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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

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La démocratie en berne
Christian ROESCH

La démocratie en berne

Les élections présidentielles d’avril 2022 ont abouti à la réélection d’Emmanuel Macron. La campagne fut bien terne. Le débat a été cadré entre « protéger la démocratie » et « menace sur la démocratie ». Les médias meanstream n’ont fait que respecter ce cadre qui est loin de la réalité. Cela fait plusieurs années que la démocratie se dégrade par petites touches. Il est difficile à un citoyen lambda de donner un exemple précis, mais il en subit les effets. Ce qui explique, en partie, le désintérêt pour la campagne et pour le vote. Si les médias ne cessent de dire que le président a été élu avec 58,55 % des voix exprimées, notons qu’il a été élu par 38 % des électeurs inscrits. La participation au 2e tour a été de 71,8 %, les bulletins blancs et nuls : 6,2 %. Quel enseignement peut-on en tirer ? Contre l’apparence, la démocratie n’est pas menacée par le désintérêt pour la politique, c’est la politique étatique qui provoque le désintérêt et tue à petit feu la démocratie. Depuis une dizaine d’années, la lutte contre le terrorisme, puis contre les Gilets jaunes, et récemment la Covid, s’est faite au détriment des règles démocratiques. Le rôle du Parlement a été cédé à l’exécutif. (Les pleins pouvoirs votés pour la situation sanitaire doivent prendre fin en juillet 2022). Le droit de manifester est violemment réprimé. Les Gilets jaunes en ont fait l’expérience. Toute personne en désaccord avec l’autorité de l’État est considérée comme un ennemi public. Ceux qui doutaient de l’efficacité de la vaccination obligatoire ont été classés avec mépris « antivax », et violemment combattus surtout dans le milieu médical. Dans le livre Démocratie en danger paru en mai (éd. LLL), Abdennour Bidar souligne en dix questions les manquements à la démocratie dont la première : l’ampleur de la remise en cause de nos libertés publiques Citons la dernière page : Je regrette enfin, pour parler du présent cette fois, que la question (du bilan démocratique de la crise sanitaire) ait été à peu près absente d’une campagne présidentielle qui, de toute façon, fut un parfait non-évènement. Mais ni les uns ni les autres n’ont paru comprendre que la totalité de leur programme (qu’il soit de droite, de gauche ou du centre) ne s’est déployé que dans une espèce de bulle, ou sous un plafond de verre dont la frontière invisible est celle d’un système qui a basculé, potentiellement, hors démocratie. L’écologie, la solidarité, l’identité française, la compétitivité de notre économie… Oui, sans doute, mais que vaudra cependant tout cela dans les mois et années à venir, si nous ne sommes plus des citoyens, mais ce cheptel humain que l’État entretient non plus seulement par la « double chaîne du travail et de la consommation » mais aussi par le « vacciner et punir » et toutes les autres oppressions d’une société de contrôle des corps et des esprits ? Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Poussons le bouchon plus loin : il est inévitable que la démocratie soit dans une impasse. Un citoyen, une voix revient à dire aujourd’hui : un ego, une voix. Par définition, l’ego ne s’intéresse qu’à ses intérêts personnels, pouvant s’assimiler à ceux d’un groupe. C’est déjà un niveau de conscience remarquable qui a mis des siècles à s’établir et encore pas de partout dans le monde. La démocratie, fondée sur l’ego, élimine tout recours, toute référence, tout usage de la vie spirituelle. Pourquoi ? Parce que celle-ci préconise le dépassement de l’ego. La démocratie favorise le plus bas de l’homme : l’argent, la possession, la domination, l’immoralité et son contraire la morale. Elle mène au désordre dont le comble est aujourd’hui la folie destructrice de la planète en l’exploitant sans vergogne. Il est bien normal que des tentatives d’ordre aient lieu par réaction. La modernité récente surtout numérique offre des outils pour tout surveiller (reconnaissance faciale), contrôler (le pass sanitaire), réprimer (interdiction de rassemblement). La crise sanitaire a permis de mettre en place les prémices d’un tel système de gouvernance. Pour qu’il fonctionne, la notion d’individu (le mot est devenu péjoratif : celui qui s’oppose aux décisions étatiques) fait place à celle d’homme abstrait, mécanique, quantifiable, numérisable, gérable par les calculs de l’intelligence artificielle, contrôlable jusque dans son corps (vaccination obligatoire et pass). Cette tentative d’ordre, en cours, par-dessus les partis, est en contradiction complète avec les notions de liberté, de fraternité (confinement allant jusqu’à l’isolement), d’égalité dans la diversité (que vaut un émigré ?). Cet ordre se met en place inexorablement. Disons-le tout net : il s’oppose déjà et s’opposera de plus en plus violemment à la vie spirituelle. Pour lire l’article en entier Reflets n° 44 pages 5 à 6

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Christian ROESCH 5 juillet 2022 Aucun commentaire
  Voyager c’est oser l’aventure intérieure 
Alain Sicot

