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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
L'un avec l'autre et non pas l'un contre l'autre
Equipe de rédaction Reflets

L’un avec l’autre et non pas l’un contre l’autre

Créée en 2012, l’association internationale soufie Alâwiyya (AISA ONG Internationale) est une organisation non gouvernementale dotée d’un statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC (Conseil économique et social de l’ONU). Cette organisation se distingue par son expertise dans divers domaines tels que la spiritualité, la culture de paix, l’égalité des genres, le développement social, l’environnement, la gouvernance et l’éthique. AISA ONG Internationale est engagée dans la promotion d’une culture de paix, telle que définie par l’UNESCO et l’ONU : construire l’avenir l’un avec l’autre et non pas l’un contre l’autre. Elle met en place des Écoles de paix. Naziha El Moussaoui Boujmil travaille depuis 19 ans dans le secteur humanitaire en tant que conseillère technique pour le compte de différentes O.N.G.internationales.Naziha a rejoint AISA ONG Internationale comme bénévole et membre actif en décembre2020, au secrétariat général. Quel est le sens de la solidarité dans l’islam ? La solidarité est une valeur humaine intrinsèque en nous. Elle est empathie, c’est la compassion en nous et envers l’autre. Mais au niveau de l’islam elle est encore plus présente. Pourquoi ? Car elle est obligatoire. L’islam considère l’humanité « une ». Et la ummah, c’est-à-dire la communauté, c’est vivre ensemble en paix pour le bien de l’intérêt général. En ce sens la solidarité est obligatoire. Et dans le Coran il y a plusieurs rappels et des hadîts c’est-à-dire des paroles du Prophète qui disent : « Aucun de vous ne sera un véritable croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». C’est-à-dire : souhaite pour l’autre ce que tu souhaites pour toi-même. Si tu le souhaites pour toi-même tu vas faire en sorte de l’obtenir et tu fais en sorte que l’autre l’obtienne. Et pour revenir sur la ummah, la communauté, le bien général, là aussi il y a un hadith du Prophète qui considère la communauté comme un seul corps, et il dit : « Si un membre de ce corps est atteint d’un mal, c’est tout le corps qui en souffre ». On ne peut pas passer à côté de quelqu’un qui est en souffrance psychologique, matérielle, financière et détourner le regard. Cela n’est pas possible, ça nous atteint forcément. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. La solidarité est prescrite dans les préceptes de l’islam et il y a donc des solidarités obligatoires, recommandées ou souhaitées. Parmi les recommandées, le fait d’aller rendre visite à un malade ou aux parents d’un défunt est considéré comme acte de solidarité ; on compatit à leur peine. Les sadaqas, sous forme de dons alimentaires, vêtements ou en argent, sont encouragées à être faites régulièrement. Et parmi les obligatoires il y a la zakat . Une fois par an chaque musulman doit prélever 2,5 % des richesses qu’il a accumulées sur une année et les donner. Les richesses peuvent être de l’argent, de l’or, des récoltes mises en stock, etc. Vous les donnez à qui ? À huit catégories qui sont citées et pour lesquelles cette donation est valable : les pauvres, les nécessiteux (qui sont un peu mieux lotis que les pauvres mais ne couvrent pas encore tous leurs besoins), les nouveaux convertis à l’islam, pour l’affranchissement des esclaves, les personnes endettées, les voyageurs en détresse, les administrateurs de la Zakat et une dernière, pour la cause ou le chemin de Dieu : toute association (personne morale ou physique) qui œuvre pour la charité, les activités communautaires et la promotion de la foi. Et dans la voie Alâwiyya, qu’est-ce qu’il y a de plus dans la solidarité ? La voie Alâwiyya est une voie soufie, c’est la voie mystique qui se base sur les préceptes de l’islam et sur les cinq piliers. Cependant on s’attache moins à l’aspect dogmatique des choses. On va chercher plutôt le sens de tout cela, le pourquoi. Le soufisme nous pousse toujours à regarder le monde comme Un ; cela anime toute la pratique du soufisme. Nous faisons un avec la nature, un avec les humains, Dieu est partout. La solidarité prend encore plus de sens car on ne se détache pas de l’autre. Quelle est l’activité de AISA ONG Internationale ? L’objectif premier de AISA ONG Internationale est la promotion du vivre ensemble en paix, qui est d’ailleurs célébré chaque année le 16 mai (journée internationale). AISA ONG s’appuie sur les enseignements spirituels du soufisme, le développement d’outils pédagogiques pour mieux instaurer une éducation à la culture de paix dans nos sociétés. Mais plusieurs d’entre nous ont senti qu’il manquait quelque chose, parce que l’éducation à une culture de paix, ça prend du temps, on ne voit pas les résultats tangibles tout de suite. Or, lorsque l’on voit le nombre de nécessiteux autour de nous, comment le monde part dans tous les sens, nous avons senti le besoin de faire autre chose aussi. De manière régulière nous avions des actions ponctuelles de collectes de vêtements, de rassemblement de la zakat pour des familles dans le besoin. Mais pendant la période Covid, nos actions de solidarité ont pris plus d’élan. Le pôle santé de AISA ONG a été touché par cette disparité entre les systèmes de santé du Nord et du Sud. Tous les membres se sont alors mobilisés pour fournir de l’aide à certains centres de santé en Algérie et au Bénin (notamment des concentrateurs d’oxygène). Ainsi, à partir de fin 2021, nous avons créé le département humanitaire de AISA. Pour lire l’article en entier, Reflets n°52 pages 38 à 44  

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Equipe de rédaction Reflets 18 septembre 2024 Aucun commentaire
L'altruisme conne fondement de la solidarité
Equipe de rédaction Reflets

