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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

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Daniella Litoiu

Le jeûne, se nourrir de Dieu

Interview du père Père Marc-Antoine Costa de  Beauregard Que préconise l’Église orthodoxe d’aujourd’hui en matière de jeûne ? Les chrétiens se définissent plus par la foi que par une spiritualité. La catégorie du spirituel se rapporte pour nous à l’expérience du saint Esprit, Pneuma divin dont les énergies incréées spiritualisent au sens de « pneumatisent » toute la personne humaine. « Jeûne et spiritualité » dans le sens chrétien orthodoxe peut se traduire « Jeûne et expérience du saint Esprit par la foi ». L’expérience du jeûne est pour les chrétiens liée au mystère de l’Église. Ainsi, je dis, non pas que « je jeûne », mais que « nous jeûnons ». La réalité et l’expérience du jeûne se trouvent dans la Tradition, transmission séculaire de l’expérience que le Christ a faite et a transmise à ses apôtres. Le jeûne est une expérience ecclésiale toujours nouvelle, grâce à l’Esprit. L’Église orthodoxe a développé une expérience ascétique qui consiste à respecter des périodes de jeûne réparties sur l’année. La période qui sert de modèle à cet égard est celle du Carême, ou « quarantaine » (du latin quadragésima) qui conduit jusqu’à Pâques. Nous suivons d’autres périodes de jeûne : celui des Apôtres – de la fête de tous les saints jusqu’au 29 juin ; celui de la Mère de Dieu – du 1er au 15 août ; et le carême de Noël – 40 jours jusqu’à la Nativité. Ensuite l’Église préconise des jeûnes hebdomadaires : mercredi et vendredi, et même, pour les plus fervents, lundi. S’ajoutent à cela des jours de jeûne comme le 29 août, assassinat de saint Jean-Baptiste par Hérode. Cette expérience est transmise principalement de façon orale et vivante, de maître à disciple, par tradition familiale ou monastique. Mais les périodes et jours de jeûne sont rappelés aux fidèles dans le calendrier liturgique annuel que tout chrétien orthodoxe a chez soi. Y a-t-il plusieurs jeûnes ? En français deux mots sont employés et désignent des expériences différentes : le jeûne total – on ne prend rien pendant un temps donné ; l’abstinence – on retire certains aliments pendant un temps. Le jeûne total, du lever au coucher du soleil, pendant un ou plusieurs jours, est pratiqué au sein d’un carême, avec une bénédiction particulière, ou encore pour se préparer à un événement important. La relation au père spirituel nuance cette pratique et la personnalise. La vie des saints et des pères du désert montre que souvent ils jeûnaient plusieurs jours. Et certains de nos contemporains sont capables de la même expérience. L’autre expérience, celle de l’abstinence, beaucoup plus fréquente, se pratique pendant toutes les périodes de jeûne citées plus haut. Elle consiste le plus souvent à s’abstenir de toute nourriture animale. On renonce également à l’huile et au vin, deux aliments festifs. Le jeûne est principalement la préparation à une fête (Pâques, Noël, la communion eucharistique), ce qui vaut la peine d’être redécouvert. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Le jeûne n’est pas seulement le jeûne alimentaire. Le jeûne conjugal, abstinence sexuelle pendant les jours de jeûne, tend à maintenir vivante la relation amoureuse dans le couple. Il permet à celle-ci de ne pas se banaliser et devenir ainsi impersonnelle. Ce jeûne est également une préparation festive si on considère que la relation amoureuse et sexuelle est une fête, un moment de noces. Très important également est le jeûne des pensées qui consiste à s’abstenir de juger autrui, d’entretenir des pensées négatives et passionnelles. L’esprit humain apprend à jeûner. On pourrait ajouter à cela le jeûne culturel : l’abstinence pendant un temps de la télévision, d’Internet, du cinéma, du théâtre, du Smartphone, de certaines lectures est conseillée. Ces activités, quoique bonnes, peuvent constituer des formes de dépendance, or l’ascèse du jeûne tend à libérer la liberté ; elle exerce le choix et la décision. Comme on le voit, l’expérience du jeûne concerne toutes les dimensions de la personne : le corps, l’affectivité, la culture. Elle oriente la personne vers d’autres formes d’alimentation. Le jeûne, comme toute ascèse du corps ou de l’âme, mobilise l’inconscient et suscite des modifications importantes dans le comportement humain. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 45 pages 42 à 45

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Daniella Litoiu 29 septembre 2022 Aucun commentaire
La maffia des pesticides
Equipe de rédaction Reflets

