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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

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Compléments Revue Reflets

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Une expérience aux frontières de la mort
Equipe de rédaction Reflets

Une expérience aux frontières de la mort, Nicole DRON

Nicole Dron est née en 1941. Elle a été l’un des premiers «témoins» ayant vécu une EMI (expériences de mort imminente). Elle a attendu 17 ans avant de faire connaître ce qui lui est arrivé. Depuis elle ne cesse de faire savoir combien sa vie a été transformée. Témoignage Il m’a été donné de vivre il y a plus de 40 ans une expérience particulière qui a élargi ma conception du monde et renversé toutes les valeurs de ma vie. Ce fut une expérience profonde et inoubliable. Elle a touché tous les aspects de mon être et m’a donné la certitude que la mort n’existe pas. Je n’oublierai jamais cette expérience. Elle est en moi et me rappelle la plénitude, la beauté et la paix immense d’un état qui défie toute description et en comparaison duquel les recherches exclusives de richesses matérielles, de renommée, de pouvoir et de gloire paraissent dérisoires et misérables. 45 secondes d’éternité Cela se passait donc en 1968. Trois semaines après la naissance de mon second enfant, j’ai fait une très grosse hémorragie. J’ai été hospitalisée et opérée d’urgence. En cours d’intervention (hystérectomie ou ablation de l’utérus), une seconde hémorragie s’est déclarée. Je suis descendue entre 2 et 3 de tension et mon cœur s’est arrêté de battre pendant, m’a-t-on dit par la suite, environ 45 secondes avec électrocardiogramme plat. Et pendant ces 45 secondes, j’ai vécu un instant d’éternité ! Tout d’abord, je me souviens m’être trouvée à la hauteur du plafond. J’étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond. J’ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j’éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d’exister en dehors de mon corps. Je vous assure que c’est quelque chose de bouleversant de se sentir vivre au-delà de soi. J’ai pris conscience que j’étais l’habitante de mon corps. Celui-ci était étendu sur la table d’opération. Je l’ai donc regardé et je ne l’ai pas trouvé beau. J’étais cadavérique, j’avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche, je n’étais pas du tout à mon avantage. Cela n’avait déjà plus d’importance parce que ce corps n’était pas réellement moi, il n’était que mon véhicule. J’ai entendu le chirurgien s’exclamer : « Elle me pète entre les mains ! » Ce qui m’a été confirmé un mois après par une infirmière ayant assisté à mon opération. Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d’opération, car j’ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d’attente. En pensant à eux, instantanément, je me suis trouvée près d’eux. J’ai pris conscience de traverser les murs. Plus tard je me suis demandé : comment ai-je pu traverser les murs et trouver cette salle d’attente, car je ne connaissais même pas le chemin qui y conduisait, n’ayant jamais eu l’occasion de m’y rendre ! Dans cette salle d’attente, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de siège. Mon mari me l’a confirmé plus tard. Je voyais qu’ils arpentaient la pièce et moi j’essayais de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. J’éprouvais une sorte de désespérance, celle de ne pas pouvoir communiquer avec ceux que j’aimais. En désespoir de cause, j’ai posé la main (du corps plus subtil dans lequel j’étais) sur l’épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps ! Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Mais, en même temps, je prenais conscience d’une faculté nouvelle, celle de pénétrer tout ce qui est. Je n’ai jamais perdu la notion d’être « moi », mais j’avais l’impression de prendre plus d’espace et je me suis trouvée dans le cœur de mon mari. Je connaissais toutes ses pensées, mais aussi l’essence de son être, ce qu’il valait en tant qu’être humain. Propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette lumière Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J’étais seule au monde, dans un néant infini et j’aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? Le temps n’existait pas. J’ai pensé : « Ça y est ma fille, tu es morte ». Et pourtant, je n’étais pas morte puisque j’existais. Une phrase qu’on m’avait enseignée toute petite au catéchisme m’est revenue à la mémoire : « On vivait jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la résurrection finale ». Dans ce contexte, l’idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m’est apparue insupportable. Quelque chose en moi a appelé à l’aide et au loin, j’ai vu une lumière. À partir de ce moment je n’étais plus seule au monde. J’ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière et, au fur et à mesure que j’en approchais, elle grandissait jusqu’à occuper tout l’espace. Les ténèbres s’éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir distinctement, mais surtout une joie inouïe s’élevait de mon cœur, une joie mille fois plus grande que toutes les joies que j’ai pu éprouver sur cette terre. Et je suis rentrée dans la Lumière. Là il n’y a plus de mots. Cette lumière était aussi un océan d’Amour, mais de l’Amour pur, celui qui s’offre et ne demande rien, un Amour soleil et j’étais l’Amour. J’étais immergée dans un océan d’Amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais et ceci de toute éternité, et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace, mais d’être, d’avoir toujours été. J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle. Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j’ai compris

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Equipe de rédaction Reflets 6 février 2025 Aucun commentaire
Vieillesse sagesse
Christian ROESCH