Karuna-Shechen, L’altruisme comme fondement de la solidarité

  Fondée par Matthieu Ricard en 2000, Karuna-Shechen agit et plaide pour un monde plus altruiste. En Inde, au Népal et au Tibet, l’association contribue à briser le cycle de l’intense pauvreté à travers une approche locale, communautaire et holistique interconnectant les domaines de la santé et de l’hygiène, l’éducation, la sécurité alimentaire, le développement économique et l’environnement. Karuna- Shechen invite également chacune et chacun à développer son potentiel altruiste en s’inspirant, s’entraînant et s’engageant pour un monde plus juste et plus apaisé. Dans une ère marquée par des défis complexes, la solidarité fait briller une lueur d’espoir d’un monde meilleur. Définie comme une « relation entre personnes qui entraîne une obligation morale d’assistance mutuelle » (Le Robert), la solidarité suppose une disposition mentale pour tendre la main à autrui. Aussi, chez Karuna-Shechen, association de solidarité internationale, fondée il y a 25 ans par Matthieu Ricard, moine bouddhiste, écrivain et photographe, nous sommes convaincus que pour se déployer, la solidarité doit s’appuyer sur un état d’esprit altruiste : disposition mentale et actions désintéressées et bienveillantes envers autrui, sans se négliger soi-même. Bien que nous naissions avec une propension naturelle à l’empathie, l’altruisme se cultive au quotidien et peut être mis en actions que ce soit à une échelle locale, pour soi et ce qui nous entoure, comme à l’échelle globale. « Chez Karuna-Shechen, nous sommes convaincus que l’amour altruiste et la compassion sont non seulement les meilleures façons d’assurer le bien d‘autrui, mais aussi de vivre une vie pleine de sens. » Matthieu Ricard L’égoïsme, source  de souffrance Dans certaines situations, l’égoïsme peut sembler être la meilleure manière d’atteindre un bien-être personnel. Cependant, comme le rappelle le Bouddha, c’est en fait la cause première de nos souffrances et de celles des autres. L’égoïsme est l’inverse de la solidarité. L’égoïsme, reposant sur l’idée que chaque être est indépendant, est contraire à la réalité. Nous vivons en effet en interdépendance, les uns avec les autres et avec notre environnement, les uns grâce aux autres et à la nature. Pour éviter les pièges de l’égoïsme, il est important de comprendre cette relation qui nous lie : nous sommes 7 milliards d’êtres humains cohabitant avec 8 milliards d’autres espèces, et influençons mutuellement nos existences, de manière plus ou moins consciente. La compréhension de notre indépendance, alliée à l’émerveillement, est ce qui nous inspire à cultiver notre potentiel altruiste. Car en ayant plus de considération vis-à-vis d’autrui, il est plus simple de se mettre à leur place, de comprendre leurs aspirations, d’être plus compatissant et d’agir avec justesse. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Cultiver l’altruisme L’altruisme est un antidote aux pires des toxines mentales que sont la haine, l’égoïsme, l’exclusion et toutes les formes de discrimination. Il permet de changer notre regard sur le monde et nous aide à développer des relations authentiques de partage, de soutien et d’attention, qui sont considérées comme la pierre angulaire d’une vie épanouie. Karuna-Shechen invite chacune et chacun à développer son potentiel altruiste et à cheminer vers un monde plus compatissant, résilient et apaisé. L’association offre la possibilité de cultiver son inspiration, de cultiver son potentiel altruiste et des pistes pour s’impliquer dans le changement et agir pour la solidarité. Propos recueillis auprès de Sébastien Pais de Figueiredo, un des responsables, de Karuna-Shechen. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 52 pages 22 à 27

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Equipe de rédaction Reflets 7 septembre 2024 Aucun commentaire
Dispensaire arbre de vie et des sens
Equipe de rédaction Reflets

Dispensaire de l’arbre de vie et des sens

Depuis une dizaine d’années, l’association propose des ateliers de découverte de méthodes naturelles, des séances d’accompagnement individuel, des conférences, des formations tournées vers le mieux-être tant physique, émotionnel que psychologique. En créant rapidement un premier dispensaire, l’association ouvre ses portes à tous en priorisant les plus démunis. Elle accueille chacun dans une écoute attentive et professionnelle, pour l’orienter en fonction de ses besoins vers ses thérapeutes multidisciplinaires. Qu’est-ce que la solidarité, pour vous et pour votre association ? Mon cheminement personnel m’a conduite naturellement à partager mon expérience à un plus large public. Ce fut comme une évidence de permettre de découvrir les différentes méthodes et pratiques accessibles auprès de l’ensemble des thérapeutes que réunit désormais l’association. Accueillir sans préjuger, accompagner dans la bienveillance, sont les motivations et les valeurs qui animent tous les membres et bénévoles de l’association. Comment s’exprime cette solidarité ? C’est d’abord par une écoute subtile de la parole, du corps… et de tout ce qui ne peut encore être dit, que nous ouvrons l’espace à toute histoire individuelle aussi souffrante soit-elle, pour être enfin entendue, considérée jusqu’à lui donner du sens. Dès lors, l’association propose un accompagnement personnalisé jusqu’à recouvrer une meilleure vitalité physique et/ou psychique en parallèle, le cas échéant, de leur traitement médical en cours. En prodiguant des séances à moindre coût (entre 10 et 20 euros), nous proposons ces méthodes thérapeutiques aux plus démunis et/ou aux plus socialement éloignés de ces pratiques. Ce faisant, nous favorisons les échanges sociaux, amicaux, familiaux et professionnels en développant la capacité de chacun à prendre soin de soi. Solidarité et bienveillance s’inscrivent dans les termes de notre règlement et de notre charte associative. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins d’une vingtaine de bénévoles, thérapeutes, photographes, secrétaires, communicants, animateurs, tous sélectionnés pour leur professionnalisme et leur engagement individuel et associatif. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Chaque maillon compte et c’est ensemble que nous pouvons rayonner de façon efficiente. Le docteur Olivier Soulier disait : «J’ai toujours pensé que l’Amour en chacun de nous est au cœur de la guérison, pour grandir dans la conscience et épanouir ses dons pour apporter à l’humanité et à soi son accomplissement ». Donner, transmettre, aider, c’est avancer, c’est grandir. Que faites-vous concrètement ? Dernièrement nous avons pu ouvrir un second dispensaire sur Craponne (Ouest lyonnais). Nos conférences et animations  constituent une source de trésorerie qui nous permet d’élargir l’éventail de nos activités en faveur des personnes démunies… et pourquoi pas un jour avoir la possibilité de disposer de notre propre local, pour être disponible et accessible à plein temps. Pour lire l’article en entier, Revue Reflets n°52 pages 59 à 61

