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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
la porte du coeur
Equipe de rédaction Reflets

La porte du cœur, frère Samuel

  Frère Samuel, philosophe et théologien, est proche de l’entreprise et du monde de la culture. Son dernier ouvrage, Traverser le XXIe siècle se présente comme un « petit manuel philosophique de navigation ». Le sourire est simple,  mais comme l’aboutissement d’une complexité extrême. Quoi de plus complexe que l’humain surtout quand il exprime affectivement sa perception et son ressenti du monde ? Même l’enfant qui babille et sourit aux anges parce qu’il est enchanté par le jeu de la lumière dans un voilage est un univers mystérieusement stabilisé dont l’harmonie et la paix affleurent quelques secondes sur le visage. Éphémère et dans l’instant, le sourire ouvre celui qui le vit et celui qui le recueille à un au-delà d’eux-mêmes, à une pureté lumineuse et une plénitude qui traversent le cœur et y laissent la trace de leur passage. C’est une vie tout entière qu’il donne à lire quand il traverse une existence brisée ou ravagée par la souffrance ; le sourire apparaît sur les lèvres de ceux qui n’ont plus de larmes et aperçoivent, au-delà du naufrage, les rivages de l’acceptation et de l’abandon. Il peut être celui du nouveau-né, du ravi ou celui de la mère du Crucifié qui tourne sa face vers son fils. Le sourire, dans la statuaire bouddhique ou les crucifix du XIIIe siècle, dit la béatitude, la plénitude partagées hors des atteintes de la souffrance ou l’ayant traversée. Il laisse alors transparaître la transcendance du bonheur et de la paix dans les fibres de la chair. Le sourire est un geste. Il est même le geste le plus signifiant, Épiphanie où la personne communique à la fois l’immédiateté de la joie et une profondeur d’expérience qui lui échappe. On sourit dans la confiance, dans la complicité de l’amitié, dans la bienveillance partagée à l’égard d’un enfant ou lorsque l’accueil d’autrui se fait sans condition. Le visage tout entier sourit et parfois même le corps quand il a appris du cœur à se laisser envahir par la joie. Gratuité fragile du sourire qui répare et ponctue nos existences : de la joie d’un évènement, de la présence d’un être aimé à la joie d’être et de célébrer le Créateur dans ce que sont les créatures. Le sourire béat exaspère et pourtant il est peut-être l’expression lointaine d’une possible confiance dans la cohérence profonde des êtres et des évènements qu’il traverse. « Un visage, même s’il resplendit de tendresse et de beauté, demeure à une certaine distance et ne crée pas une communication vivante. Le sourire, au contraire, rapproche deux êtres, […] il est l’amour qui affleure et qui s’offre dans un balbutiement qui ne trompe pas. Premier langage du cœur, langage le plus spirituel et le plus pur, il s’incline vers l’autre pour faire jaillir en lui la même confiance et le même amour. » Quand le sourire se force, se déforme pour devenir façade, masque, obligation familiale, il crée une dissociation. Dédoublement du sourire convenu, voire du sourire pervers qui prennent au piège de l’équivoque ceux auxquels ils sont adressés. À l’extrême, on entend le ricanement du joker dont l’esprit dévasté hurle à travers un visage où la folie meurtrière se mélange au clown. Hantise de ce début de XXIe siècle sidéré entre la déception et la peur et où la sauvagerie affleure ? Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. C’est une arme invincible qu’un vrai sourire, un incendie de miséricorde et de pardon quand il répond à la violence des bourreaux et à la néantisation du mépris. Le sourire n’appelle rien  que d’être partagé et de parcourir le monde de visage en visage et de tressaillements en frémissements. On n’apprend pas à sourire mais à disposer sa capacité émotive à capter le meilleur des personnes et des situations. Ne serait-ce que l’intention positive et sincère de servir au mieux un client ! Le sourire nous est aujourd’hui plus nécessaire que jamais, mais nous devons aller le chercher au fond de nous. C’est la gratitude que par lui nous devons apprendre à pratiquer comme un acte de résistance dans un monde au cynisme stérile. Pour lire l’article en entier Reflets n° 47 pages 63 à 64

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Equipe de rédaction Reflets 26 mai 2023 Aucun commentaire
Elfriede Dubort