Vieillesse-sagesse, choisir son habitat

En janvier 2022, le scandale des EHPAD éclatait, déclenché par la parution du livre-enquête de Victor Castanet Les Fossoyeurs (éd. Fayard). Tout y passait : la maltraitance, le délaissement, la sous-nutrition, les tricheries sur les subsides publics, etc. Depuis, les contrôles ont été renforcés, les règles budgétaires mieux définies. Des progrès sont notables sur la qualité des équipements, sur la nourriture, mais l’attention aux personnes reste un problème majeur. Rien n’a changé sur le manque de personnel. La plupart des EHPAD sont touchés par cette situation. Le problème de fond des maisons de retraite n’est jamais abordé. Comme si un consensus avait lieu, définissant l’objectif : le bien-être matériel des résidents et leur occupation au quotidien. Or se contenter d’écouler les journées est un désespoir de l’âme. Même les maisons de retraite les plus luxueuses, les mieux loties, n’échappent pas au fait que les résidents sont dans une situation d’attente de la mort comme une délivrance, tout en la redoutant. Ils sont comme des vieux objets obsolètes qu’on maintient en état de marche jusqu’à ce qu’ils soient définitivement cassés. Comment être joyeux dans cette situation ? Or la vieillesse ce n’est pas ça. La société s’obstine à ignorer la grandeur de cet âge. La vieillesse fait perdre le monde extérieur pour gagner le monde intérieur. On perd, par la maladie ou l’usure, la mobilité. L’espace se réduit. En début de retraite, on part en voyage, en croisière, en avion, en auto. Puis la distance raccourcit, conduire devient difficile surtout la nuit. Puis on ne sort que très peu du jardin, de la maison sauf quand on vient vous chercher. Puis l’espace se réduit encore à la chambre, puis au lit. Chemin inverse de l’enfant, du berceau au vaste monde. On perd celui-ci par les organes des sens qui s’altèrent, la vue, l’ouïe, le goût… Il faut comprendre que le but est de gagner la vision intérieure. Voir ce qui échappe habituellement aux yeux ordinaires est plus qu’une compensation, c’est une révélation. Idem pour la perte de l’audition. Mieux entendre la petite voix intérieure auparavant étouffée par les bruits et l’agitation de la vie quotidienne constitue une dégustation qui donne un autre goût de la vie, pas du tout la même qu’auparavant. Le vieillard est destiné à se réjouir de ce qui lui reste, tant ne plus être soumis au jeu de la consommation est reposant. Sa richesse est de se nourrir « ailleurs », dans la contemplation accompagnée de louange et de remerciement. Mais qui lui enseigne cette autre manière de vieillir ? Qui l’accompagne dans ses pertes et ses découvertes ? Les EHPAD ne sont pas organisés pour ça, et ce n’est pas leur but. Surtout en France. La laïcité à la française, dont se targuent les politiques, est en réalité une attitude anti-spirituelle et antireligieuse. On ne parle pas religion et spiritualité dans les établissements publics. C’est tabou, voire interdit. Or, comme l’explique le docteur J. Besson1, si on refoule l’inconscient spirituel, on produit des névroses, dues au vide existentiel. On est au cœur du problème. Ce vide, tellement présent dans les EHPAD, provoque dépression, agression et addiction. Les employés le constatent au quotidien : des personnes perdent tout contrôle social, s’enferment dans un mutisme ; d’autres, et parfois les mêmes en alternance, agressent le personnel, l’insultent, se plaignent, crient leur désespoir, s’agitent avec l’idée de fuir. Récemment la fille d’une personne placée me disait qu’elle n’avait jamais entendu sa mère jurer comme un charretier avant d’être là. Alzheimer semble une manière douce de vivre ce calvaire. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Vieillir dans ces structures n’est pas le plus propice à une vie spirituelle. C’est acceptable pour une existence profane. La qualité matérielle est rassurante pour les enfants dont l’objectif est que le parent souffre le moins possible jusqu’à la fin. Si l’on veut une autre destinée, il faut se tourner vers d’autres solutions. Au domicile Rester chez soi le plus longtemps possible. Aujourd’hui, avec les aides ménagères, médicales, les repas livrés, c’est un moyen pour conserver ses repères, avec une certaine liberté. Une activité réduite est possible. Dès la retraite, pour ne pas sombrer lentement, aider dans une association caritative ou humanitaire permet de garder une estime de soi en étant utile. Sinon, qui sommes-nous quand nous n’avons plus de titre professionnel ? Cet aspect est si important. Bien vieillir nécessite de continuer à servir. Puis quand arrive la dépendance, on peut encore aider ceux qui viennent à nous. On peut toujours aider par l’expérience accumulée, par le recul offert, et enfin ce qui ne nécessite aucune agitation, par la prière. Le profane imagine qu’elle n’est qu’un ânonnement sans autre but que d’occuper le temps, mais ceux qui ont trouvé l’accès à la vie invisible connaissent bien son efficacité pas forcément visible. Jusqu’à la fin, servir est possible pour ceux qui gardent leur esprit. Et corolairement, servir permet de garder son esprit. Le vieillard qui a acquis de grands yeux intérieurs, de grandes oreilles au-dedans, peut transmettre ce qu’il voit et entend ; et ainsi orienter ceux qui viennent s’assoir au bord du lit, et qui sont en demande de conseils, de questions sur leur service auxquelles ils n’ont pas encore eu de réponse. Donc, pour certains, rester chez eux peut être une solution, jusqu’à l’apparition d’infirmités rendant cette modalité périmée. Habitat partagé Pour d’autres, la dépendance peut être compensée par l’interdépendance. Il s’agit alors de s’organiser pour vivre à côté d’autres personnes du 3e âge, dans une même dynamique. Aujourd’hui fleurissent les expériences, les projets de vie communautaire pour bien vieillir en se soutenant matériellement, affectivement, et spirituellement. Les modèles vont de l’immeuble (où ne sont partagés que les espaces collectifs) au micro hameau. Il est bon de pouvoir partager ses peines quand la famille est un peu distante,

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Christian ROESCH 26 janvier 2025 Aucun commentaire
Voir l'invisible
Equipe de rédaction Reflets

