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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
Je prie… et une émotion inouïe surgit, qui vient d'ailleurs…
Pierre Lunel

Je prie… et une émotion inouïe surgit, qui vient d’ailleurs… Pierre Lunel

  Pourquoi l’immense majorité des humains prient-ils ? Pour être exaucés, parbleu ! Quand je pose cette question, il me semble être aussi naïf que notre grand-père Adam. Non pas l’Adam à qui Ève offre la pomme ; plutôt celui, pathétique, du Jugement dernier… Celui de la chapelle Sixtine que Michel-Ange représente à terre la main tendue vers un ciel improbable. Geste d’espérance ? Geste d’audace ? Ou bien le fruit d’une inspiration soudaine. Celle qui conduit l’homme à regarder vers l’espace vide qui le sépare d’une autre main : celle de Dieu. Une aventure initiatique pour une émotion inconnue mais certaine. Une émotion qui vient d’ailleurs… La prière m’a toujours été familière. Elle m’évoque mon ange gardien, celui qui me garde de devenir vieux et sot. Je ne suis pas aujourd’hui plus exaucé qu’hier, cependant je signe et persiste. C’est comme une seconde nature, un double de ma carcasse… Ma prière se promène dans un espace à la fois proche et lointain. Proche parce qu’elle me dévoile. Lointain parce que je m’y perds. La prière se joue de l’espace et du temps. Elle est insaisissable et cependant palpable. Elle est d’ici et d’ailleurs, de toutes les cultures et de toutes les civilisations. Elle s’exprime en toutes langues, même celle du silence. Je prie Jésus et la Vierge Marie. D’autres prient Bouddha, Krishna, Allah, l’Infini, l’Absolu ou le Grand Mystère, l’océan, le ciel ou la forêt. Peu importe, pourvu que les mots, la pensée, les sentiments expriment la vérité et l’amour. Devant le bonheur qui nous glisse entre les doigts, on nous enseigne la prière comme ultime recours… « Il ne te reste plus qu’à prier… », dit-on. On croit cela dur comme fer ! Eh bien, c’est faux : prier vient en premier, jamais en désespoir de cause ! D’abord on ne prie pas contre mais pour. Ensuite prier n’est pas un pis-aller mais une ressource indispensable et sacrée. À utiliser d’emblée, sans attendre, avant même de se trouver dans la tristesse, l’épreuve, l’impasse et le malheur. Prier est consubstantiel à la joie. Un art de vivre quand la décision est prise d’être heureux. Un allié contre l’ego. Une arme pour mon âme et son meilleur ami : mon alchimiste intérieur. Prier, ce ne sont pas seulement des mots. Il s’agit d’une énergie qui nous est révélée par notre âme et qui se révèle puissamment active au fil de notre changement intérieur. Un talisman ou une clef. Un langage nouveau qui ne me vient ni de mon corps ni de mon cerveau. Elle me vient d’un Ailleurs indéfini et immense dont mon âme fait la découverte en marchant. On n’est plus en la compagnie de mots rabâchés mais d’une énergie neuve à chaque instant, à chaque atome d’instant, et qui me transporte en des lieux inconnus. Là où mon bonheur semble bien avoir élu domicile. Cela vient des mots mais pas seulement… Cela peut tout aussi bien venir de la nature, du mugissement de la vague, du bruissement du vent dans l’arbre, des étoiles contemplées ou du miaulement de mon chat. Peu importe le véhicule… Je conviens que la survenue de cette énergie est frustrante, qu’elle joue volontiers à cache-cache ou aux abonnés absents. Comme toute pierre précieuse, elle est rare. On ne s’improvise pas d’un coup les jardiniers de nos âmes, car c’est bien de cela qu’il s’agit ! La prière fait de nous les jardiniers de nos âmes. Je vous livre mon expérience… Cela commence pour moi comme des étincelles dans la nuit. Des oasis dans un désert des Tartares où il n’y a rien. J’ai prié en enfant jusque-là pour les plus jolies et les plus laides des raisons. En vrac et en désespoir de cause ! Pour zéro profit ou peu s’en faut ! Un jour, dans l’église d’Orsanmichele à Florence, je sors du musée des Offices et de ses beautés païennes, soudain une force me fait tomber à genoux. Je pleure. Sans raison. Rien. C’est soudain et violent. Une émotion étrangement puissante et inconnue s’est emparée de moi dans ce qui est selon toute apparence mon corps et mon esprit. En fait il s’agit de mon âme. Cette émotion-là ne me vient pas du corps. Elle n’est que véhiculée par lui et par tous les systèmes nerveux, hormonaux et biochimiques dont il est composé. Elle me vient de l’âme en direct. J’ai en cet instant le sentiment irrésistible d’être UN. Le souvenir que j’en ai, aussi indélébile qu’un tatouage, est celui-ci : il n’y a plus d’espace et de temps en moi ni tout autour. Tout est figé dans un Ailleurs sans autre identité qu’un horizon qui se dérobe, une quasi perception d’infini dans lequel je serais devenu oiseau. Un voyage sans fin, sans but ni souffrance, porté par une atmosphère légère. Une apesanteur joyeuse. Une fois « revenu à moi », je ne pleure plus, je souris. Je comprends soudain ce que voulait dire Einstein quand il parlait de l’énergie de l’amour. Pour lire l’article en entier, Reflets n°56 pages 52 à 55

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Pierre Lunel 8 juillet 2025 Aucun commentaire
L'opportunité japonaise
Lilian Geniller