  Voyager c’est oser l’aventure intérieure 

                           Formé au métier du bâtiment, Alain Sicot gérait de vastes chantiers. Vers l’âge de trente ans, il rencontre deux êtres qui vont bouleverser le cours de son existence, Gitta Mallasz et Bernard Montaud. En 2007, il crée l’association 4 Saisons-Marche dans laquelle il transmet sa façon de concevoir la marche : « Un pas à pas à la rencontre de soi-même ». En 2014, il publie Journal d’un illettré sur le chemin de Compostelle paru aux éditions Édit’As. « Tout est possible dès que l’on sait trouver au fond de soi ce qui écoute, console et inspire »   Suite à un défi, en 2007, j’ai créé l’association 4 Saisons Marche   Parcourir le chemin Saint-Jacques-de-Compostelle d’une seule traite sans sac sur le dos et accompagné de gens prêts à vivre l’aventure jusqu’au bout avec moi. Cette expérience a été fondatrice. Elle a fait naître en moi une intuition forte, ou plutôt elle m’a conforté dans ce que j’avais déjà senti : voyager, c’est se rencontrer au-dedans comme au-dehors. Le dehors qui nous touche est toujours un reflet de qui je suis au-dedans. J’avais déjà organisé de grands voyages dans des contrées exceptionnelles pour inciter les gens à « vivre des vacances autrement », titre de mon article dans le numéro 4 de la revue Reflets.   Et voilà que dix ans après, mon ami Christian Roesch réitère son invitation  belle opportunité de conscientiser comment notre rapport au voyage s’est affiné au fil de l’actualité, des changements climatiques, sociétaux. Dix ans plus tard, je mesure à quel point la marche est au cœur d’un chemin spirituel qui me tient à cœur et qui évolue en fonction des événements qui touchent l’humanité entière. Avec la crise Covid, ses confinements, fermetures des frontières, obligations de pass vaccinal, voyager a été pendant deux ans très restrictif ! Je me réjouis de sentir à quel point la marche est devenue, pour nous, la quintessence essentielle de vivre le voyage. L’année dernière, notre projet initial était de marcher de Marnay à Vézelay. Ce circuit m’enchante car il croise le chemin de Compostelle tout en sortant des sentiers battus. Nous avons été obligés d’annuler nos réservations pour chaque étape en gîte ou à l’hôtel au vu des mesures sanitaires en vigueur. Pas question de renoncer. L’idée a surgi d’un voyage en étoile : nous allions découvrir notre France rurale et chaque soir rentrer au bercail, à savoir notre beau centre situé à Pagney, petit village du Jura. Moi qui avais jusqu’alors emmené les gens se découvrir dans des pays, des sites et chemins extraordinaires, tels le bord de mer de San Francisco ou les monastères des Météores suspendus au sommet de pics rocheux, voilà que je leur propose de passer le portail de notre demeure et l’aventure commence !    Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant Dès que l’on se met à marcher dans une posture précise, la rencontre avec soi devient le plus beau des voyages. Dès que l’on sort de son giron, de ses habitudes, d’un rapport au temps ponctué de tâches quotidiennes, la porte s’ouvre vers un inconnu fait de rencontres inattendues, d’imprévus et surtout cela nous fait entrer en intime relation avec notre intériorité. C’est un autre rapport au temps, aux choses, à l’autre. Dans la posture d’alignement que nous essayons de trouver, le corps parle ! Le rythme de nos pas aiguise tous nos sens. Nous pouvons tout entendre, capter, ressentir.   Ce que j’aime avant tout dans les voyages itinérants, ce sont les aléas, ce qui échappe à notre contrôle. On a beau tout préparer- le camion qui transporte les bagages, les tables, les chaises, la vaisselle pour le repas de midi et convenir du lieu de rendez-vous pour casser la croûte -, on ne peut pas tout prévoir !  Je suis toujours très touché par les gens aux prises avec leur histoire qui se répète et crée de petits accidents de parcours. Le plus beau dans l’histoire, c’est que l’on trouve toujours une solution. C’est la débrouille ! La force insoupçonnée de chacun est révélée. Le voyage c’est, quoi qu’il arrive, grandir en connaissance de soi et en foi. Que d’anecdotes, de situations cocasses, que de souvenirs émouvants nous gardons de ces voyages quand, après une longue journée de marche, on ne rêve que d’une seule chose : un bon lit dans l’unique gîte d’un hameau isolé ! L’année dernière à Nasbinals, je me souviens, c’était un dimanche. G. et A. étaient toutes les deux « responsables camion ». Après le déjeuner, nous partons à pied et les laissons tout ranger. Nous les retrouverons le soir avec nos bagages. Au moment de partir, elles rencontrent un petit problème mécanique. La porte coulissante du camion sort de ses gonds.   La situation sanitaire apaisée, nous allons pouvoir marcher de Marnay à Vézelay. Ce séjour itinérant est prévu du 27 août au 7 septembre 2022.  Découverte du nord de l’Écosse ou l’Irlande, sans doute en 2023.    Pour toute information : www.4saisons-marche.fr    Pour lire l’article  REFLETS n°44 pages 37 à 41

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Alain Sicot 30 juin 2022 Aucun commentaire
Voyage au-dedans comme au-dehors
Christian ROESCH