Au pays du sourire

  Ex enseignante d’allemand,  participante aux Ateliers d’ écriture Reflets, membre de l’équipe de Reflets      Dans les années 1950/60, en Allemagne, retentissait très souvent à la radio un air célèbre que ma mère chérissait particulièrement, un extrait de l’opérette  Le Pays du sourire  de Franz Léhar. Ma mère n’a jamais vu ni entendu cette opérette en entier : une princesse viennoise s’éprend d’un prince chinois et le suit dans son pays. La différence des cultures et des mœurs est insurmontable. Malgré l’amour que le prince lui voue, exprimé dans l’air mondialement connu « Je t’ai donné mon cœur », la princesse finit par renoncer et quitte le pays. Et le prince garde son sourire.  Et ma mère a fait sienne l’injonction des paroles de son air :  Toujours sourire et toujours joyeux,                                           Toujours satisfait, quoiqu’il arrive.                                           Sourire malgré le malheur et mille douleurs,                                         Mais l’intérieur ne regarde personne.  Soumise à une vie de labeur sans recevoir beaucoup d’amour, elle était fière de cacher ses soucis par le sourire. Et elle voulait transmettre cette vertu à sa fille. Quand j’avais un chagrin, elle disait : « Tu sais bien, comme dans la chanson, toujours sourire ! Ce qui se passe à l’intérieur » – et elle mettait son poing sur la poitrine – «  ça ne regarde personne ! » Elle voulait être aussi héroïque que ce prince.  Et elle voulait inculquer ce principe à sa fille. Elle croyait bien faire, ma chère maman. Se vaincre, se dominer jusqu’à se faire du mal était un idéal et la seule possibilité de s’élever, d’atteindre la dignité. Cette romance douce-amère contient des airs sublimes qui ont conquis le public depuis les années trente et ils charment encore aujourd’hui les amateurs de musique lyrique. Et sa moralité a toujours cours ! Le titre de la première version était  La Veste jaune. Veste d’apparat et veste de camouflage. Symbole de la puissance politique dans l’ancienne Chine, elle cachait la misère humaine.  Le sourire permanent que les Chinois ont coutume d’afficher pour sauver les apparences revient à mettre une veste lisse et polie d’une couleur reluisante. Une délimitation entre l’extérieur et l’intérieur. C’est une veste protectrice, mais n’est-elle pas plutôt réductrice ? Contraignante en tous les cas. Si bien que cette veste me fait penser à un carcan, voire une camisole de force ! Les douleurs, les soucis, les déceptions, les frustrations, les désespoirs, tout cela est comprimé à l’intérieur, retenu jusqu’au point de vouloir exploser. Le visage étant la fenêtre du corps et de l’âme, les souffrances transparaissent inévitablement sur le visage. C’est donc le visage qu’il importe de masquer.  Et comme ma mère me l’a recommandé, j’affichais durant toute ma vie un sourire comme un masque à double usage : dissimuler la misère et désarmer l’adversaire !  Amasser les tracas et me morfondre, être renfrognée ? Pas question ! Je ne voulais pas être coupée de la société, je voulais être acceptée, aimée !  Alors j’abordais mon entourage derrière mon masque qui cachait ma douleur et qui mettait les autres de bonne humeur.  Craignant toujours d’être blessée, je me servais du sourire comme d’une armure et d’une arme à la fois. Il amadouait les interlocuteurs, il désamorçait les intentions hostiles. J’étais gentille et souriante avec les autres pour qu’ils soient gentils avec moi. Une tactique de défense, mais au fond, une manipulation. Aidée par une nature plutôt optimiste et joyeuse, j’excellais dans l’art de camoufler les soucis, les souffrances. Telle une excellente comédienne, je me mouvais sur les planches de la vie. Je tassais la douleur au fin fond de moi-même, je la remplaçais immédiatement par une compensation. Si je voyais le moindre mal, je soulignais le bon côté du mal, j’en faisais un art de vivre. Je ne sentais pas ma douleur. J’étais heureuse !  Je me croyais sincèrement heureuse…  Jusqu’à ce que la pratique de la voie par l’écriture me démasque. Un jour, elle me fit toucher une douleur soigneusement cachée. Je pleurais de chaudes larmes et je détestais mon accompagnateur. Mais c’était une chance, un bien que je ne savais pas reconnaître tout de suite. Semaine après semaine, il répétait en m’exhortant : « Tu refuses de voir ta douleur ! Sans voir ta douleur, tu ne peux pas progresser sur ton chemin spirituel. »       Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article  REFLETS n°47 pages 48 à 49       

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Elfriede Dubort 7 mai 2023 Aucun commentaire
Un sourire à Dieu
Père André-Marie