L’opportunité japonaise, Lilian Geniller

  Au cours de ses travaux de thèse, Lilan Geniller obtient, grâce à la proposition de ses directeurs, une bourse pour effectuer une mobilité professionnelle de deux mois et demi dans un laboratoire de recherche au sud de Kyoto, lors de l’été 2024. Il nous raconte son expérience d’immersion et d’hospitalité traditionnelle qui l’a profondément marqué. À mon départ de Lyon, je ressens une excitation mêlée à un vertige agréable qui doit sans doute être palpable : je m’envole pour l’autre côté du globe. Si le voyage touristique lointain est de plus en plus aisé à notre époque, partir dans le cadre du travail me procure la sensation d’être plus immergé dans l’aventure. L’arrivée à Haneda, l’aéroport de la capitale japonaise, se fait en une journée et une nuit, le temps d’accueillir les chercheurs venant d’Amérique du Nord, d’Europe de l’Ouest et de Scandinavie. Quoi de mieux pour faire connaissance que de faire de la balnéothérapie traditionnelle complètement nu dans les onsen (bains de source d’eau chaude naturelle) de l’hôtel ! Le regard oriental sur la nudité m’apparaît être sans jugement et me procure un sentiment de liberté. Les premières journées sont vouées à un séminaire avec d’autres chercheurs internationaux dans un autre hôtel en périphérie de Tokyo au bord du Pacifique. La météo est à la saison des pluies, ce qui me donne l’impression d’être à l’écart de ce qui m’entoure, jusqu’à ce matin où en me levant tôt, j’aperçois, en grand et de manière inattendue par la fenêtre de ma chambre, le majestueux mont Fuji, la vue étant enfin dégagée. Un moment de grâce comme cadeau d’arrivée présageant la beauté. J’ai ensuite rejoint Kyoto en Shinkansen, train à grande vitesse mythique qui relie les grandes villes japonaises entre elles à la fréquence d’un métro. Je suis ébahi de voir que les gens se tiennent en file pour rentrer chacun son tour dans le train, ainsi que du silence qui règne pendant le trajet. Mais ce qui m’a le plus marqué c’est l’inclinaison du personnel à chaque entrée dans les voitures, dans le but de saluer les voyageurs avec respect. Je loge le premier week-end au sud de Kyoto dans la ville d’Uji, reconnue pour ses célèbres cultures de thé. J’apprends l’existence d’un type de carnet, nommé goshuincho, voué à la collection des sceaux (goshuin) des temples. L’envie me gagne de m’en procurer un et de partir à leurs découvertes. Mes promenades, parsemées de sanctuaires shintoïstes et de temples bouddhistes d’où émane l’odeur de l’encens et où la foule peut s’accumuler, sont magnifiques. Le sacré est à chaque coin de rue. Je repère sur la carte un temple bouddhiste appelé Kosho-ji, un peu plus isolé, dans lequel je décide d’aller. Une longue ligne droite au milieu de la forêt donne l’accès à son entrée. Seul, réjoui par la mélodie des gouttes de pluie et d’une flûte jouée par un des moines, je découvre ce magnifique lieu. Je m’y sens tellement en paix que j’y reste l’après-midi entière. Je peux encore ressentir cette sensation quand je m’y projette. Arrivé en tant qu’étranger, seul, dans une équipe de recherche d’une vingtaine de Japonais qui fonctionnent différemment, cela n’a d’abord pas été simple. Ma première journée de travail se clôture par des larmes, pensant au doux été montpelliérain que je ne vivrai pas. Paradoxal, non ? Je rêvais de l’inconnu et ne pense maintenant qu’à la ville que je connais le mieux. Je laisse ces émotions me prendre toute la soirée, les laissant filer comme de la laine à tricoter, me promettant de déguster le quotidien à mon retour en France, mais surtout d’embrasser l’adaptation que j’allais vivre les mois à venir. Pour lire l’article en entier, Reflets n°55 pages 14 à 19

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Lilian Geniller 22 juin 2025 Aucun commentaire
Enthousiaste et passionné… Itinéraire du bon larron !
Equipe de rédaction Reflets

