Skip to content
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
0,00 € 0 Panier
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don

Extrait d’article

  1. Accueil>
  2. Extrait d’article>
  3. Page 11

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
Empreinte carbone et empreinte humaine
Jérôme Robert

Empreinte carbone et empreinte humaine

  Après une première partie de carrière dans le domaine technique, Jérôme Robert se tourne vers l’amélioration des organisations. Depuis 2016, il enseigne dans le domaine du management, de la motivation, du travail collaboratif, du bien-être personnel et professionnel. En 2022, il fonde le collectif UNISSON qui accompagne la prévention et la gestion des conflits et pratique la médiation.   Pour un déplacement professionnel d’Épinal à Dax, je devais, à priori, voyager en avion. Sensible aux problèmes écologiques, je propose d’examiner l’option du train. Un choix qui rentre dans une démarche, une sensibilité « écologue », sans aucun militantisme. Face aux railleries – « Vas-y à dos d’âne ! » – et piqué au vif, j’ai entrepris de faire les calculs et de comparer les voyages en avion et en train sous tous les angles. D’abord le coût, la durée et aussi l’empreinte carbone. Voyage aller-retour Épinal – Dax : Train : 575 € -> Pour une émission de 0,01 T CO2e (tonne équivalent carbone) Combiné voiture + avion : 135 € (voiture : 35 € + avion : 100 €) -> pour une émission de 1,01 T CO2e 100 fois plus d’émission avec le combiné voiture + avion ! Et pourtant 4 fois moins couteux !  En effet, en France, avec un mix électrique décarboné grâce au nucléaire, les facteurs d’émission de gaz à effet de serre sont : – Train (2,53 g CO2/km/passager) – Voiture (215 g CO2/km – seul ) – Avion (252 g CO2/km/passager) Et ce voyage en train n’est que de 30 à 45 minutes plus long que celui combinant voiture et avion. J’ai donc choisi le train malgré le coût supporté par l’entreprise qui, heureusement, est positionnée dans une démarche d’économie d’énergie, de décarbonation et d’économie circulaire. À remarquer : en Allemagne et essentiellement partout ailleurs en Europe de façon générale, l’électricité est faite à partir de charbon et de gaz. De ce fait, le facteur émissif entre le train et la voiture/l’avion n’est plus de 100 mais de 3 ou 4 seulement.  Transport, alimentation, logement, achats, services publics, listés ici du plus émissif au moins émissif, un Français a émis en moyenne 10 tonnes de CO2e en 2019 (dernière année de calcul hors COVID). Alors que l’objectif des accords de Paris est de 2 T CO2e / an. Et ce seul voyage voiture-avion combiné représente la moitié du capital personnel annuel prescrit par cet accord. Cela nous donne une mesure, un ordre de grandeur du « régime » nécessaire pour y arriver : une division par 5 ! L’effort à consentir est considérable. Est-il atteignable ? Personnellement, cet engagement de préservation a commencé il y a une vingtaine d’année par la construction d’une maison bioclimatique. Il s’est poursuivi principalement autour de changement de comportement : ne plus prendre l’avion que très exceptionnellement, maximiser le covoiturage, manger moins de viande, consommer le maximum de l’alimentation en circuit court, maximiser les réparations au lieu de jeter (ex : les chaussures chez le cordonnier), acheter d’occasion, acheter moins de vêtements neufs mais plus qualitatifs donc durables, réduire les émissions liées aux emballages en particulier de plastique, remplacer les trajets voiture courte distance en milieu urbain par du vélo. Mon prochain pas : remplacer ma voiture par un modèle moins énergivore. Pas si simple et pourtant ! Raréfaction des ressources, augmentation de la population mondiale qui aspire à avoir sa part, nécessité de préserver le vivant, tous ces facteurs combinés vont de plus en plus contraindre les possibilités de consommer. Nous sommes dans une crise qui hurle, face à notre surdité collective que notre paradigme sociétal de la croissance sans fin ne peut prolonger dans un monde fini. Comme toute crise elle produit des forces régressives (repli sur soi, peur du manque, du changement) et, en même temps, des forces créatives qui portent l’évolution, celle d’une humanité fondée sur l’entraide. Sources : www.myco2.fr Calculateurs carbone – Fondation GoodPlanet   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant Conseil de lecture :  Le monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique (Voir « Nous avons aimé »)   Pour lire l’article  REFLETS n°46 pages 13 à 14

Lire la suite »
Jérôme Robert 24 janvier 2023 Aucun commentaire
Marie-Eve Humery

Pratiquer, c’est vivre le divin en toute chose

Ma pratique spirituelle ou religieuse ? Elle est multiforme ! Comment la circonscrire et éviter de la couper en tranches ? Car les pratiques qui me relient au divin sont innombrables : pensées et intentions, paroles et silences, intuitions et inspirations, façon de regarder l’autre, de regarder le monde, de me regarder moi-même, de m’abandonner et de me mettre en action, en marche. Tout est pratique, praxis, et peut me conduire à une forme unique d’unité dans ma vie, grâce à Dieu, même si je suis bien loin de l’Unité intérieure toute accomplie à laquelle nous sommes tous appelés. Tout d’abord, perle de la spiritualité orthodoxe que j’ai découverte lorsque j’avais 20 ans, je pratique la prière de Jésus et tente de la transmettre à mes frères et sœurs catholiques, au sein des Fraternités monastiques de Jérusalem à Paris. En tant que chrétienne, être passeuse de cette voie de purification de l’âme et de spiritualisation de tout mon être est un appel profond et exigeant. Ayant pratiqué et pratiquant cette prière au quotidien, de façon plus ou moins assidue selon les périodes de ma vie, je sais combien cette école de transformation féconde mes journées ou me laisse plus quelconque, moins inspirée ou moins paisible, les jours où je n’ai pas été capable de m’accorder ce temps privilégié face à l’icône du Christ ou face à la Mère de Dieu, la Vierge. Chanter dans le chœur de ma paroisse orthodoxe est une autre pratique précieuse, une voie là aussi exigeante. Mais aussi marcher en pèlerine, accompagner l’autre dans son chemin de guérison et de croissance — corps-âme-esprit —, lors de retraites ou par un travail et des soins adaptés à chacun/e, écrire un livre, un article ou animer un atelier d’écriture tourné vers notre intériorité profonde, nous replaçant dans notre essen-ciel. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 46 pages 56 à 57 Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant.