Un sourire à Dieu

    « Faire du beau pour faire du bien » est la devise du père André-Marie, moine bénédictin, prêtre et artiste aux multiples facettes. Ces dons sont totalement tournés vers les autres, en particulier vers l’œuvre du père Pedro à Madagascar.  « Dans notre monde – nous dit-il –  il n’y a qu’une seule race : les humains… non pas vouloir les changer mais tenter de les aimer ». Chaque rencontre avec le Père André-Marie est une joie. Nous ne nous lassons pas de le questionner.   Toute sa vie cette mamie a été veilleuse de nuit. Volontairement ? « Oui, dans l’hôpital toutes les nuits cinq ou six personnes décèdent. Je désirais être près d’elles, les caresser, pour les aider à partir avec le sourire ». Dans bien des cultures on parle de la mort comme une rencontre avec le sourire divin. Si le rire est le propre de l’homme, a bien plus forte raison, le sourire. Des scientifiques nous en ont convaincus en photographiant le sourire d’un bébé dans le ventre maternel. Pour connaître ton propre sourire, installe-toi devant un miroir et prononce le mot « maman ». Ton visage va s’ensoleiller de ce qu’elle-même recherchait dès ta naissance. On dit que les enfants sourient aux Anges. « Ils ont des yeux et ne voient pas, nous dit le psaume … ». Si nous savions les réveiller en les ouvrant en pleine conscience, nous découvririons sans cesse qu’une goutte de rosée sourit à l’arc-en-ciel, le printemps au soleil et la grand-mère à son petit chat. Le sourire est la plus naturelle expression de la vie. Lorsque l’on aime avec le sourire, on dit quelque chose de Dieu, on réveille quelque chose en Lui, sans même nommer son Nom, parfois sans le savoir et, pourquoi pas, même sans Le connaître. Le sourire que tu offres à un pauvre en est la preuve. Il est le pardon à toutes les vicissitudes de sa vie. C’était gare Montparnasse… un clochard, sentant l’alcool et le tabac, vint me tendre la main. Jamais je n’ai donné sans d’abord regarder le quémandeur, sans lui parler, lui sourire. Lorsque je lui ai tendu la main avec mon obole… « Non M’sieu j’veux pas d’ton fric, ton sourire me suffit. ». Lui ce n’était pas son sourire qu’il m’offrait, c’étaient ses larmes. Je crois vraiment que le sourire pourrait changer le monde. Dans un pays où on donne droit au blasphème (grimace au Sacré), le sourire peut-il encore être de mise ? … On interdit même de sourire sur une photo d’identité. Alors au lieu d’aller chercher des sourires sur le visage des hommes politiques à l’Assemblée nationale, où ils sont plutôt grimaçants, allons vers les enfants, les pauvres, les petits. Je viens de passer plusieurs semaines à Madagascar. On croirait que les pauvres ont pris un abonnement au sourire, qu’ils ne peuvent s’en éloigner. Peut-être n’ont-ils que cela, ils ne peuvent donc pas le perdre. Peut-on rêver d’un monde où le respect qui est le sourire dans les relations humaines serait à la mode et aurait vraiment droit de cité. Lorsque tu souris tu es le premier à en profiter, même le son de ta voix ne peut pas le cacher. Arrête-toi… ferme les yeux… fais silence… respire… Personne n’a plus barre sur toi. « A-cœur-de » toi un sourire, il est comme la corde d’une guitare qu’on fait vibrer, toutes les autres vibrent à leur tour en harmonique. Le doigt que tu poses sur un coin de ta tablette impacte toute la surface. Le soleil attire toutes les fleurs d’un champ de tournesols qui sourient à la lumière de ses rayons.       Pour lire l’article  REFLETS n°47 pages 42 à 44         Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant

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Père André-Marie 19 avril 2023 Aucun commentaire
SOURIRE, UN ÉTAT D’ESPRIT
Equipe de rédaction Reflets

SOURIRE, UN ÉTAT D’ESPRIT

  Je ne peux commencer à traiter du sourire sans rendre hommage à Gitta Mallasz. C’est elle qui m’a donné le sens de l’aspect que peut prendre parfois le bas du visage. Et j’ai beaucoup « mâché » les passages de « Dialogues avec l’ange » concernant le sourire. Certainement ma profession de chirurgien-dentiste a contribué à cette attirance. Dans les années qui ont suivi mon diplôme, il apparaissait évident que l’avenir du métier serait l’esthétique. Permettre à la denture de montrer un sourire éclatant. Entre le sourire de l’ange et le sourire social, la contradiction est flagrante. Le premier ne se soucie pas de l’état de la denture, le second ne s’occupe que de ça. Faut-il désavouer celui-ci ? Certes non. Prendre soin de son corps, y compris du visage, est une marque de respect voire d’amour pour soi-même. Qu’est-ce qui peut bien distinguer concrètement ces deux aspects ? L’étude de la physiologie m’a apporté des éléments de réponse. Le sourire « social », celui que nous exhibons sur les photos (ouistiti…sexe), résulte d’un équilibre entre les muscles élévateurs et les muscles abaisseurs du visage, en particulier l’orbiculaire des lèvres. (Je simplifie…). Des tensions égales et opposées, et le sourire est ainsi figé, laissant apparaître en partie les dents antérieures. L’autre sourire  – et c’est la grande différence – ne demande pas d’effort, pas de tension musculaire, pas d’intention. C’est une détente musculo-nerveuse. Les élévateurs et abaisseurs ont un tonus neutre. L’absence de tension procure cet état du visage. C’est évidemment un résultat. De quoi ? De la quête du meilleur de soi. C’est-à-dire du retournement de la souffrance en joie, autrement dit la transformation intérieure. Le signe de la réussite est le sourire. Le sourire est le signe de la paix Revenons à notre distinction entre le sourire social et le sourire de paix. Le premier est l’imitation du second. Comme s’il disait : « J’aimerais bien ressembler à ça ! ». Il manque la route intérieure, alors il se contente de donner le change par un effort plus ou moins laborieux. Sourire n’est pas une activité : Sourire est un état d’esprit C’est la manifestation de la nature supérieure de l’homme. Nous avons appris que chaque règne sur terre est apparu d’abord dans sa nature inférieure puis sa nature supérieure a émergé sauvant l’évolution. Minéral anaérobie à minéral aérobie Végétal non chlorophyllien à végétal chlorophyllien Animal à sang froid à animal à sang chaud (mammifères, 65 millions d’années) Hominal à sang opaque à… nouvel homme.       Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article  REFLETS n°47 pages 28 à 29       