Enthousiaste et passionné… Itinéraire du bon larron ! Pierre Lunel

Pierre Lunel codirige aux éditions First, avec le romancier Didier Van Cauwelaert,une collection intitulée « Les témoins de l’extraordinaire ». Pierre Lunel est auteur de romans historiques, biographies, essais. Il a écrit sur de nombreuses personnalités qu’il a cotoyées : l’abbé Pierre, sœur Emmanuelle, Amma, père Pedro… www.pierrelunel.com Il se trouve d’innombrables formes de passion… Rares sont les thèmes qui suscitent autant de « passion » que celui-ci… Elle inspire romanciers, poètes, philosophes et artistes depuis la nuit des temps. La passion amoureuse, sa forme la plus courante, est née avec l’être humain et j’ignore si elle est la cause ou la conséquence du péché originel. Elle se révèle en tout cas comme sa version la plus émouvante, la plus fascinante, la plus tragique et la plus désirable. La plus incomplète et la plus décevante par son exaltation sans égale, sa frustration, son manque et son échec… La passion comme finalité d’un amour ? Ou comme la fin d’une illusion d’amour ? Sans doute aussi un chemin initiatique et une alchimie quand l’échec de la passion débouche parfois sur la découverte de l’amour vrai. Seul l’Amour vrai est une passion et la « passion » est sa caricature ou son initiation incontournable… La passion n’est pas seulement amoureuse, elle est aussi multiforme. Elle irrigue l’être humain en son entier. En toutes ses facettes. Elle se révèle ainsi le moteur, l’inspiration, le fluide et la grâce qui donnent à la vie son charme ineffable. Hormis le champ amoureux où elle peut désenchanter, elle est positive et créatrice. Elle INSPIRE… Par elle, jaillit une forme de grâce, de supplément d’âme. Elle décuple nos forces jointes, corps, esprit et âme. Elle nous permet d’aller au-delà. Au-delà de nos limites et de nous-même. La passion nous permet de vaincre la peur, la lâcheté, le désespoir, l’impuissance, la sottise. Elle permet de voir la finitude dans un inachevé qui se répète et qui nous porte plus loin. Toujours plus loin… La passion se moque du futur qu’elle ne maîtrise pas Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’une prédisposition génétique pour que la passion se manifeste et nous embrase. Tout un chacun peut y accéder à la condition de demeurer ouvert dans une acceptation de ce qui survient. Parfois d’une manière si dissimulée et si surprenante qu’il faut un soupçon de candeur et de naïveté pour l’accepter. Il y faut finalement une âme d’enfant, celle qui permet d’être tout entier au présent et laisser de côté le futur. La passion se moque du futur qu’elle ne maîtrise pas. Elle aime entrer dans le cœur des gens par effraction et d’une manière ingénue. Mais aussi polie soit-elle, elle nous investit totalement. Elle dévoile nos possibles à nos sens et à notre intelligence, incapables de sentir et de comprendre au-delà. Elle nous relie à une forme d’infini qui d’ordinaire nous échappe. Si le Divin existe, elle nous le fait toucher du doigt. Un doigt capable de toucher d’autres consciences que la nôtre. Elle abolit l’espace et le temps et, par elle, nous avons parfois l’intuition lointaine de ce que doit être l’infini. Parfois c’est un torrent qui nous tombe dessus et c’est par exemple une révélation ou une vocation… Elles sont irrésistibles d’emblée… Parfois elle entrouvre le rideau timidement et entre à pas feutrés sans vouloir déranger, presque en s’excusant… Elle demande à faire connaissance celui ou celle qu’elle visite… Elle entre délicate, presque hésitante, elle ne s’impose pas, elle se propose… À vous d’en décider… Ma « passion » à moi a frappé à ma porte des deux façons. Comme si elle était double… Elle s’est d’abord perdue ne sachant comment répondre à mes impatiences d’enfant et d’adolescent. Déçue sans doute de se sentir impuissante devant mes exigences et mes désirs trop grands, elle a alors laissé sa juste place à la souffrance. Je l’ai acceptée difficilement, non sans révolte mais je l’ai acceptée. Sans doute avait-elle déjà semé dans mon cœur d’écorché vif quelques gouttes de cet élixir de vie qu’on appelle l’enthousiasme. Cet enthousiasme est sans nul doute le premier effet de la passion acceptée, sans qu’on sache qui elle est ou ce qu’elle est… sans cette peur consécutive à ce qui est nouveau et étrange. Cet enthousiasme est la sève commune à tous les passionnés. Un fil conducteur. Semblable à l’allumette qui allume le feu. Cet enthousiasme, on le reconnaît, on l’apprivoise, on le caresse, on l’arrose. Amoureusement. On sait qu’il est précieux. Il est comme ce feu pour lequel nos lointains ancêtres faisaient la guerre car s’il s’éteignait, on mourrait… François d’Assise et Jean Valjean m’ont fait rêver plus encore qu’Alexandre et César L’enthousiasme m’est arrivé, enfant, en admirant ce qui me paraissait être beau : de belles vies, de beaux gestes, des sacrifices, de belles attitudes. Ce qui me paraissait bon me paraissait beau. La bonté, les mots et les actes qui la traduisent me suscitaient une émotion sans pareille. Pour lire l’article en entier, Reflets n°55 pages 55 à 57

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Equipe de rédaction Reflets 10 juin 2025 Aucun commentaire
Le feu des passions
Equipe de rédaction Reflets