La maffia des pesticides

      Professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen, Gilles-Éric Séralini est le spécialiste mondial des pesticides. Expert pour plusieurs gouvernements, il a démontré les effets néfastes sur les humains du Roundup et des O.G.M. fabriqués pour l’absorber. Évidemment cela ne pouvait qu’attirer les foudres de Monsanto, fabricant de ce produit, qui ne cesse depuis par tous les moyens de le discréditer, ses travaux et lui-même, par tous les moyens… Les médias français ont peu relaté le résultat spectaculaire des procès intentés aux États-Unis contre Monsanto. Nous avons rencontré le Pr Séralini à ce sujet. Que s’est-il passé aux USA ?  Des personnes susceptibles d’être atteintes de cancer ou autres maladies graves à cause du Roundup se sont regroupées en « class actions » autour d’un grand cabinet d’avocats associé au cabinet Kennedy Junior, neveu du président assassiné. Ayant publié 64 articles sur le sujet, ils m’ont contacté en tant que spécialiste pour essayer de prouver que leurs clients avaient eu un cancer à cause du Roundup. Je leur ai conseillé de chercher dans les archives de Monsanto. En 2005, j’avais réussi à avoir, par l’intermédiaire de la justice, les données brutes de Monsanto concernant les O.G.M. qui  contenaient du Roundup, ce qui avait permis de les attaquer en justice. Sept procès ont été intentés et tous ont été gagnés. Ainsi les avocats américains ont obtenu l’accès aux documents confidentiels de Monsanto dits « les Monsanto Papers », ce qui est une première dans l’histoire des entreprises modernes. Deux millions et demi de pages !, mises à disposition des avocats et des juges mais pas du public. Pour les déclassifier complètement – ce qu’il fallait obtenir- il fallait un autre jugement c’est-à-dire que l’on prouve que c’était lié aux problèmes du cancer ou de santé, ou à un problème qui allait servir dans le jugement pour lequel ils étaient attaqués.  À ce moment-là, ces documents  devaient être mis à la disposition de tous, en particulier des plaignants  (il y en a eu progressivement 100 000 alors qu’au début il y en avait 10 000) et de leurs avocats. Le cabinet Baum Hedlund a voulu que je sois leur conseiller pour aider à lire ces documents qui souvent étaient techniques. Les firmes d’avocats font l’avance financière et elles se remboursent une fois le jugement rendu. Un certain nombre a été déclassifié, 500 000 pages environ et j’y suis cité 56 000 fois. Il y a eu un combat de leur part pour y faire des recherches. 100 000 documents ont ainsi été déclassifiés et  les personnes citées ont signé un accord pour avoir un dédommagement et se taire. Moi, je n’ai jamais signé un tel accord, donc, je peux en parler. Ce fut le sujet de ce livre  qu’il a fallu résumer et que Jérôme Douzelet m’a aidé à décortiquer parce que ça me faisait vomir physiquement. Je savais ce qu’ils avaient fait contre moi. Mon travail avait été d’observer les effets de la pollution sur la santé, sur les gènes des enfants et j’avais trouvé des produits de Monsanto. En 2012, j’ai écrit un grand article sur le Roundup et sur les O.G.M.. Il se trouve que Monsanto a les brevets sur le Roundup, principal pesticide du monde, et sur les O.G.M..  Le corpus de Monsanto, et ce qui s’était passé dans la réalité scientifique avec moi, m’ont montré, ainsi qu’à d’autres scientifiques, comment ils organisaient le détournement de la science, des agences sanitaires, comment ils organisaient l’ostracisme pour les scientifiques qui trouvaient quelque chose qui leur déplaisait et qui les mettait en cause, et comment aussi ils compromettaient les gouvernements. Par exemple aller discuter avec le Président des États-Unis sur un terrain de golf  pour se plaindre, pour lui demander conseil sur ce qu’il fallait faire ( ce qui leur permettait d’avoir un soutien) , pour me critiquer et m’attaquer ( m’appelant de tous les noms d’oiseaux) et organiser ce que la communauté scientifique doit penser. Ensuite, ils introduisent des scientifiques qu’ils ont subventionnés pour suggérer toutes sortes de critiques que l’on peut faire contre mon travail et affirmer que cet avis vient de la communauté scientifique et que ces derniers le disent dans leurs propres réseaux dans différents pays du monde. C’est remarquablement organisé ! C’est une infiltration de la science qui ne date pas d’hier. Mais je ne pensais pas que c’était en toute connaissance de cause de cancérogénicité et surtout de la toxicité profonde des produits parce que le cancer n’est qu’un des aspects. Il y a des perturbations endocriniennes, immunitaires, nerveuses, toutes les maladies chroniques en fait. Ce que l’on a découvert depuis c’est que ce sont des spams de la vie, c’est-à-dire qu’ils empêchent la vie de fonctionner… soit de manière électrique avec le système nerveux, soit de manière hormonale. Ils osent faire croire que ce sont de bons produits et surtout que toutes les évaluations ont été faites, si bien que tout le monde conclut qu’il n’y a aucun risque. Alors que la chef de toxicologie de Monsanto, une certaine Dona Farmer signale que c’est dangereux pour les enfants. Elle a dit : « Tant pis, on y va quand même ». Ils savaient qu’ils avaient des produits extrêmement toxiques. Si je résume, entre les connaissances que j’avais de la manière dont le système luttait contre moi et la découverte avec ces 56 000 citations de mon nom dans les « Monsanto Papers », j’ai compris qu’au fond, ils organisaient tout cela. Les avocats ont prouvé leur mauvaise foi à l’unanimité du jury. Ils ont donc été condamnés à 3 milliards (2 milliards puis finalement 10 milliards de dollars après avoir fait appel). Là, ils se sont arrêtés. Bayer les a rachetés. En fait, il y a eu trois jugements qui concernaient à chaque fois quelques couples, quelques personnes. Et puis ensuite, ils ont signé un accord avec les 100 000 plaignants pour arrêter les poursuites. Il y a encore 30 000 personnes qui n’ont pas voulu signer, donc il y a encore des poursuites.

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Equipe de rédaction Reflets 25 septembre 2022 Aucun commentaire
L'aventure SAUVERA LE MONDE
Equipe de rédaction Reflets