Voir l’invisible, Père André-Parie

Moine, prêtre, artiste, inlassable soutien des déshérités de Madagascar et d’ici, rien ne l’arrête, ni l’âge ni la santé défaillante. Servir sans mesure le garde VIVANT. « Celui qui aime voit Dieu », nous dit saint Jean. Je n’aurais jamais osé imaginer, lorsqu’il y a 30 ans j’écrivais un livre intitulé Ferme les yeux et tu verras, qu’un jour je perdrais en grande partie la vue et que je ne pourrais vivre et supporter la vie qu’en transformant ma malvoyance en bienveillance. Dans le dictionnaire, la définition du mot « regarder » est : « porter son regard sur… ». « Dis-moi ce que tu regardes et je te dirai qui tu es ». Peut-être faut-il parfois fermer les yeux aux « apparences » de la réalité pour découvrir cet Essentiel qui nous habite mais auquel nous ne pouvons adhérer que par une immersion complète. J’aime me souvenir d’Annick de Souzenelle qui, après nous avoir ouvert l’esprit pour nous inviter à porter un autre regard sur tel ou tel passage de la Bible, se mettait à nous regarder avec tendresse, presque suppliante : « Mes enfants, est-ce que vous avez vu ce que je vous dis ? » « On ne voit bien qu’avec le cœur », disait le renard au Petit Prince. Nos sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, sont tous situés dans la tête. Ils sont voisins, les parties du cerveau qui les animent cohabitent. À la première page de sa Règle monastique, saint Benoît s’exprime en disant : « Écoute mon Fils, ouvre l’oreille de ton cœur… » Lorsque l’un de nos sens vient à faire défaut, les autres viennent à son secours comme dans une entraide fraternelle où même leurs efforts se conjuguent. C’est d’ailleurs ce qui fait que l’enthousiasme a une répercussion sur tout l’être. « Celui qui aime voit Dieu », nous affirme saint Jean, comme si, lorsque l’Amour vient prendre le pouvoir en nous, tous nos sens, par contagion, en sont impactés. À en croire tous ceux qui ont eu la grâce au cours d’une EMP, une expérience de mort provisoire, de voir l’Au-delà, tous ont vu avec d’autres yeux, entendu avec d’autres oreilles, alors qu’ici-bas, comme le dit Jésus : « Ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas… » Lorsque le père Jean de Robert raconte son expérience de l’Au-delà, il s’exprime en disant qu’il voyait de tous les côtés en même temps et qu’il était devenu goutte de Lumière. Nous sommes au dire du Credo : « lumière née de la Lumière » et encore : « Je crois en l’univers visible et invisible ». Les savants ont réussi à photographier l’instant de notre conception : un extraordinaire mandala lumineux qui a éclairé le premier instant de notre existence. Pour rendre la vue à l’aveugle-né, Jésus éprouve le besoin de mettre sur ses yeux de la boue faite avec sa salive, comme s’il fallait enténébrer davantage encore notre vue humaine, pour la préparer à l’explosion de la Lumière. Je me suis personnellement, au cours d’un A.V.C., retrouvé dans une lumière que je ne voulais pas quitter. Je n’ai pas vu ce dont les autres témoignent, mais ayant repris connaissance plus aucun souci, plus aucun problème ne pouvaient venir m’enténébrer. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Mais si je n’ai pas vu l’Au-delà tel que l’ont décrit tous ces voyants de l’infini, j’ai eu la chance de « voir » ce qu’est le Pardon. C’était au cours de la Semaine sainte célébrée avec Bernard Montaud et les Croyants du Parvis; nous méditions sur le chemin de croix. Bernard nous demandait d’imaginer la scène, de la décrire. À la quatrième station : « Jésus rencontre sa sainte Mère », j’ai brusquement revu l’une des scènes les plus atroces et horribles de mon enfance. Celle dont j’aurais aimé ne plus jamais me souvenir. J’ai revu cette scène, brusquement auréolée du Pardon divin, de couleur pastel, éclairée d’un arc-en- ciel impossible à décrire. Tous mes sens étaient captivés. L’horreur était devenue un honneur, la malveillance bienveillance, les ténèbres Lumière. Chaque personnage de cette scène, la victime comme le bourreau, avait retrouvé une dignité qui débordait, le tout enluminé d’une telle intensité de beauté, de bonté, qu’il est impossible de les décrire. Je comprenais, je visualisais la parole de Jésus au bon larron : « Ce soir tu seras avec moi au paradis. » Une telle vision, au-delà de l’imaginable, faisait paraître encore plus d’actualité mon précédent livre Pardonner pour embellir le monde. Plus qu’un appel, je me suis senti investi d’une mission, d’une vocation, celle de témoigner de la beauté du Pardon. La phrase de l’Évangile : « Tout ce que vous déliez sur la terre sera délié dans les cieux » s’imposait comme un impératif à vivre dans un émerveillement enthousiaste. Oui, j’ai vu, l’espace d’un instant, j’ai réalisé ce que je n’aurais jamais osé imaginer : j’ai vu ce qu’est le Pardon divin. Pour lire l’article en entier, Reflets n°54 pages 26 à 27

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Equipe de rédaction Reflets 14 janvier 2025 Aucun commentaire
Christian ROESCH