Le feu des passions, Élise Boghossian

Élise Boghossian est la fondatrice de l’O.N.G. EliseCare dont la vocation est d’apporter une aide médicale d’urgence aux populations civiles en zone de conflit (elle a été formée en acupuncture en Chine), et au-delà une aide psychologique aux survivants. Depuis 2002, une semaine par mois, elle part dans les endroits dangereux d’Irak, d’Arménie et Haut Karabagh, de Syrie, du Liban. Cinq bus aménagés en cliniques mobiles sillonnent les zones ravagées par la guerre. www.elisecare.org Il y a des flammes qui consument et d’autres qui éclairent. Derrière ce mystère découlent tant de questions : comment une passion peut-elle naître et transformer une vie entière tantôt dans le tumulte, tantôt dans la lumière ? Pourquoi certaines passions sont des refuges et d’autres des tempêtes ? Pourquoi certaines passions nous construisent alors que d’autres nous défient ? Les passions ne se choisissent pas. Elles surgissent, imprévisibles, et s’imposent à nous sans préavis. Aristote les considérait comme des moteurs de l’action humaine, capables d’élever l’âme lorsqu’elles sont guidées par la raison. À l’inverse, les stoïciens prônaient la maîtrise de soi pour ne pas être dominés par elles. « Apprends à vouloir ce que tu peux contrôler », conseillait Épictète, soulignant l’importance de canaliser nos élans pour ne pas en être esclaves. Les traditions spirituelles sont de précieux conseils et nous permettent de mieux nous connaître, de comprendre le sens de nos passions afin de leur donner une place et une orientation justes. Elles nous enseignent que la passion ressemble à une énergie brute qui, bien dirigée, est une lumière qui mène à l’accomplissement, mais qui, livrée à elle-même, peut se transformer en chaos. Saint Augustin parlait de l’ordo amoris, l’ordre des amours, où chaque désir doit être ajusté en fonction d’un bien supérieur. Pour lui, l’amour mal ordonné conduit à l’errance et à l’attachement aux biens périssables, alors qu’un amour orienté vers la vérité et le divin permet d’atteindre une harmonie intérieure. Cet ordre suppose un discernement, une capacité à reconnaître ce qui, dans nos élans passionnels, nous rapproche ou nous éloigne de l’essentiel. Le bouddhisme enseigne le détachement des désirs excessifs pour éviter la souffrance, non pas en supprimant toute émotion, mais en apprenant à ne pas s’y attacher de manière aveugle. Bouddha a identifié l’attachement comme la racine du mal-être, car il nous enferme dans une quête incessante de satisfaction. Il ne prône pas un rejet radical des passions, mais une transformation de notre rapport à elles. Loin de nier la vitalité et l’importance des élans humains, le bouddhisme nous invite à la pleine conscience : vivre avec intensité mais sans s’y perdre, accueillir les émotions sans s’y agripper, laisser passer le flot des désirs sans en être captif. La méditation et la pleine conscience sont des moyens de cultiver cette relation apaisée aux désirs, et où les passions ne sont plus des chaînes nous transformant en esclaves. Le taoïsme voit dans l’harmonie des forces opposées un moyen de vivre pleinement la passion sans en être consumé. L’image du yin et du yang illustre cet équilibre : trop de feu brûle, mais trop d’eau éteint la vitalité. Lao-tseu enseigne qu’une passion incontrôlée peut devenir un feu dévorant réduisant tout sur son passage, tandis qu’une passion réprimée ou éteinte enlève à l’existence sa flamme et son mouvement vital. L’équilibre recherché par le taoïsme consiste à laisser la passion circuler librement, mais sans qu’elle ne domine ou ne consume l’être, afin qu’elle devienne une force créatrice et non un poids destructeur. Trouver le juste équilibre entre le feu intérieur et la tempérance est un défi qui permet d’accéder à une vie plus profonde et plus consciente. Avec l’âge, les passions se teintent d’une autre couleur. Elles s’ancrent moins dans l’urgence et la conquête, mais davantage dans la contemplation et la transmission. Les passions s’allègent de leur tumulte et deviennent des fenêtres ouvertes sur un monde intérieur enrichi par le recul et la réflexion. Là où la jeunesse brûlait de vivre avec intensité, l’âge mûr offre l’occasion de savourer avec profondeur. Leur transformation est le reflet de notre propre métamorphose. Et lorsque la mort approche, les passions révèlent leur ultime vérité : elles sont ce qui a donné une forme et une direction à notre existence. Ce que nous avons aimé avec ferveur, ce qui nous a animés, ce qui nous a poussés à nous dépasser, devient la trame qui relie notre passage sur terre. Certains partent avec le regret d’avoir laissé des élans inachevés, d’autres avec la sérénité d’avoir donné à leur vie la densité du feu. Finalement, les passions nous révèlent à nous-mêmes. Elles sont des témoins de notre évolution, des marqueurs silencieux de notre parcours intérieur, mouvantes et réactives à nos épreuves et à nos découvertes. Elles nous aident à mieux nous connaître, pas seulement pour exister, mais aussi pour ressentir, vibrer avec la personne que nous sommes réellement. Pour lire l’article en entier, Reflets n°55 pages 51 à 54

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Equipe de rédaction Reflets 27 mai 2025 Aucun commentaire
Les feux de Los Angeles
Christian Geniller

Les feux de Los Angeles

Le dimanche 7 janvier 2024, dans le secteur escarpé de Skull Rock à Palisades, à l’ouest de Los Angeles, de jeunes randonneurs en promenade filment un départ de feu. Il s’ensuit d’autres foyers au nord de Los Angeles, nommés selon leur localisation géographique, tels les feux Kenneth, Archer, Hurst, Lidia, Sunset et surtout Eaton qui a causé la destruction de nombreuses habitations et infrastructures, avec un bilan humain non définitif début janvier de 25 morts. « À la frontière entre la ville et la nature, les zones d’interface « habitat-forêt » sont naturellement exposées au risque d’incendies, le défi ne consistant pas d’empêcher le feu de forêt de s’y déclarer mais aussi de s’y propager », précise France info, site Internet, le 15 janvier 2024. Pour l’historien du feu Stephen Pyne, cité par le Los Angeles Times, regarder une ville brûler, « c’est comme assister au retour de la polio ». En dépit des siècles de progrès en matière de construction, la menace d’incendies urbains, mortels et destructeurs, renaît à la faveur de l’expansion des villes dans les zones forestières, couplée aux conditions météo extrêmes favorisées par le changement climatique. Los Angeles est une mégalopole très peuplée entourée par le chaparral, un maquis typique du sud californien : laisser vivre une population dans ces zones à haut risque d’incendies semble « suicidaire ». Si les causes des incendies n’ont toujours pas été déterminées, il s’avère que l’ampleur de ces nombreux feux, est sans précédent dans l’histoire de la Californie. Les impressionnants feux européens ibériques, corses ou bien d’Océanie, bien que ravageurs, restaient localisés et maîtrisables. Le mercredi 22 janvier, soit 15 jours après les premières braises de Skull Rock, un autre départ de flammes à 50 km au nord de Los Angeles mobilise à nouveau 45 000 pompiers ; 31 000 habitants reçoivent l’ordre d’évacuer et pour 23 000 autres Californiens, c’est un message d’alerte, selon les sources de France info. La Californie avant-gardiste Comme le soulignait le journal Le Monde sur son site Internet le 29 septembre 2023, la Californie est un État qui se veut à l’avant-garde de la défense de la planète. Son gouverneur Gavin Newsom, lors d’un sommet au siège des Nations unies, New York, a fustigé les compagnies pétrolières pour leur pratique de déni du dérèglement climatique, engageant des poursuites contre cinq des principales compagnies mondiales. Outre ces plaintes, le gouvernement californien a promulgué une loi obligeant les grandes entreprises opérant sur son territoire à rendre publique leur empreinte carbone. Malgré le contexte politique affichant un engagement écologique affirmé, les responsables de l’État de Californie n’ont pu empêcher ces catastrophes, les obligeant à remettre en cause leur politique d’urbanisme. Les habitants n’ont pu éviter les conséquences de ces incendies et sont maintenant confrontés à des difficultés majeures. Le feu destructeur  mais aussi purificateur Les éléments se déchaînent indifféremment sur les populations pauvres et celles qui sont plus aisées. Celles-ci qui se considéraient plus sécurisées se trouvent aussi démunies que les naufragés de Valence en Espagne ; par contre ceux-ci ont bénéficié d’une solidarité sans pareille. La nature s’emballe de plus en plus. Et si les feux de Los Angeles venaient crier à nos oreilles d’humains qu’une certaine folie humaine est à l’origine de ces risques ? Je me sens touché. En quoi ces événements me concernent-ils ? Le rapport avec le feu ne m’est pas étranger. Il y a plus de 20 ans, tandis que je brûlais des branches dans mon jardin, une braise s’est diffusée dans la haie de thuyas, provoquant un feu de 7 mètres de haut heureusement éteint par toutes les pompes à eau du voisinage avant l’arrivée des pompiers. Ouf ! Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai compris : mon absence de quelques secondes à surveiller le feu de branches était due à une inconscience liée à ma désespérance d’évolution professionnelle. Comme un ultime appel au secours d’un homme usé par les plaintes de ses patients, démuni et sans solutions pour eux à cette époque ? Le monde n’est-il pas démuni, sourd à ses souffrances ? Toutes nos colères, nos peurs ou nos tristesses non transformées sont des feux intérieurs qui nous alourdissent et nous rendent bien trop souvent impuissants. Pour lire l’article en entier, Reflets n°55 pages 9 et 11  