L’aventure SAUVERA LE MONDE

  À l’âge de 21 ans, en 1988, Emmanuel Hussenet découvre l’Arctique. Il se passionne et devient un spécialiste des écosystèmes du Grand Nord et de leur préservation. Guide polaire il effectue de nombreuses expéditions en Scandinavie, au Groenland, en Alaska, au Spitzberg, en terre d’Ellesmere. Il fonde en 2008 l’association Les Robinsons des glaces réalisant des expéditions de dérive volontaire sur la banquise en vue de sensibiliser le public aux conséquences du réchauffement climatique. Il lance la proposition « Hans, l’île universelle » (rocher polaire que le Canada et le Danemark se disputent) visant à faire d’une île perdue au milieu des glaces un symbole de responsabilité planétaire et un repère de conscience pour l’humanité. Le voyage intérieur va de soi. S’attarder devant un paysage ou une photographie, feuilleter un atlas, c’est déjà voyager. Privativement, mais avec l’idée, peut-être, un jour, d’inscrire le voyage dans le réel, de lui donner corps en acceptant de s’ajuster à ce qui advient. Bien vite, j’associais au voyage non pas des destinations touristiques, des monuments « à voir », mais les territoires les moins prisés de la planète, où la nature s’étend à ciel ouvert. Le voyage, d’ailleurs, me paraissait une forme un peu faible, et je crois qu’il ne m’a jamais intéressé en lui-même. Je lui préférais la notion exaltante d’aventure. L’aventure, pour moi, c’était la vie, tendue par la volonté, qui s’offre au monde et à ses secrets ; le désir de découvrir, de s’exposer, de se former. Prendre un sac à dos pour calmer ce besoin intransigeant de vivre qui tenaille le cœur épris. L’aventure fut mon premier métier. Je travaillais pour une agence de voyages spécialisée dans les expéditions en milieu polaire, et nous n’étions pas nombreux à suivre cette voie. Le catalogue faisait rêver quelques sportifs et des poètes plus que les foules : il fallait « aimer le froid », disait-on. Je l’ai toujours détesté. C’est bien pour cela que je l’ai choisi : puisque c’est l’aventure qui me tentait, je devais me mettre à l’épreuve, en commençant par vérifier si j’étais capable de surmonter ce qui me terrifiait. Manifestement, oui… au prix d’une jeunesse qui ne connut le soleil que pour sa lumière, jamais pour sa chaleur. Au Spitzberg, au Groenland, en Alaska, dans l’Arctique canadien, où je naviguais en totale autonomie avec un simple kayak, je pensais être le jeune homme le plus fortuné au monde, mais aussi, par la force des choses, l’un des plus courageux. Au début, je ne me rendais pas compte qu’il s’agissait « d’aventure ». Je l’ai compris au contact de mes collègues, rares bien sûr, mais que je finissais toujours par croiser sur le terrain. Nous nous rencontrions aussi  à Paris, lors de petits événements associatifs ou privés dont Sylvain Tesson, déjà célèbre entre nous avant qu’il ne le soit de tout le pays, était souvent le complice ; nous nous retrouvions à Transboréal, la maison d’édition des écrivains voyageurs, et profitions en invités des festivités organisées partout en France autour de l’aventure : Albertville, Saint-Malo, Dijon, Toulouse, Vernon… Quand nous ne présentions pas un film, c’était un livre. L’aventure nous rapprochait. L’on connaissait les rêves des autres : c’était les mêmes. Sauf qu’ils les entraînaient autre part. Quand je ne participais pas à quelque intervention publique, mes pays de prédilection étant pratiquement inaccessibles six mois dans l’année, je passais mon temps à écrire. Mes aventures, je ne cherchais pas à les raconter, mais à les comprendre. Je voulais savoir pourquoi nous étions si peu nombreux à ne pas nous satisfaire du voyage, à toujours vouloir nous confronter à quelque chose, hors des liens et des habitudes ; comprendre ce que signifiaient ces appétits géographiques, et à quelles transformations était voué ce que nous leur sacrifions. C’est à force de réflexions, marquées par la rencontre avec les travaux d’un philologue allemand 1, que l’histoire du monde, à travers le rôle que l’aventure a pu y jouer, m’est apparue distinctement. Beaucoup ne voyaient dans leurs périples lointains que des motifs de satisfaction personnelle ; les plus impliqués, les plus lucides sur le sens de ce qu’ils entreprenaient, devenant néanmoins auteurs, journalistes de guerre ou grands reporters. Mais je comprenais désormais que si notre pauvre monde devait être sauvé, il le serait par l’aventurier. Le mot « aventure » a pris son sens positif moderne au XIIe siècle ; l’œuvre de Chrétien de Troyes en témoigne. Le premier roman de l’histoire de la littérature française est donc un roman d’aventures. Ce roman n’est pas qu’une succession de péripéties imaginées pour distraire, tant s’en faut. Le poète champenois cherchait avant tout à témoigner de son propre temps et à offrir aux jeunes gens de la noblesse un exemple à suivre. Ses récits sont puissamment symboliques et initiatiques. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Les Chevaliers de la Table ronde explorent tous les possibles. Ils cherchent l’infini dans un monde fini. Ils se mettent à l’épreuve à travers le choix d’une aventure qui les confrontera à eux-mêmes de manière à identifier leurs failles, pour les corriger et devenir chaque matin plus digne d’aimer, d’être aimé, et de servir. Le chevalier accompli est l’homme qui s’est trouvé et nous invite à nous engager, à notre tour, sur notre véritable chemin. À l’époque courtoise, l’aventure n’est plus synonyme de hasard. L’individu qui la choisit le fait avec une intention précise. Même si, sur la route, il est seul, tout le relie au monde. Il recherche la clarté, la droiture en lui-même, et dont ses manières et paroles rendent à chaque instant témoignage. Il souhaite plaire à l’aimée, et mériter ses regards. Il se veut à la fois dans le monde et à l’extérieur du monde, dans un entre ciel et terre où l’être trouve sa juste place. Il n’est plus

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Equipe de rédaction Reflets 15 septembre 2022 Aucun commentaire
Passagère de l'ouvert
Frédérique Lemarchand

Passagère de l’ouvert.