Voyage au-dedans comme au-dehors

L’été est là, associant vacances, voyage, repos, tourisme, découverte, plaisir. confinement, accompagné des différentes mesures sanitaires, a empêché de voyager sereinement surtout vers les destinations lointaines. Les restrictions sont levées pour cet été. Les frustrations ont déclenché une appétence renouvelée. Partir ! Ça urge ! Mais peut-on voyager comme avant sans autres soucis que son plaisir personnel ? La covid a révélé sa diffusion pandémique facilitée par les déplacements mondiaux, n’épargnant aucun point du globe. Parallèlement, nous ne pouvons plus ignorer l’impact des transports sur le réchauffement climatique et la pollution. Il faudra bien en tenir compte si nous voulons ne pas dépasser la barre des 2 degrés supplémentaires, mortifères. En plus de l’effet climatique, les concentrations de touristes ont un impact de pollution et de dégradation végétale, perturbent les animaux sauvages et surtout provoquent des désordres dans les sociétés traditionnelles fragiles. L’idée du dossier n’est pas un moralisme. Nous n’avons pas à juger les besoins de chacun quels qu’ils soient.Le but est de mettre l’accent sur la conscience et d’aider à imaginer d’autres façons de voyager. Par le voyage, qu’est-ce que je cherche ? – Un dépaysement ? Du repos ? Un bel environnement ? De l’aventure ? Oublier mes soucis ?… Quelle énergie je veux y mettre ? – En argent, en préparation physique, en moyens matériels, en investissement sur place… est-ce que le rapport gain-coût en vaut la peine ? – Est-ce que ce voyage extérieur a de l’intérêt s’il ne me fait pas voyager en moi-même ? – Est-ce que le voyage intérieur peut se faire sans voyage extérieur, ou a minima ? Les voyages repartent à fond. Le transport aérien, après les pertes de la période covid, prévoit une croissance accrue. Sans être de mauvais augure, il est sain d’envisager que cela ne pourra pas durer, ne serait-ce que pour les raisons vues plus haut. Le coût de l’énergie (quelle qu’elle soit) ne cesse d’augmenter. Les problèmes sanitaires peuvent réapparaître. Les risques d’insécurité vont croissant : terrorisme, guerres, dérèglement de la gestion des transports accidentel ou par cyberattaques. Les désordres climatiques s’aggravent (51 °C au Pakistan en mai !). Ils rendent moins attrayantes les destinations habituelles. Le confinement obligé a eu un effet intéressant, très positif : il a permis d’explorer d’autres façons de voyager. Au-dehors : par le monde virtuel. Nous pouvons faire des visites incroyables dans des lieux historiques, géographiques, des musées, mieux que si nous y étions. Au-dedans : si les écrans et casques font de nous des pseudo-voyageurs, les images inspirées, par notre volonté, permettent de voyager en esprit. L’impact sur nos vies est tout autre. Nous pouvons explorer notre passé personnel et ainsi comprendre des aspects de notre personnalité. Nous pouvons même aborder notre futur. Plus étonnant encore, nous pouvons voyager dans l’histoire et rencontrer les saints qui ont fait progresser la conscience de l’humanité. « Retour vers le futur » sans la voiture DeLorean ! Le monde extérieur devient de plus en plus aride. Et si nous ne le prenions pas comme une punition, mais comme une incitation à fréquenter le monde intérieur ? Vaste, libre, vrai. Alors le jeu en vaut la chandelle.

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Christian ROESCH 20 juin 2022 Aucun commentaire
Christian Geniller