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Christian Geniller 14 mai 2025 Aucun commentaire
La passion de la transmission
Equipe de rédaction Reflets

La passion de la transmission, Leili Anvar

  Vous êtes souvent interviewée en tant que spécialiste de la poésie persane et universitaire.On avait envie de vous rencontrer  sur l’aspect de la femme de foi. Qu’est-ce qui vous a mis sur le chemin de la foi ? Mes parents et l’éducation qu’ils nous ont donnée. Dès notre plus tendre enfance, nos parents, non pas par la parole mais par leur comportement, nous ont montré que l’essentiel dans l’existence, c’est quand même la vie spirituelle. Ils nous ont éduqués tout à fait dans le monde mais toujours avec cette idée que tout cela, ce ne sont que des moyens pour réaliser notre humanité, laquelle humanité ne peut se réaliser que dans une vie spirituelle pleine et épanouie. Quel souvenir évoque cela, vous le fait ressentir ? Le souvenir qui me vient, c’est celui de la chambre de ma mère qui était une sorte de sanctuaire, une chambre qui respirait la prière. Ces moments où ma mère se retirait pour prier, c’étaient des moments dans lesquels je ne me sentais pas séparée d’elle, dans lesquels au contraire, aspirant à être comme elle, je me sentais reliée à cette lumière ou à cette dimension essentielle qui l’habitait au plus intime. Avez-vous ensuite suivi une voie particulière ? J’ai suivi la voie que mes parents m’ont transmise et qui est l’enseignement d’Ostad Elahi. C’est un chemin difficile, très exigeant. Le considérez-vous comme votre maître spirituel ? Avez-vous des rapports avec lui ? Il est décédé quand j’étais enfant, donc je l’ai connu surtout à travers le témoignage de mes parents et de ma mère en particulier. Mais surtout, j’ai connu sa sœur, Malek Jân, qui a été vraiment mon guide spirituel. Elle est décédée en juillet 1993, mais je dirais qu’en réalité les maîtres – les vrais maîtres – ne meurent jamais. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas dans leur présence physique qu’on n’est pas dans leur présence spirituelle. C’est un privilège inouï d’avoir connu un vrai saint ou une vraie sainte ou un guide spirituel dans ce monde physique parce que, évidemment, rien ne se compare au goût de la présence. En même temps l’absence physique permet d’intérioriser les choses ; cela permet de ne pas se contenter d’être dans la présence parce que parfois, quand le maître est présent physiquement, on croit qu’il suffit d’aller s’asseoir à ses pieds pour changer, alors qu’en fait, non, c’est un travail. Si on veut commencer un dialogue intérieur, cela demande une intensité dans la prière. Cela demande que le monologue intérieur devienne un dialogue. Cela demande une disposition, une purification du cœur pour s’imaginer, pour entendre les réponses aux questions que l’on se pose, puisque le chemin est une suite de questions. C’est une présence à disposition ? Non justement, elle n’est pas à notre disposition. Elle demande qu’on se mette dans les bonnes dispositions et elle vient… ou elle ne vient pas. Là, il faut faire communiquer le monde terrestre avec le monde invisible. Il y a de très belles choses chez Rûmî sur l’absence du maître, la manière dont son propre maître Chams, qui avait vraiment illuminé sa vie, a disparu du jour au lendemain. Cela représente aussi des maîtres qui vous parlent ? Ah oui absolument, les grands maîtres du passé me parlent à travers leurs écrits. Ce sont aussi des maîtres intérieurs. Attâr (l’auteur du Cantique des oiseaux) évoque ainsi sa propre expérience en la matière. Il n’a pas eu de maître extérieur. Mais la tradition et ses propres écrits semblent indiquer qu’il avait un maître intérieur qui n’a pas vécu à la même époque que lui. Ce poète, qui est aussi un excellent enseignant spirituel, a développé cette notion de guide ou de maître intérieur. Je pense que de nos jours il convient de développer le maître intérieur, et Attâr est un très bon guide pour nous apprendre à le trouver en nous-mêmes. Vous dites que notre époque n’est plus le temps des maîtres dans le sens classique du terme. Pourtant, quand on regarde les personnes qui ont une vie accomplie, c’est rarissime ceux qui n’ont pas eu de maître. C’est aussi compliqué de s’en passer. Aujourd’hui, c’est très compliqué de trouver un vrai maître réalisé. J’essaie de développer cette idée pour moi-même. Personnellement, je ne connais pas de maître vivant à qui le grand public puisse avoir accès. Je pense que si on s’adresse sincèrement à Dieu en lui demandant d’être guidé, c’est impossible qu’Il ne nous guide pas. J’ai une foi absolue en cela. Il y a des guides qui peuvent vous faire faire un bout de chemin. Le vrai guide, c’est celui qui vous libère de lui-même. C’est ça qui est devenu rare. Il y a beaucoup de boutiquiers dans ce grand marché de la spiritualité. Il vaut mieux ne pas avoir de maître que d’avoir un faux maître ou un maître qui n’en est pas véritablement un. Le problème, c’est que la recherche spirituelle part d’une soif et donc d’un manque. Et quand le manque est trop fort et trop puissant, cela nous rend vulnérables. C’est pour ça que je dis qu’il faut demander sincèrement à Dieu d’être guidé. Attâr nous met vraiment en garde contre beaucoup de dangers de la voie et c’est assez extraordinaire de voir que ce qui était valable au XIIe-XIIIe siècle est parfaitement juste aussi pour notre époque. Vous-même, vous êtes enseignante universitaire, mais vous avez aussi un rôle d’enseignante spirituelle ? Non, jamais je ne prétends à cela. En revanche, je pense être une bonne passeuse de l’enseignement des grands maîtres qui ont été les miens. Je me sens capable de transmettre du moins une partie de ce que j’ai reçu et compris, peut-être parce que je suis si profondément habitée par cet héritage, même si je n’ai pas encore parcouru le chemin et que je n’ai pas encore traversé les 7 vallées (loin de là !). La seule chose que je peux faire, c’est montrer en quoi cet enseignement vivant peut aussi aider les autres.