La miséricorde, porte magnifique sur l’invisible

Le sujet est audacieux et un peu provocateur. Voir la vie invisible nécessite de fréquenter sa vie intérieure. Par définition, rien n’est visible au-dehors. Les expéditions spatiales n’aperçoivent rien de cette vie qui pourtant grouille autour de nous, de la plus proche à la plus lointaine. Nous vivons dans le temps et l’espace perceptibles par nos organes des sens et par notre intelligence. Donc par notre ego. Pour percevoir la vie invisible, il est indispensable de dépasser le plan de conscience de l’ego. Le dossier montre de nombreuses techniques et circonstances pour y parvenir. La situation la plus connue est l’approche inattendue de la mort. J’en ai fait l’expérience lors d’un cancer de l’oesophage1. Cependant j’insisterais sur le moyen le plus sûr à notre disposition : la pratique du retournement intérieur. Se pencher sur une souffrance de l’instant (il y en a toujours une en cours), la voir clairement arrête la temporalité de l’ego. Accepter, reconnaître « Je suis cette souffrance en cours » nous sort du temps. « JE SUIS » appartient à un autre système référent. Les chrétiens le nomment la vie éternelle. M’aimer avec ma souffrance signant mon imperfection m’octroie la miséricorde. Celle-ci ouvre les vannes célestes de la connaissance. Par elle, la vie invisible me pénètre. Là, je rencontre les êtres qui peuvent m’aider à transformer la souffrance de l’instant en acte d’amour et de paix. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. La miséricorde n’est pas un mot creux qu’on jette pour se sentir gentil. C’est une activité de la vie intérieure, puissante quand elle fait venir un souvenir éclairant la souffrance de l’instant – le passé est donc présent –, puissante en indiquant l’acte de paix à poser – le futur est donc présent. L’instant est hors du temps et de l’espace. Imaginez la puissance de la miséricorde de Jésus- Christ qui voit son passé auprès du Père avant la création du monde ! (Jean 17, 5) Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de cette gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût. Et son acte futur : Père, l’heure est venue, glorifie ton fils, afin que ton fils te glorifie et que, selon le pouvoir sur toute chair que tu lui as donné, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Pour lire l’article, Reflets n°54 page 21

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Christian ROESCH 28 décembre 2024 Aucun commentaire
Nous sommes nos propres détracteurs
Equipe de rédaction Reflets

Nous sommes nos propres détracteurs, Bernard Montaud

Il y a 40 ans, Bernard Montaud créait la voie spirituelle Artas pratiquant le dialogue inspiré transmis par Gitta Mallasz. Il fondait également la Psychologie nucléaire®, une cartographie de la vie intérieure, et la Psychanalyse corporelle, se déclinant maintenant en trois aspects : l’un tourné vers le passé, le deuxième sur le présent et enfin sur le futur, pour aider encore mieux ceux qui cheminent dans la quête intérieure. Récemment, il a transmis à deux proches collaborateurs, la voie spirituelle Artas. Aujourd’hui, Bernard Montaud est tourné vers sa mission, se consacrer à promouvoir la vie spirituelle et la foi sous toutes ses formes, seules sources d’espérance dans notre monde en perdition. www.bernardmontaud.org En tant que fondateur d’Artas, avez-vous eu dès le début des problèmes avec les médias ? Et est-ce quelque chose qui a lieu depuis longtemps ? La surveillance des mouvements spirituels, les grandes campagnes de réprobation et de doute sont apparues au moment du Temple Solaire. Je crois que la tuerie qui a eu lieu dans cet ordre il y a une trentaine d’années a traumatisé notre pays et, en réveillant une blessure bien française sur la crainte des sectes, a produit une hypersensibilité à l’encontre de tous les mouvements spirituels, au point de mettre en place par la suite un organisme de surveillance des dérives sectaires. En créant la Miviludes, en laissant salir tout ce qui se fait et qui n’est pas forcément ridicule, la France est entrée dans une intolérance spirituelle grandissante. Mais avant l’affaire du Temple Solaire, tout ce que j’ai pu faire et dire avec Gitta Mallasz en France et dans toute l’Europe n’a jamais soulevé des montagnes de réprobation et je n’avais pas de problème. Je suis interpelé par le rôle des médias qui, par exemple, retranscrivent intégralement les rapports de la Miviludes sans jamais interroger les personnes soupçonnées, sans avoir l’objectivité dont ils sont pourtant investis. N’est-ce pas une attitude bizarre ? Il est évident qu’il y a un parti pris d’accusation dans les médias. Le sujet des sectes est vendeur, et sans discernement les médias s’attaquent à tous les mouvements spirituels uniquement parce que ce sont des sujets vendeurs. Mais si d’un côté il y a une certaine incompétence médiatique, de l’autre il y a un étrange besoin d’entretenir le doute sur des faits qui n’ont pas été vérifiés. Les médias ne vérifient pas souvent les données que la Miviludes avance. Or cet organisme est obligé, pour ne pas perdre ses subventions, de faire en France des enquêtes suspicieuses, avec de fausses évaluations et de faux résultats. Il y a là une malhonnêteté fondamentale, non pas des hommes, mais du système. Et à part le besoin aussi de faire du buzz, de faire de l’argent, je ne vois guère d’autre raison à cette attitude. Mais aujourd’hui, à cette crainte des dérives sectaires – qui pourrait être légitime –, s’ajoute un autre phénomène : comment se fait-il que l’espèce humaine éprouve un soudain besoin de calomnier et dénoncer autrui ? D’où provient cette nouvelle habitude humaine ? C’est comme si c’était une compensation au besoin de réussite de l’ego, ou – pour le dire autrement – une nouvelle façon de se sentir important. C’est-à- dire : parce que je n’arrive pas à réussir sur terre, je me pose en victime de Monsieur Untel qui est célèbre, et je récupère ainsi une part de cette célébrité pour mon importance personnelle. Alors soudain ces personnes existent par leur dénonciation, leurs calomnies qui leur donnent une importance de rechange. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. C’est vrai que c’est quelque chose qui se répand de plus en plus. Récemment, même l’abbé Pierre a été accusé d’abus sexuels, peut-être avérés, mais tant d’années après sa mort ! Parce que la victimisation, la dénonciation d’abus sexuels non certifiés sont une nouvelle façon d’obtenir de la reconnaissance, même au prix de salir des personnes qui sont mortes et ne peuvent plus se défendre. Là aussi, que sont devenus nos médias pour vivre ainsi de la calomnie ? Où est passée l’éthique de nos journalistes ? Pour lire l’article en entier, Reflets n°53 pages 34 à 37