Frédérique Lemarchand Une artiste hors du commun… Entre vie et mort presque chaque jour, Frédérique Lemarchand est embrasée d’un amour inexprimable. Elle dit d’elle-même: « Je ne suis pas née vivante, je le deviens ». À travers ses peintures et récemment ses sculptures, à travers chacun de ses écrits, de ses prises de parole, elle nous invite à un extraordinaire voyage dans des sphères inhabituelles.   Sortir de la mort, c’est faire le voyage pour la grande Vie Sortir de la mort, c’est faire le voyage pour la grande Vie, là où il n’y a pas de commencement ni de fin et cela retourne toute la perspective ! Dans une période mortifère, tournée vers l’obscur, fascinée par l’immortalité, confinée derrière les écrans qui font écran, idolâtrant l’empire glacé de l’argent, l’irréel se propage au galop de la peur. Je bride ma cavale, je rends ma casaque d’avatar numérique, je préfère m’éveiller plutôt que de me dénaturer en poursuivant ce mauvais rêve.  Perdre au jeu de ce monde-là, c’est ne pas me perdre Le parfum des jours s’enfuit de la mémoire morte et les anges qui emplissaient les alvéoles de nos cœurs disparaissent dans notre indifférence. L’amnésie fait de nous des créatures cruelles. Le troupeau enchaîné à sa nature temporelle piétine son éternité méconnue. Standardisé ou créature artificielle, virtuelle, infernale, l’humain transhumaniste se réduit à vouloir sauver sa peau. Mais celui qui veut sauver sa peau la perd !  Ignorant ses richesses subtiles, l’homme continue à refouler l’océan de vie à l’intérieur de lui, vomissant dans la mer les saints innocents. Le collectif inhabité par la conscience de son Principe de vie est hébété ! Mais voilà que le monde est rudement secoué Mais voilà que le monde est rudement secoué, comme jadis le peuple hébreu du Livre de l’Exode, prototype de l’humanité encore esclave de Pharaon. La mer changée en sang des réfugiés, l’envol des ailes de cire de l’intelligence artificielle, les épidémies, l’orgueil et leur cortège de volonté de puissance et de gloire, la grêle de nos sexualités perverties, les dévorations du vivant, notre ténébreuse peur sont les plaies consécutives à toutes nos transgressions. Nous avons manqué aux lois ontologiques qui structurent pourtant le créé, et dont l’Homme est le couronnement.  Il m’arrive de comparer les épreuves actuelles aux contractions de la femme en travail, annonçant la mise au monde d’un Homme Nouveau. Tel l’enfant qui se retourne dans le ventre de sa mère, le grand fœtus adamique est  aujourd’hui retourné dans la matrice de l’humanité.  Comme si une immense mutation se préparait. Le monde la pressent et la redoute. Les hostilités se renforcent, faute d’écoute de nos énergies inconscientes refoulées, ce qui provoque, entre autres, l’inquiétant écocide planétaire. Cette tragédie, dont nous ne conscientisons pas encore l’information de ce qui nous consume, nous pousse dans nos retranchements. La pioche du temps extrait un mystérieux minerai du fond de notre mine d’ombres. Nous œuvrons  de concert avec le grand Alchimiste. Aux confins des ténèbres se dévoile le diamant de la Vie éternelle. Celui qui meurt à lui-même délivre son âme captive et danse la vie. Ainsi les hommes  libérés se reconnaissent et se retrouvent, ce qui atteste du passage de la compétition mortifère à la voie du cœur coopérant. Du grand détournement au grand retournement, les armes de distractions massives cèdent leur place de façon irréversible à une aventure de conscience qui nous désidentifie des croyances, des certitudes, des servitudes, des peurs, des images taillées. C’est le passage de la personne sociale et politique à l’être sensible et mystique. Du dehors au dedans, c’est un voyage à la douceur frontalière. Ce grand retournement, je l’ai vécu pendant ma greffe cœur-poumons Ce grand retournement, je l’ai vécu pendant ma greffe cœur-poumons. Durant 40 jours de coma, j’ai eu une expérience de mort imminente (E.M.I). Depuis, la mort est morte et j’évolue de mutation en mutation. C’est une renaissance qui ne souffre plus de mort car, que je vive ou que je meure, je suis Vivante. La vie incommensurable m’a permis de voir que derrière le pire, l’Amour est plus fort que la mort. Il est ce qui reste quand il n’y a plus rien. Cet Amour là croît en mon éphémère tissu biologique, rallongé grâce à une inestimable prouesse chirurgicale et la prise journalière de médicaments.       Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant

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Frédérique Lemarchand 8 septembre 2022 Aucun commentaire
Le retournement de l’humanité est en cours
Equipe de rédaction Reflets

Le retournement de l’humanité est en cours

Passer un moment avec Annick de Souzenelle est un grand privilège : il donne un goût d’une humanité possible. Certainement, toute une existence consacrée à la recherche de la vérité, en particulier dans les textes bibliques originels, donne ce résultat époustouflant : Annick de Souzenelle est une émerveillée. Dans sa centième année, comment peut-elle être ainsi dans la joie ? Vraiment, elle incarne une autre vieillesse : celle qui a réussi ce retournement intérieur – son grand message – préfigurant ce que pourrait être l’humanité épousant sa partie divine. Comment se passent vos journées ? J’ai fini d’écrire mon testament. Vous avez eu mon petit livre qui s’appelle Va vers toi 1. Ce livre devait être réédité parce qu’il était épuisé. Mon testament a été ajouté. J’ai essayé de concentrer l’essentiel de mon message dans ce testament. J’écris des articles, des choses simples maintenant, des interviews que je reprends un petit peu quelquefois. Et quand je fais de nouvelles découvertes je les écris. Et puis, j’ai tout une correspondance avec des gens qui sont de plus en plus inquiets aujourd’hui et qui cherchent de vraies valeurs ou bien avec ceux qui par d’autres disciplines viennent confirmer mes découvertes. Mes matinées sont consacrées à cette écriture. Et puis, l’après-midi, je viens ici devant ce jardin délicieux et là, je lis, je fais différentes choses, je tricote. Vous dites que vous continuez la recherche ? Je continue toujours parce que j’ai des idées qui viennent et je suis de plus en plus émerveillée. Je suis comme le ravi des santons de la crèche. Le dernier livre, Le Grand Retournement est le livre de fond. Aujourd’hui, nous sommes saisis dans un moment extrêmement important pour l’humanité. Tout va s’effondrer. C’est en train de s’effondrer d’ailleurs. Ça va être tout autre. Quoi ? Je ne peux pas le dire mais la Bible est très nette à ce sujet-là. C’est vraiment l’humanité qui, jusqu’à présent, prenait toutes ses informations dans le pôle terre et qui, maintenant, va les prendre ainsi que ses ressources dans le pôle ciel. Ça ne veut pas dire qu’elle va quitter la terre mais ça veut dire que ses références ne seront plus tant celles de la terre que celles du ciel. Ce qui est difficile à estimer, c’est l’échelle de temps que ça représente. Je ne peux pas le dire du tout. Est-ce que c’est quelques mois ou plusieurs années ? Je ne sais pas. Cette accumulation d’évènements qui se produisent en ce moment, que ce soit le réchauffement, la Covid, la guerre, amèneraient les hommes à prendre un peu plus conscience d’eux-mêmes et de leur dimension divine ? Quand il est traduit que l’homme est image de Dieu, qu’il est comme Dieu, ce n’est pas juste. Il est ensemencé de Dieu. Lorsque nous arrivons au monde, nous arrivons enrichis d’une semence divine à l’intérieur de nous. Quand la Bible dit de nombreux couples qu’ils sont stériles, la Bible ne parle pas de la stérilité physiologique que nous connaissons, nous femmes quand nous ne pouvons pas avoir d’enfants. Cette stérilité dont il est question, concerne celle de l’enfant que les Évangiles vont appeler le Fils de l’Homme. Je fais avec les Évangiles une très grande différence entre le fils de la femme et le Fils de l’Homme. Dans l’Évangile, le Christ dit de Jean-Baptiste : il est le plus grand parmi les fils de la femme, alors que lui s’appelle le Fils de l’Homme. Le Fils de l’Homme, c’est le fils que nous sommes tous appelés, hommes et femmes, à mettre au monde en nous-mêmes et à le devenir. Alors que le fils de la femme, c’est le fils que nous avons biologiquement, le fils animal je dirais. Alors que le Fils de l’Homme, c’est une étape nouvelle dans notre évolution vers le divin. C’est là, la stérilité tragique de l’humanité. C’est pour ça que dans mon livre Le Grand Retournement, je compare l’humanité à un foetus dans le grand ventre cosmique. C’est très intéressant de voir tout ce qui s’est passé dans ces derniers millénaires au regard de ce qui se passe pendant les différents mois d’une gestation. Nous arrivons aujourd’hui à un moment où l’enfant se retourne dans le ventre de la mère, c’est-à-dire au septième mois de gestation. Il est informé à ce moment-là de son devenir divin. Jusque-là, il mettait en place son anatomie et sa physiologie. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. À la fin du sixième mois, il est achevé mais il reste encore trois mois dans le ventre de la mère. Pendant ces trois mois, il est informé de l’essentiel, c’est-à-dire qu’il est capable de devenir Dieu, capax deï, c’est beaucoup plus juste de dire ça qu’« image de Dieu ». Les Pères des premiers siècles de l’ère chrétienne parlent de ça. Mais très vite ils devront garder le silence sur ce sujet et beaucoup d’autres. Ça me touche énormément parce que aujourd’hui, le grand Adam, c’est-à-dire l’humanité totale, est saisie dans ce grand retournement ; elle amorce son septième mois de gestation cosmique. Mais chacun de nous peut le faire bien avant. Les grands saints ont fait ce retournement pendant leur vie et depuis toujours et dans toutes les traditions. Il n’y a pas que dans notre tradition chrétienne. Saint Séraphin de Séraphe s’est retourné de son vivant et est devenu un saint. Il s’est transfiguré de son vivant. C’est magnifique. Il y a de quoi être émerveillé. Ce qui me tient en vie, c’est l’émerveillement. Dans votre journée, il y a une partie de contemplation ? Oui, dans ma journée, j’ai beaucoup de temps pour la prière et la contemplation. Dès que je mets un pied par terre le matin, je vis de la présence. Je fais l’expérience. Quand j’ai un problème, je ne m’en inquiète