Lire la suite »
Marie-Eve Humery 6 janvier 2023 Aucun commentaire
Vivre c'est pratiquer
Christian ROESCH

Vivre c’est pratiquer

Savoir que j’ai un ange n’est pas le dialogue avec l’ange. Dialoguer, c’est rendre sa présence agissante Pratiquer s’oppose à inactivité. Élévation à stagnation. La pratique d’élévation contient deux volets principaux : La pratique spirituelle et la pratique religieuse. La première nécessite de croire que je peux devenir un meilleur être humain. La deuxième de croire à un « « delà » de moi, non visible.  Pratiquer, c’est tenter l’expérience de vérifier. La pratique spirituelle consiste à remplacer l’esprit malsain qui me fait croire que je suis miséreux (intérieurement) par l’esprit sain qui me conduit vers ma grandeur. Penser, dire du mal de soi et par conséquent des autres, est à remplacer par penser, dire du bien de soi… et des autres. Tous les outils qui participent à la connaissance de soi sont bons. Meilleur humain se concrétise par des actes manifestant l’amour que nous portons à nous-mêmes et aux autres.  Aimer, c’est un mot abstrait. Par contre sentir sa souffrance de l’instant, la nommer, la voir à l’œuvre, la pardonner et la transmuter par un acte de tendresse, c’est concret.  Pour y arriver, il est nécessaire d’être guidé, encore mieux, accompagné. Il est aussi utile d’avoir des rites pour se rappeler de nous occuper de notre petitesse manifestée dans nos souffrances. Y a-t-il vraiment pratique spirituelle sans enseignement, sans outils de pratique, sans accompagnement ?  La pratique spirituelle conduit à servir. Quel serait le sens de développer ses qualités, de sentir sa grandeur si c’est pour la laisser dans un tiroir ?  Elle a pour but d’aider d’autres à sortir de leur petitesse, de leur montrer qu’une issue existe. C’est la moitié de notre tâche sur terre. D’où provient l’intuition de nos actes agissants ? Nous sentons qu’ils ne viennent pas de la tête mais du cœur. D’où vient cet amour qui nous emplit alors ?  Si nous sommes habités par la question, la réponse vient inéluctablement. Nous sommes reliés au monde invisible penché sur nous. Nous voilà dans la pratique religieuse. Nous sommes reliés; je suis relié quelles que soient ma culture, ma tradition religieuse. Dans la tradition chrétienne, je suis relié au Christ, fils de Dieu, par l’intermédiaire du « consolateur» que le Christ nous envoie en son nom. Dans d’autres traditions, un être supérieur vient aussi sur terre pour montrer la voie. Bouddha, Mahomet sont les grands exemples.  De même, des êtres intermédiaires relient à la divinité. L’ange chrétien a des frères de partout.   Selon mon expérience chrétienne, l’ange individuel a pour service de me conduire à ma Tâche. Il me guide dans un jeu de questions et réponses. Inévitablement, l’« envoyé » me renvoie à l’amour encore plus vaste de l’« envoyeur ». La tradition religieuse l’a fait connaitre. L’ange m’amène à le rencontrer. La difficulté de la pratique religieuse est de distinguer l’essentiel nourrissant, éclairant, agissant, de la gangue ajoutée par les hommes au fil du temps, au point de masquer l’essentiel. Les rites sont un rappel nécessaire, une aide précieuse pour ne pas oublier… de pratiquer. Mais la répétition risque de devenir habitude. L’habitude est la négation de l’intense, de l’inattendu, du SUR-prenant, bref de la vie.   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article en entier Reflets n°46 pages 17 à 18

Lire la suite »
Christian ROESCH 30 décembre 2022 Aucun commentaire
la voie de la vie quotidienne
Emmanuel Desjardins