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Equipe de rédaction Reflets 17 décembre 2024 Aucun commentaire
Dire la vérité ,une voie vers la paix
Equipe de rédaction Reflets

Dire la vérité, une voie vers la paix

Le père Pierre Vignon est prêtre catholique du diocèse de Valence dans la Drôme. Une part importante de son ministère s’est déroulée au tribunal ecclésiastique de Lyon où son soutien aux victimes d’abus lui a valu d’être révoqué de sa fonction de juge. Il a publié en 2021 Marthe Robin en vérité pour promouvoir la figure de cette femme dont la mission a été spécialement remise en cause dans les médias. GUIGUES LE CHARTREUX ET SOLJENITSYNE Au début du XIIe siècle vivait à la Grande Chartreuse un prêtre ermite originaire du même diocèse que le mien, Guigues 1er le Chartreux (1083- 1136). On a de lui un recueil de pensées qui sont publiées aux Sources Chrétiennes (308). De l’avis général, c’est un chef-d’œuvre qu’on peut placer entre les Pensées de Marc Aurèle et celles de Blaise Pascal. Celles qui concernent la vérité sont parmi les plus belles. Par exemple : « La vérité doit être placée au milieu, comme un bel objet. Si quelqu’un l’a en horreur, ne le juge pas, mais aie pitié de lui. » ; « Les noisettes et les mûres ont en elles ce qui les fait désirer. Et la vérité et la paix ! Non ? ». Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) a pourtant observé, dans son discours de Harvard du 8 juin 1978, que « la vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère… Je vous l’apporte non en adversaire mais en ami. » Guigues ne l’aurait pas contredit car pour lui « sans éclat, ni beauté, et clouée à la croix, ainsi doit être adorée la vérité. » Il appuie Soljenitsyne lorsqu’il écrit : « Le glaive de la vérité est un bien, mais les hommes s’en servent pour nuire, parce qu’ils le croient mauvais, et ils l’administrent comme tel. Toi, ne l’administre pas ainsi, mais dans l’intention de faire le bien à qui tu l’offres. » Le grave danger de l’intégrisme radical est ainsi évité, car « on ne défend pas la vérité mais elle défend. En effet, ce n’est pas elle qui a besoin de toi mais toi d’elle. »Guigues et Soljenitsyne inspirent mon action. Doit-on tout mettre sur la place publique ? Non ! La plupart du temps nombre d’affaires doivent être réglées à leur niveau. Ce qui relève de la catéchiste ne doit pas remonter au pape, et inversement. Mais comme on le chante dans le psaume (10, 3) : « Quand sont ruinées les fondations, que peut faire le juste ? ». Parler ! Quand les lois universelles sont enfreintes et transgressées et quand il s’agit d’une situation notoire, c’est-à-dire publique, dire la vérité devient un devoir moral qui s’impose à la conscience. Mais où se trouve la limite, me dira-t-on ? Avec l’apparition de la complicité. À partir du moment où votre silence vous rend complice, il faut parler, voire hurler si l’on cherche à vous faire taire. DANS LE CAS DE MARTHE ROBIN Quand en 2020 la mémoire de la vénérable Marthe Robin a été mise en cause par un religieux carme, Conrad de Meester (1936-2019), dans un livre posthume où il l’accusait de « fraude mystique », j’ai été contraint de sortir du silence pour affirmer le contraire parce que j’étais un témoin et que c’était mon devoir de parler. Pour résumer mon propos, sans entrer dans le détail qui n’est pas ici le sujet, j’ai dû montrer que ce qu’il croyait être une démonstration implacable reposait seulement sur deux affirmations non fondées. Premièrement, comment pouvait-il « déparalyser » Marthe Robin en enflant un détail de l’expertise médicale de 1942, à savoir que seuls le pouce et l’index des deux mains bougeaient encore un peu suite à sa paralysie progressive due à son encéphalite léthargique ? Comment pouvait-il lui attribuer cinq graphies différentes alors que la totalité des secrétaires à qui Marthe dictait n’est pas encore établie, qu’il n’était pas graphologue et que, s’il l’avait été, il n’aurait pas pu travailler sur des photocopies, comme l’interdit leur déontologie ? Il était donc impossible d’admettre ses conclusions imaginées et supposées à partir de deux prémisses que je savais fausses. En tant que témoin ainsi que proche de la famille et des amis de Marthe, je devais accomplir mon devoir, en ami dans le style de Soljenitsyne et pour le bien dans celui de Guigues. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. ET DANS LE CAS DE LA CRISE DES ABUSEURS À la fin de l’année 2015 a commencé à Lyon ce qui allait devenir une crise nationale majeure, l’affaire Preynat (1945-2024) puis l’affaire Barbarin. On n’a plus cessé d’en entendre parler pratiquement chaque jour jusqu’en 2020. Si la vérité dans le cas n’était pas un bel objet, la mettre au milieu s’imposait. Tout simplement parce qu’elle était caractéristique non seulement de l’Église mais encore de l’ensemble de notre société. Il suffit de citer pour s’en convaincre le rapport de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église) à la page 22 : « 5 500 000 personnes majeures vivant dans notre pays ont subi des agressions sexuelles pendant leur minorité ». C’est avec cet arrière-fond qu’il faut placer les chiffres concernant la seule Église catholique, entre 1950 et 2020, de 220 000 à 330 000 victimes. QUI VEUT ENTENDRE CES VÉRITÉS QUAND ELLES SONT RÉVÉLÉES ? Chacun est renvoyé à sa conscience et doit agir au juger. Salit-on quand on dit la vérité ? Ce n’est pas aussi sûr que certains le voudraient.   Pour lire l’article en entier, Reflets n° 53 pages 50 à 51