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Equipe de rédaction Reflets 1 septembre 2022 Aucun commentaire
Voyage dans mon histoire : les souvenirs
Christian Geniller

Voyage dans mon histoire : les souvenirs

    Passionné de voyages, Christian Geniller adore partir, seul, en famille, avec des amis, en vélo, en voiture, train ou avion. Depuis la pandémie et les confinements, son beau stylo s’est mué en locomotive, pour des voyages intérieurs où des images inspirées du passé surgissent pour mieux lui parler de qui il est et lui faire toucher comme une grâce qui il pourrait être. Ce sont les palpitations de l’aventure avec des billets toujours « open » vers des lieux et des temps plus ou moins effacés. En cette belle après midi ensoleillée En cette belle après midi ensoleillée, un avion saupoudre le ciel azur d’une trace blanche me transportant, l’espace d’un court instant, dans l’agréable pensée de mes voyages passés. Cette fulgurance me procure un frisson de plaisir. Immobile, assis devant ma feuille blanche, stylo à la main, un autre moment de réjouissance m’attend. Depuis maintenant quelques années, l’écriture telle que nous la pratiquons avec la revue Reflets me fait voyager sans bouger. Une colère monte Aujourd’hui, c’est l’article d’un journal traitant de la liberté d’expression qui m’interpelle. Une colère monte : « c’est pas possible de parler de la liberté d’expression de cette façon. Un média qui défend ceux qui blasphèment ! » Mes pensées se lâchent sur ma feuille immaculée bientôt remplie de mes émotions. Oui, c’est bien moi qui écrit en sincérité. J’ai bien le droit à mon point de vue sur ce sujet. Ces médias sont en train de souiller de pauvres gens ! Je me sens dans leur peau, souillé. C’est l’instant où je comprends que ce mot parle de moi, de mon histoire personnelle. Un souvenir surgit  Ma main décolle le stylo du cahier, mes yeux se ferment pour bien en percevoir le goût. Il n’est pas très agréable mais je peux en convenir. Et bienheureux dans mon acceptation, un souvenir surgit : j’ai 14 ans dans ce stage de foot à Cavaillon, où sur ce magnifique terrain gazonné, les entraîneurs nous demandent de nous asseoir. Une fourchette a été retrouvée dans la cuvette d’une des toilettes du vestiaire. Il faut un coupable. Je me sens gêné, angoissé, rouge de honte même si je n’ai rien fait. L’entraîneur tourne son regard dans ma direction : « Geniller, c’est pas toi qui a fait ça ? » Un « petit non » sort de ma gorge étranglée par la peur d’être évincé de l’équipe. N’ayant pas trouvé de coupable N’ayant pas trouvé de coupable, les dirigeants imposent un footing sous la chaleur estivale de Cavaillon tant que personne ne se dénoncera. C’était interminable. Nous étions trempés de sueur. Finalement, le petit trublion était un garçon fort sympathique qui voulait faire une blague pour se faire remarquer mais il n’a avoué sa faute que plus tard ! Ils l’ont fait courir toute la soirée dans la cour après le repas jusqu’à la nuit. Je sens au fond de moi comme cela a été marquant Je sens au fond de moi comme cela a été marquant. Je me suis senti souillé et décidais le soir même en m’endormant dans le dortoir de ne plus envisager une carrière de footballeur professionnel et à l’entériner lorsqu’un entraîneur me posera la question à la fin du stage de mon avenir dans le football. Je veux lui faire payer et par la même occasion me priver de mon rêve d’enfantC’est fini,  la famille du football est trop dure ! Mon cahier porte maintenant l’empreinte détaillée de mon souvenir d’adolescent. Une heure de voyage dans le temps sans voiture ni avion pour me souvenir et même revivre grâce à ma plume cette parcelle de vie. Cette expérience me fait sentir la différence entre un souvenir remémoré sans sens et un souvenir revécu avec des images en vérité, inspirées du passé. Il y a bien différents niveaux de revécus. Une scène cinématographique se dessine En élargissant l’image du souvenir, le voyage se fait plus précis, apparaissent les protagonistes, leurs gestes et attitudes, le décor. Une scène cinématographique se dessine et nous pouvons la revivre. Aujourd’hui, j’ai de la chance. Les images sont claires comme ce ciel toujours dégagé au-dessus de ma tête. Une porte s’est ouverte. Je suis maintenant dans la peau de cet adolescent un peu maladroit et marginal qui voulait montrer sa force avec son ballon sans vraiment écouter les consignes de l’entraîneur. Ah oui, c’est pour ça qu’il voyait en moi un possible suspect ! Le voyage est beau et la Consolation a l’art de réchauffer mon cœur Je suis très touché par ce jeune de 14 ans qui veut prouver le champion qui sommeille en lui. Il serait dommage de ne pas lui parler. Le regard de tendresse de l’adulte porté sur l’enfant que j’étais me fait du bien. Comme si un ange venu du ciel était venu effleurer ce garçon de sa lumière pour l’apaiser. Le voyage est beau et la Consolation a l’art de réchauffer mon cœur, de l’attendrir physiologiquement. Elle ne s’arrête pas au petit Christian.    Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article  REFLETS n°44 pages 28 à 29