Improviser l’harmonie, IBRAHIM MAALOUF

  Ibrahim Maalouf est un être inspiré et inspirant. À la lecture de son ouvrage Petite philosophie de l’improvisation paru en décembre 2021 et à l’écoute de son album de Noël First Noël sorti le même mois, nous sommes touchés par ses mots et sa musique. Né de parents libanais installés en France, il se construit en baignant dans le monde musical. Son père, trompettiste de renom, est très rigoureux en lui inculquant l’art de la trompette. Sa mère, pianiste, lui laisse la liberté d’improviser sur les touches de piano. Son oncle, Amin, célèbre écrivain nourrissant sa pensée, et sa grand-mère Odette, d’une grande capacité d’adaptation, assurent au petit Ibrahim un socle familial solide pour son épanouissement et sa confiance. « La perfection commence quand nous acceptons nos erreurs », écrit-il. Trompettiste reconnu, auteur de nombreux albums, musiques de films, il incarne la musique dans toutes ses colorations. Ne se limitant pas à un style musical, il collabore avec le chanteur Sting, le rappeur Oxmo Puccino, de nombreux musiciens de jazz et de musique classique. Parler avec simplicité et humilité du bien vivre ensemble, du partage, lui tient particulièrement à cœur. L’enseignement à l’improvisation qu’il propose depuis une dizaine d’années invite au dialogue. Quelle est l’intention de votre ouvrage Petite philosophie de l’improvisation ? Je constate avec désespoir et tristesse une forme de délitement des rapports humains. J’ai été éduqué à un monde plus sensible, fraternel et compréhensif. On se retrouve dans une sorte de « climax » aujourd’hui, avec une volonté de ne pas se comprendre entre humains. Je redéfinis l’improvisation qui est tout sauf faire n’importe quoi. Le langage commun parle de s’improviser plombier ou journaliste… L’expression dénature et dévalue la discipline. Improviser n’est pas se lancer dans le vide, il y a une démarche, une technique, une manière de faire, un résultat. Ce livre défend cette philosophie en la redéfinissant. Ce qui permet de mieux évaluer son importance dans l’éducation de nos enfants, la recherche, l’apprentissage culturel, les rapports humains, la vie en société et en communauté, le commerce, l’économie. Mon expérience a montré les avantages qu’offre l’improvisation. Dans votre ouvrage, je note une bonne dizaine de définitions de l’improvisation. Pouvez-vous préciser celle qui la définirait le mieux ? Ma préférée, c’est l’art de trouver des dénominateurs communs. Si l’objectif est de trouver des différences avec d’autres personnes, c’est très facile, nous en sommes remplis. Étymologiquement, le mot « société » signifie ensemble. Notre réalité sociale consiste par conséquent à trouver les points communs les uns avec les autres pour créer une empathie générale et vivre en harmonie, un terme très musical. La constante recherche des problèmes, de la différence, du bouc émissaire, détruit la construction sociale. L’improvisation nous aide à reconnecter nos points communs, à réapprendre à les voir, car les gens ne sont pas forcément conscients qu’ils ont été configurés aux différences. L’école nous a appris à observer les différences et à les effacer. Si nous les effaçons en cherchant à nous ressembler, elles remontent à un moment dans une exacerbation. Mon oncle Amin, dans son ouvrage Les Identités meurtrières, montre bien qu’une minorité qui se sent effacée dans une de ses caractéristiques va chercher à mettre cet élément au-dessus. L’improvisation apprend en ce sens à accepter les différences avec les autres, à vivre avec et à les intégrer dans notre vie. Elle est une merveilleuse école qui nous oblige à découvrir les points communs entre nous, sans quoi l’harmonie ne peut être trouvée. Pour lire l’article en entier , Reflets n° 43 pages 69 à 73 Vous parlez d’harmonie inéluctable dans votre livre. Quelle est votre espérance pour le futur ? Je suis optimiste même si je suis témoin, outre tous les problèmes de ce monde, de la plongée sous terre de mon pays d’origine. De la cacophonie naît toujours une forme d’harmonie. Quand je commence une improvisation avec des bons musiciens, les gens pensent que ça va être bien mais c’est parfois une catastrophe. Nous cherchons encore et encore et à la fin, une harmonie se crée. Nous sommes tous capables de fonctionner avec une harmonie commune. C’est l’harmonie du rythme. Se poser des questions à plusieurs, échanger, ne jamais avoir de certitudes et accepter de se tromper, accepter cette fragilité. Le dialogue, c’est la raison. Depuis tout petit, l’école nous demande de trouver et non de chercher. L’essentiel est dans la recherche, pas dans le résultat. Et ce n’est pas une valorisation de la médiocrité, bien au contraire. Le terme de dépassement de soi me hérisse les poils. Nous sommes peut-être dans une époque de l’injonction à la réussite et au succès. Mon espoir est de réapprendre aux élèves à n’avoir pas peur de se tromper. Petit, j’étais celui qui posait des questions en classe et dont tout le monde se moquait, alors que je les posais d’un point de vue culturel différent. Au Liban, on dit « beau comme la lune » et non « con comme la lune ». Dans la culture musicale orientale, la gamme mineure est très joyeuse, festive et dansante. Alors que la majeure est considérée comme éminemment triste et dramatique. En Occident, c’est le contraire. Vous dites : « La perfection commence quand nous acceptons nos erreurs »; enseignez-vous l’improvisation comme une méthode? J’emprunte le chemin ou la technique qui mène à réussir à faire improviser ou dialoguer des gens qui pensent ne pas être capables de le faire. Dialoguer, c’est déconstruire leurs codes. Je leur dis : « Je suis ton prof et pour réussir à improviser, tu peux t’autoriser à faire des erreurs. Si tu ne te trompes pas, tu ne sauras jamais comment créer ton propre langage, savoir qui tu es vraiment artistiquement ». C’est une rencontre avec soi-même, désapprendre pour mieux comprendre, se mettre au centre de sa vie et sentir ce qui est bon pour soi. Si nous n’acceptons pas la cacophonie, on peut se perdre. Et si nous acceptons de vivre selon de nouvelles valeurs, de nouveaux codes, je suis

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Christian Geniller 8 juin 2022 Aucun commentaire
Rencontre avec les « Echarpes Blanches »
Daniella Litoiu

Rencontre avec les « Echarpes Blanches »