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Equipe de rédaction Reflets 30 avril 2025 Aucun commentaire
Equipe de rédaction Reflets

La passion ? Courage et imagination, interview de Paul Watson

Paul Watson a été incarcéré en juillet 2024 au Groenland dans l’attente d’une éventuelle extradition vers le Japon. Il est resté détenu pendant cinq mois avant que le Danemark rejette la demande d’extradition. Il s’est installé à Marseille avec sa famille. Il prépare activement la conférence des Nations unies sur l’océan (ONUC 3) qui se déroulera à Nice en juin 2025. Nous l’avions déjà rencontré à la COP 21, en 2016 (voir Reflets n° 21). Sa détermination est restée intacte. Qu’est-ce que la passion ? Je pense que les valeurs les plus importantes qu’on doit avoir pour changer le monde sont la passion, le courage et l’imagination. Donc pour être passionné par quelque chose, on doit être suffisamment courageux pour porter cette passion, et on doit avoir de l’imagination pour trouver des stratégies et des idées. Votre combat pour les baleines, pour la protection des océans ne cesse pas. Qu’est-ce qui continue à vous animer ? Je pense qu’on a tous une responsabilité, et une obligation à faire ce qui est possible pour chacun, afin de défendre la vie dans les océans, parce que si l’océan est réduit, s’il meurt, nous mourrons aussi. Nous dépendons complètement de notre faculté à préserver les conditions de vie dans les mers. Est-ce que c’est cela qui vous donne la force de continuer ce combat ? J’ai fait cela pendant ces dix dernières années. C’est devenu ma seconde nature. Donc je n’ai pas besoin d’avoir plus de force, ni de courage. Est-ce que votre épreuve d’emprisonnement vous a affaibli ou rendu plus fort ? Chaque situation produit une opportunité, et là c’était l’occasion de se concentrer sur la poursuite des opérations illégales menées par le Japon. Par conséquent, je l’ai vue juste comme une occasion de continuer cette campagne. En prison, la perspective d’être extradé au Japon et de ne plus revoir vos enfants vous aurait fait plier ? Rien ne peut changer si l’on ne prend pas des risques. Donc ce sont des risques acceptables. Est-ce que je souhaite que mes enfants aient un avenir dans lequel les baleines, les océans meurent ? Par conséquent ça vaut la peine de prendre ces risques. Étiez-vous prêt à sacrifier pour cela votre vie familiale ? Vous savez, les gens prennent tout le temps des risques. Par exemple, les soldats ont des enfants, et pourtant ils doivent partir et faire la guerre. Je pense que mon objectif de défendre la planète est plus noble que les combats guerriers, que la défense de puits de pétrole ou que les guerres de religion. Respect et admiration pour votre courage. Merci beaucoup. En quoi, en qui, avez-vous foi pour être toujours aussi déterminé ? Je mène ma vie avec les trois lois de l’écologie : – la première est la loi de la diversité, à savoir que la force d’un système équilibré dépend de la diversité ; – la seconde est la loi d’interdépendance, basée sur le fait que toutes les espèces sont dépendantes les unes des autres ; – la troisième concerne la loi des ressources limitées, c’est-à-dire que l’exploitation des ressources de la nature n’est pas exponentielle. Quand une espèce vole à une autre ses capacités de survie, cela cause une diminution à la fois de la diversité et de l’interdépendance. Cela conduit à un désastre écologique. Je suis un être centré sur le vivant. Je crois que toutes les espèces doivent vivre en harmonie. Est-ce la foi dans le futur de l’humanité qui vous motive ? L’écologie est le futur. On ne peut pas vivre sur cette planète avec une diminution des systèmes écologiques. Êtes-vous inquiet pour le futur avec ce qui se passe de nos jours sur le plan politique international ? Je ne m’inquiète pas du futur, car je n’ai aucun pouvoir sur lui. Mais j’ai un pouvoir sur le présent. Ce qu’on fait au présent définit ce que sera le futur. Donc c’est là-dessus qu’il faut porter toute son attention. Pour lire l’interview en entier, Reflets n°55 pages 33 à 35