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Christian Geniller 26 août 2022 Aucun commentaire
VOYAGER, C’EST ALLER DE SOI À SOI
Père André-Marie

VOYAGER, C’EST ALLER DE SOI À SOI

Voyager, c’est aller de soi à soi en s’enrichissant les uns les autres Le Père André-Marie, moine bénédictin, prêtre, artiste aux multiples facettes, emploie ses talents à se battre contre la misère. « Faire du beau pour faire du bien est sa devise ». Il a fondé en 1975 à la Croixrault (Somme) la Demeure. Il accueille des sans-voix, sans-terre, sans-papiers, sans-toit, sans emploi, sans avenir, sans dignité. Ses journées sont totalement tournées vers les autres. Il se trompait, Sartre, en disant que « l’enfer, c’est les autres ». Si l’on sait ne pas se laisser enfermer dans son petit moi, l’autre peut devenir une occasion d’ouvertures exceptionnelles. Lorsque dans l’Évangile, Jésus nous demande de « passer sur l’autre rive », c’est une invitation à quitter son ego, à sortir de soi pour aller à la découverte de l’autre. Cet état d’esprit d’ouverture devient une question : « Qu’est-ce que j’attends de l’autre… qu’est-ce que l’autre attend de moi ? » Dom Henri Le Saux, ce moine bénédictin qui a vécu 40 années sur le bord du Gange, n’avait pas quitté son monastère de Bretagne pour aller, en Inde, apporter « sa » vérité, mais pour vivre « avec », découvrir et recevoir. Lorsque j’ai eu le bonheur d’aller me recueillir sur le trottoir de Bénarès, là où il a quitté cette petite vie pour découvrir la grande en prononçant le « Aum », une barrière en moi s’est rompue… Le soir même, j’étais accueilli dans un monastère bouddhiste où l’ancien, en s’inclinant, prononçait le merveilleux « Namaste » : « que le divin qui est en toi rencontre le divin qui est en moi ». Est-ce alors qu’est né le besoin de peindre des mandalas ? Il y a quelques années à Marrakech, pour tenter d’exprimer qu’il n’y a dans le monde qu’une seule race : celle des humains, j’avais les doigts croisés avec ceux d’un imam. Cela semblait presque démontrer qu’il n’y avait, bien qu’exprimée sous des formes différentes, qu’une seule religion : celle des vrais « croyants ». Non pas celle des « pieux » qui savent tout de Dieu et qui imposent leurs convictions, sinon : anathème ! Mais celle de ceux qui acceptent de passer « sur l’autre rive » pour, humblement, accueillir le divin, le recevoir et s’en enrichir. Alors, découvrons que le bonheur, c’est peut-être aussi les autres : j’ai relevé dans le Coran les 99 synonymes du mot Amour pour les calligraphier. Swiadoma kreacja rzeczywistosci explique que « la simple empathie et le respect envers une personne suffit pour se donner des chances avant tout, de voir la situation telle qu’elle est réellement et ce qui l’a conduit ». Nous avons trop souvent tendance à rester enfermés dans les principes de notre culture, prompts à juger sans voir, comme le dit l’expression populaire, « plus loin que le bout de son nez ». Voyager sous d’autres cieux, à la rencontre des autres, consiste bien souvent, même dans des situations apparemment provocantes, à revoir ses jugements préconçus. « Pourquoi nous jugez-vous, me disait ce prêtre africain, à propos de la polygamie. Chez moi, dans mon enfance, à la maison, il y avait cinq mamans dévouées… » Et cette petite de 15 ans qui s’était sauvée de l’orphelinat où on l’avait placée, et qu’on retrouvait enceinte quelques mois plus tard. « Pourquoi ? Vous ne comprenez pas, il faut bien que j’honore mes ancêtres en donnant la vie ».   On ne peut pas avoir vécu durant plus de 50 ans avec les plus pauvres, les plus démunis, parfois sans aucune éducation, et avoir au quotidien partagé leur vie, sans être atteint, comme par une forme de contagion, de ce besoin absolu et irréversible de « miséricorde » qui consiste non pas à vouloir les changer mais à tenter de les aimer. Bien sûr, en supportant toutes les critiques et les accusations des bien-pensants. On ne peut avoir vu la maigreur squelettique d’un vieillard qui n’a même plus la force de mendier… On ne peut avoir vu mourir de faim dans les prisons des hommes entassés à 200 par cellule… avoir été applaudi et embrassé par eux, sans ressentir sourdre du fond de soi une forme d’Amour sans frontières qui s’il est vraiment sans frontières, englobe étrangement la victime comme le bourreau. Ce sont eux, dit le père Pedro, qui font naître en nous cette force tranquille et paisible qui nous anime, lorsque nous nous mettons debout et debout ensemble. Alors, au contact de l’autre, le « chacun pour soi » devient nécessairement un « chacun pour tous ». Pour lire l’article en entier, Reflets n° 44 pages 54 à 56

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Père André-Marie 18 août 2022 Aucun commentaire
le voyage initiatique
Eric Grange