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Equipe de rédaction Reflets 7 août 2024 Aucun commentaire
La menace nucléaire
Marc Estivallet

La menace nucléaire

La guerre en Ukraine a réactivé la menace de guerre nucléaire. Elle est aussi présente en Asie par la Chine et la Corée du Nord, par l’Inde et le Pakistan, et au Moyen-Orient par Israël et l’Iran. À ce jour, neuf pays en sont dotés. Celle-ci est surtout considérée comme une arme de dissuasion. Son utilisation dans un conflit généralisé aurait des conséquences désastreuses, non seulement pour l’humanité, mais aussi pour la vie sur Terre. Trois jours après le début de l’invasion de l’Ukraine, le président russe, Vladimir Poutine, avait menacé de faire usage de l’arme nucléaire. Les neuf pays possèdent environ 12 700 ogives nucléaires selon les sources. La Russie et les États-Unis à eux deux détiennent 90 % de l’arsenal nucléaire mondial. La puissance de la bombe larguée sur Hiroshima avait une puissance de 15 kilotonnes (équivalent de TNT). Les ogives actuelles sont dans la moyenne de 300 kilotonnes, vingt fois plus. La bombe la plus puissante, la « Tsar Bomba » russe, a été testée en 1961 pour 57 mégatonnes soit 3 800 fois celle d’Hiroshima. Elle est capable de détruire une surface de la taille de la France. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. L’explosion d’une puissance de 1 000 kilotonnes aurait un impact direct sur un rayon de 20 km. L’onde de choc peut y détruire tous les objets environnants et provoquer de surcroît un genre de tornade. La chaleur intense provoque incendies et brûlures sur les vivants. L’irradiation nucléaire s’ensuit d’une pollution radioactive emmenée par les vents à très grande distance. L’incendie et le nuage de poussière radioactive occulteraient la lumière solaire pour une longue durée aggravant le désordre climatique. La dissuasion nucléaire repose sur l’idée qu’aucun pays n’utiliserait l’arme nucléaire car il s’exposerait à un retour gravement supérieur à l’usage fait. Actuellement la Russie utilise l’argument nucléaire pour dissuader les pays occidentaux d’intervenir dans la guerre en Ukraine même avec des armes conventionnelles. La doctrine russe repose sur « la mise en question de l’existence de l’État ». Pour montrer sa détermination, la Russie a procédé au mois de mai à des exercices militaires avec armes nucléaires tactiques près de la frontière ukrainienne, ordonnés par le président Poutine. En réponse, la France vient de tester son nouveau missile M51.3 d’une portée de 10 000 km. La plupart des pays possesseurs de l’arme nucléaire peaufinent leurs lanceurs pour augmenter l’effet de dissuasion. La menace de l’escalade nucléaire est bien réelle. Il ne s’agit pas de sombrer dans le désespoir ni de céder à l’usage de la force. Chacun de nous perçoit subconsciemment le risque de comportement suicidaire ambigu. Je me sacrifie en tuant les ennemis = je ne peux pas dire « je t’aime » alors je préfère tuer et mourir. Nous pouvons entendre que Poutine essaie de se faire aimer de son peuple en annexant l’Ukraine et ainsi redonner gloire à la grande Russie. Il échoue non seulement l’annexion mais aussi à se faire aimer. Nous pouvons entendre Biden qui sanctionne cette guerre tout en restant prudent pour ne pas mettre d’huile sur le feu. Nous pouvons entendre les reproches de Zelensky vis-àvis de ses alliés qui ne souhaitent pas rompre l’équilibre par peur des conséquences. Nous pouvons entendre les effets de manche de Macron pour se donner de l’importance alors qu’il n’a pas les moyens de peser. Il faudrait un accord européen qu’il n’arrive pas à obtenir. Alors que nous dit cette menace nucléaire non seulement en Europe mais aussi dans différents points du globe ? Elle nous montre le risque si les humains ne trouvent pas la voie de la paix. Que ce soit par le dérèglement climatique, la guerre nucléaire, l’agrochimie destructrice du vivant ou les armes biologiques, les terriens, s’ils ne font pas le chemin intérieur de transformer leur violence, sont voués à la destruction de la civilisation, c’est-à-dire la capacité de vivre dans une bonne entente. La menace nous rappelle que nous sommes mortels, que nous sommes destinés à mourir. Soit elle aggrave l’inconscience : on continue et advienne que pourra. Soit elle mène à prendre soin de son âme et tenter d’améliorer ses rapports avec les autres et bien entendu avec soi-même, en choisissant le rejet de la violence. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 52 pages 11 à 12