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Equipe de rédaction Reflets 6 avril 2023 Aucun commentaire
le sourire des sourires
Jean Lavoué

Le sourire des sourires

Le sourire peut être au visage ce que la voie lactée est à la nuit : l’explosion d’une énigme dont la clef nous est enfin révélée ou bien l’éclaboussement d’une présence dont le secret n’est autre que la joie. Le monde entier ne cesse de nous sourire mais nous restons souvent de marbre : chaque arbre, le chant d’un oiseau, la moindre fleur, le feu dansant des étoiles, le fleuve aux eaux vives nous jettent aux yeux des milliers d’étincelles. Mais nous allons tête baissée, d’un pas triste, vers les menus soucis qui peuplent notre aujourd’hui. La poésie est le sourire du monde même lorsqu’il lui arrive de broyer du noir. Et ce n’est rien de le dire aujourd’hui alors qu’il s’enfonce dans sa prose maladroite et guerrière, envahie de machines aveugles, ignorant la ponctuation et la respiration des marges. Il suffirait pourtant d’un simple saut à la ligne, d’un trois fois rien, pour ouvrir l’espace du sourire. Il faudrait être paisible avec sa propre nuit pour parvenir à cela, ne pas avoir peur de tomber, de perdre ses appuis, pour laisser venir au jour le sel d’une telle lumière. Le sourire est l’accueil de cette bénédiction de la vie jusque dans ses ténèbres. Par-delà l’épreuve, par-delà les blessures, par-delà le trouble et le doute. On peut accueillir ce sourire à l’improviste. Du creux de la souffrance ou aux lisières mêmes de la mort. La joie peut être là, intacte, et se manifester dans la caresse d’une joie enfantine. C’est ce qui est arrivé au poète et chanteur Philippe Forcioli, en cette fin d’année 2022 et au tout début de l’année 2023. Depuis son lit de douleur à la clinique de la Sauvegarde à Lyon, il a abandonné sa main à celle de l’ami Christian Bobin dont il venait d’apprendre la mort. Il a vécu des semaines d’intense communion avec lui. Le poète souriant lui a donné le goût de se mettre à griffonner sur des feuilles volantes, ensuite patiemment retranscrites sur son clavier d’ordinateur, des textes pleins de tendresse et de joie qu’il a rassemblés sous le titre Les Impromptus de la sauvegarde . C’est un grand sourire émerveillé qui l’a accompagné au fil des semaines où il accueillait ainsi son propre chant de vie… Et Christian Bobin lui-même, au terme de ce chemin d’écriture, est venu le visiter un soir pour lui adresser un sourire miraculeux, le sourire même de l’amour plus fort que la mort. Ce sourire dont il parlait avec une telle justesse dans son dernier entretien sur France Inter un peu plus d’un mois avant de nous quitter : « J’aimerais un jour, mais je n’y arriverai pas, écrire un livre entier sur le sourire : ça m’apparaît la clef de tout ! Il y a un petit refrain du poète William Blake qui dit : « Existe un sourire des sourires et une fois qu’on l’a vu dans la vie, une fois, c’en est fini de toutes misères ». J’ai eu la chance dans ma vie d’avoir été royalement atteint par ce sourire-là à travers le visage dont les donateurs ont pu être mon père, ou une amie, Ghislaine… Aujourd’hui on nous dit : la vérité est noire, elle est sombre, elle est pleine de ténèbres, elle est pleine de boue, mais pourquoi ne pas aller chercher cette vérité qui est encore beaucoup plus profonde, me semble-t-il, qui est celle d’une douceur surréelle, d’une invitation à vivre, donnée par l’autre et cette invitation est acceptée. Le sourire c’est un petit peu comme une barque égyptienne qui passe sur les lèvres, vous voyez ? C’est très beau, c’est plus que beau ! C’est la signature d’un texte que je n’arrive pas encore tout à fait à déchiffrer… » Pour lire l’article en entier, Reflets n°47 pages 46 à 47

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Jean Lavoué 29 mars 2023 Aucun commentaire
Frédérique Lemarchand