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Equipe de rédaction Reflets 8 décembre 2024 Aucun commentaire
Médisance et mots d'amour
Equipe de rédaction Reflets

Médisance et mots d’amour

Moine bénédictin, artiste aux multiples facettes, le père André-Marie incarne la bienveillance. Trop humble pour défendre sa cause, il a fait sienne celle du père Pedro à Madagascar. Il se dépense sans compter pour les pauvres, les rejetés, les simples d’esprit. Jamais, jamais il ne dit du mal des autres. Trois mots le caractérisent : miséricordieux, dévoué et… empli d’humour. Malgré cela il a souvent été calomnié bassement. J’ai toujours eu horreur de la malveillance, à tel point qu’il y a des années, lorsque j’entendais dire du mal et des horreurs, je ressentais une telle douleur dans la colonne vertébrale, qu’il me fallait un énorme effort pour ne pas exploser violemment : « Tais-toi ! » Mais, regardant le visage de l’interlocuteur, je découvrais qu’il reflétait et mimait la laideur de ses paroles. Si la calomnie consiste à inventer et à dire du mal de quelqu’un pour lui nuire, la médisance consiste simplement à dire du mal. Même vrai, cela est moralement répréhensible. Les faits divers des médias ne cessent d’étaler des drames, des médisances avec l’hypocrisie du « bien sûr présumé innocent ». Cependant la chose est dite, la photocopieuse se met en route, la parole est lâchée, elle suivra son chemin. La rumeur s’en emparera et sèmera partout qu’il n’y a jamais de fumée sans feu. On n’est jamais jalousé que par plus bas que soi. « Nul n’est un grand homme pour son valet de chambre », disait La Bruyère. Si quelqu’un s’élève en spiritualité, il prête le flanc à l’incompréhension de la part d’esprits peu ouverts dans ce domaine. Très peu de saints ont été compris, acceptés, accueillis par les leurs. Le mot « saint », par son étymologie hébraïque, signifie d’ailleurs « à part ». Être hors du commun, hors norme, ne pas s’assimiler aux autres éveille naturellement le soupçon de la part d’ignorants ; le rejet, l’incrédulité sembleraient presque naturels. S’élever en mystique, en spiritualité, en ascèse, en renoncements, si cela ne se vit pas dans la plus grande discrétion, prête le flanc à la suspicion… Ce n’est pas possible, c’est de l’hypocrisie… Et bien sûr, les on-dit vont leur chemin. Si, en calligraphiant, on supprime un jambage à la lettre « m » cela devient la lettre « n ». On est passé de « aime » à « haine ». Un secret étant quelque chose que l’on ne répète jamais qu’à une personne à la fois, la confidence va son train… Oui, mais surtout ne le répétez pas !… On avait demandé à un prêtre artiste de réaliser un grand Christ ressuscité. Il demanda aux enfants handicapés d’un quartier pauvre de ramener de chez eux des journaux. Il ne fit pas le tri ; c’était aussi bien le récit de drames, de crimes, d’incestes que l’annonce de naissances, de décès, de faits héroïques et de lâchetés… Le tout, malaxé avec de l’eau et de la colle devenu pâte à papier, servit à façonner le corps d’un grand Christ ressuscité. Recouvert de feuilles d’or, il trône dans un sanctuaire. Rien n’est à éliminer… Le Corps du Christ c’est tout ça et plus que tout ça : c’est la réussite mêlée à l’échec, la grandeur à la faiblesse, la fierté à la honte, la malveillance au pardon, la mort à la résurrection. « Mon Père fait tomber la pluie sur les bons comme sur les méchants. » Comment ne pas citer les Béatitudes : « Bienheureux es-tu, si on dit toutes sortes de mal contre toi à cause de Moi, ta récompense sera grande dans le ciel ». Arrête « ton cinéma », stoppe la photocopieuse, pense à la parole de Jésus : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre… » Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Si la justice des hommes mesure la faute pour mesurer la punition, la justice de Dieu juge la culpabilité pour mesurer la dose d’Amour miséricordieux qu’il pourra accorder. Même s’il n’en a pas conscience, il y a en l’homme une soif d’absolu, de spiritualité, un besoin de s’élever, de s’envoler comme le papillon. Naturellement cela peut éveiller chez certains un malin besoin d’amputer les ailes du papillon et de lui rappeler qu’il a été chenille. Pour lire l’article en entier, Reflets n°53 pages 29 à 30  

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Equipe de rédaction Reflets 21 novembre 2024 Aucun commentaire
La planète fout le camp !
Christian ROESCH

La planète fout le camp !