La voie de la vie quotidienne

Dans la voie spirituelle que je transmets depuis des années, la pratique ne se distingue pas de la vie quotidienne. Il s’agit de pratiquer dans toutes les circonstances concrètes de l’existence : dans le couple, en famille, au travail. Pas besoin de se retirer, de s’isoler : l’instant présent, la situation présente sont notre terrain de jeu, notre support. Un des pièges majeurs, que l’on peut rencontrer lorsqu’on est en chemin, est la contradiction entre les moments de grâce que nous pouvons expérimenter et la médiocrité de nos réactions au quotidien. Il peut être très douloureux de toucher des sommets, puis de retomber dans les pièges les plus grossiers de l’égocentrisme. Je vais prendre un exemple, parmi les milliers d’exemples possibles, qui nous permettra d’explorer quelques aspects essentiels de la pratique. Supposons un couple normal, dont les deux membres sont en chemin. Imaginons qu’ils fassent une retraite dans un ashram en Inde. Ils s’intériorisent, prennent du recul, s’imprègnent du climat spirituel ambiant et sentent que leur amour s’en trouve approfondi. Petit à petit, ils vivent une forme assez profonde d’expérience spirituelle. Imaginons maintenant qu’une fois rentrés en France, ils se retrouvent un mois plus tard dans une fête. Il voit sa compagne parler et rire avec un autre homme. Rien de bien méchant mais la jalousie, qui est une de ses réactions conditionnées, monte en lui. Il se trouve ridicule, essaie de se convaincre qu’il est au-dessus de ça, se répète qu’il doit cesser de contrôler sa compagne. Mais cela ne produit pas énormément d’effet et la colère le gagne. Sur le trajet du retour, il tente de se contenir mais la colère est la plus forte et finalement la soirée se termine par une dispute, une de plus, toujours la même. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Elle est bien loin la belle ouverture du cœur qui les avait unis un mois plus tôt. Le but de la voie du quotidien est de résoudre cette contradiction en prenant appui sur l’instant présent qui est envisagé, non pas comme un obstacle mais comme un support. Au lieu de voir cette jalousie comme quelque chose qui m’éloigne de mes expériences spirituelles, de la paix intérieure, de l’amour, je la vois comme le support qui va me permettre d’y retourner. Il n’est pas nécessaire de chercher à l’extérieur, de retourner en Inde, de s’extraire, de recourir à des pratiques diverses. Il suffit d’être exactement là où l’on est et de s’intéresser de très près à ce qui est en train de se passer afin de faire connaissance avec cette blessure. La connaissance de soi est donc centrale. Mais pour que cette connaissance de soi soit possible, l’acceptation et la bienveillance vis-à-vis de soi-même sont un préalable nécessaire. Un aspect fondamental de la pratique est donc d’observer à quel point nous pouvons nous juger, nous faire des reproches, être insatisfaits de nous-mêmes. La connaissance est le contraire du jugement. Ce dernier décrète en permanence ce qui est bien ou mal, admirable ou méprisable, sublime ou minable mais il ne génère pas beaucoup d’amour, d’empathie et de compréhension. La connaissance ne juge pas, elle observe avec bienveillance. Elle permet un retour à soi-même : « Ce que je suis, tel que je suis, ici et maintenant ». Cette acceptation de soi inclut tous les aspects de notre humanité, y compris les moins flatteurs, ceux que nous pourrions facilement trouver ridicules ou détestables, comme par exemple la jalousie, la mendicité affective, la lâcheté, l’arrogance, etc. Il s’agit de sortir du jugement pour aller vers la connaissance, faire preuve d’honnêteté et d’humilité, reconnaître : « Oui, c’est ça, c’est ce que je suis, dans l’instant ». Reprenons l’exemple de cet homme. Retrouvons-le à cette fête, quand il sent la jalousie monter en lui. La sans se juger. Reconnaître toutes les pensées du type : « Je suis ridicule », « je suis au-dessus de ça », « comment se fait-il que j’en sois encore là alors que j’ai dix ans de thérapie derrière moi ? » et dire stop aux pensées négatives qui affluent au sujet de la situation, de la vie, de lui-même et de sa compagne. Pour lire l’article en entier Reflets n°46 pages 19 à 21

Lire la suite »
Emmanuel Desjardins 24 décembre 2022 Aucun commentaire
Expérience de jeûne pranique
Equipe de rédaction Reflets

Expérience de jeûne pranique

    Fréderic Vidal a vécu deux mois et demi de jeûne pranique comme un cadeau de la vie. Il témoigne en détail de son expérience sans conseiller de l’imiter, car le jeûne mérite un accompagnement. Ce qu’il a vécu, grâce au prana, lui a offert de belles contemplations.   Que pouvez-vous dire de votre expérience de 2 mois et demi de jeûne ? J’étais déjà végétarien et même enfant, quand on me forçait à manger de la viande rouge, c’était un cauchemar. Avec des appareils de mesure quantique, il est possible de vérifier si nous sommes plus ou moins aptes à la nourriture végétarienne, car certains la choisissent sans que leur corps soit tout à fait adapté. Etant compatible, il est possible qu’il y ait un lien avec le vécu de mon jeûne pranique. Je m’interrogeais sur la société moderne en réalisant que, comme les chasseurs cueilleurs auparavant, nous passons aussi la majorité de notre vie, entre les courses, la vaisselle et les repas, à travailler pour manger. J’y observais comme un comportement animal primaire, tout en sachant qu’une partie de moi connaissait autre chose. Cette interrogation ne m’a jamais donné l’idée d’arrêter de manger. Puis, un jour, une expérience inexplicable lors d’une marche en montagne m’a offert une prise de conscience. Je ne courais plus depuis des années à cause de blessures d’accidents de moto et, en marchant, une sorte d’énergie sous forme de vortex autour de moi sortait et entrait à flux tendu avec une injonction sans voix : « Cours ! »  Je ne le croyais pas possible mais je l’ai fait sans douleur. Cette expérience m’a amené à manger de moins en moins, jusqu’à ne consommer qu’un fruit dans la journée. Ayant 15 kilos en trop, j’ai continué le jeûne sans sentir de manques physiques, mais avec des phases psychologiques plus compliquées. Au bout du dixième jour, une fatigue est apparue, que je sentais anormale. J’ai compris que c’était une mémoire du corps qui en était à l’origine et j’ai pu la dépasser par un travail de conscience. Qu’entendez-vous par prana et que vous a-t-il offert ? En Occident, nous le traduisons par « lumière », ce que je trouve réducteur et prêtant à confusion. Je préfère l’appellation indienne qui me paraît plus juste, considérant cette énergie pure comme certainement électrique : microparticules photoniques en mouvement permanent autour de nous, même dans le noir au fond d’une cave. Il existe au Japon des arts martiaux pour favoriser l’absorption du prana. Personnellement, je n’ai utilisé aucune technique, mais je suis rentré en dialogue intérieur avec mon corps. Je mangeais trop, je l’abîmais, j’en ai pris conscience. En ne mangeant pas, nous dormons entre 0 et 2 heures. C’était en hiver, j’ai passé de longues nuits sous la couette où j’étais à l’écoute de mon corps. Cela m’a permis de « sentir » ce que définissent les scientifiques à propos de la métabolisation, mais à partir de l’énergie et non de la nourriture, des éléments dont le corps a besoin. J’ai eu l’absolue certitude que tout le monde capte cette énergie pranique. Sinon, c’est la mort car ce n’est pas le peu d’énergie produit par la nourriture consommée qui suffit. Pour moi, le corps a donc commencé à maigrir avec le jeûne, jusqu’à perdre les 15 kilos en trop. Dans le jeûne, le corps continue à maigrir et fatigue, ce qui est dangereux, mais en mode prana, il s’arrête de maigrir et nous sommes de plus en plus en forme. Pour pouvoir poursuivre, j’ai été en relation avec mon corps constamment, me sentant redevenir « normal » avec des régénérations dans mon corps de séquelles d’accidents, puis une capacité de perception pour « scanner » mon corps, et j’ai pris conscience de l’impact profond de nos croyances sur notre corps. Ce point est abordé d’ailleurs par l’épigénétique qui nous explique la reprogrammation de notre A.D.N. avec notre conscience. J’ai eu quelques images intérieures, quand une question venait sur certains phénomènes, mon corps me répondait de suite. Par exemple, j’avais lu que toutes nos cellules communiquent entre elles par des photons de lumière à grande vitesse, et je l’ai vécu avec des images de pulsion lumineuse ultra rapide dans le corps, le cerveau et l’univers. Tout cela m’a servi à me déprogrammer, à « casser » mes croyances, notamment l’archétype le plus puissant de l’être humain : « Si je ne mange pas, je meurs ! ». J’ai bu de l’eau ou du thé blanc mais je n’avais pas soif. Cette expérience m’a montré que ce sont nos croyances qui nous formatent avec un corps qui leur obéit. Une mathématicienne, Jacqueline Bousquet, m’avait déjà mis sur cette piste. Si nous nous croyons malades, nous en donnons l’ordre à notre corps. Ne pas manger pendant un temps augmente notre fréquence vibratoire fondamentale, et nous fait passer d’un mental inférieur à un mental supérieur plus profond, très paisible et joyeux, sans pensée parasite. Mes sens se sont développés. Je parvenais à sentir l’odeur des différentes variétés d’olives sur le marché local, ce que je ne peux plus faire aujourd’hui. Une nuit, il m’a été montré de manière très marquante que mes organes digestifs géraient mon système émotionnel, ce que nous savons par la médecine chinoise qui les relie même à des constellations et des étoiles dans l’univers. Si j’avais poursuivi l’expérience au-delà, je sentais à ma portée des facultés d’action avec la matière et sur les formes comme un don. Il y a encore beaucoup à explorer. Après la déconstruction de mes croyances, j’ai vécu une phase normale de vide avec l’impression d’avoir changé de logiciel système dans mon corps et d’intégrer la perte des points de repère. J’ai arrêté le jeûne car, en France, tout se passe à table ! Mais j‘ai conservé mon nouveau « logiciel-système » et je peux arrêter facilement de manger.  L’humanité se dirige à l’évidence vers un moins et un mieux manger, voire un jour plus du tout, dans des temps plus lointains.  