Sourire, c’est bénir

    Sortir de la mort, c’est faire le voyage pour la grande Vie, là où il n’y a pas de commencement ni de fin et cela retourne toute la perspective nous livrait Frédérique Lemarchand dans son article paru dans le n° 44 de Reflets. Artiste peintre et sculptrice, au bord de la mort à chaque instant, constamment inspirée. Souriante, quoiqu’il lui arrive. Aujourd’hui elle livre son expérience  vécue du sourire. Un magnifique voyage.   L’essentiel souvent est à peine perceptible, toutefois un sourire est si souvent essentiel. Notre cœur fond devant la qualité d’un sourire. Le sourire des larmes est l’insigne étincelant du triomphe de la vie. Il jaillit du cœur. Le sourire, cette force de renversement, transfigure la mort en mutation. Sur les ruines du monde où la lumière pleut, un rien imperceptible germe. Puis, recueillant le fruit tel que de l’âme il sort, le sourire divin resplendit. Lorsque je me fais disciple et non victime de la vie, j’observe les orages illuminer mon âme ! Face à l’inéluctable de l’existence, sourire est ma tenue d’être. Sourire, c’est bénir. Après avoir traversé les lèvres collabées de ma nuit lors de mon expérience dite « de mort clinique » au cours d’une transplantation cœur-poumons, l’illusion d’être séparée de l’amour m’a quittée. Désormais, je suis greffée à la vie une et indivisible. Toutes mes cellules en sourient. La lumière irradie à travers les mâchoires de mes cicatrices. À ma soif d’immensité, j’ai reçu un baiser de lumière qui passe d’un monde à l’autre. Désormais, je suis porteuse d’un sourire éternel sous les pelletées du temps fossoyeur. Le sourire me bascule dans un espace inconnu pour la tête, seulement reconnu par le cœur. C’est la fleur de l’émerveillement. Je ne m’appuie plus que sur l’imprévisible sourire de l’ange, car, pour moi, l’appui qui paraît le plus tangible reste le néant le plus sûr. La joie est au milieu de moi et la petite barque de mon sourire sert de promenade aux anges. Le plus redoutable serait une vie sans le sourire, car ce ne serait pas une vraie vie. La bouche est faite pour lui, c’est le verbe le plus haut. Le sourire est l’organe de la reconnaissance, il est dépositaire d’une puissance nucléaire. Surnaturellement insoucieux, il dévoile que tout est VIE : « Je sors de la vie et j’entre en vie » écrivit Christiane Singer avant de partir. Un jour, chacun de nous quittera le costume temporel de son personnage. Lorsqu’il n’y aura plus de temps, plus de tête ni de dents, sous le tapis crasseux de l’illusion de l’existence, nous redeviendrons l’amour sans contraire dont nous sommes faits ! Et là nous recevrons le suaire du sourire éternel. Pâle dans le lit de l’ultime désir, je sourirai, savourant l’absolu. Bouche à demi ouverte, je laisserai la porte du ciel entrebâillée. Mourir et sourire. Mais faut-il attendre le dernier soupir pour enfin offrir notre vrai sourire ? La prière, la communion des priants, forment des vibrations d’amour tangibles, permettant de rester le cœur souriant et les yeux grands ouverts sur ce qui fait mal sans savoir pourquoi c’est comme ça.   EXPOSITION du 21 juin au 2 juillet 2023 salle gothique à Vézelay (89).   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant     Pour lire l’article  REFLETS n°47 pages 36 et 37         

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Frédérique Lemarchand 26 mars 2023 Aucun commentaire
le manque de pratique spirituelle, un trou dans le monde
Daniella Litoiu

