs de l’information et de la communication en Europe ne suivent pas cette norme et cette pratique éthiques, mais optent pour une dénomination discriminatoire et désobligeante de ces groupes parce qu’elle est plus vendeuse, la plupart du temps sans risque de poursuites. La catégorisation de certains groupes religieux, spirituels ou de croyance en tant que « sectes », qualifiées en outre de dangereuses, nuisibles ou totalitaires, est avant tout le fait d’anciens membres mécontents de ces mouvements qui veulent se venger. Quels sont les mécanismes qui génèrent la stigmatisation, l’hostilité et l’intolérance ? Un certain nombre de grands médias et d’agences de presse, qui manquent de culture et d’expertise religieuses, reproduisent souvent des déclarations unilatérales d’anciens membres sans enquêter et vérifier si elles ne sont pas biaisées et s’il ne s’agit pas de fausses accusations, de « fake news » ou de mensonges grossiers. Elles contribuent ainsi à un climat de suspicion, d’intolérance, d’hostilité et de discrimination qui peut avoir des conséquences dramatiques dans la vie personnelle et professionnelle des membres des minorités religieuses ou de conviction et de leurs enfants à l’école. Le rôle irresponsable de certains médias peut inciter à des discours de haine, à des crimes de haine, à des actes de violence contre des croyants pacifiques ou contre des édifices religieux ou communautaires, voire à des homicides. Les acteurs des médias qui manquent de vigilance ou qui sont mus par l’argument que les histoires sensationnelles se vendent bien ont leur part de responsabilité dans la stigmatisation et la diabolisation de certains groupes religieux ou de croyance et de leurs membres. Les accusations infondées amplifiées par les médias n’influencent pas seulement l’opinion publique et renforcent les stéréotypes. Elles façonnent également les idées des décideurs politiques qui, dans un nombre croissant de démocraties occidentales, prennent des mesures discriminatoires restrictives spécifiques, stigmatisant et diabolisant davantage certaines minorités religieuses ou de conviction. Notre organisation, Droits de l’homme sans frontières, a travaillé dur pour démystifier les fake news et les accusations infondées, en enquêtant sur des cas concrets avec l’aide de chercheurs en sciences religieuses et d’avocats, en publiant des décisions de justice rétablissant la vérité, et surtout en partageant systématiquement les résultats de ses recherches avec des journalistes et des membres du Parlement. L’un de ces cas, parmi d’autres en Europe et en Amérique, que nous avons couvert concerne l’école de yoga de Buenos Aires en Argentine au cours des deux dernières années. Quel est le cas de l’école de yoga de Buenos Aires (BAYS) en Argentine ? Le 12 août 2022, dans la soirée, des policiers du SWAT entièrement armés ont forcé la porte d’entrée d’un café situé au rez-de-chaussée d’un immeuble de dix étages dans un quartier de classe moyenne de Buenos Aires, où une soixantaine de personnes âgées d’une soixantaine d’années assistaient à un cours de philosophie dans le calme. Ils sont entrés de force dans le bâtiment qui était le siège de l’école de yoga de Buenos Aires et qui comprenait 25 appartements privés et les bureaux professionnels d’un certain nombre de ses membres. Ils sont montés dans tous les locaux et, sans frapper ni sonner, ils ont violemment ouvert toutes les portes par la force, les endommageant gravement. Certains résidents qui couraient après eux ont essayé de leur donner les clés pour qu’ils puissent entrer sans détruire les entrées, mais leur offre pacifique a été ignorée. La police voulait filmer toutes les parties de l’opération qui étaient « utiles » pour justifier la répression ordonnée par les procureurs d’une agence d’État appelée PROTEX, qui s’occupe de la traite des êtres humains, de l’exploitation du travail et de l’exploitation sexuelle. Des scènes similaires se sont déroulées à Buenos Aires pendant toute la nuit, dans d’autres appartements privés d’étudiants de BAYS, pour un total de 51 descentes. Dans l’un de ces appartements, un homme a été violemment battu par la police sans raison (il s’est avéré plus tard qu’ils l’avaient confondu avec quelqu’un d’autre). En tout, vingt personnes ont été arrêtées. L’opération avait « mystérieusement » été divulguée aux médias et le lendemain matin, ils étaient tous remplis d’images et de vidéos commentées de manière partiale par les procureurs. Depuis lors, l’école de yoga de Buenos Aires (BAYS) a été clouée au pilori par les médias argentins. Plus de 400 nouvelles et articles ont décrit l’école comme une