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Marc Estivallet 24 juillet 2024 Aucun commentaire
Nouvelle-Calédonie, si loin, si proche
Equipe de rédaction Reflets

Nouvelle-Calédonie, si loin si proche

La Nouvelle-Calédonie, c’est loin. Loin de la métropole mais proche des causes qui donnent les mêmes effets de partout. L’enclenchement de la violence relève des mêmes processus. Les évènements douloureux du mois de mai nous parlent du rejet de l’autre. À toutes les échelles : récusation du voisin, affrontement des groupes d’intérêt, ambitions géopolitiques, rejet de celui qui est différent. Depuis 1988, suite à la révolte kanak et l’épisode de la grotte d’Ouvéa, différents accords ont été signés pour le développement de l’île dans un équilibre des factions en présence, pouvant aboutir et s’acheminer, à long terme, vers l’indépendance. La population se composait d’environ 40 % de Kanaks, population originelle, 30 % de Caldoches surnom des natifs sur l’île depuis plusieurs générations, 10 % de métis, de communautés provenant d’autres îles et de « métros » installés récemment. Les listes électorales sont gelées depuis 1988, excluant les arrivants depuis cette date, environ 20 % de l’ensemble. Le gouvernement a déposé en janvier de cette année un projet de loi visant à intégrer cette large frange dans les listes électorales. Le texte est passé en première instance. Il doit être ratifié par le parlement réuni en congrès à Versailles. Emmanuel Macron avait invité les forces politiques calédoniennes à se mettre d’accord sur un accord institutionnel, sans quoi il convoquerait le congrès à Versailles « avant la fin juin ». Cette réforme était désapprouvée par le parti indépendantiste kanak car leurs voix électorales allaient diminuer en proportion. Trois référendums récents, en 2018, 2020 et 2021 ont confirmé l’attachement de l’île à la France. La minorité (tous les Kanaks ne sont pas indépendantistes) devant cette proposition menée tambour battant, clôturée avant fin juin, n’avait plus que le recours à la violence pour être prise en compte. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Devant les signes avant-coureurs, les représentants politiques modérés ont vu le danger ; ils ont demandé le report pour laisser le temps de dialoguer encore, sans être entendus de la métropole. Évidemment, tous les exclus, les mécontents se sont rués sur cette occasion pour brûler, piller tout ce qui représente une certaine réussite à laquelle ils n’ont pas droit. Ce phénomène n’est pas différent de ce qui s’est passé encore récemment en France métropolitaine. Ces personnes ne se retrouvent pas dans le fonctionnement démocratique et citoyen, encore moins dans le jeu politique. Ce qui choque en Nouvelle-Calédonie, c’est la violence destructrice incohérente avec l’idée d’attachement à la terre ancestrale, montrant l’état d’esprit « rien à perdre » de cette frange qui se considère sans avenir. La destruction pour détruire, le pillage des biens publics et privés, la molestation des personnes montrent la profondeur du désespoir sans vision de leur futur. Ces crises existentielles périodiques menacent la vie sociale, la vie tout court. Cette détresse est évidemment manipulable de l’extérieur pour aggraver la situation. Particulièrement en Nouvelle-Calédonie, mais aussi en Corse, en Guyane, dans les départements, la démocratie capable de débattre sereinement est le meilleur moyen de réguler les rapports humains, mais elle est encore très fragile. Les partis politiques représentant une fraction plus ou moins importante des citoyens ont le droit de s’exprimer et de déposer des projets de loi au Parlement. C’est une chose acquise. Que leur expression soit respectée, écoutée avec attention par les partis adverses et les représentants du gouvernement en est une autre. Les souffrances, c’est-à-dire les problèmes sociaux, économiques, religieux, écologiques, devraient donner lieu à des dialogues fructueux pour trouver ensemble les solutions. Or ce lieu d’écoute, le parlement, est un espace d’affrontement, une arène où la bassesse, le mépris, le mensonge sont trop souvent à l’œuvre. Chacun veut imposer son point de vue par-dessus les autres. Il devrait être le modèle de dialogue constructif. Hélas il n’est que l’image de la population. Le gouvernement, sensé être l’exécutif, n’a pas comme rôle honorable de concilier, de synthétiser puisqu’il n’y a pas de dialogue. Si bien qu’il décide selon son bon vouloir, pour tout le monde, sa solution (forcément partisane) et l’impose. Pour lire l’article en entier, Reflets n°52 pages 6 à 9

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Equipe de rédaction Reflets 9 juillet 2024 Aucun commentaire
La solidarité indispensable à la vie
Christian ROESCH