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 15 décembre 2022 Aucun commentaire
Christian ROESCH

LE JEÛNE, rencontre avec ses questions

Il faudrait avoir faim pour manger. Observons le cycle de la nourriture chez l’animal sauvage. Quand la faim se réveille, par des signaux hormonaux, il se met en recherche de nourriture. Il mange. Arrivé à satiété, il s’arrête. Il digère. Puis il vaque à d’autres activités grâce à l’énergie produite par la nourriture ingérée. Cette énergie consommée, le besoin revient : de nouveau la faim, ainsi de suite. Chez l’homme, l’intelligence a permis de moins dépendre de ce cycle grâce, entre autres, au stockage. La modernité avec l’usage des conserves, du froid, de la congélation et de l’achat tout prêt, l’a éloigné de son instinct. Manger est régi le plus souvent, dans notre société d’abondance, par des habitudes temporelles, pas par la nécessité. Nous appelons faim l’heure de passer à table, pas le besoin physiologique, seulement le besoin psychique, fréquemment compensatoire de manques. Ce rythme faux peut être contrebalancé par une interruption volontaire – le jeûne – qui met de la conscience sur la fonction digestive, par la privation, toute relative : est-ce que j’ai réellement faim ? Cette coupure dans les habitudes met en route un dialogue avec le corps et au-delà un dialogue avec l’essentiel. La privation va soulever des questions en entraînant d’autres. De quoi ai-je faim ? Qu’est-ce qui me ferait plaisir si je ne mange pas ? La reprise alimentaire – si elle n’est pas une brusque compensation au manque psychique – va devenir une dégustation. Déguster, c’est savourer le goût. Le goût est l’esprit de la nourriture. Déguster c’est entrer en contact avec l’esprit de l’aliment. Jeûner, c’est se priver pour retrouver le goût, l’esprit de la nourriture. La privation, nous l’avons vu, va entraîner d’autres questions au-delà de l’alimentation : si je ne mange pas, de quoi j’ai envie ? Qu’est-ce qui me ferait du bien ? Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. S’entame alors un dialogue non plus avec le corps mais avec l’esprit : Qu’est-ce qui m’empêche d’être bien maintenant ? Selon le besoin de l’instant, vont surgir les petits problèmes à résoudre ; parfois jusqu’aux grands problèmes existentiels. Ce dialogue intérieur – situer le problème, entrevoir la solution, la mise en œuvre pour le régler – est une nourriture car il fournit l’énergie de l’acte salvateur et réjouissant. Quand jeûner ? Des occasions nous sont données pour rompre le faux rythme de nos habitudes sur trois échelles – Un petit problème, une contrariété. On dit souvent qu’elle « reste sur l’estomac ». Nous pouvons sauter un repas ou deux. L’apaisement obtenu, le repas suivant n’en aura que plus de saveur. – Un problème de moyenne importance va demander un dialogue intérieur plus approfondi. Le jeûne alors se prépare. Il peut se prolonger plusieurs jours. L’esprit est très disponible, le jeûne donne un état de claire voyance. La reprise alimentaire est aussi étudiée que l’acte salvateur. – Les grandes questions existentielles chroniques : qu’est-ce j’ai à faire de ma vie ? Quel service j’ai à rendre à la vie ? Ces questions fondamentales sont à traiter dans un séjour-recul long (2 à 3 semaines, voire plus) où l’alimentation va tenir une place particulière. Elle sera prise en compte selon l’état de santé et surtout selon l’accompagnement nécessaire lors de ces grandes remises en question. Nous pouvons constater que ces trois dimensions des problèmes de vie déterminent trois rythmes de jeûne que l’on retrouve dans les différentes traditions : – le jeûne hebdomadaire autour d’une petite contrariété ; – le jeûne mensuel correspond aux problèmes de moyenne importance ; – le jeûne annuel, aux questions de vie essentielles. Bien entendu, ce n’est pas le rythme chronique rituel qui est important. C’est le besoin de vie vraie, intense, valeureuse qui fait le jeûne. Le jeûneur assainit le corps comme l’esprit. Il nourrit le corps de sa propre substance et l’esprit, de l’Esprit Saint attiré par le dialogue essentiel. Pour lire l’article en enter Reflets n° 45 pages