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Willy Fautré 30 octobre 2024 Aucun commentaire
Père Pédro, un phare pour notre humanité
Christian Geniller

Père Pedro, un phare pour notre humanité

Ce samedi 8 juin a pris des couleurs d’automne  quand nous arrivons au beau milieu de la campagne auvergnate, dans le village d’Aigueperse près de Clermont-Ferrand. Accueillis chaleureusement par les membres de l’association « naître à Safata » dans la cure paroissiale, le père Pedro ne tarde pas à nous rejoindre, embrassant tendrement ses amis, venus l’écouter témoigner de l’évolution de son œuvre à Madagascar avant le repas et la conférence à suivre. Rien n’est compliqué avec père Pedro. Assis autour de lui, nous l’écoutons attentivement : « Il faut d’abord aider en respectant les gens, pour les révéler » confie-t-il. « Et vous, je vous aime trop, je ne suis pas venu pour vous endormir mais pour vous réveiller ». Ses mots réveillent et touchent au plus profond l’être humain qui sait entendre sa parole. Il poursuit : « Le pape a dit : pour être reconnu des brebis, il faut avoir l’odeur des brebis » signant d’une phrase son goût pour l’humilité car « ce sont les actes qui comptent et non les mots ». 50 ans qu’il vit avec ceux qui « ont la faim au ventre », ceux qui « n’ont pas assez à manger » pour qui une distribution de pain dans la rue devient un évènement. Pouvons-nous réellement savoir ce qu’ils vivent ou même l’imaginer ? Il parle d’un peuple debout, fier de ses ancêtres qui veut vivre. « Mais comment peut-on se développer quand nos routes nationales ne sont pas meilleures que vos routes de campagnes ?» s’interroge-t-il. « Et toutes ces guerres qui dépensent l’argent pour détruire au lieu de reconstruire les plus pauvres ». Sa sincérité et son courage sont contagieux. Nous sommes bien ensemble à l’écouter et parfois ses yeux se remplissent d’une lumière enfantine qui attire. «Les enfants de Madagascar m’aident à garder mes yeux d’enfants » nous souffle-t-il. Et puis Jésus « il m’a conquis à l’âge de 6 ans. Ma mère m’a rappelé que j’étais sorti de la maison avec un bâton à cet âge pour le défendre quand elle m’a raconté qu’il avait été cloué sur la croix ». Et puis il enchaîne sur sa vocation : « Je ne suis pas devenu prêtre pour rester dans un bureau mais pour marcher sur les traces de Jésus. Il a toujours marché, de village en village. On n’est jamais aussi convaincu qu’en pleine marche face à l’adversité et si on dit assez, c’est le début de l’ankylose, notre foi et notre esprit diminuent ». Soulignant l’humilité de la présidente de l’association, Georgette Koenig, et de ses membres, ses mots réchauffent et encouragent. « Si nous voulons parler au nom de l’évangile, nous ne pouvons pas être hautains. Jésus a toujours pris la dernière place, dans tous les sens. Il n’a jamais demandé de pierres précieuses ». Chez lui, à Madagascar, un stade ou une carrière de pierre servent à rassembler 10000 personnes pour les joyeuses messes dominicales. « Nous prions partout, pas seulement dans les églises ». De la venue émerveillée du pape à AKAMASOA (association « les bons amis » du père Pedro) chez lui à Madagascar, il évoque la joie respectueuse du peuple malgache autour de François, tellement nombreux à célébrer l’esprit saint que l’homme du « Laudato si » lui glissera à l’oreille qu’il n’oubliera jamais cette ferveur : « J’ai vu une lumière dans la cité de l’amitié, partagez-la dans tout Madagascar et au-delà des frontières car tout ce qui est lumière, tout ce qui est beau, amour et vérité n’a pas de frontières ». C’est dans cet esprit que, le lendemain, en officiant dans l’église de Saint Pardoux, près d’Aigueperse, il fait rayonner, en compagnie d’un prêtre malgache et d’un diacre, les mots des textes sacrés. « Je parle aux humains, pas aux statues des églises qui ne répondent pas. Et regardez cette couronne en or sur la tête de Jésus, lui qui en avait une en épine. Soyons simple, mes amis». Et ils sont nombreux en ce dimanche brouillardeux à braver le mauvais temps pour remplir l’église ! « Voyez, dehors il y a le brouillard, la chaleur est là en chacun de nous. Nous avons à faire grandir l’homme intérieur et non l’homme extérieur qui veut dominer l’autre». Père Pedro n’impose rien, restant disponible à tous. Et quand nous lui demandons s’il dialogue avec des saints, il sourit : « Il vaut mieux s’adresser au bon dieu qu’à ses saints. Je m’adresse à Jésus pour demander ». Avant l’interview prévue de RCF faisant suite à la messe, nous lui partageons que nous avons été touchés par sa prise de parole. Il nous renvoie à « l’esprit divin » car rien ne semble lui appartenir…pour l’instant d’après, jouer au football avec un enfant dans une salle des fêtes aux allures de stade juste avant le déjeuner. Pedro aime l’esprit d’équipe, celui qui fait grandir l’humain en fraternité. « Je voulais être prêtre footballeur, alors j’ai dit au père supérieur que mon idée était d’aller chercher les gens où ils étaient le dimanche. Au stade. Je marquerais des buts, j’aurais des fans. Mais il a refusé et m’a demandé de choisir. Je suis devenu prêtre tout en continuant le football. J’ai même joué la coupe de France en troisième division dans les années 70 » s’amuse-t-il. Père Pedro n’est pas venu en France pour briller mais pour faire vivre 30000 malgaches, parmi les plus pauvres de la planète. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don.  Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. « Je ne demande rien et j’accepte l’aide quand elle est faite avec amour. Même la plus petite avec sincérité sera toujours bien meilleure qu’une grande aide faite avec arrogance. Si vous gagnez de l’argent de façon juste, partagez-le pour ceux qui ne peuvent même pas manger. Mais comment se fait-il que l’humain, si intelligent, puisse créer des I phones et ne soit pas capable d’inventer une société d’amitié, de justice, de fraternité et de savoir vivre ensemble ? » lance-t-il en levant les yeux au ciel, lui le fils de croyants parents slovènes qui ont fui la Yougoslavie et le communisme pour l’Argentine, terre d’accueil d’après guerre où les mélanges de nationalité