Le manque de pratique spirituelle : un trou dans le monde

Faouzi Skaliest est docteur en anthropologie, ethnologie et sciences de religions. Écrivain francophone, il se situe entre l’Orient et l’Occident et oeuvre pour le dialogue des hommes et des cultures. Que sont la pratique spirituelle et la pratique religieuse pour vous ? Y voyez-vous des différences ? J’appartiens par mes origines à une famille soufie qui avait une pratique religieuse. Dans ma jeunesse, cela faisait simplement partie d’un paysage culturel sans plus d’importance. Jeune étudiant à Paris, éloigné de ma culture, je pouvais passer des jours et des jours sans regarder le ciel comme la plupart des gens qui m’entouraient. Les questions politiques et sociales prenaient beaucoup de place dans le milieu universitaire d’alors. Au bout de quelque temps, je me suis rendu compte que j’éprouvais un manque que je ne pouvais pas nommer. J’avais l’impression qu’il y avait un manque, un trou dans le monde tel que je le connaissais. Des questions existentielles ont commencé à s’imposer à moi de façon de plus en plus prégnante. Je ne voulais pas que cela soit une simple recherche d’appartenance identitaire. Je ne souhaitais pas revenir à l’islam seulement parce que cela faisait partie de ma culture. C’était même pour moi un facteur de résistance. J’ai commencé à chercher le plus largement possible des textes de diverses philosophies spirituelles. C’est ainsi que j’ai découvert les grands textes du soufisme. Le livre du dedans de Rûmi qui venait d’être traduit par Eva de Vitray- Meyerovitch a attiré mon attention. En le lisant, j’ai trouvé réponse à des intuitions et des questions qui m’habitaient et que je croyais sans sens. D’un seul coup, je commençais à comprendre qu’il y avait une histoire, un parcours intérieur de l’âme. Je découvrais un véritable continent intérieur pourtant méconnu ou ignoré. Ce qui m’a frappé c’était la convergence de tous les grands courants spirituels vers quelque chose de commun : la nécessité d’une connaissance de soi qui mène nécessairement à une connaissance spirituelle. La religion s’est ensuite imposée comme un deuxième terme. Elle devenait un moyen et non pas un but, un chemin et non pas une appartenance identitaire. La mise en pratique et les rituels proposés par la religion n’ont pas de sens sans la spiritualité, de la même manière que la spiritualité a besoin de s’incarner par la pratique quotidienne. On peut avoir une spiritualité en soi mais elle doit être mise en œuvre par la pratique. Les rites, le jeûne, les méditations, les veillées de Dhikr (invocations) et de Samaa (chants spirituels), les grands poèmes et textes soufis comme La Conférence des oiseaux d’Attar sont des récits symboliques qui décrivent ce voyage de l’âme vers son accomplissement spirituel. Quelle est votre pratique au quotidien ? Le lien entre le moyen et la finalité, entre pratique spirituelle et religieuse, s’est fait pour moi par la recherche d’un Compagnon, d’un maître, qui ayant effectué ce voyage pour lui-même sera à même de m’aider à franchir ce parcours, à en cerner les difficultés et les épreuves. Le Compagnon sert de miroir dans ce processus de transformation intérieure. C’est ainsi que j’ai rencontré Sidi Hamza qui est devenu pendant des décennies mon guide spirituel. Il m’a transmis des pratiques quotidiennes basées sur le « Dhikr », qui s’apparente à l’hésychasme dans la tradition orthodoxe, que l’on accomplit en se servant d’un chapelet. C’est un outil indispensable d’un disciple de la voie. La répétition de certains noms divins ou prières ont pour premier effet d’arrêter le flot de pensées discursives et associatives et de se disposer à entrer dans d’autres niveaux de perceptions ou de conscience. Ce processus d’approfondissement est le propre d’un état de contemplation qui passe par plusieurs étapes. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Pour lire l’article en entier, Reflets n°46 pages 46 à 48

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Daniella Litoiu 16 mars 2023 Aucun commentaire
La spiritualité au quotidien
André Cognard

La spiritualité au quotidien

    En 2003, André Cognard ouvre à Bourg-Argental dans la Loire, Kinen Aikidojo, dojo dédié à son maitre Kobayashi Hirokazu. Il continue de développer cet enseignement dans le monde entier au sein de la Kokusai Aikido Kenshukai Kobayashi Hirokazu Ha. Au Japon, il est reconnu par les plus hautes autorités et a reçu le plus haut titre dans la hiérarchie des samurai : Hanshi et aussi So Shihan Maitre des maîtres, huitième dans le plus haut grade possible en aikido. Récemment, André Cognard a été décoré de l’ordre du Soleil levant. Auteur de nombreux livres sur la pratique, l’éthique et l’esprit de l’aïkido. Dernier ouvrage paru en 2021 : L’harmonie efficace Sstratégie et tactique de l’esprit aux éditions Centon. www.aikido.fr Le mot élévation est puissant. Il requiert une clarification. Qu’élève-t-on ? S’agit-il d’un changement intérieur dont la caractéristique principale serait de se tourner vers le ciel, de s’orienter vers une instance sacrée ? En ce cas, il s’agirait d’élever sa conscience, ce qui impliquerait une séparation entre celle-ci et d’autres parties de soi. J’écarte cette hypothèse car elle va à l’encontre de ce qui constitue une nécessité absolue pour moi : l’unité. En effet, tout l’être est un et aucune partie de celui-ci ne peut être considérée comme plus haute qu’une autre. Il n’y a pas de division entre l’être spirituel et l’être tout court, pas plus qu’entre une part du sujet considérée comme bonne et une qui ne le serait pas.  Notre âme est une et indivisible. Nous sommes un et responsables, à défaut de quoi nous voyons l’identité se fissurer et la division devenir une manière de transgresser ce à quoi l’humain devrait se dédier sans cesse. La bonne part de moi, celle qui est éveillée devient le parapluie de celle qui reste en dessous dont elle condamne les errements potentiels. Ainsi devenu juge de moi-même, je reste dans ma perfection et me dédouane de mes fautes éventuelles. Engagé dans un tel processus intérieur, un autre danger se profile immédiatement. S’élever pourrait introduire une autre idée que celle d’un éveil de la conscience aux forces universelles : être au-dessus du commun des mortels. Il existe en effet un risque avéré pour un adepte d’une pratique spirituelle ayant accepté cette division entre la part saine de soi et sa part pécheresse : celui de projeter cette division vers autrui et de se placer au-dessus de qui ne partage pas sa manière de concevoir le sacré et les moyens de s’en approcher. L’histoire des religions démontre largement qu’investis du droit de parler au nom du divin, nombreux sont ceux qui se sont placés en surplomb d’autres humains et n’ont pas hésité à les contraindre, les opprimer, et même les tuer. Oui, n’oublions jamais qu’il ne fut pas rare, et c’est malheureusement encore le cas parfois, que des humains prétendent détenir une vérité sur le monde divin qui les autorise à régir ou prendre la vie des autres. Pourtant, la pratique spirituelle devrait être avant tout fondée sur le respect absolu de la vie et d’autrui. Toute pratique dont la doctrine permet d’emprunter sa puissance à l’une des figures du divin me semble dangereuse car elle va forcément à l’encontre d’une valeur inséparable de la spiritualité : le monde, tout ce qui le fait, et en particulier tous ceux qui l’habitent, tout est parfait. Pour couper court à ce risque de vouloir dominer inhérent à la conscience humaine et à son fonctionnement, l’élévation doit être avant tout l’élévation de tout ce qui n’est pas moi. Mon maître m’a bien souvent répété : « Vos élèves sont parfaits. Si vous ne voyez pas leur perfection, c’est vous qui devez changer ». Le monde dans lequel nous vivons est merveilleux. Bien sûr, il y a des souffrances mais celles-ci ont toujours cet effet de ramener la conscience là où elle fait défaut. Bien sûr, il y a des peurs mais elles sont là pour nous rappeler notre finitude et, ainsi, notre devoir spirituel. Bien sûr, il y a des sentiments de solitude, d’abandon, mais ils sont là pour nous faire prendre conscience de l’importance essentielle de l’autre et engendrer de l’empathie. Bien sûr, il y a des guerres mais elles nous indiquent clairement quand ensemble, nous faisons fausse route. Toute violence est un échec de la conscience, celle-là même qui nous fait défaut pour voir la perfection de l’autre. Quand il y a souffrance et cela, quelle qu’en soit la forme, il ne faut surtout pas chercher un coupable, ni soi-même ni autre que soi, il faut essayer de comprendre quel partage n’a pas eu lieu. L’autre est le sanctuaire dans lequel peut s’opérer mon changement. Nos consciences fonctionnent comme les concepts que les mots qu’elles utilisent véhiculent. Elles excluent une partie de tout ce qu’elles expriment. Notre « je » est représenté par notre conscience, et il se construit sur l’exclusion d’une partie de lui-même. Nous vivons donc divisés, conscients et inconscients, connaissant et ignorant de notre absolue subjectivité, jusqu’à ce que nous soyons capables de nous affranchir de l’obligation d’accéder à nous-mêmes par la pensée.    Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article  REFLETS n°46 pages 31 à 34