Le voyage initiatique

  En 1987, ses études scientifiques l’orientent vers un début de carrière en informatique. En 1998, Eric Grange rejoint le groupe TUI où il développe des circuits au Proche-Orient, Asie et Amérique Latine, en apprenant les fondamentaux du métier de voyagiste. En 2007, il fonde OASIS L’éveil aux mondes, la première agence de voyages spécialisée dans les voyages en conscience. En 2009, le ministre du Tourisme, Mr Novelli, lui décerne le trophée du Nouvel Entrepreneur du voyage. En 2020, il écrit un premier roman initiatique Et mon cœur  se remit à battre suivi en 2022 d’un second « Et mon cœur attira les richesses du monde », dans lequel il témoigne de son expérience personnelle et dévoile des principes spirituels conduisant vers l’abondance et la prospérité durable   Aujourd’hui, le voyageur ne choisit plus sa destination, mais une expérience à vivre ! Son but n’est plus de nourrir son appareil photo, mais son âme ! Les voyageurs sont en quête de sensations profondes pour trouver le chemin qui mène à la paix intérieure, voilà pourquoi la tendance de fond profite aux voyages spirituels. Toutefois, ceux-ci demandent un niveau d’expertise singulier. Un nouvel art de voyager Des pèlerinages aux stages de développement personnel en passant par les voyages initiatiques, le nombre de personnes qui effectuent un voyage spirituel ne fait qu’augmenter. Chaque année, plusieurs centaines de millions de personnes se rendent sur les principaux sites religieux dans le monde. Il y a vingt ans, les pèlerins étaient quelques centaines à marcher sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Aujourd’hui, ils sont près de 300 000 chaque année à l’arpenter, venant du monde entier. L’ère du “Sea, Sex & Sun” semble révolue ! Désormais, toujours avec trois S, lui succède une ère de Spirituality, Serenity & Sustainability (spiritualité, sérénité et… développement durable). La première convention dédiée au tourisme spirituel et au développement durable a été organisée en 2013 par l’OMT. En croissance régulière depuis déjà une trentaine d’années, le voyage spirituel consiste à prendre son temps pour vivre une expérience d’immersion. C’est une manière de voyager en donnant davantage d’importance au vécu qu’à la destination. Voyage et spiritualité au cinéma En 2010, le film de Ryan Murphy Mange, prie, aime, adapté du roman éponyme, connaît un succès mondial en décrivant les tribulations en Europe puis en Asie de l’héroïne, incarnée par Julia Roberts. En réalisant qu’il lui manque quelque chose d’essentiel pour être heureuse, une femme part en Italie s’initier à la gastronomie, puis découvre le pouvoir de la prière et de la méditation dans un ashram en Inde, avant de finir sa quête à Bali, où elle trouve à la fois l’harmonie intérieure et l’amour. Une histoire simple, mais qui a résonné chez beaucoup d’Occidentaux, en quête de sens et d’espaces apaisants. En France aussi, les voyages spirituels connaissent un véritable engouement. Le cinéma s’est également emparé du sujet, via le long métrage Un + une de Claude Lelouch, en 2015. Dans ce film, le cinéaste nous fait voyager tant dans la spiritualité millénaire de l’hindouisme que dans la spiritualité moderne des ashrams d’aujourd’hui. Le réalisateur y aborde le manque lancinant qui motive un couple à entreprendre un voyage spirituel bouleversant en Inde. De nombreuses personnes se sont reconnues dans les personnages incarnés par Jean Dujardin et Elsa Zylberstein. Si l’Inde est le pays spirituel par essence, c’est plus généralement l’Asie qui, du fait de ses nombreuses religions et philosophies, est le premier continent auquel on pense pour vivre une expérience spirituelle. Le phénomène est mondial et se nomme Soul Searching in Asia – partir à la recherche de son âme en Asie.   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article  REFLETS n°44 pages 22 à 25

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Eric Grange 8 août 2022 Aucun commentaire
Le métavers, vers une scission de l’humanité
Sabrina Philippe

Le métavers, vers une scission de l’humanité

Que pouvez-vous dire du monde des écrans dans lequel nous vivons et de la progression du virtuel ? Il existe un déni massif des effets des écrans et du virtuel sur nos personnalités et notre efficience intellectuelle, y compris de la part des médias qui ne veulent pas remettre en cause ce qu’ils proposent notamment via les réseaux sociaux. Le déni est plus inquiétant que les effets. Sommes-nous capables de nous poser la question des conséquences de cette surexposition ? Le président Emmanuel Macron a parlé de métavers français sur France 5. Les enjeux financiers sont tels qu’ils prennent le pas sur notre santé mentale. Lorsqu’on mentionne que 40 % des jeunes ont des troubles anxiodépressifs, tout est évoqué sauf la surexposition aux écrans. Nous allons vers une régression et une déshumanisation inquiétante où nous n’avons plus accès à notre affectivité et notre intériorité. Nous remarquons une dissidence d’une minorité y compris chez la jeune génération qui veut se déconnecter et se tourner un peu plus vers la nature, inventer de nouveaux moyens pour vivre sur cette planète. Y aura-t-il deux groupes d’individus distincts, une humanité scindée en deux ? dont une happée par les écrans comme le montre le film de Spielberg Ready Player One où des castes vont vers des métavers. Quels sont les enjeux sociétaux et économiques du métavers ? Le métavers est la création d’un univers virtuel parallèle qui se développe de nos jours, un espace où nous pouvons travailler, voyager, visionner des films et concerts, communiquer grâce à des avatars qui nous ressemblent. « Second life » est le premier métavers. Aujourd’hui, les filtres de nos smartphones sont les prémices des avatars. Nous prenons l’habitude de nous voir tels que nous ne sommes pas en réalité mais dans des versions améliorées de nous-mêmes. Le monde virtuel se détache peu à peu de la réalité comme un continent qui en sort alors qu’au début du virtuel, il y était encore attaché. Le métavers est une embellie commerciale encore jamais atteinte. Les grandes marques de luxe achètent leur espace dans le métavers avec un avatar que l’on doit nourrir, habiller, loger. En prenant des abonnements avec ajouts pour l’avatar, nous atteignons un paroxysme de la société de consommation en achetant ce qui n’existe pas. Mais un couvercle est posé sur tout cela car des milliards et des milliards sont en jeu. Des laboratoires de chercheurs sont financés par les GAFAM pour prouver que l’on peut soigner avec le métavers. C’est l’humain qui va payer. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Y a-t-il des solutions ? Notre réalité humaine et notre incarnation sont difficiles bien qu’elles soient ponctuées d’instants merveilleux. Notre corps et nos sentiments sont lourds, notre transformation est lente. Face à tout cela, c’est une grande facilité, pour aller vers l’homme augmenté, qui nous est offerte avec le virtuel. Mais vous n’aurez jamais la chaleur humaine, la peau de l’autre. Ce n’est pas notre vue qui nous sauvera mais notre toucher. Nous sommes dans une période chaotique, avec des secousses, en attente d’un chaos majeur qui ramènera peut-être à une normalité. Nous pouvons déjà imaginer une régression au niveau de nos biens de consommation et de certaines technologies et énergies. Et ce n’est pas le métavers metavers qui va nous nourrir ! Quel avenir pour le métavers ? Le temps de l’écriture de mon livre, Facebook est devenu Meta. L’accélération est prévue et orchestrée. 10 000 personnes sont employées pour développer le métavers chez Facebook. Pour lire l’article en entier, Reflets n°44 pages 8 à 11