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Christian Geniller 16 juillet 2024 Aucun commentaire
Qui sait jouer? Gitta Mallasz
Gitta Mallasz

QUI SAIT JOUER ? Gitta MALLASZ

  Voici un inédit de Gitta Mallasz sur le jeu publié seulement dans les Cahiers d’Art’As en Juin 1991   Je vais vous livrer le secret d’un des Chemins les plus rapides, et c’est mon secret. Je fais souvent mon petit prêchi-prêcha à qui veut bien l’entendre. Je prêche très sérieusement mon évangile personnel : « Surtout ne te prends pas au sérieux : joue ! » On m’écoute attentivement parce que j’ai une réputation sérieuse, puis on se détourne avec un soupir : « Elle déraille avec l’âge, la pauvre ! » C’est peut-être vrai, mais je trouve ma sénilité assez positive… Si vous saviez comme toute la richesse de la vie est attirée par celui qui joue ! Tout pétille… tout devient léger. Même ce monstre – la mort – me sourit : « N’aie pas peur ! Par moi un jeu autre, tout à fait autre, un jeu sublime va  commencer. » SI L’ENFANT JOUE, IL S’OUBLIE LUI-MÊME, IL OUBLIE SON MOI. VOILÀ CE QUE LE NOUVEAU JEU CRÉE. L’ENFANT QUI NE SAIT PAS JOUER SEUL EST MORT.    [157] Oui, je vous le dis sérieusement, profondément convaincue que le jeu est la Voie la plus directe pour atteindre CELUI qui a inventé le Grand Jeu de la Création. Mais je le dis en vain. On ne me croit pas. C’est trop simple, voire même simpliste. Aujourd’hui, c’est le compliqué à qui on fait confiance. Pourtant, c’est le compliqué qui étouffe la vie. Aurions-nous peur de perdre notre importance ? De perdre le sérieux de notre petite personne ? Le sérieux de nos problèmes ? Le sérieux de nos malheurs ? Jouer est tout juste permis à la maternelle. Et pourtant : NOTE QUI SE RÉJOUIT ET DE QUOI. LÀ OÙ L’HOMME NE PEUT PAS SE RÉJOUIR, LÀ EST LA POMME. […]                                                [169] LA POMME DU SAVOIR.                                               [168] Le Savoir pourrait lui aussi servir la joie de vivre. Mais le plus souvent, il l’enterre… Quel est donc ce « nouveau jeu » dont tu parles ? TU ES BALLE ET JOUEUR À LA FOIS.                          [165] Qu’est-ce que la balle ? Serait-ce mon être créé, mon être temporel ? Qu’est-ce que le joueur ? Serait-ce mon être créateur, mon être intemporel ? Et le jeu ? Serait-ce les deux à la fois, Ciel et Terre unis dans l’acte ? Oui, je sens que je suis sur la bonne piste… mais il y a un « mais »… Ah ! j’y suis : ce n’est pas par n’importe quel acte que se fait cette union. APPRENDS À JOUER, NON PAS AVEC LE CORPS MAIS PAR LE CORPS.                                                       [157] Non pas « avec », mais… « par » ? Je comprends, c’est clair maintenant. Si je joue avec le corps, mon jeu est gentil, divertissant, superficiel : c’est le jeu de la créature. Si, par contre, le Maître du Jeu joue par moi, c’est mon Service divin qui s’accomplit. SI TU POUVAIS UNE SEULE FOIS GOÛTER LE JEU OÙ TU T’OUBLIES !                                                           [158] Le jeu avec le corps, c’est l’ancien jeu, le jeu compétitif. (Il serait d’ailleurs plus juste d’appeler les Jeux Olympiques : Compétitions Olympiques). Le jeu par le corps… je crois bien qu’il n’a encore jamais existé. TU VAS INVENTER DES JEUX MERVEILLEUX. ÉCOUTE BIEN : JE TE SOUFFLERAI À L’OREILLE DES JEUX TOUT À FAIT NOUVEAUX.                         [157] – Mais à quoi les reconnaîtrai-je ? – Tout se réjouira. La matière… le temps… l’espace… les forces… et le joueur. LES FORCES TE FONT TOURNER ET TE BALLOTTENT OU C’EST TOI QUI LES FAIS TOURNER. GRANDE EST LA DIFFÉRENCE !                                    [158] Après ce jeu individuel vient infailliblement le Jeu avec d’autres. Pour moi, le jeu par excellence se fait en Équipe. Il est plus riche, plus varié en couleurs… plus inattendu. Et la complémentarité des co-équipiers intensifie l’ambiance. En Équipe, le Jeu divinement vivifiant est possible, mais à une seule condition : que personne ne se prenne au sérieux. Comment se forme cette Équipe ? Par quelles lois ? Je crois qu’elle se forme en premier lieu par l’harmonie des voix. Mais c’est une harmonie qui ne peut être entendue que par la nouvelle oreille. SI TA VOIX SONNE PURE, SANS MENSONGE, SANS DÉFORMATION, SANS INTENTION, SI TU NE FAUSSES PAS TA VOIX, C’EST SEULEMENT AINSI QUE TU SERS L’HARMONIE.    [113] Mais c’est extrêmement délicat et difficile ! Devrai-je me surveiller dorénavant… être aux aguets… me contrôler constamment… pour qu’aucune intention ne se glisse dans ma voix ? Mon Dieu ! Je crois que je comprends tout de travers ! Si je me surveillais constamment, je me donnerais à nouveau une fausse importance, même si c’est une importance vertueuse, une importance disciplinée. TU VOIS LE MIRACLE VENIR SEULEMENT SI TU L’OUBLIES. C’EST LE SECRET DES SECRETS.                                  [113] Dans la vraie Équipe, chacun connaît ce secret. Dans la vraie Équipe, chacun rehausse l’autre, le vivifie là où il ne sait pas encore jouer… là où sa vie ne chante pas encore en lui. Le jeu tout seul prépare au jeu de l’Équipe. L’harmonie de l’Équipe prépare au jeu du Grand Orchestre. Le jeu du Grand Orchestre prépare à la Création. Une nouvelle symphonie déferle sur notre terre… Des harmonies jamais entendues résonnent… créent… et s’évanouissent. D’autres résonnent à leur tour… créent… et s’évanouissent. Et celui qui joue dans l’Orchestre de l’Univers s’oublie dans l’Ivresse de la Création. VOTRE CHEMIN EST CE QUI N’A PAS ENCORE EXISTÉ : CRÉATION PAR LA FORCE, LA FORCE SACRÉE, FORCE QUI VIENT DE DIEU, QUI RETOURNE À DIEU, DANS LA JOIE DE L’IVRESSE : CIRCULATION DIVINE.    [360] PS : Je crois qu’en ce moment la cacophonie sur terre est telle que les Anges embauchent même des musiciens débutants… mais de bonne volonté. Publié dans les Cahiers d’Art’As n°18      

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Gitta Mallasz 24 mars 2024 Aucun commentaire
Gitta Mallasz