Le 1er août devient le « jour du dépassement » de l’année 2024, a annoncé l’O.N.G. Global Footprint Network, une organisation internationale pour le développement durable. C’est le moment où la consommation humaine en ressources naturelles dépasse la capacité de la Terre à les régénérer en un an. Ceci provoque une surexploitation irréversible. Concrètement, les humains exploitent 1,7 fois plus rapidement les ressources que la planète ne peut les régénérer, plombant son capital naturel. L’épuisement des ressources entraîne une surexploitation des capacités écologiques qui s’accentue au fil des années. Les conséquences de cette surexploitation sont la déforestation, l’érosion des sols, le déclin de la biodiversité et l’accumulation du dioxyde de carbone, augmentant ainsi les événements météorologiques extrêmes. En 1971, le « jour du dépassement » avait lieu fin décembre, prouvant ainsi l’augmentation de l’exploitation des ressources naturelles et l’échec des accords internationaux sur le climat et la biodiversité à faire reculer cette date. En 2023, ce fut le 2 août. Nous jetons un coup d’œil navré à cette information, peut-être même vous a-t-elle échappé, puis nous passons immédiatement à autre chose. Ah, les jeux olympiques, quel bonheur ! Si nous avons besoin de notre dose de malheur, un petit zapping sur la guerre en Palestine, ou en Ukraine. Nous pouvons épancher notre dose d’émotion. D’un côté, une médaille, de l’autre, un bombardement. Qui s’inquiète vraiment pour l’avenir de l’humanité qui se joue dans la folie de la consommation ? Nous laissons faire les gouvernants. Mais les grandes puissances, malgré quelques déclarations à effet de manche, sont dans la logique industrielle favorisée, avec délectation, par la guerre. Produire, consommer, empocher. C’est de pire en pire malgré les COP annuelles. Qu’est-ce que je peux faire ? Est-ce que je peux enrayer cette folie suicidaire ? Je ne peux même pas diminuer ma consommation significativement. Je suis chauffé par une chaudière à mazout, dans une maison ancienne mal isolée. Les aides vantées s’avèrent dérisoires. Je n’ai pas les moyens d’en faire une maison passive. De plus, j’habite en campagne, si bien que la voiture est très sollicitée pour les courses habituelles. Et ne parlons pas des déplacements médicaux ! Je n’ai plus la force de faire un jardin alimentaire ; pourtant lorsque j’avais 40 ans, je fus parmi les pionniers en permaculture. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Cependant l’âge a réduit nombre de besoins : l’habillement en particulier. Être chic, à la mode, c’est fini. La gastronomie aussi disparaît, idem les voitures changées souvent, les beaux objets. La simplicité s’impose presque sans effort. Mais c’est le privilège d’une certaine vieillesse qui apprend à déguster des tout petits plaisirs, instant après instant. Il ne me reste que de faire confiance en la vie. Et manifester cette confiance dans mon attitude. Le Plan divin est tellement impénétrable. Vous n’avez pas dansé ! Difficile d’y croire : le Royaume serait à portée de main ? Il me semble un rêve inaccessible, comme un manga oublié dès le livre refermé. Ce royaume commence certainement sur terre quand, en moi, cesse la lutte quel que soit son objet. Ne pas me battre, m’accepter voire m’aimer dans mes difficultés, mes contradictions, mes poussées de jugement. En ce moment, quelle bienveillance il me faut aller chercher pour accepter ma faiblesse tant physique qu’intellectuelle. Quand j’y arrive, la paix me gagne. Une tout autre musique se fait entendre. Pour lire l’article en entier, Reflets n°53 pages 11 à 12  

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Christian ROESCH 9 novembre 2024 Aucun commentaire
KELLY LEMARCHAND, un chemin de vie par l'aïkido et l'aikishintaiso
Christian Geniller