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Sabrina Philippe 1 août 2022 Aucun commentaire
LE GPS intérieur
Philippe Guillemant

Le GPS intérieur, Philippe Guillemant

Philippe Guillemant est ingénieur physicien chercheur au CNRS. Spécialiste de l’intelligence artificielle, il mène aujourd’hui une recherche fondamentale en physique de l’information visant à réviser notre conception de l’espace-temps. Son explication rationnelle de la synchronicité débouche sur un véritable « pont entre la science et la spiritualité ». Il est l’auteur de la théorie de la double causalité présentée dans différents livres dont Le Grand Virage de l’humanité éd. Trédaniel. Comment voyager dans le futur ? La vie est déjà un voyage, analogue à celui qu’on fait lorsqu’on suit la trajectoire d’un GPS, sans nécessairement y être fidèle. La destination peut changer en cours de route et il est possible de ne pas suivre le chemin donné par la direction du GPS. Spirituellement, ce changement symbolise une espèce de conflit – qui n’en est pas un – qui résulte d’un désalignement possible entre le soi et le moi. Le soi, c’est le sens de sa vie, ce qui lui donne un sens pour nous conduire vers un meilleur futur en nous réalisant dans une œuvre, peut-être même anticipée avant notre naissance. Le soi est donc symbolisé par la meilleure destination du GPS, en tout cas, à minima par une destination qu’il aimerait nous voir prendre. D’un autre côté, le trajet du moi peut être orienté par l’ego, qui ne nous fait pas suivre la trajectoire du soi, mais une autre trajectoire qui correspond à une vision plus terre à terre des choses, correspondant tout simplement à un conditionnement. On a là deux voies extrêmes dont on ne sait pas trop laquelle s’imposera. La trajectoire intermédiaire serait le résultat de l’interaction entre les deux. Si nous n’écoutons pas la voie du soi, nous restons dans le conditionnement intégral et la trajectoire du GPS s’aligne sur l’ego, sans aucun libre arbitre. Inversement, si nous n’écoutons que la voie du soi, on risque de se détacher des contraintes matérielles et de tout leur conditionnement. Prier par exemple dans un monastère en étant nourri par le bonheur de cette connexion risque de ne pas nous faire œuvrer dans la matière comme le soi l’aurait souhaité, et de nous faire aller vers une trajectoire qui ne serait pas plus utile à la société que la trajectoire de l’ego. L’intérêt de n’être ni dans un extrême ni dans l’autre est que l’écoute mesurée du soi peut nous permettre d’évoluer plus efficacement et ainsi, petit à petit, de nous détacher d’une trajectoire purement conditionnée en rejoignant finalement le dessein du soi beaucoup plus efficacement que si nous nous y étions en permanence reliés. La reliance excessive au soi serait finalement contreproductive parce qu’elle nous apporterait la vibration d’un futur idéalisé mais sans l’expérience ou la connaissance apportée par l’œuvre dans la matière-société. Le sens de la vie est dans l’apprentissage de l’âme qui évolue à travers des épreuves dont on comprend la nécessité. Notre destination n’étant pas garantie, l’espace-temps étant flexible, la moindre peur en conséquence peut nous faire quitter le rail de l’accomplissement et de l’évolution de l’âme. Le moi n’étant pas assez évolué pour tout comprendre de sa destination, il est nécessaire que la reliance au soi reste imparfaite pour programmer la trajectoire la plus adaptée dans notre GPS. Une reliance parfaite au soi nous empêche notamment de réaliser un véritable effort de travail sur soi, nécessaire pour évoluer et réaliser notre meilleur futur et inversement, une reliance insuffisante au soi risque de nous faire suivre la voie de l’ego en faisant obstacle à la réalisation de notre meilleur futur. Entre les deux la trajectoire du GPS est logiquement instable, et il nous est donné, à diverses occasions, de progresser ou non. Une nouvelle destination affichée sur le GPS correspondrait donc à une nouvelle vibration captée en provenance du soi, mais nous ne sommes pas contraints d’être fidèles à cette nouvelle guidance du GPS. Si toutefois nous maintenons cette nouvelle vibration, le GPS recalcule en permanence notre trajectoire, et nous avons ainsi la possibilité de rejoindre cette nouvelle destination en suivant les intuitions ou les synchronicités qui se présentent. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Si la trajectoire était parfaitement stable, nous n’aurions pas de doutes face aux bifurcations, au risque qu’elles nous orientent vers les extrêmes. L’incertitude nous fait donc saisir certaines guidances et pas d’autres, et c’est peut-être la meilleure façon d’accomplir le programme du soi, car nous sommes mieux placés que lui pour savoir si nous pouvons supporter les épreuves impliquées. Ces épreuves font donc partie du programme, mais il ne faut pas négliger que se réfugier dans le bonheur de la connexion pourrait inversement les induire. D’autre part, si l’incertitude est liée à notre fait, c’est-à-dire si nous ne sommes pas suffisamment déterminés à suivre la voie du soi, alors le moi risque de nous ramener vers un futur qui n’était plus programmé, mais le redevient. Dans ce cas, ce ne sont pas des synchronicités ou des intuitions qui se présentent à nous pour nous conduire vers le programme du soi mais à nouveau des ennuis, des problèmes systématiques qui nous ramènent vers un ancien futur. La peur redevient ainsi un guide. Le libre arbitre est ainsi issu de la nécessaire (pour ne pas dire parfaite) imperfection de la connexion. Comment faites-vous pour choisir entre les deux voies qui se présentent ? Lorsqu’on est bien déterminé à suivre la voie du soi, parce qu’on a bien capté le sens de sa vie, c’est la vibration qui en résulte qui programme nos choix. Tourner à gauche plutôt qu’à droite apparaît évident, le choix a déjà été fait. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 44 pages 42 à 45  

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Philippe Guillemant 22 juillet 2022 Aucun commentaire
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