ENJOUÉ

       Inauguration du Centre Gitta Mallasz Samedi 24 juin 2006    Un jour comme tous les autres… et pourtant tout à fait autre. Je le pressens : aujourd’hui tu es enjoué, mon Ange. Rien d’extraordinaire ne se passe… mais tout vibre à un autre rythme. Je regarde mon petit jardin : les tulipes percent déjà la terre… Qu’il est joli, mon jardin ! Soudain tu me le fais voir autrement : c’est Dieu lui-même qui perce la terre… qui s’efforce vers sa propre lumière. C‘est Dieu qui s’y enterre et qui ressuscite… qui Se quitte et Se retrouve dans Son jeu d’amour éternel, dans le circuit de Ses forces divines. Aujourd’hui cela se joue devant mes yeux émerveillés… Ici même, dans mon joli jardin. Oui, tu es enjoué, mon Ange. Tu joues même avec les mots que j’écris. D’un coup… et ils ne sont plus les miens… tu les prends… Et ils prennent un éclat lumineux. Puis tu les quittes et ils retombent – ternes. Tu vas et tu viens… tu joues à cache-cache, tu disparais et tu re-apparais en moi aussi, et je cours après toi, essoufflée. J’ai oublié de jouer, depuis longtemps, depuis très longtemps. D’ailleurs, qui parmi nous sait encore jouer ? Bien sûr, les gens jouent sérieusement leur jeu… Mais sont-ils enjoués ? Etre enjoué est un état d’âme léger, léger, léger. Là est ton terrain de jeu, mon Ange ! Et c’est curieusement ma lourdeur terrestre qui attire infailliblement ta légèreté divine. Alors, pourquoi m’inquiéter de ma lourdeur ? Qu’il soit béni, cet aimant qui t’attire à coup sûr ! Qu’il soit béni !   Inédit de Gitta Mallasz – Journal du 13 mars 1992  

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Gitta Mallasz 29 février 2024 Aucun commentaire
Qui sait jouer ? Gitta Mallasz
Gitta Mallasz

