L’espérance Les fêtes sont passées. Adieu Noël, le nouvel an, les rois-mages… Nous voilà retournés dans la routine quotidienne avec son lot d’inquiétude désabusée qui, en fait, ne nous a...
Revue Reflets n°58
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JANVIER / FEVRIER / MARS 2026
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Le sacré dans la vie ordinaire
Le sacré païen – être ensemble unis – s’exprime dans la fête nationale, dans la célébration des victoires militaires (le 11 novembre), dans le Panthéon, l’Arc de Triomphe, etc. Et aussi par les idoles vivantes : chanteurs, acteurs, sportifs rassemblant les fans…
Le sacré religieux a aussi ses rites rappelant l’union du Ciel et de la Terre. Le pèlerinage à La Mecque, au fleuve Gange, à Jérusalem par exemple. Le sommet du sacré pour les chrétiens se manifeste dans la messe. L’eucharistie, au centre, relie intimement la personne au Christ.
Le sacré spirituel s’incarne dans la pratique de retournement intérieur. Je me sépare dans un geste de colère, de haine, de mésentente. Je me réconcilie dans un geste de paix, d’écoute, d’amour. Par cet acte, je suis uni à moi-même, à l’autre, à l’amour divin. Ainsi je suis dans un instant sacré ; mon être est sacré ; la vie est sacrée.
Les trois aspects du sacré se complètent. Ils résument l’histoire humaine tout autant que l’histoire individuelle. À la naissance, je fus séparé du TOUT. Puis je m’en suis éloigné. L’édification de la personnalité a permis de compenser le sentiment de manque d’amour. Elle s’est appuyée sur les rites familiaux, scolaires, sociaux. Mais le manque s’est intensifié et j’ai éprouvé le besoin de retrouver cet amour perdu.
Le processus de désacralisation est donc normal. Il est même nécessaire pour déclencher le désir d’union, afin de rétablir le lien avec Dieu. Les actes qui unissent resacralisent la vie. Autrement dit, la désacralisation est nécessaire pour
retrouver le sacré, consciemment.
Edito
Encore Noël
Noël est avant tout un anniversaire. Et comme chaque anniversaire, il nous ajoute un an. Voilà 2025 ans que nous fêtons la naissance de Jésus. Il a 2025 ans ! Que pouvons-nous penser de cet âge ?
Le plus important est le rappel qu’il constitue un changement radical pour l’humanité, comme un point d’inflexion.
Avant, l’humanité – en cours d’élaboration – était mortelle. Elle subissait les lois de la terre. Poussière, elle redevenait poussière à la mort. Intérieurement, elle était soumise au mal (= destruction).
Depuis Jésus, le Christ a sorti l’humanité de cette loi. Il l’a faite passer sous la Grâce, le pouvoir de la Lumière, l’Amour. La grâce de la vie éternelle. Le Nouvel Homme effacera l’ancien. C’est définitif.
Mais c’est lent !
Le rythme de la vie n’est pas celui de l’existence humaine. Aux petits yeux humains, le processus est très lent, laborieux, impalpable.
La terre est un vaste champ de bataille. Sur tous les continents, humains contre humains. Races contre races. Religions contre religions. Hommes contre femmes. Contre la nature. Contre le Ciel, principal accusé. Contre la vie, qu’on voudrait dominer.
2025 ans pour en arriver là !
Où est le paradis sur terre promis ?
C’est avec d’autres yeux que ceux de l’ancien que la réponse est réjouissante.
En 2025 ans, à chaque génération, certains ont réussi à devenir miséricordieux (aimant leur histoire douloureuse), à incarner le Nouvel Homme, comme un ferment qui agit sur la pâte.
Sur tous les continents, des êtres d’amour s’exercent à vivre en paix, en harmonie avec la nature, en relation avec le Ciel.
Apparemment, cela ne change rien au fonctionnement du monde. Mais le levain continue son œuvre dans la pâte. Cependant, elle lève, invisiblement.
Notre civilisation, dite judéo-chrétienne, peut bien s’écrouler, pourquoi pas ? La dynamique du Nouvel Homme, mû par l’amour, accompagné par la Lumière, ne cessera pas. Bien sûr, l’ancien homme est encore là, mû par le Destructeur. Il sera de plus en plus puissant, par les technologies qu’il est capable d’inventer. La coexistence va continuer encore longtemps, de plus en plus difficile jusqu’à son extinction finale.
2025 ans, ce n’est pas grand-chose à l’échelle de l’humanité, soit quelques millions d’années. Encore moins à l’échelle de la Terre, datant d’environ 4,5 milliards d’années.
L’Apocalypse relate la vieillesse de l’humanité (avec Jésus, elle est passée à l’âge adulte). Elle relate la difficile relation entre l’ancienne humanité et l’aboutissement du Nouvel Homme (la parousie). Mais la vieillesse humaine actuelle nous raconte déjà cette disparité.
La majorité des vieux disparaît dans les affres de la mort.
Une minorité cède paisiblement à l’appel de la Lumière. Sans crainte, ils rejoignent les Êtres qui les ont accompagnés jusque-là.
Chacun est appelé à incarner le Nouvel Homme en se laissant modeler par le levain du Verbe Éternel.
C’est le rappel de Noël, chaque année.

Christian Roesch
Directeur de la publication
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