La solidarité indispensable à la vie

Il me vient une image pour me représenter la solidarité : les humains qui se tiennent fermement par la main, si fort qu’aucun ne puisse lâcher. L’image est banale. Cependant elle rappelle le sens premier de ce que contient ce mot : solidité. Selon son étymologie latine, solidus : entier, massif. Ce qui correspond bien à la définition première : dépendance mutuelle entre les hommes, qui fait que les uns ne peuvent être heureux et se développer que si les autres le peuvent aussi. L’image donne le sentiment que la pérennité de l’espèce est en jeu selon la solidité du lien. N’est-ce pas ainsi depuis les temps anciens ? Certainement dans les tribus préhistoriques la solidarité était une nécessité pour survivre, à l’instar du monde animal. La harde, l’essaim, le troupeau, le banc pour les poissons sont la première expression qu’ensemble on est plus fort. La communauté d’instincts, chacun au service du groupe, crée les conditions de sécurité, de nourriture, d’élevage des petits donc de perpétuation de la vie. Cette solidarité instinctive est encore bien présente en cas de catastrophe. Dans les grands drames, le meilleur de l’homme se réveille. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Aujourd’hui, la prédominance de l’ego – « je me débrouille par moi-même, envers et contre tous » – a altéré la perception de la solidarité. Elle ne doit pas me démunir, ni aller contre mes intérêts personnels. Ainsi elle se réduit souvent à répondre aux appels aux dons, à donner des affaires usagées que l’on a décidé de remplacer. Un cran de plus et la solidarité s’exprime affectivement. Oh comme le pauvre est à plaindre ! Ou l’immigré qui a dû fuir, ou le blessé dans un accident, ou le malade immobilisé dans son lit de douleur. Sans m’en rendre compte, je crois souffrir pour eux, mais en réalité, je souffre de l’écho produit dans ma propre histoire. Déjà cet autre qui attire ma compassion sort un peu de l’abstraction manifestée par un chèque envoyé à une association. Il prend corps même s’il est loin. Je vais essayer de répondre à son problème sans trop m’impliquer. Sans doute par peur de réveiller ma souffrance du passé. Un cran plus loin, je m’implique pour aider cet autre à retrouver une raison de vivre. Par un vrai échange, pour savoir ce dont il a vraiment besoin. Je pense à ces trois femmes réfugiées d’Ukraine qui n’ont d’autre perspective que leur maisonnette et l’assistance de la Croix-Rouge. Parler, proposer, se bouger pour leur trouver du travail, les emmener visiter les environs, découvrir notre culture. Enfin, admiration pour ceux qui ont la capacité de se mettre au service des autres, d’en faire leur raison de vivre, leur tâche sur terre. Ce n’est plus le « moi » qui est à la manœuvre, c’est un tout autre comportement où l’autre est aussi important, voire plus important que moi. Cet autre n’a pas seulement besoin d’aide matérielle, de soutien affectif, il a besoin d’être aimé, pour lui-même, comme il est. Cette solidarité – qui n’exclut ni la matière ni l’affectif – est précieuse car elle donne goût à la vie, en valorisant cette personne. Elle sert la vie. L’image me revient pour me dire que je ne suis pas grand-chose si je ne suis pas un lien solide avec l’autre. Pour lire l’article en entier Reflets n°52 page 20

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Christian ROESCH 25 juin 2024 Aucun commentaire
Deux facettes de la crise de la quarantaine
Christian Geniller

Deux facettes de la crise de la quarantaine…

  Cédric, 42 ans, et Christine, 39 ans, travaillent ensemble dans une entreprise d’expertise comptable dont les bureaux sont situés à Paris. Ils se retrouvent tous les jeudis soir dans le complexe sportif environnant pour deux heures de tennis offertes à l’année à tous les salariés de l’entreprise. Ils gèrent de gros portefeuilles et depuis le début du numérique, ils tentent de maîtriser au mieux les charges croissantes de sauvegarde des données, de surveillance de virus et de ce qu’on appelle « l’hygiène numérique ». Tout doit être propre et en ordre. Leurs cerveaux sont parfois en surcharge mais le tennis permet d’évacuer une pression trop lourde. Se défouler est le leitmotiv du jeudi avant de rejoindre leur partenaire de vie respectif. Ce jeudi 7 décembre 2023, ils s’accordent un grand temps d’échange en paroles avant d’échanger des balles. Ils reviennent sur cette année 2023 difficile pour tous les deux. Cédric est apathique quand il prend la parole – Christine l’avait bien remarqué depuis quelques mois – : Tu sais