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André Cognard 26 février 2023 Aucun commentaire
Jouer ensemble une partition mélodieuse
Equipe de rédaction Reflets

Jouer ensemble une partition mélodieuse

  À l’époque où j’ai rencontré zazen, la méditation en silence et sans support, toutes les questions de bien- être, apaisement de l’esprit, etc,n’étaient vraiment pas à l’ordre du jour.Je me souviens que mes proches étaient assez inquiets pour moi…En quelques années, de grands changements de perceptions se sont opérés. Je m’appelle Jôkei-Ni Lambert. Je suis nonne bouddhiste d’une école zen japonaise. J’ai été ordonnée par Joshin Bachoux Sensei auprès dequi j’ai étudié et pratiqué pendant une quinzaine d’années. Durant ce temps, elle m’a aussi envoyée dans d’autres temples en France et à l’étranger, entre autres auprès de son maître Moriyama Roshi, supérieur de Zuigakuin, un petit temple de montagne au Japon. Enfin, j’ai vécu quelques années à Nagoya auprès de Aoyama Shundo Roshi qui est devenue ma seconde enseignante. J’ai reçu la transmission deAoyama Roshi et Joshin Sensei.Par la suite, celle-ci m’a confié le temple de la Demeure sans Limites C’est cette rencontre avec la méditation, car c’est vraiment ainsi que je l’ai vécue, qui m’a poussée à participer à une retraite à la Demeure sans Limites en Ardèche, dans ce temple fondé et dirigé par Joshin Sensei, qui avait vécu plusieurs années à Zuigakuin. C’est ainsi qu’elle est devenue mon guide spirituel. Zuigakuin est assez retiré, car Moriyama Roshi voulait s’éloigner de ce qui peut faire naître la distraction pour revenir à une pratique simple, sans artifice. La Demeure sans Limites en est une continuité. C’est un lieu propice au silence, à l’introspection et à la présence à son environnement. On peut s’y arrêter, s’y poser, y prendre son temps, afin que la méditation influe sur chaque instant de sa vie, et rapporter dans son quotidien, souvent mouvementé matériellement et affectivement, un peu de cet espace retrouvé.Nos journées sont scandées par un horaire comprenant des temps de zazen, de travail collectif, d’étude, de marches dans les alentours, et aussi d’échanges entre les personnes.Tous ceux qui viennent passer un temps avec nous partagent ce rythme de vie. Porter attention aux choses simples de nos vies comme manger, dormir, marcher, parce que c’est dans nos routines quotidiennes que nous pouvons apporter apaisement et réconfort, grâce aux enseignements de base du Bouddha.Le Bouddha avait bien vu que notre mal-être vient de cette peur de manquer et de perdre. Nous avons soif de bien matériel, de reconnaissance, etc. Il y a une part de nous qui est toujours en demande, c’est l’ambiguïté de notre condition humaine.Nous dépensons beaucoup d’énergie à courir, toujours en quête d’une sécurité et d’un plaisir durables, une maîtrise totale de nos vies.Alors que nous sommes au cœur d’un système dynamique où tout est en constant mouvement. Il est intéressant de voir comment nous aspirons à plus de calme et de bien-être alors que nous courons en permanence. Cette contradiction nous empêche d’être heureux. Pouvons-nous inverser cette tendance en trouvant calme et détente au sein même de ce mouvement ? Et comment y parvenir ? Dans notre temple, par exemple, nous sommes attentifs aux sons, allons-nous faire claquer une porte ou bien l’accompagner, allons-nous marcher d’un pas lourd ou léger sur le parquet, allons- nous parler fort ou avec douceur ? Qu’allons-nous offrir ?Tout est fonction de ma façon d’aborder le monde et moi-même.Ce n’est pas toujours chose facile d’apporter du soin dans ses actes, ses paroles et ses pensées, mais chacun fait de son mieux et c’est ce quiimporte. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 46 pages 36 à 37