Lire la suite »
Christian ROESCH 22 novembre 2022 Aucun commentaire
Carine Rial

Nyungne, le yoga du jeûne 

Retour d’expériences sur le Nyungne, yoga du jeûne selon la tradition bouddhiste tibétaine     Présidente du Centre de Méditation Lyon-Bellecour (pleinepresencelyon.com), facilitatrice de pleine présence suivant le protocole « Open Mindfulness Training » développé par Denys Rinpoché (buddha.university), Carine pratique le jeûne depuis 2017 et vient d’achever sa 2e retraite de 25 Nyungne sous la guidance de Wangchen Rinpoché (sercholing.org). Elle est engagée dans la traduction de son livre Buddhist Fasting Practice: The Nyungne Method of Thousand-Armed Chenrezig qui paraîtra en français prochainement. Bouddha se serait-il éveillé sans jeûner ? Siddhârta Gautama, lorsqu’il renonça aux plaisirs mondains pour embrasser la quête essentielle du sens de la vie, pratiqua pendant 5 à 6 ans avec plusieurs maîtres védiques le yoga et toutes sortes d’austérités dont le jeûne. Alors que ses forces le quittaient et qu’il s’était évanoui, une jeune fille nommée Sujâta lui offrit du lait qu’il accepta, mettant ainsi fin à son jeûne. Peu après, les liens qui l’enchainaient encore au samsara se délièrent et il s’éveilla pour le bien de tous, réalisant la vraie nature de la réalité, le bonheur authentique, libre des illusions et passions, sources de souffrance. Depuis, le jeûne fait partie de l’enseignement du Bouddha en parallèle des recommandations à manger en pleine conscience et de préférence végétarien. Cette pratique peut sembler de prime abord en contradiction avec l’enseignement de la voie médiane, « cheminement équilibré dans lequel le juste usage des sens évite les comportements extrêmes que sont d’une part la luxure et l’attachement aux plaisirs des sens et, d’autre part, l’ascèse mortifère et le rejet des plaisirs sensoriels. » Et pourtant, aujourd’hui encore, toutes les traditions bouddhistes intègrent des pratiques de jeûne plus ou moins élaborées, souvent associées à la prise de vœux et se pratiquant de préférence les jours de nouvelle ou de pleine lune. Dans les écoles du bouddhisme tibétain, la pratique du jeûne appelée Nyungne est célébrée sous la forme d’une pratique de Chenrezi (Bouddha de l’amour et de la compassion) à mille bras, associée à un jeûne hydrique intermittent et à la prise de vœux stricts appelés Sojong. En prenant ces vœux, le pratiquant s’engage à jeûner continûment à l’exception d’un déjeuner végétarien un jour sur deux, à ne pas voler, ne pas mentir, à s’abstenir de toute activité sexuelle, à ne consommer aucun intoxicant (cigarettes, alcool…) et à éviter toute distraction (chant, danse, ornements, parfums…). Cet engagement est réalisé dans un état d’esprit altruiste avec le souhait que les vertus développées puissent bénéficier à tous les êtres. Le Nyungne est en ce sens un yoga c’est à dire une pratique d’union à la réalité sacrée, « sacré se comprenant ici comme « ce qui se vit dans le retrait de l’ego ». Le sacré est l’état de présence quand « je » ne suis plus là ». Pratiqué traditionnellement par séquence de 2 jours pour une durée allant jusqu’à plusieurs mois, le Nyungne fut initié par Bhikshuni Lakshmi (Tib. Gelongma Palmo), princesse et nonne pleinement ordonnée, qui vécut au  X ou XIe siècle. Grâce à cette pratique, elle s’éveilla et guérit de la lèpre qui la faisait terriblement souffrir. Elle transmit sa réalisation à ses disciples et permit ainsi dans une filiation authentique, vivante et ininterrompue jusqu’à nos jours, la diffusion de cette précieuse pratique. Le Nyungne est une pratique particulièrement puissante pour dissiper la confusion et purifier les voiles qui obscurcissent notre vraie nature. Le jeûne nous met face à nos émotions les plus fortes : colère, désir, envie, jalousie mais aussi orgueil – plus subtil et pourtant perceptible jusqu’à l’écœurement – indifférence, plus sournoise et pourtant tellement dévastatrice, comme une mise à distance qui gèle le cœur et empêche de s’intéresser à l’autre, de le comprendre. Des retraites de quelques jours sont proposées dans de nombreux centres du Dharma en France. Il est possible pour les plus motivés d’effectuer une retraite de 25 Nyungne (50 jours) chaque printemps à Ser Chö Ling (sercholing.org) avec Wangchen Rinpoché qui, suivant l’inspiration des maîtres d’antan, vient d’achever en 2022 son engagement personnel de 1000 Nyungne.   Pour lire l’article  REFLETS n°45 pages 52 à 55   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant

Lire la suite »
Carine Rial 18 novembre 2022 Aucun commentaire
Récupérer de la santé et du bien-être
Gabriel Lesquoy