Christine, je ne supporte plus les objectifs financiers que l’on nous impose, et cela depuis quelques années déjà. Un matin, j’ai craqué. Pourtant tout allait bien chez moi avec ma compagne et notre petite fille. Je me suis assis sur le canapé et j’ai compris que je ne souhaitais plus travailler dans ce milieu. J’ai consulté mon médecin. Je crois bien que c’est un burn-out. Il m’a prescrit des antidépresseurs et depuis, je ne suis plus le même Cédric. Je suis une mécanique errante du matin au soir, je n’ai plus de rêves la nuit sinon des cauchemars où je suis toujours une pauvre victime. Je t’annonce que je n’ai plus de jus pour continuer le tennis. C’est la dernière fois. Je dois maintenant me reposer le jeudi. Christine, d’un mouvement peu perceptible, s’affaisse un peu plus sur la chaise molletonnée marron et verte du club-house. Ils riaient si bien le jeudi tous les deux car l’humour est leur exutoire après le travail. Face à Cédric affalé sur son siège, Christine se redresse avec dignité pour raconter son expérience des six derniers mois : Merci Cédric de ta confiance qui t’a poussé à me faire part de tes difficultés. Moi aussi, j’ai rencontré un médecin. Une amie me l’a conseillé pour sa douceur et sa pertinence J’ai voulu essayer. Il m’a parlé de ce qu’il nomme « la crise de la quarantaine ». Il semblait bien la connaître avec ses 56 ans. Il m’a réconfortée en me précisant que d’abord c’était normal et ensuite que c’était une bonne nouvelle. Au début, je n’ai pas compris, pensant qu’il se moquait de moi. J’étais tellement mal dans ma peau et je le cachais à mon copain. Mais certains signes de fatigue et de lassitude ne sont pas passés inaperçus à ses yeux. Je ne voulais pas perdre son amour. Le docteur m’a longuement écoutée. Puis il m’a parlé du passage de mon métier à un service à donner à la vie. J’ai alors senti une cohérence qui m’a enthousiasmée même si, au début, je ne comprenais pas trop. Il suit un enseignement dans une association où il est question de mieux se connaître et s’aimer grâce à une pratique hebdomadaire, car « c’est la régularité qui fait le virtuose », m’a-t-il dit en souriant. Cédric reste pantois devant tant d’enthousiasme, lui qui se sent si vide à l’intérieur, comme ce court de tennis numéro 7 qui doit se remplir dans 30 minutes de joueurs prêts à en découdre. Il n’a envie de rien. Il avoue avoir eu une maîtresse pensant que sa vie allait s’embellir, mais les plaisirs sensuels ne lui ont apporté que de courts réconforts. Plutôt aisé financièrement avec son salaire, il n’a été comblé que pour un temps par une nouvelle voiture. Et maintenant, il songe à quitter le métier pour un autre plus attrayant selon ses mots. Christine l’écoute attentivement sans prodiguer de conseils. Ses lèvres brûlent d’envie de lui parler de sa vie maintenant tournée vers une recherche lumineuse ; c’est ce qui la réconforte et rend son boulot plus léger. Elle aimerait évoquer ces matins joyeux où une pratique discrète et plus de douceur la réjouissent et apaisent son couple. Elle décide de partager son expérience : J’ai intégré un atelier hebdomadaire où les émotions et les sentiments font danser mon cœur, Cédric. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Il y a aussi des exercices corporels qui nous apprennent tellement sur notre histoire passée. Jamais je n’aurais imaginé me voir d’aussi près comme dans un miroir sans fard. C’est Joseph qui a 30 ans de plus que moi qui m’aide à me comprendre et m’aimer pas à pas et tendrement. Que ça fait du bien de savoir que notre passé est toujours présent en nous et que nous avons le pouvoir de réconforter l’enfant blessé en nous ! Son témoignage est contagieux et Cédric est déconcerté devant tant de sincérité. Il ne reconnaît pas la Christine si dure avec elle-même, si carapacée dans son corps. Il la découvre joyeuse, fluide dans ses mots et dans son corps, à l’aise dans sa nouvelle tenue vestimentaire. Il bredouille : Joseph… Oui, c’est mon accompagnant. En trouvant le tien, tu vas te redresser. Ne me crois pas sur parole, fais-en l’expérience. Tu peux compter sur mon aide, je peux te donner des adresses si tu le désires. Comme en synchronicité avec les mots de Christine, l’entraîneur, d’un signe appuyé et furtif de la main, appela les deux compères pour jouer. La balle est maintenant dans le camp de Cédric. Il s’apprête à servir. Sa balle franchit le filet, dans un sursaut qui fait penser à celui de l’espoir. De l’autre côté, Christine s’applique dans un service où, encore débutante, elle semble retrouver le goût