KELLY LEMARCHAND, un chemin de vie par l’aïkido et l’aikishintaiso

Kelly Lemarchand a 29 ans. Elle a grandi dans le département de la Creuse, au plein cœur d’une nature généreuse et entourée d’animaux et de livres. Après l’obtention d’un master 2 en psychologie clinique à l’université de Poitiers, elle est revenue sur ses terres d’origine pour travailler auprès de personnes en souffrance psychique, d’abord en milieu hospitalier puis dans un cadre libéral. Depuis 4 ans, elle a intégré l’académie autonome d’aïkido Kobayashi Hirokazu (3aKH) fondée par maître André Cognard, 8e dan DNBK. Pratiquante dans le dojo d’Aubusson, ouvert en 2013 par Franck Palazzolo, 7e dan DNBK, elle est passionnée par cet art martial où elle est au grade de deuxième kyu. Elle envisage de devenir enseignante dans cette voie, véritable chemin de vie. Notre échange qui parle d’engagement, de persévérance et d’ouverture aux autres laisse le goût d’une belle espérance à tous ceux qui s’ouvriront à cette voie où beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes ont déjà trouvé satisfaction. Vous pratiquez dans l’académie autonome d’aïkido fondée par maître André Cognard, racontez-nous votre parcours… J’ai débuté en pleine période Covid entre les deux confinements. Je me demandais si mon métier était le bon choix pour moi, et aussi si je devais quitter ou non un environnement personnel qui me posait aussi question. Le fait de devoir « télétravailler » avait enlevé un pan essentiel à mon travail mais aussi à mon quotidien où il était compliqué de pouvoir se regarder, se toucher, sans être dans la crainte. Un ami de longue date qui connaissait mon attrait pour la culture japonaise m’a proposé de venir au dojo pour essayer la pratique. Sa proposition de venir découvrir l’aïkido s’est inscrite à ce moment précis, en véhiculant cette idée de trouver un nouvel espace, une autre voie, un nouveau point de vue pour s’extirper d’une situation de conflit ou une impasse et pour continuer à avancer. Et aussi de se confronter directement à soi-même, pour quitter des craintes fondamentales et se tourner entièrement vers l’autre. Ce fut un coup de foudre, je n’en suis jamais repartie. Cet engagement vous plaît ? Au début, je ne comprenais rien à la pratique, moi qui ai du mal à « lâcher la tête » avec mon métier de psychologue et ma personnalité. Car le but dans cette pratique est de lâcher le mental et la réflexion sinon ça arrête le processus, le mouvement s’arrête et tout se fige. J’ai trouvé une pratique pour mobiliser mon être dans son unité. Ce qui peut paraître déstabilisant au début. Il y a un dépassement à conquérir, celui qui ne fait pas abandonner devant la difficulté mais recommencer sans viser à tout prix la perfection car elle n’existe jamais. Nous cherchons à nous rapprocher le plus possible de ce que les enseignants nous montrent. Cette recherche nous rend toujours débutant. Comprendre une technique sous un autre angle la fois d’après nous offre un champ libre. Et le fait de travailler en groupe rend la pratique encore plus riche car l’harmonie et la reliance ne sont pas les mêmes avec tous. Lorsque ça bloque avec quelqu’un, il est enrichissant de voir précisément le blocage. Nous n’arrêtons pas d’apprendre. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant.   Comment qualifieriez-vous cette pratique ? Pour moi, c’est plus un chemin de vie qu’une voie spirituelle. Même si la pratique nous redéfinit en tant qu’être humain, qu’elle vient nous chercher dans des endroits inconnus de nous-mêmes, donnant à cet art martial une dimension plus grande qu’une pratique sportive. Cela nous développe et nous ouvre à d’autres questionnements et perceptions. Il y a une certaine influence des religions shintoïste et bouddhiste. Je ne peux parler que depuis mon expérience et ressenti. En pratiquant seule certaines techniques avec les « armes » par exemple, nous remontons des angoisses très archaïques. Tenir un bokken (sabre en bois) peut certains jours faire remonter des émotions qui débloquent un bien-être pour la suite de la pratique ou au contraire celles cachées qui surgissent et peuvent déstabiliser. Le but à ce moment-là est d’accueillir l’émotion, porté par le regard bienveillant et non jugeant du groupe. On continue de pratiquer avec l’émotion qui peu à peu s’intègre dans le moment présent et elle trouve un autre chemin pour s’exprimer. Comment cela a-t-il transformé votre quotidien ? L’aïkido fait écho à ma passion ancienne et mon attirance assez mystérieuse et viscérale pour la culture nippone. Aujourd’hui, un dialogue constant semble s’être établi entre ma vie d’aïkidoka, ma pratique professionnelle et ma vie personnelle, ces trois points interagissant sans cesse, se confrontant ou se percutant parfois, mais se nourrissant toujours au gré des rencontres sur les tatamis et en dehors. Dans mon travail, au départ, j’aidais les gens en voulant faire le travail à leur place. Maintenant, je suis plus accompagnante. Comme dans les techniques d’aïkido où il y a une proposition, on cherche ensemble la solution à ce qui était problématique, au conflit ou à une attaque. Nous sommes cocréateurs du chemin fait ensemble. Il n’y a rien à imposer dans la relation. Nous n’avons un pouvoir d’agir que sur nous-mêmes. En aïkido, personne ne gagne et personne n’est vaincu. Et les attaques ne se répondent pas par des contre-attaques. Il y a une continuité entre les projections et les chutes qui libèrent et procurent de la joie. Dans la pratique, nous gardons toujours le contact avec le partenaire en essayant de projeter vers le haut pour amener une énergie d’élévation qui permettra de chuter sans se faire mal. C’est une énergie de vie qui se transmet sans se bloquer. En se tendant, en essayant passer en force, cela fait mal, et la relation s’arrête. D’où la nécessité d’apprendre à lâcher le mental et la réflexion. Pour lire l’article en entier, Reflets n°53 pages 18 à 23

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Christian Geniller 22 octobre 2024 Aucun commentaire
Equipe de rédaction Reflets

Quel est cet étrange besoin de dire du mal de la vie spirituelle?

  Pour comprendre le fonctionnement des journalistes et de la presse en général, il est nécessaire de regarder d’abord en soi. Il y a en chacun un étrange besoin de penser du mal de soi. « Je ne suis pas celui que je voudrais être. Je suis donc faux. » Chacun se juge ainsi selon la misère qui l’habite depuis sa naissance. Ce jugement, continu, subconscient, ne cesse jamais. Il nous fait voir le monde mesuré à cette aune. Il nous forge une opinion des humains : tous minables. Heureusement, parfois nous sortons de ce jugement systématique, touchés par les qualités humaines d’une personne qui nous semble exceptionnelle. Ou parfois simplement touchés par l’amour qui émane de la beauté, par la grâce d’une situation, d’une lecture, d’un paysage. Puis nous reprenons notre train-train. La presse – sous toutes ses formes, écrite, audio ou visuelle – fait miroir grossissant de notre fonctionnement : appuyer sur la petitesse humaine. Et hurler en donnant le ton, sur les salauds et s’épancher sur la détresse des victimes. Pourquoi, peut-on se demander, ceux qui paraissent avoir des qualités de cœur exceptionnelles sont les cibles les plus recherchées ? La spiritualité est la tentative d’amour la plus élevée. Les actes, les paroles de ces êtres essaient d’incarner cet amour qui les habite. Mais ces personnes ne sont pas parfaites. Elles restent aussi avec des pensées de petitesse qui peuvent les amener à des comportements en contradiction avec leur œuvre qui fait du bien à tant d’autres. Là, les journalistes se précipitent, fouillent avec une ardeur plus ou moins objective. Ils ont besoin de dire : « Vous voyez bien, tout est faux. Cette personne est un escroc ; donc la vie spirituelle est une escroquerie. L’amour pur n’existe pas. Tout ceci a pour but le pouvoir, l’admiration, le profit. Ce n’est absolument pas crédible. » Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Que répondre à ces arguments ? – Rien ! Les médias ont raison. Mais tout ceci n’est pas inutile. Les chercheurs spirituels, et encore plus ceux qui prétendent avoir trouvé, ont tout intérêt à contrôler leur vie intérieure pour laisser le moins de place possible à leurs pulsions de petitesse qui les conduisent à des agissements malsains. Ils doivent accepter la critique pour trouver la miséricorde sur leur petitesse et ainsi essayer de s’améliorer. N’est-ce pas le propre de toute pratique spirituelle authentique de tendre à devenir meilleur ? Pour lire l’article Reflets n°53 page 25

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Equipe de rédaction Reflets 26 septembre 2024 Aucun commentaire
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