  Qu’est-ce que les « Echarpes Blanches » ? Ce groupe est constitué des seniors de l’Association Artas – une voie spirituelle fondée par Bernard Montaud.  Nous y rencontrons les anciens de l’association ayant vieilli, les adhérents ayant quitté la vie active souhaitant réfléchir ensemble et partager sur le moment final de l’existence. Ils se distinguent des autres membres par le port d’une écharpe blanche attirant ainsi l’attention, et le respect qui leur est dû.  Les personnes qui s’approchent de la mort peuvent entendre la réalité de cet âge. Par conséquent, elles vont porter un nouveau regard sur la vie. Celle-ci leur apparaît du côté de sa part invisible. Quel est ce nouveau monde intérieur quand on perd celui connu de tous, mais seulement tourné vers l’extérieur ?  Il y a tant à apprendre et à partager ! Un après-midi d’hiver, je savoure une tasse de thé en compagnie de 4 membres des Echarpes Blanches : Paule (85 ans), Nadine (82 ans), Marie-Hélène (80 ans) et Martine (70 ans). Toutes les 4 suivent la voie spirituelle Artas depuis de très nombreuses années.  Habituellement, la vieillesse et ses enjeux ne sont pas un sujet de conversation courant à l’heure du thé et, qui plus est, un sujet qui fasse briller les yeux des participantes. Mais à peine ai-je abordé ce thème que la parole passe de l’une à l’autre avec une grande vivacité.  « De toute ma vie, c’est l’âge que je préfère ! Je le trouve passionnant. Il se tourne vers le sacré. Retrouver cette partie-là m’enchante. Ces derniers temps, je recontacte l’émerveillement et la simplicité de l’enfance. La vieillesse c’est un nouvel espace à explorer qui est enthousiasmant et plein de surprises. C’est un monde différent. C’est la liberté d’être ce qu’on est.  Pour moi, l’enjeu de la vieillesse est de bien la vivre, d’arriver sereinement jusqu’au bout. Est-ce que c’est en sachant qu’on va bientôt la perdre que la vie devient si savoureuse et précieuse dans le quotidien ? C’est un âge de recul qui donne la possibilité de se sentir en communion intérieurement.» (Paule)   « C’est la seule étape de la vie qui s’appelle VIE-illesse. C’est plein de vie. Une vie que l’on ne connait pas, qui est discrète. Il y a 30 ans, quand j’ai entendu Bernard Montaud parler de la vieillesse et de la mort dans une conférence à la Sorbonne à Paris, j’ai compris que c’était une expérience de vie possible. J’allais prendre ma retraite et je la redoutais terriblement. Je détestais les vieux qui étaient autour de moi. Je ne voulais pas vieillir comme ça.  Témoignages recueillis par Daniela Litoiu   Pour lire l’article  REFLETS n°43 page 38   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant

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Daniella Litoiu 2 juin 2022 Aucun commentaire
Gérard-Emmanuel Fomerand

La spiritualité, une réponse aux crises de nos sociétés ?

  Le constat n’est pas nouveau. Nos sociétés occidentales ont un sérieux problème de malêtre existentiel. Un désenchantement massif, la remise en question des idéologies, le chômage, l’avènement d’un matérialisme massif, du moins dans notre Occident, ne sont pas sans laisser de traces sur nos vies, voire sur nos santés. Que devient le sens de notre existence quand ce qui semblait certain ne l’est plus ? Fin du monde ou fin d’un monde? L’épidémie de la Covid est un amplicateur de cette interrogation, mais n’en est probablement pas la cause. Se pose alors la question de trouver des pistes de solutions non pas des symptômes, mais des sources de cette déstabilisation. Sont-elles économiques, philosophiques, idéologiques, spirituelles ? Elles sont un peu de tout cela, mais il s’agit peut-être d’un changement radical de notre vision du monde. Serions-nous en train d’abandonner ce matérialisme consumériste des quarante dernières années ? Et la spiritualité? Les questions foisonnent et inévitablement, la spiritualité en fait partie. Les repères spirituels ont été, en grande partie, perdus de vue par une majorité des Européens, ceux de l’Ouest notamment. Des éléments qui structuraient nos sociétés, comme la verticalité de l’homme primordial, son côté arbre entre ciel et terre, ont presque disparu. Ce sont pourtant des composantes aussi anciennes que l’humanité. Les rites funéraires ont des dizaines de milliers d’années. Les croyances en un « au-delà » ont toujours fait partie des paysages des sociétés humaines. De la même façon, la spiritualité, sous des infinités de visages, a imprégné l’histoire de l’humanité. Mais, avec l’avènement de la société consumériste (à partir des années 1960), la mort a été peu à peu apparemment occultée. Les anciens, ou personnes dites âgées, porteurs de mémoires, sont de fait exclus des codes sociaux. L’angoisse de la mort, inquiétude diffuse, fait renaître des questionnements existentiels. Ce n’est pas forcément un retour au religieux classique, mas plutôt à une « demande spirituelle » sous des formes mutantes. Religions et spiritualité, où en est-on ? Même si à peu près la moitié des Français ne croient plus en aucune « religion » , il y a encore une autre petite moitié pensant que « quelque chose » persiste après la mort. Ce pessimisme sur le devenir de l’être humain s’est dilué dans tout le corps social. se font jour des ébauches de réponses encore hésitantes. Nous nous heurtons à une situation paradoxale. Les voies spirituelles ou religieuses censées répondre pour partie à ces interrogations issues du mal-être ambiant semblent s’effriter. Elles prennent elles-mêmes parfois des visages étonnants, voire inquiétants. Les identitarismes, ou pire, des fanatismes religieux de tous bords prospèrent sur ce terreau des inquiétudes collectives. Qu’en est-il vraiment alors du destin d’une parole attribuée à André Malraux ? Elle nous disait que le XXIe siècle serait spirituel ou ne serait pas. Mais qu’est-ce que le religieux et le spirituel ? Sont-ils ou non des éléments de réponse ou au contraire un opium des peuples ? Religion et spiritualité, un même contenu? Si toutes les religions partent d’une source spirituelle, la spiritualité par contre déborde largement de tous les cadres religieux. Pour lire l’article en entier, Reflet n° 43 pages 63 à 66 Retrouver la mémoire et donc le présent ? Orphelins de nous-mêmes? Au cœur oublié de l’Occident spirituel Quand le fini rejoint l’infini La spiritualité, une réponse pour aujourd’hui ?  