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Christian Geniller 6 juin 2024 Aucun commentaire
L'illusion de la mort
Equipe de rédaction Reflets

L’illusion de la mort, Stéphane Allix

  En 2007, Stéphane Allix fonde l’Institut de recherche sur les expériences extraordinaires, l’INREES, puis lance la publication du magazine trimestriel Inexploré. Tout a commencé par le décès de son frère en 2001 en Afghanistan où ils sont ensemble. Il est alors journaliste, ancien reporter de guerre. Il commence immédiatement à chercher s’il peut entrer en contact avec lui. De fil en aiguille, il explore les mystères de la vie invisible, de la conscience, de sa propre vie. Il vient de publier le fruit de ces vingt années d’enquête et de questionnements dans un livre intitulé La mort n’existe pas, immédiatement, gros succès de librairie. En 2001, la mort de votre frère a été un tournant dans votre vie. Pouvez-vous nous parler de vous avant cet évènement et de vos voyages, en particulier celui en Afghanistan ? J’étais un adolescent avec une certaine curiosité pour les questions spirituelles. Mais j’avais aussi un désir de devenir reporter de guerre. C’était très ancré en moi. Soit faire une école de journalisme, soit partir sur le terrain. J’ai choisi le terrain. En 1988, l’Afghanistan était encore occupé par les Soviétiques. Il y avait déjà des réseaux qui permettaient de pénétrer clandestinement dans le pays depuis le Pakistan pour les journalistes et les humanitaires. J’ai pris quelques renseignements et je suis parti la fleur au fusil, en contactant sur place un groupe de résistants au Pakistan. Ils m’ont emmené en Afghanistan et ça a été mon premier voyage majeur, ayant comme conséquence d’amorcer ma carrière. De l’âge de 19 ans à 30 ans,  j’ai été confronté au monde dans sa densité, sa dureté, sa violence la plus crue, écrasant tout mon questionnement spirituel et philosophique devenu un luxe. La mort de mon frère en avril 2001 a été un électrochoc, un traumatisme, un drame pour moi et pour ma famille. Depuis peu, je vois que cet évènement a ré-ouvert mon manque de spiritualité, mon appétence du Divin. Je ne me suis pas engagé dans ce long cheminement de questionnement pour tenter de remplir cette espèce de vide existentiel, mais avec le désir premier de mener une enquête pour trouver des réponses scientifiques sur la vie après la mort. En cours de route, j’ai découvert que nos certitudes matérialistes ne sont pas basées sur des démonstrations scientifiques mais juste sur des postures. Et en commençant à les déconstruire les unes après les autres, je me suis aperçu que l’immatériel avait une place prépondérante dans notre réalité, même si on faisait semblant que non. Mon engagement dans le chamanisme m’a donné la possibilité ensuite d’expérimenter ces différents états de conscience et ces réalités qui, dans notre vie ordinaire à Paris, ne sont pas forcément rencontrables à chaque coin de rue. Est-ce que cette existence peut être autre chose qu’une simple réflexion mentale et philosophique ? Est-ce que ça peut toucher autre chose ? Comment s’est faite cette évolution à partir de ce moment-là ? C’est une très longue histoire, vingt ans de ma vie. Après la mort de mon frère, il n’était pas pensable ni concevable pour moi que le sujet de l’après vie puisse être un sujet d’enquête. À cette époque-là, à 33 ans, la façon de questionner ou de répondre à toutes les questions de la vie, c’était de mener une enquête journalistique. Est-ce que les talibans sont financés par du trafic de drogue ? D’où vient ce mouvement ? Quelle est la cause de la famine en Somalie ? J’enquête toujours journalistiquement. Pas mal de temps après la mort de Thomas, une succession de hasards, qui n’en sont sans doute pas, m’a amené à entendre parler des expériences de mort imminente. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don.  Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. J’ai été touché par ces accidentés de la route, non tués sur le coup comme Thomas, mais revenus d’un coma, qui témoignaient de leurs ressentis et émotions, de n’avoir pas été inconscients mais au-dessus de ce qui se passait. Est-ce que si Thomas avait été réanimé, il m’aurait raconté ça ? Ça a fait vibrer ma sensation du 12 avril 2001 devant le corps de mon frère, où j’ai eu, d’une façon complètement instinctive et absolument pas réfléchie, le réflexe de m’adresser à lui. Son corps était là, il était mort mais il y a eu quelque chose en moi qui a exprimé ce besoin de lui expliquer ce qui venait de se passer. Je n’étais pas dans la croyance ni dans un geste que je pensais être nécessaire. Je me suis associé à lui en lui disant : « Thomas tu es mort. Tu as eu un accident de voiture et je vais m’occuper de ton corps ». J’ai commencé à enquêter en rencontrant des témoins, des chercheurs pour comprendre ces expériences. Est-ce que c’est du rêve ? Du domaine de l’hallucination ou le début de la mort ? En enquêtant, et c’est mon domaine de journaliste, toutes les réponses n’arrivent pas mais certains cas rendent absolument impossible l’explication conventionnelle. Dans des arrêts cardiaques, des témoins disent être sortis de leur corps et avoir observé ce qui se passait dans la pièce d’à côté très précisément avec des détails surprenants. Un rêve ne nous rend pas la capacité de voir comme cela et encore moins à un moment où le cerveau est en cessation d’activité ou en stand-by, en pause. Ce fil très rationnel, très ancré dans la recherche et les sciences, m’a emmené dans un univers de plus en plus vaste : la médiumnité, les sujets autour de la conscience, toutes ces expériences humaines dont on dit un peu trop rapidement qu’elles sont témoignages et pas science. Il y a des scientifiques qui travaillent sur la base de témoignages, les psychologues en premier lieu, puis d’autres disciplines. Le témoignage humain a beau être subjectif, il peut quand même être

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Equipe de rédaction Reflets 20 mai 2024 Aucun commentaire
BURN-OUT
Sanjy Rambotiana

BURN-OUT

  Diplômé de l’École supérieure de commerce de Lyon,, coach en entreprise depuis plus de 25 ans, Sanjy Ramboatiana a enseigné les ressources humaines à l’université. Il a mené une recherche personnelle qui lui a permis de développer une nouvelle approche du travail et a écrit plusieurs ouvrages sur la motivation. Par ailleurs, proche collaborateur de Bernard Montaud, il développe actuellement ARTAS Entraide, une école spirituelle qui conduit chacun vers son service.     https://www.artas.org 34 % des salariés français seraient en burn-out S’il n’existe aucun chiffre officiel, diverses études annoncent que 34 % des salariés français seraient en burn-out, et parmi eux 13 % en burn-out qualifié de « sévère » (soit plus de 2,5 millions de personnes), soit trois fois plus qu’avant la pandémie de Covid-19. Une autre étude menée en 2022 révèle que la détresse psychologique des collaborateurs « reste à un niveau élevé et inquiétant ». Selon ces chiffres, elle toucherait 41 % des salariés, dont 14 % à un taux élevé. Il semble que le burn-out touche tout le monde sans frontière d’âge, de sexe ou de fonction car, selon cette même enquête, les femmes et les moins de 29 ans sont les plus durement exposés, ainsi que les télétravailleurs et les managers. Le burn-out est aujourd’hui considéré comme un trouble psychique temporaire qui se manifeste par un sentiment de fatigue intense et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail. Pour le traiter, il est recommandé d’aller rencontrer au plus vite le médecin du travail. Pourtant, ces chiffres, même s’ils demandent sans doute confirmation, annoncent bien plus qu’une maladie qui pourrait se traiter à coup de psychotropes ou de redéfinition de ses priorités professionnelles ou encore de nouveaux comportements comme apprendre à dire non. Ils nous mettent devant une crise profonde de la valeur « travail ». Les Trente Glorieuses ont proposé des modèles de réussite par la possession et la consommation Les Trente Glorieuses ont proposé des modèles de réussite par la possession et la consommation. Pour avoir plus, il fallait travailler plus. Et c’était possible. Soutenus par une croissance économique continue, nous travaillions plus et gagnions plus. On pouvait alors acheter une plus grosse maison, une voiture plus puissante ou encore l’ordinateur dernier cri. Mais voilà, depuis 10 ans au moins, en France, le modèle est grippé. On travaille plus, mais les rémunérations ne suivent plus la courbe de l’investissement professionnel. Les salariés se demandent à quoi bon travailler et leurs questions demeurent sans réponse. Alors, ils s’épuisent dans des efforts sans résultat.    Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant Pour lire l’article en entier  REFLETS n°51 pages 44 à 45 