Récupérer de la santé et du bien-être

Depuis 2013, Gabriel Lesquoy est en meilleure santé depuis qu’il ne ressent plus la nécessité de manger. Ancien infirmier de métier, il accompagne des personnes depuis 2014 en individuel et en collectif à la pratique du jeûne pranique. Il précise ne pas se substituer au corps médical et respecte avec attention les limitations biologiques et de santé pour chaque individu. Son livre De la nourriture prânique à la plénitude du vide, éd. Avec Inspire Éditions retrace son parcours. Quelle est votre expérience de la pratique de la nourriture pranique ? En 2012, je me suis inscrit à une retraite de 21 jours chez Henri Montfort, référence du prana en France (19 ans sans manger). Je suis parti au bout de 11 jours,  ne sachant plus pourquoi je réalisais cette pause alimentaire. Il faut distinguer le jeûne de la pause pranique , cette dernière va plus loin en profondeur. J’ai poursuivi seul par un jeûne pranique de 10 jours,  chez moi, en octobre 2012 et de 14 jours en décembre 2012. J’avais alors perdu 20 kg, je faisais peur à tous, j’ai remangé. Je suis parti dans l’Himalaya, au Bhoutan, en juillet 2013, pour un pèlerinage de 21 jours. À mon retour, ma quatrième pause alimentaire pranique a permis d’approfondir la mécanique quantique en moi-même. C’est assez simple, soit nous sommes dans un mental rationnel, soit moins mental et un peu plus intuitif. Le mental est toujours en dualité, jamais neutre, ce qui explique la souffrance du monde, l’état de la planète, la relative et approximative santé des individus. Or nous pouvons être dans une conscience corporelle du présent qui écoute, qui ressent et active plus de perceptions. Nous nous nourrissons tous du prana sans le savoir. Avec les neurosciences et la physique quantique, nous savons que le soleil émet des particules de photons. Nous sommes des êtres de quanta, vibratoires avant d’être biologiques. Jeûner est ne pas manger. Avec le prana, vous buvez pour favoriser la détoxination du corps, et vous rajoutez de la lumière par des pratiques de respiration, méditation et relaxation consciente, comme pour remplir de carburant le véhicule. 7 jours de jeûne sans manger fatigue plus que 7 jours de jeûne nourris au prana puisque nous sommes constitués de lumière. Un jeûne peut être médicalement assisté 3 ou 4 mois maximum, après c’est la mort. Nous respirons de l’oxygène par la bouche et le nez, mais aussi du prana ; nos yeux regardent un paysage mais captent aussi des particules de lumière. Les pores de la peau aussi. Sur les feuilles des arbres, il existe des micro-bouches appelées stomates (50 à 500 par cm2) qui captent l’oxygène et le prana pour la photosynthèse. Un médecin, qui suit une pranique, Isabelle Hercelin, a montré que le microbiote intestinal se nourrit de photons, c’est la lumière intestinale, et produit de la protéine, ce qui explique la stabilisation du poids. Pranique est le terme sanskrit et indien de « photon ». Nous fonctionnons de façon hybride : soit biologique, soit quantique. Globalement, les occidentaux mangent trop sans conscience, ce qui donne un corps trop rempli et un mental densifié et limitant. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Quelle définition pouvez-vous donner de la nourriture pranique ? C’est la capacité à ne plus manger du tout pendant des années, ou la liberté de manger occasionnellement et très léger pour ne pas réactiver la mécanique biologique et endormir la pranique. Enclencher la mécanique pranique permet au corps de fonctionner en autonomie, comme pour les mystiques catholiques : Padre Pio, 17 ans sans manger, ou Marthe Robin, 27 ans. L’Allemande Thérèse Neumann est restée 36 ans sans boire ni manger. La science actuelle cartésienne admet difficilement ces phénomènes, les autorités officielles limitent la diffusion de ces informations. Le système économique a besoin du peuple. Ma démarche pranique et mon accompagnement auprès des personnes ne visent pas à convaincre les gens de devenir praniques, mais à les aider à être en meilleure santé et plus équilibrés dans leurs névroses. La glande pinéale possède des facultés de « piézoluminescence », capte les particules de photons, les transmet via la salive et les cristaux d’apatite disséminés partout dans le corps aux cellules. C’est la manne des Hébreux dans le désert qui permet de ne pas mourir de faim. Ce n’est pas le mental égotique qui permet le jeûne pranique, mais le résultat de notre propre évolution spirituelle.

Lire la suite »
Gabriel Lesquoy 6 novembre 2022 Aucun commentaire
Equipe de rédaction Reflets