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Gérard-Emmanuel Fomerand 24 mai 2022 Aucun commentaire
L’AGE DU MEILLEUR DE L’HOMME
Equipe de rédaction Reflets

L’AGE DU MEILLEUR DE L’HOMME

    Bernard Montaud fonde en 1983 l’association Artas, un mouvement spirituel pratiquant le dialogue inspiré transmis par Gitta Mallasz. Fondateur de la Psychanalyse corporelle, il intervient dans divers domaines dont les prisons au Texas. Il est un fervent défenseur de la vie spirituelle et de la foi sous toutes ses formes. Il est auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages témoignant de son expérience intérieure. www.bernardmontaud.org  Comment voyez-vous la vieillesse ?  Vous en parlez comme étant l’âge le plus intense, le plus puissant. C’est si différent du sentiment commun.  Selon moi, la vieillesse réunit les conditions idéales, mais aussi les plus difficiles, pour préserver le meilleur de soi, préserver l’amour, la miséricorde au fond de soi. Je crois que la vieillesse est une suite d’épreuves qui exercent à la miséricorde, au meilleur de soi et qu’elles sont une opportunité à saisir pour renforcer cet état de nous-mêmes. Quelle est la finalité de la vieillesse ? Il faut se mettre devant les conditions de la vieillesse et se demander pourquoi un Dieu – un Créateur – aurait voulu persécuter ses créatures ? Alors, si on s’interroge en quoi la vieillesse est une opportunité d’existence intense plutôt qu’une persécution, on entre dans une contemplation qui peut comprendre la nature profonde des évènements de la vieillesse. Des évènements majeurs démarrent au lendemain de la retraite et qui ont forcément un sens : la fin du monde du travail, la fin de la beauté extérieure, de la sexualité, une relative mise à l’écart de la famille, et une inversion du temps.  Ces phénomènes – entre le premier jour de la retraite et le jour où l’on meurt –  sont un ensemble de circonstances idéales pour mettre à l’épreuve le meilleur de nous-mêmes. La vieillesse est une conquête permanente de pertes successives qui risquent d’altérer  le meilleur de nous. L’enjeu est de conserver ce meilleur quelle que soit l’épreuve que nous traversons, y compris la mort : est-ce que nous pouvons demeurer dans la miséricorde, dans l’accueil d’autrui et dans l’amour même si nous sommes en train de mourir ?  Pour moi, la vieillesse, c’est ça. Avec la vieillesse, le monde extérieur se rétrécit de plus en plus. Il y a une contrepartie à ça ? Dans un monde qui n’a plus de foi, nous ne sommes pas conscients qu’il y a autant de réalité dans le monde invisible que dans le monde visible. Nous savons bien qu’à côté des couleurs il y a les ultraviolets et les infrarouges ; qu’à côté des sons audibles il y a les ultrasons et les infrasons. Nous acceptons que nos organes des sens voient le visible et qu’il existe en même temps un invisible aussi important que le visible. Mais nous ne l’acceptons pas pour notre vie. Nous passons les trois quarts de notre vie à essayer de réussir sur terre mais à nous appauvrir du ciel. Or la vieillesse, c’est soudain l’arrêt de ce processus : soudain nous allons rétrécir sur terre. S’il n’y a pas de ciel qui naît, nous sommes dans une impasse terrible, dans une folie de l’existence.  Il faut que nous soyons moins en bas pour être plus en haut, moins dehors pour être plus dedans. La vieillesse nous enlève toute la vie du bas, toute la vie dehors, car elle espère la vie du haut et la vie dedans. Cette vie dedans, c’est quoi ?  C’est la vie de foi sous toutes ses formes. Ce n’est pas forcément la foi religieuse. La première foi est la foi spirituelle, la foi dans le meilleur de soi et des hommes. Elle n’a pas besoin de Dieu. Il existe un meilleur de chacun de nous auquel il faudrait commencer à croire avant de croire en l’ange, en Dieu, en la Vierge. La foi spirituelle n’a pas besoin de divinités : « Crois-tu que le meilleur de toi est possible ? Crois-tu qu’il existe ? Et fais-tu tout ce qu’il faut pour qu’il apparaisse, pour comprendre les mécanismes qui vont l’installer en toi ? ». C’est la première foi, la foi spirituelle. Et c’est le début de la vie intérieure, ce n’est plus la vie extérieure.  Après, il va y avoir les autres fois : la foi apostolique, qui fait que nous ne pouvons nous accomplir que dans l’aide à autrui ; la foi religieuse, qui nous accomplit dans la prière et les rites ; et enfin la foi mystique, qui fait que nous avons besoin d’étreintes avec l’invisible, quel que soit le nom de cet invisible, pour retrouver une vie au-dedans aussi intense que la vie au dehors qu’on est en train de perdre dans la vieillesse.  Cette recherche du meilleur de soi, cet accomplissement individuel préfigurent-ils le futur de l’humanité ?     Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article  REFLETS n°39 pages 40 à 43