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Equipe de rédaction Reflets 15 avril 2025 Aucun commentaire
La passion , victoire de la vie
Christian ROESCH

Le sommet de l’existence est d’accomplir sa tâche sur terre

Ne tergiversons pas. Le sommet de l’existence est d’accomplir sa tâche sur terre. Ce n’est pas la mort qui est mauvaise, Mais la tâche non accomplie. Ce pour quoi nous sommes venus. À chacun de nous est dévolue une manière originale (nous sommes uniques) de donner de l’amour. Donner de l’amour ce n’est pas distribuer des bonbons, c’est agir pour que l’autre devienne meilleur et ait envie de participer à cette chaîne d’amour qui défie le temps et l’espace. La tâche commence quand nous sommes certains d’être habités par la Lumière. Lumière qui est amour. Alors il n’y a rien de plus important que de se consacrer à cette activité essentielle, au-dessus des problèmes matériels et affectifs. Passionnément. Nous nous réveillons avec ; nous nous couchons avec. La passion, conviction de sa mission de vie. Un seul but, à fond, sans concession.La passion fait peur. Elle est souvent assimilée à la souffrance. Elle est irraisonnée. Oui, la passion est au-delà de notre état ordinaire, raisonnable, cherchant (sans y parvenir) à éviter la souffrance. La passion appartient à la nature supérieure de l’homme, complet, nouveau car il vit uni à la lumière. Dans la tradition chrétienne, il est appelé le Fils de l’homme dont le modèle est le Christ qui nous a donné l’esprit de la passion. Il a donné sa vie, dans les pires conditions, par amour pour l’humanité. Depuis son arrestation jusqu’à sa mort, douze marches, comme douze expériences résumant toutes les misères humaines Jésus les vit pour les dépasser, pour nous montrer que toutes les misères sont vincibles dont le comble est la victoire sur la mort. La passion se joue de la peur de mourir. La treizième marche, la résurrection, clame que la passion n’est pas la souffrance, mais la victoire sur la souffrance. Pour le profane, la mort est la fin de la souffrance car elle met fin à la vie. Pour le passionné, la mort n’est pas la fin de son action, donc pas la fin de la vie. Elle se perpétue sous de nouvelles formes gardant mémoire. Même le corps ne meurt pas. Il se transforme. Le corps, c’est LUI-MÊME La vie vit éternellement. De la Vie Éternelle naît la Vie temporelle, Et de la Vie temporelle naît la Vie Éternelle. À chacun de nous, il est proposé une fin de vie passionnée. Allons-nous donner notre corps ou serons-nous dans la peur qu’il nous soit retiré ? Pour lire l’article en entier, Reflets n°55 page 25

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Christian ROESCH 31 mars 2025 Aucun commentaire
Hisser l'éducation au sommet
Equipe de rédaction Reflets

Hisser l’éducation au sommet, Rahul Shrestha

Notre objectif est de créer un cadre d’enseignement et d’apprentissage optimal pour les enfants, avec des enseignants spécialisés et des installations adaptées. Rahul Shrestha, coordinateur des programmes Éducation pour Karuna-Shechen Népal. Répondre aux enjeux locaux Le village de Kharsa, situé à 2 000 mètres d’altitude face à la chaîne du mont Ganesh, abrite une centaine de foyers vivant d’agriculture et d’élevage. Les opportunités éducatives y étaient limitées avant l’intervention de Karuna-Shechen. L’école existante ne répondait pas aux besoins des enfants et du corps enseignant. Le bâtiment, reconstruit à la hâte après les séismes de 2015, était vulnérable aux intempéries et dégâts naturels. Pour y remédier, la construction d’une nouvelle école a débuté en décembre 2022. Ce projet a permis d’étendre et de moderniser l’infrastructure existante avec de nouveaux équipements, mieux adaptés. Avant, notre école faisait face à de nombreux défis, avec des élèves de première année et de maternelle dans une seule salle, sans équipements essentiels. Aujourd’hui, le nouveau bâtiment a transformé l’école. Ashmita Tamang, directrice et enseignante. Des infrastructures renforcées • Des classes supplémentaires : afin de mettre fin aux classes multi-niveaux, quatre salles ont été construites dans le nouveau bâtiment. • Des aménagements fonctionnels : il était essentiel d’accroître la sécurité, de favoriser l’épanouissement et d’améliorer les conditions de travail. Une salle de jeux intérieure, des sanitaires, une cuisine et une salle pour le personnel ont été prévus. • Un bâtiment résistant : l’ensemble de la nouvelle école est adapté aux conditions géographiques et météorologiques locales. Les techniques de construction, mêlant les ressources locales, le savoir-faire des villageois et l’expertise des architectes, ont permis de bâtir une école sismiquement résistante, adaptée aux fortes pluies et garantissant des normes de sécurité élevées, tout en valorisant les codes culturels de la région. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Nous avons mis l’accent sur l’utilisation de matériaux et de savoir-faire locaux. Cela a renforcé le sentiment d’appartenance au sein de la communauté. Rahul Shrestha. La collaboration comme clé du succès Malgré les défis logistiques et techniques, le projet est une réelle réussite, rendue possible grâce à la détermination des communautés, l’engagement de Karuna et la volonté des architectes bénévoles. Pour lire l’article en entier, Reflets n°54 pages 16 à 18  