 QUI SAIT JOUER ?  Gitta MALLASZ

Voici un inédit de Gitta Mallasz sur le jeu publié seulement dans les Cahiers d’Art’As en Juin 1991   Je vais vous livrer le secret d’un des Chemins les plus rapides, et c’est mon secret. Je fais souvent mon petit prêchi-prêcha à qui veut bien l’entendre. Je prêche très sérieusement mon évangile personnel : « Surtout ne te prends pas au sérieux : joue ! » On m’écoute attentivement parce que j’ai une réputation sérieuse, puis on se détourne avec un soupir : « Elle déraille avec l’âge, la pauvre ! » C’est peut-être vrai, mais je trouve ma sénilité assez positive… Si vous saviez comme toute la richesse de la vie est attirée par celui qui joue ! Tout pétille… tout devient léger. Même ce monstre – la mort – me sourit : « N’aie pas peur ! Par moi un jeu autre, tout à fait autre, un jeu sublime va  commencer. » SI L’ENFANT JOUE, IL S’OUBLIE LUI-MÊME, IL OUBLIE SON MOI. VOILÀ CE QUE LE NOUVEAU JEU CRÉE. L’ENFANT QUI NE SAIT PAS JOUER SEUL EST MORT.    [157] Oui, je vous le dis sérieusement, profondément convaincue que le jeu est la Voie la plus directe pour atteindre CELUI qui a inventé le Grand Jeu de la Création. Mais je le dis en vain. On ne me croit pas. C’est trop simple, voire même simpliste. Aujourd’hui, c’est le compliqué à qui on fait confiance. Pourtant, c’est le compliqué qui étouffe la vie. Aurions-nous peur de perdre notre importance ? De perdre le sérieux de notre petite personne ? Le sérieux de nos problèmes ? Le sérieux de nos malheurs ? Jouer est tout juste permis à la maternelle. Et pourtant : NOTE QUI SE RÉJOUIT ET DE QUOI. LÀ OÙ L’HOMME NE PEUT PAS SE RÉJOUIR, LÀ EST LA POMME. […]                                                [169] LA POMME DU SAVOIR.                                               [168] Le Savoir pourrait lui aussi servir la joie de vivre. Mais le plus souvent, il l’enterre… Quel est donc ce « nouveau jeu » dont tu parles ? TU ES BALLE ET JOUEUR À LA FOIS.                          [165] Qu’est-ce que la balle ? Serait-ce mon être créé, mon être temporel ? Qu’est-ce que le joueur ? Serait-ce mon être créateur, mon être intemporel ? Et le jeu ? Serait-ce les deux à la fois, Ciel et Terre unis dans l’acte ? Oui, je sens que je suis sur la bonne piste… mais il y a un « mais »… Ah ! j’y suis : ce n’est pas par n’importe quel acte que se fait cette union. APPRENDS À JOUER, NON PAS AVEC LE CORPS MAIS PAR LE CORPS.                                                       [157] Non pas « avec », mais… « par » ? Je comprends, c’est clair maintenant. Si je joue avec le corps, mon jeu est gentil, divertissant, superficiel : c’est le jeu de la créature. Si, par contre, le Maître du Jeu joue par moi, c’est mon Service divin qui s’accomplit. SI TU POUVAIS UNE SEULE FOIS GOÛTER LE JEU OÙ TU T’OUBLIES !                                                           [158] Le jeu avec le corps, c’est l’ancien jeu, le jeu compétitif. (Il serait d’ailleurs plus juste d’appeler les Jeux Olympiques : Compétitions Olympiques). Le jeu par le corps… je crois bien qu’il n’a encore jamais existé. TU VAS INVENTER DES JEUX MERVEILLEUX. ÉCOUTE BIEN : JE TE SOUFFLERAI À L’OREILLE DES JEUX TOUT À FAIT NOUVEAUX.                         [157] – Mais à quoi les reconnaîtrai-je ? – Tout se réjouira. La matière… le temps… l’espace… les forces… et le joueur. LES FORCES TE FONT TOURNER ET TE BALLOTTENT OU C’EST TOI QUI LES FAIS TOURNER. GRANDE EST LA DIFFÉRENCE !                                    [158] Après ce jeu individuel vient infailliblement le Jeu avec d’autres. Pour moi, le jeu par excellence se fait en Équipe. Il est plus riche, plus varié en couleurs… plus inattendu. Et la complémentarité des co-équipiers intensifie l’ambiance. En Équipe, le Jeu divinement vivifiant est possible, mais à une seule condition : que personne ne se prenne au sérieux. Comment se forme cette Équipe ? Par quelles lois ? Je crois qu’elle se forme en premier lieu par l’harmonie des voix. Mais c’est une harmonie qui ne peut être entendue que par la nouvelle oreille. SI TA VOIX SONNE PURE, SANS MENSONGE, SANS DÉFORMATION, SANS INTENTION, SI TU NE FAUSSES PAS TA VOIX, C’EST SEULEMENT AINSI QUE TU SERS L’HARMONIE.    [113] Mais c’est extrêmement délicat et difficile ! Devrai-je me surveiller dorénavant… être aux aguets… me contrôler constamment… pour qu’aucune intention ne se glisse dans ma voix ? Mon Dieu ! Je crois que je comprends tout de travers ! Si je me surveillais constamment, je me donnerais à nouveau une fausse importance, même si c’est une importance vertueuse, une importance disciplinée. TU VOIS LE MIRACLE VENIR SEULEMENT SI TU L’OUBLIES. C’EST LE SECRET DES SECRETS.                                  [113] Dans la vraie Équipe, chacun connaît ce secret. Dans la vraie Équipe, chacun rehausse l’autre, le vivifie là où il ne sait pas encore jouer… là où sa vie ne chante pas encore en lui. Le jeu tout seul prépare au jeu de l’Équipe. L’harmonie de l’Équipe prépare au jeu du Grand Orchestre. Le jeu du Grand Orchestre prépare à la Création. Une nouvelle symphonie déferle sur notre terre… Des harmonies jamais entendues résonnent… créent… et s’évanouissent. D’autres résonnent à leur tour… créent… et s’évanouissent. Et celui qui joue dans l’Orchestre de l’Univers s’oublie dans l’Ivresse de la Création. VOTRE CHEMIN EST CE QUI N’A PAS ENCORE EXISTÉ : CRÉATION PAR LA FORCE, LA FORCE SACRÉE, FORCE QUI VIENT DE DIEU, QUI RETOURNE À DIEU, DANS LA JOIE DE L’IVRESSE : CIRCULATION DIVINE.    [360] PS : Je crois qu’en ce moment la cacophonie sur terre est telle que les Anges embauchent même des musiciens débutants… mais de bonne volonté. Publié dans les Cahiers d’Art’As n°18

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Gitta Mallasz 15 janvier 2024 Aucun commentaire
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