Quand le handicap devient grâce

Reportage à la communauté des Petites Sœurs Disciples de l’Agneau À la périphérie de la ville de Le Blanc, dans la région Centre, se trouve une communauté religieuse exceptionnelle. Elle accueille des jeunes filles atteintes de trisomie 21 qui ont une vocation religieuse. Ce cas est unique. Il est dû à la persévérance de sa fondatrice, sœur Line. Dès le portail franchi, s’ouvre un vaste domaine, bien entretenu, avec plusieurs bâtiments en parfait état, une jolie chapelle conçue selon les souhaits de sœur Line. Celle-ci nous accueille, accompagnée de sœur Florence. Comment avez-vous commencé ? J’étais une laïque, permanente à la catéchèse à Bourges puis à Tours. J’avais un désir de vie religieuse en souhaitant me consacrer aux petits, aux handicapés. Je me suis rendu compte qu’ils n’avaient pas une vraie place dans les communautés. J’ai rencontré Véronique qui avait 22 ans. Elle cherchait cette vie communautaire religieuse mais était refusée à cause de sa trisomie. Alors j’ai décidé de l’aider à réaliser sa vocation et la mienne. Ce fut la rencontre de ces deux vocations qui a permis de commencer la communauté en 1985. Véronique était comme une lumière qu’il fallait aider à briller. Sœur Chantal a été détachée pour nous rejoindre. Nous avons dû travailler, sœur Chantal auprès d’un médecin et moi auprès de personnes âgées. Au bout de cinq ans est venue la petite sœur Marie- Ange, trisomique, qui est maintenant décédée. Elle était venue avec nous à Lourdes. Là, elle nous a annoncé qu’elle voulait suivre Jésus. Ses parents ont accepté. Les parents sont toujours inquiets pour l’avenir de leurs enfants handicapés. Elle a marqué son passage, semble-t-il ? Marie-Ange est restée 33 ans avec nous, une petite sœur extraordinaire ! Elle avait toujours une petite phrase pour booster notre journée. Elle avait vraiment un regard que l’on n’oublie pas. Elle avait toujours le désir du ciel, toujours le sourire. Elle avait une cardiopathie. Pendant quatre ans, elle a vécu avec de l’oxygène, jour et nuit. Ses derniers mots furent : « Ma petite Mère que j’aime tant ! » Puis elle a dit avec un grand sourire : « Ça fait du bien de se reposer un petit peu ». Et elle est partie. La communauté s’est agrandie ? Marie-Ange est entrée en 1987. Ensuite, est arrivée Emmanuelle. Et puis, il y a eu notre petite sœur Géraldine. Quand on a commencé à Buxeuil, tout le monde disait que nous étions folles. On nous disait que ça allait abaisser la vie religieuse. Nous avons eu un passage des services sociaux. Un matin, en sortant les poubelles, une enquêtrice était à la porte. Elle est restée toute la matinée et nous a dit qu’elle reviendrait avec son directeur. Ils sont revenus et le directeur a dit : « Si dans tous les centres où je vais, je repartais en voyant tout ce que je vois, je serais heureux ». Il avait trouvé des personnes handicapées heureuses. Je suis allée voir Mgr Honoré en lui demandant s’il ne pouvait pas nous faire une première reconnaissance comme toute première reconnaissance de communauté, c’est-à-dire d’association de fidèles laïcs. Il a plaidé pour nous à Rome et nous l’avons eue. Il nous disait qu’il fallait absolument que nous ayons une demeure. On a pu acheter cette maison grâce à des gens qui nous ont aidées par des dons. Nous sommes arrivées ici en 1995. À l’époque, tout était couvert d’épines. On a tout défriché. Notre arrivée a été difficile. Les gens disaient que l’on était une secte. On n’était pas habillées en religieuses, on était habillées comme tout le monde. On était une association de fidèles laïcs. L’évêque de Bourges a été épatant pour nous. D’ailleurs, quand il a su que l’on avait trouvé cette maison, il est venu nous voir en Touraine et nous a réservé un accueil merveilleux. Il nous a dit qu’il reviendrait dans un mois pour faire taire un peu les gens. C’est Mgr Plateau qui nous a reconnues comme institut de vie contemplative en 1999. On bousculait le monde et on bousculait l’Église. Notre mission est de prier pour le monde. Et vous, sœur Florence, quand êtes-vous arrivée ? Je suis arrivée le 6 janvier 2015. Il y a une petite sœur valide Rose-Claire qui est décédée à 26 ans ici. J’ai reçu une image d’elle par le biais de quelqu’un qui connaissait cette communauté. Quand j’ai vu cette image, j’ai tout de suite su que c’était là où je devais aller. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Actuellement, il y a combien de sœurs trisomiques ? Il y en avait 8 avec Marie-Ange, maintenant, il y en a 7. Il y a Emmanuelle, Géraldine, Morgane, Camille, Anne-Sophie, Anne et Véronique. Comment s’organise votre vie ? C’est tout simple. La journée commence toujours par le petit-déjeuner, ce qui ne se fait pas dans les autres communautés (ils vont à la chapelle avant). Pour nos petites sœurs, c’est important qu’elles aient mangé avant. Le petit-déjeuner est à 7 heures. L’Église a demandé que notre rythme soit adapté du fait du handicap. Cette fondation a été faite pour elles. Les sœurs valides se mettent à l’école des sœurs trisomiques. À 8 heures ou 8 heures et quart, il y a les laudes. C’est plus souple pour nous que dans les autres communautés.Ensuite, il y a le travail de communauté. Chacune a son service. Les unes sont au jardin, d’autres à la lingerie, à la cuisine, au ménage. Tout au long de la journée il y a des oraisons à la chapelle, à des heures qu’elles ont choisies. Le temps dépend de chacune. Certaines lisent l’Évangile. Elles recopient la Bible. Elles connaissent tous les personnages de la Bible. À midi, c’est le déjeuner. Puis les petites sœurs vont dans leur cellule. Comme on

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 26 octobre 2022 Aucun commentaire
Vivre, c’est prendre le risque de vivre
Daniel Duigou