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Equipe de rédaction Reflets 19 mai 2022 Aucun commentaire
L’amour inconditionnel : don de la vieillesse
André Cognard

L’amour inconditionnel : don de la vieillesse 

  André Cognard débute à l’âge de 12 ans, le judo, le karaté et l’aikido. A 19 ans il rencontre Kobayashi Hirokazu (1929 – 1998), élève direct du fondateur de l’aikido, maitre Ueshiba Morihei (1883-1969). Il ne le quitte plus jusqu’à sa mort, vingt-cinq ans plus tard, en 1998. Aujourd’hui il continue à développer cet enseignement au Japon et dans le monde entier au sein de Kokusai Aikido Kenshukai Kobayashi Hirokazu Ryu En 2003, il a ouvert à Bourg-Argental dans la Loire un dojo dédié à son maitre. Auteur de nombreux livres sur la pratique, l’éthique et l’esprit de l’aikido. Dernier ouvrage paru en 2021 aux éditions Centon L’harmonie efficace, stratégie et tactique de l’esprit. www.aikido.fr  Il existe dans notre société occidentale une survalorisation de la jeunesse et par conséquent, une dépréciation de la vieillesse. S’ajoute à cela une attitude conventionnelle qui consiste à se plaindre des maux associés à cette dernière et nous voici face à ce qui pourrait ressembler à une malédiction. Quand j’entends des personnes geindre à propos de leurs douleurs rhumatismales, je leur dis généralement ceci : « Ne vous plaignez pas, si vous avez mal, c’est que vous êtes encore en vie » et j’ajoute généralement à l’intention de ceux qui gémissent sur leur passé en regrettant ce qu’ils faisaient alors et qu’ils ne font plus : « Il y a une manière d’éviter les inconvénients de la vieillesse, c’est de mourir jeune », « vous devriez plutôt remercier d’être encore en vie ». Ensuite je leur demande de réfléchir à ce dont ils sont capables à présent et qu’ils ne pouvaient pas faire à vingt ans. La vieillesse n’est pas un handicap, c’est une chance et un super pouvoir. J’ai eu vingt ans, j’en ai 47 de plus. À vingt ans, j’étais déjà professeur d’arts martiaux mais ce que je faisais alors au dojo me paraît complètement dépassé. Je suis plus efficace aujourd’hui, plus rapide, plus précis. À vingt ans et même à trente, j’aurais été incapable de faire face à quatre attaquants armés d’un sabre, ce dont je suis capable aujourd’hui. J’ai très vite appris que la force physique n’est rien en comparaison de celle du ki. Qu’est-ce que le ki ? L’union d’une forte détermination avec la capacité d’user d’un influx nerveux exceptionnel, lequel provient d’une absence de doute quant à sa légitimité. Mais cette détermination est pour beaucoup fragilisée par les a priori communs à propos de l’âge. L’utilisation du ki implique une bonne maîtrise de sa pensée. Le mental peut être votre allié ou votre pire ennemi. Il est toujours votre ennemi quand il est contrôlé par un collectif indéfini. Les doutes d’autrui sont un poison violent pour la confiance en soi dont se nourrit la détermination. Il ne faut surtout pas laisser notre quotidien entre les mains d’une société qui considère la vieillesse comme l’antichambre de la mort. Il ne faut surtout pas rentrer dans le rang des futurs grabataires. C’est à chacun de nous de décider qui il est et qui il veut devenir. La vieillesse est un avantage quand on veut prendre une position peu commune. Un jeune qui revendique une originalité particulière s’entend vite dire : « Attends quelques années, tu verras bien » sous-entendu, « tu rentreras dans le rang du commun des vieux ». C’est ce type d’attitude qui construit la thématique du vieux con, et c’est justifié car cette sorte de réponse tue les rêves du jeune. Que peut-on faire de pire que d’empêcher l’autre de rêver ? Mais c’est ce qui nous arrive dès lors que l’on atteint un âge qui ne nous permet plus de revendiquer nos rêves car nous n’avons plus l’argument du temps qui nous reste pour les réaliser. À partir de la soixantaine, les courriers affluent pour nous vendre des douches adaptées, des baignoires avec porte, des monte-escaliers, des séminaires pour ne pas déprimer, etc. Ainsi, nous serions déjà assignés à une place dans la société dont la caractéristique principale s’élabore autour d’incapacités présumées. Prêtez l’oreille à cela et vous venez de recevoir le premier coup, la première blessure qui va doucement s’aggraver. La terminologie employée pour parler de notre condition supposée est éloquente : seniors ! Ridicule, on a même peur des mots. Pourquoi ne pas dire « les vieux » tout simplement ? Il y a aussi le fait d’être retraités ! Votre statut social s’effondre avec cet abandon de l’activité professionnelle. Vous êtes à la charge du collectif et l’on a tendance à oublier que l’argent que l’on vous reverse n’est que la moitié de ce que vous avez-vous-mêmes versé. J’ose affirmer que je ne me suis retiré de rien. Je ne bats jamais en retraite. Et je travaille bénévolement encore plus que lorsque j’étais payé pour le faire. On peut travailler au troisième âge et même au quatrième !  Alors, à vingt ans, c’est l’âge d’or, à quarante, on quitte la jeunesse et l’on est déjà sur la pente savonneuse, à soixante, la vie s’étiole et l’on se dirige doucement vers la tombe. À quatre-vingt, on est en sursis, un sursis supposé très bref. Une société qui n’a pas le courage d’objectiver le vieillissement comme naturel est malade. Tous ces mots inventés pour ne pas dire simplement ce qui est ont un objectif unique : la société, ce collectif indéfini ne veut pas vieillir. Le jeunisme consiste à prétendre à l’immortalité du je collectif.  Ce n’est pas très étonnant quand autant de menaces pèsent sur l’humanité.   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article  REFLETS n°43 pages 28 à 30