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Sanjy Rambotiana 13 mai 2024 Aucun commentaire
La place du populisme
Marc Estivallet

La place du populisme

  Il est difficile de définir le populisme car il est multiforme. Le populisme désigne l’instrumentalisation de l’opinion du peuple par des partis et des personnalités politiques qui s’en prétendent le porte-parole. Mais qu’est-ce que « le peuple » ? Le concept diffère un peu selon le populisme de droite ou de gauche. Pour ce dernier, les personnes qui vendent leur force de travail constituent le vrai peuple. Pour le populisme de droite, le peuple est constitué des petites gens, des « sans voix », sous-représentés. L’aspect social est fondamental et s’articule avec l’aspect ethnique et culturel. Le « vrai peuple » correspond à une pseudo-tradition implantée de longue date sur le territoire. Le « vrai peuple » ne peut rassembler que les personnes d’une même origine. Le populisme se fonde sur une symbolique nostalgique de grandeur, exhortant un redressement national s’appuyant sur un chef en relation directe avec son peuple. Dans les deux cas il contient un rejet de l’élite et un anti-pluralisme. Donc un refus du fonctionnement démocratique au nom du monopole de la représentation de ce que serait le « vrai peuple ». Depuis une vingtaine d’années le monde est passé de mouvements populistes à leur prise de pouvoir dans plusieurs pays : la Hongrie, la Pologne, la Russie, la Turquie, les Philippines, le Venezuela. Les mêmes transformations se font jour : révision constitutionnelle, limitation du pouvoir des juges, restriction de la liberté de la presse. Le pouvoir se recentre aux mains de l’exécutif. Les assemblées élues deviennent de simples chambres d’enregistrement. L’alternative politique devient très complexe car ces régimes populistes restreignent les marges de fonctionnement de l’opposition par des moyens plus ou moins légaux, souvent violents. La marge avec une dictature devient étroite. Certains pays sont, à la limite, encore contenus dans la démocratie. Des dirigeants ont des visées populistes. Donald Trump en est un exemple. Mais les contraintes judiciaires et institutionnelles l’en empêchent. Idem Narendra Modi en Inde. Dans d’autres pays, comme l’Autriche, les Pays-Bas, le Danemark, se forment des alliances électorales permettant à des partis traditionnels de gouverner en prenant en compte certaines de leurs revendications. En particulier concernant l’immigration. Pour entrevoir la place du populisme dans le futur, il est nécessaire de comprendre les limites de la démocratie. Bien sûr, c’est aujourd’hui le meilleur système politique. La démocratie propose un droit de vote individuel. C’est-à- dire, l’ego de chacun peut s’exprimer selon son point de vue, donc selon son histoire personnelle. De grandes familles d’orientation se dégagent, synthétisées dans un parti politique. En définitive la démocratie exprime l’ego de chacun, par définition « égocentré », avec ses peurs, ses bassesses, ses aspirations conjuguant en priorité le verbe avoir. « Je vote selon mon intérêt ». Ce fonctionnement se répercute à l’échelle des nations. Celles-ci s’opposent pour la possession, le pouvoir, la puissance déclinant un jeu d’alliances conjoncturelles se faisant et se défaisant (exemple le Brexit) selon les intérêts nationaux. L’appareil politique national est à l’image du fonctionnement individuel. Le populisme trouve sa substance dans le décalage entre l’aspiration individuelle et l’aspiration collective. Ce que le communisme n’a pas réussi à réaliser, il prétend y arriver au nom du « vrai peuple » sans perdre de vue les besoins élémentaires de chacun, en particulier de sécurité physique, alimentaire, et de logement. Le populisme de droite mettra plus l’accent sur l’idée de réussite matérielle offerte à tous. Grâce à un leader charismatique ne s’embarrassant pas de morale, ni de distinction pour y arriver. Il flatte la nature inférieure de l’homme jusque dans le sexisme. Trump ne s’en prive pas ! Mais chacun a aussi une petite, disons plus ou moins grande, aspiration à un fonctionnement plus juste, plus égalitaire, plus honnête, plus sincère, plus altruiste. Cela se traduit par le désir – peu conscient – d’un chef qui incarne ces valeurs et qui soit au service du collectif, depuis la commune jusqu’à la région, et surtout de la nation. Les leaders populistes surfent sur cet inconscient. Ils annoncent, en négatif, l’idée de se donner, de se sacrifier pour la population. Aujourd’hui c’est un leurre. Ils usent des moyens les plus vils pour arriver à leur fin. À voir l’usage des fake-news, Trump ou Poutine en sont les chefs de file. La richesse personnelle est leur apanage. La manipulation des besoins de la nature inférieure humaine encouragée par un leader préfigure, en négatif, l’autre face à venir : des meneurs charismatiques, cherchant à réaliser le bien pour autrui, sans enrichissement matériel pour eux, ni combler le besoin de pouvoir, de puissance. Ils refléteront l’aspiration humaine à atteindre sa nature supérieure, orientée vers le partage, la solidarité, le respect de la vie, donc de la nature. Ce que résume la tradition chrétienne par amour du prochain. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Dans le futur, ces chefs politiques s’entoureront de conseillers non plus militaires, mais spécialistes de la paix, de créateurs, d’entrepreneurs désintéressés, de maîtres spirituels. Servir la nation sera un engagement spirituel. La démocratie d’aujourd’hui paraîtra ringarde. La devise républicaine, « Liberté, Égalité, Fraternité » prophétique, lancée par Robespierre en 1790, commencera à prendre corps.  

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Marc Estivallet 6 mai 2024 Aucun commentaire
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