Vivre, c’est prendre le risque de vivre

Difficile de fixer une rencontre tant Daniel Duigou passe le plus clair de son temps dans le Grand Sud marocain, près de Ouarzazate. Mais les transports aériens, à cause des règlements imprévisibles Covid, laissent parfois du temps imprévu. Ainsi il a pu nous recevoir chez lui, à Paris, autour d’une délicieuse collation. Nous apprécions son triple regard d’ancien journaliste présentateur de télévision, de psychologue-psychanalyste et de prêtre du diocèse de Paris. Sa vie africaine, loin de l’agitation parisienne, contribue à un certain recul sur notre société. Qu’est-ce qui vous a attiré en premier depuis votre enfance ? Est-ce que c’est l’idée de la prêtrise ? Je suis né dans une famille très modeste avec un père alcoolique ; ce père défaillant bouleversa l’équilibre familial, équilibre nécessaire pour le développement d’un enfant. Le symptôme de mon mal de vivre, ce fut la dyslexie ! J’ai eu, très vite, dans ce cadre difficile, la chance de rencontrer plusieurs « papas » de substitution. J’étais un enfant en souffrance qui était en danger. Et c’est un prêtre, Bernard Gruel, aumônier des Coeurs Vaillants dont je faisais partie dès l’âge de 7 ans, qui m’a vraiment aidé, qui m’a même sauvé : il avait d’abord repéré que j’étais en souffrance. Parce qu’il m’écoutait, il m’a donné la possibilité de parler. À travers ce que je lui disais, il ne condamnait pas mon père ; il ne jugeait pas. Encore une fois, il écoutait. Ce qui me permettait d’exprimer ma souffrance, de l’analyser, et de me situer. Et le déclic est là, je me suis dit tout naturellement : « Moi aussi je veux un jour être prêtre pour pouvoir être pour les autres ce qu’il est pour moi ». C’est dans ce contexte humain très sensible que j’ai été intéressé par l’histoire de Jésus au catéchisme. Donc, à l’âge de 11/12 ans, j’ai dit au prêtre : « Moi aussi je veux être prêtre comme vous ». Et cette parole va structurer ma vie pour toujours. Et pourquoi êtes-vous allé du côté du journalisme ? Vous auriez pu faire le grand séminaire ? Lorsqu’éclate mai 68, j’avais 20 ans, le curé de ma paroisse m’a présenté au supérieur des Carmes, le père Petit, qui m’a confirmé : « Aujourd’hui, il faut que les prêtres connaissent mieux le monde pour mieux annoncer Dieu ; continuez vos études ». Cette phrase s’est gravée dans ma tête comme dans le marbre. J’étais en fac d’économie et de droit à Nanterre, d’où tout est parti. Chamboulement, des journalistes arrivent sur le campus, notamment Bruno Frappat et Yves Agnès du journal Le monde. Comme je logeais sur le campus, à la « cité U » de Nanterre, je leur donnais des informations, ce qui leur permettait, parfois sans se déplacer, d’être raccord avec l’actualité, alors que le journal bouclait très tôt dans la matinée. Mes premières piges ont été pour Le Monde et là, j’ai pris le goût de l’actualité et du journalisme. Mais il y avait une distorsion entre ce que je vivais sur le campus, ce que j’en comprenais, et ce qui était restitué dans les journaux et en particulier à la télévision. Outre l’actualité et les faits, c’est leur interprétation qui est importante et c’est là que le journaliste a toute sa place. Notre société était en train de changer et j’avais envie de participer à ces évènements. Entrer au séminaire aurait signifié sortir du monde, de la société. Or, c’est à travers cette société que j’entendais un appel à être prêtre. Aussi, quand je termine mes quatre années de fac, c’est l’envie d’être journaliste qui prend le dessus, mais en vue d’être prêtre. Vous êtes également psychanalyste… Étudiant, j’ai eu connaissance de l’association SOS Amitié et je suis devenu bénévole La nuit, je répondais au téléphone à l’écoute de personnes en détresse ; il y avait des groupes de contrôle pour aider les bénévoles « écoutants », parfois déstabilisés, et j’ai ainsi rencontré Jacqueline Duchêne psychiatre, psychanalyste, à la retraite, qui avait connu Lacan et Merleau-Ponty ; elle m’a donné le goût de la psychanalyse qui permet de découvrir des choses essentielles à la compréhension de l’individu à travers son inconscient. J’ai arrêté SOS Amitié pour commencer une psychanalyse, au même moment d’ailleurs où je commençais mon métier de journaliste à Cognacq-Jay. Puis, parallèlement, et grâce à un D.E.S.S. de clinicien, j’ai pu prendre en charge des patients et exercer mon métier de psychanalyste, notamment à St Louis, à l’époque où s’est déclaré le sida, maladie complètement inconnue, où la situation était catastrophique dans les hôpitaux. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Tout en étant présentateur à la télévision, j’étais psy à l’hôpital avec toujours ce souhait de devenir prêtre, habité par l’idée que nous dépendons les uns des autres, que notre salut passe par le salut de l’autre. Un samedi, avant de présenter mon journal qui passait vers minuit – on l’appelait le dernier journal -, je regarde l’émission Apostrophe de Bernard Pivot qui se tournait au rez-de-chaussée. Un de ses invités était un évêque, Jacques Gaillot. Je le vois sans col romain, sans croix pectorale. Il ne parle que de l’homme, de l’avenir de l’homme. Et je pense : « C’est en parlant de l’homme qu’il parle de Dieu. C’est un homme comme lui que je veux rencontrer en tant qu’évêque ». Le dimanche suivant, à Evreux, nous faisons ensemble quelques pas dans son jardin et il me dit : « Le prêtre est un auxiliaire de l’évêque, j’ai besoin d’un gars comme vous, psy et journaliste, pour m’aider à être évêque, pour mieux transmettre aujourd’hui la parole de Dieu. » Et il enchaîne : « Daniel, je ne vais quand même pas vous faire faire le séminaire, votre vie vaut séminaire… Il faut voir comment on va

Lire la suite »
Daniel Duigou 13 octobre 2022 Aucun commentaire
« Précédent Page1 … Page9 Page10 Page11 Page12 Page13 … Page45 Suivant »

Rechercher

Suivez-nous

Facebook Youtube

Newsletter

Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter pour recevoir les actualités de Reflets.

Derniers articles

Loading...

La joie festive, expression de la sagesse, Denis Malis

par Equipe de rédaction Reflets
•
22/04/2026

Qu’est-ce que la fête ?

par Christian ROESCH
•
8/04/2026

Peindre le visage du sacré, Frédérique Lemarchand

par Equipe de rédaction Reflets
•
23/03/2026

Cheminer avec Amma Meenakshi, le sacré dans la vie ordinaire

par Equipe de rédaction Reflets
•
9/03/2026

Guy Gilbert, prêtre des loubards

par Equipe de rédaction Reflets
•
22/02/2026

Découvrir

Catégories
  • 10 problèmes de la Terre
    • La disparition de la biodiversité
    • La pauvreté, les mouvements migratoires
    • La politique pervertie
    • La santé technicisée
    • La surconsommation
    • La surpopulation mondiale
    • Les trois pollutions de la Terre
  • Article inédit
    • Inédit n°54 Le Dossier
  • Avenir de la foi
    • Au cœur de l'Occident mystique
  • Extrait d'article
    • Savez-vous encore jouer
  • Interview
  • Newsletter
  • Parcours remarquable

La revue du trimestre

Loading...
Reflets n°59

Atelier d'écriture Reflets

La méthode Reflets, expérimentée depuis 2012 pour écrire les articles de la revue, est l’outil utilisé pour passer de l’écriture émotionnelle à l’écriture inspirée.

Révélez votre génialité

S'inscrire

Nos partenaires

REFLETS, revue trimestrielle, porte un autre regard sur l’actualité essayant d’apercevoir ce qui se joue au-delà de l’aspect émotionnel, pour la société, la civilisation, voire l’Histoire.

Envelope Facebook-f Youtube

A la une

Loading...
Reflets n°59

Revue Reflets n°59

AVRIL / MAI / JUIN 2026

Voir tous les numéros

Liens utiles

  • Pourquoi s’abonner
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • CGVU
  • Pourquoi s’abonner
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • CGVU

Revue Reflets © 2025 – Agence LEFTEO

×

Panier