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Equipe de rédaction Reflets 19 mars 2025 Aucun commentaire
L'invisible mystère de la grâce
Equipe de rédaction Reflets

L’invisible mystère de la grâce, Marc Vella

  Marc Vella se définit comme le pianiste nomade. Il est le fondateur de la Caravane amoureuse, et de l’École de la fausse note dans 27 départements, et une en Belgique, une en Suisse. Depuis des décennies il parcourt le monde accompagné de son piano solaire pour faire découvrir « la musique que chacun porte en soi ». Il revient du Kenya à la rencontre des Maasaï, peuple premier plein de sagesse. Il est convaincu qu’il n’y a que l’amour à suivre dans la vie et à être au service de celui-ci pour que la vie réponde. En se servant de la langue des oiseaux, voici ce que ressent Marc Vella du monde invisible.   Les trois clés Ami, si tu te connectes à l’invisible manne qui t’est donnée, la Grâce, alors tu ne subis plus ce monde qui, sous nos yeux, se délite en tous sens. Crois-moi, tu n’en es pas la cause et encore moins la victime… Entends-le ici, tu es un maître en chemin, un saint en devenir. Pour cela, il te faut descendre plus profondément en toi pour mieux te connaître. Humain signifie que tu es un être de lumière en voie de transformation. Là est donc la première clé de la porte à trois serrures qui t’ouvre à cet invisible mystère, la Grâce… C’est dans cette tonalité qu’il te faut raisonner et résonner. Cette tonalité est ta fondation, ton assise appelée le Soi. C’est sur cette base vibratoire que va se poser et se jouer toute la musique de ta vie. De cette basse jouée en ostinato se dégage une harmonique à la quinte, plus présente que les autres, nommée pour cela la dominante. Elle est la vibration de ta nature profonde, non pas à chasser mais à accueillir. Tout ton travail est de faire en sorte que ta tonale (le soi) et ta dominante (ta nature) se reconnaissent et s’épousent l’une l’autre. Tu auras alors établi ta Quinte intérieure, te donnant ainsi accès à l’intime de toi-même, à savoir ton essence. Dans la musique de ta vie, il y aura inévitablement des fausses notes, mais si tu es bien aligné dans ta Quinte intérieure, de fait, celles-ci s’harmoniseront. Utilise pour cela l’outil le plus puissant avec l’amour que le Ciel, la Vie, Dieu, comme tu voudras, nous a donné : le silence. Le silence n’est pas une absence de son, il est là quand tous les sons sont unis. Dans le mot silence, il y a un conditionnel qui se révèle : Si – l’anse… L’anse sert à prendre une carafe pour se servir à boire. Ainsi, lorsque toi, le maître en chemin, tu es érigé dans tes prières, ta colonne vertébrale prend la forme d’une anse ou d’un arc tendu, pour que tu serves Sa boisson, faite d’un subtil mélange – entendre : mets l’ange – de Son essence, S anse, avec la tienne. Si l’anse, je sers L’ange nous le confirme dans les Dialogues : « Sa boisson se déverse, mais peu de vases pour la recevoir » Citation, E26G-154. Cette boisson qui se déverse, c’est l’invisible Grâce et évidemment, les vases, c’est nous. Il se dit deux choses de la Grâce : elle serait destinée à des êtres d’exception : Mozart, Beethoven, Schubert, Picasso, Einstein, etc., expliquant leur génie créatif. Pour le commun, point de Grâce, ne rêvons pas ! Néanmoins cela peut arriver, elle reste un phénomène rare, qui ne s’explique pas. Ce sont des instants qui nous amènent à nous sentir en communion avec Le grand tout, une sorte de complétude qui hélas ne dure pas. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Être dans un état de Grâce, c’est merveilleux, mais ne faut surtout pas s’en contenter, cela va tellement plus loin. Pour bien comprendre le sens de tout cela, définissons précisément chaque mot pour être au plus près de ce Mystère. Quelle est la nature de cette boisson que l’ange évoque ? L’eau de vie ? L’amour ? Dieu ? Un nectar ? Cette boisson c’est la semence du Ciel, le Sperme céleste, S perma, permanence du S, Son essence vibratoire, S anse qui ensemence les êtres ouverts à ce mystère aussi invisible qu’ immense – Hymne anse. Choqué par ces mots ? Quand tu es touché par la Grâce, ça va au-delà de cette magnifique sensation d’unité… Entends-le ici, cela signifie que Le Mystère t’a visité et qu’Il t’a ensemencé. Son essence s’est mêlée à ton essence et en l’intime de ton intime, Sa visite te demande quelque chose… Tu penses que j’exagère, que je dis n’importe quoi ? Dis-moi… Que dit un artiste quand il a fini une œuvre ? « Ce tableau a été un accouchement, ce livre, un enfantement, cette sculpture, mon bébé… » S’il y a eu enfantement, accouchement, c’est qu’il y a eu une fécondation, et celle-ci n’est-elle pas liée à un ensemencement ? Cet ensemencement, c’est la Grâce, le S perma Céleste, Son essence. L’ange des Dialogues nous le dit, « l’essence du Ciel, c’est la seule réalité…» Pour lire l’article en entier, Reflets n° 54 pages 62 à 65

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Equipe de rédaction Reflets 4 mars 2025 Aucun commentaire
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