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André Cognard 4 mai 2022 Aucun commentaire
Thérèse Roesch

Se mettre au clair avant de quitter la terre, Thérèse Roesch

  « Stéphane arrive chez moi. Sa mère, amie de longue date, vient de décéder. Il était un peu perdu, me confiant qu’elle n’avait rien laissé concernant ses dernières volontés. Il me dit : « J’ai été averti par le  service téléassistance me disant qu’elle était au plus mal et qu’elle était transférée d’urgence à l’hôpital. Et en arrivant à l’hôpital, je l’ai trouvée dans le coma ». Et il ajoute : « Tu vois, Thérèse, je me suis posé plein de questions : Souhaitait-elle recevoir le sacrement des malades ? Accepte-t-elle un coma prolongé ? Voulait-elle être incinérée ou non ? Nous n’en avions pas encore parlé car je trouvais ma mère en bonne santé.  » Cet exemple montre l’utilité de prévoir bien avant d’être invalide, bien avant de mourir. Et j’ajouterais même que c’est un acte d’amour envers nos proches. Le conseil que j’aimerais donner aux personnes qui prennent leur retraite : définir la fin de vie que nous voulons est la première chose à mettre en place. C’est vraiment se mettre au clair quant à notre fin de vie. Trois éléments sont à prendre en compte : • La situation fatale • Le deuil et les formalités • Le testament Agir en ce sens prend du temps. Ne pas hésiter à se relire et à revenir une, deux ou trois fois sur les documents à remplir, cités ci-dessous. Voici les différents documents que j’ai remplis et que j’ai remis à mes enfants. Ceux-ci m’ont d’ailleurs dit : « Comme c’est clair maman, c’est bon de connaître tes dernières volontés ». Bien sûr ces documents peuvent être repris lorsque l’on a envie de modifier certains souhaits. Il suffit de les reprendre et de mettre une nouvelle date avec le nouveau souhait. EN FAIT NOUS AVONS TROIS CHOSES À FAIRE : La première est de remplir les 3 documents officiels que propose le gouvernement via le site : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/ pdf/fichedirectivesanticipe_es_10p_ exev2.pdf Il s’agit d’indiquer : • Votre identité • Les informations ou souhaits (deux modèles sont à disposition : l’un en cas de maladie grave, l’autre cas où l’on est proche de la fin de vie) • Les coordonnées de la personne de confiance. Avant de remplir ces documents, il est important de choisir votre personne de confiance. Celle-ci vous représente et elle a tout pouvoir pour faire respecter vos dernières volontés. Cela peut être le mari, l’épouse, un enfant, une amie. Choisir bien évidemment une personne qui habite près de chez vous. Ces trois documents, une fois remplis, sont à remettre à la personne de confiance et à vos proches (conjoint, enfants). Les deuxième et troisième points concernent uniquement votre famille (mari ou épouse, et enfants). Pour lire l’article en entier, REFLETS n °43 page 47

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Thérèse Roesch 28 avril 2022 Aucun commentaire
Christian ROESCH

Vieillesse et sagesse, Christian ROESCH

    On parle beaucoup des EHPAD en ce moment depuis qu’un livre a déclenché un vaste mouvement d’indignation 1. À juste titre, pour nombre de structures d’accueil des personnes âgées, outre les conditions matérielles et d’encadrement, le scandale fondamental est de considérer les vieux comme étant en stand-by. Quel que soit le confort, ils sont là pour attendre la mort. Mais la mort est taboue. On n’en parle pas. Le sujet est trop délicat, il fait peur. Il fait resurgir chez chacun les souffrances subconscientes les plus fondamentales. De plus, la laïcité imposée est devenue, dans de nombreux établissements, une suspicieux, ne peut être qu’un sujet de disputes. Donc à écarter. Ces lieux dits d’accueil, publics ou privés, correspondent à la vision que notre société a de la vieillesse On n’attend plus rien d’eux, sinon exploiter leurs économies. Oui, la vieillesse est riche. Mais sa valeur n’est pas là. La vieillesse est tout autre que cette image fabriquée. La vieillesse est un concentré d’expériences. La vieillesse est destinée à porter un regard miséricordieux sur le passé. La vieillesse est un modèle de vie dans l’instant pour savourer les petits riens. La vieillesse est un art du recul sur les événements du monde. La vieillesse est une ouverture sur la vie invisible. La vieillesse est un retour à l’enfance dans sa spontanéité et son émerveillement. Et si la vieillesse était le couronnement de l’existence? Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 43 page 27

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Christian ROESCH 30 mars 2022 Aucun commentaire
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