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Equipe de rédaction Reflets 16 février 2023 Aucun commentaire
Un autre regard sur l’eau
Christian ROESCH

Un autre regard sur l’eau

Parmi les grands problèmes actuels du monde, celui de l’eau prend une importance de premier plan. Si la terre se compose à 70 % d’eau, l’eau douce ne représente que 3 %. Celle-ci devient un enjeu majeur entre les nations. En France, dans les Deux-Sèvres, une polémique violente a éclaté autour de la construction d’une méga-bassine. Dans les pays modernes son usage est considérable pour l’agriculture intensive, l’industrie et le confort urbain. Alors que nous en avons de plus en plus besoin, son cycle est perturbé par le réchauffement climatique. La consommation de l’eau dans le monde Élément majeur du monde minéral et biologique, l’eau est aussi le vecteur privilégié de la vie et de l’activité humaine. À l’heure actuelle, l’utilisation globale de l’eau, en additionnant les usages domestiques, industriels et agricoles, représente le chiffre impressionnant de 700 m3 par an et par habitant en moyenne. Et encore, les disparités sont énormes selon les régions du monde : de moins de 100 m3 pour les pays en voie de développement à plus de 2 000 m3 pour les États-Unis. Il est donc certain que les besoins en eau de l’humanité ne cesseront de croître. La croissance de cette consommation d’eau a été très forte ces dernières décennies. Environ 10 % de cette consommation sert à l’usage domestique. Le cycle de l’eau Rappelons les phases du cycle de l’eau : Évaporation : l’eau liquide des océans et d’autres masses d’eau s’évapore, passant de l’état liquide à l’état gazeux sous l’action de la lumière du soleil. Condensation : grâce à l’action du vent, qui facilite le déplacement de l’eau dans l’atmosphère et dans différentes directions. Lorsque la vapeur d’eau atteint des altitudes plus élevées, les températures plus basses lui permettent de se condenser, retrouvant ainsi un état liquide et formant des gouttelettes d’eau accumulées dans les nuages. Précipitation : les gouttelettes contenues dans les nuages deviennent grosses et lourdes, rompant ainsi leur état d’équilibre et produisant des précipitations ou des pluies. Infiltration : l’eau atteint la surface de la terre. Une partie de l’eau est utilisée pour alimenter les océans et d’autres masses d’eau, tandis que l’autre partie est utilisée directement par les organismes vivants. Une troisième fraction de l’eau des précipitations s’infiltre dans le sol et s’accumule, formant des couches d’eau souterraines. De toute façon, tôt ou tard, elle s’évaporera à nouveau et le cycle recommencera… Pluie bienfaisante, rythmée par les saisons, la zone géographique, modulée par ses fantaisies : orages, avance ou retard, intensité. Depuis quelques décennies, ce n’est plus fantaisie, c’est catastrophe. Ouragans à répétition sous les tropiques, tornades dans nos régions tempérées, orages dévastateurs, grêlons comme des balles de tennis, inondations… et la contrepartie autant dévastatrice : sécheresses régionales, locales, inhabituelles avec leurs conséquences sur la végétation, particulièrement les incendies et la désertification, les rivières asséchées, les fleuves en étiage. Cette année, les Landes ont subi le feu et même les monts d’Arrhée en Bretagne. Sur la planète, souvenons-nous des incendies en Sibérie, en Californie, en Australie… L’eau, au dehors et au dedans Il existe une étrange similitude avec l’eau dans le corps humain. Ce cycle existe aussi. L’eau dans le corps Dans le corps : l’eau est le principal constituant du corps humain. La quantité moyenne d’eau contenue dans un organisme adulte est de 65 %, ce qui correspond à environ 45 litres d’eau pour une personne de 70 kilogrammes. 28 litres à l’intérieur des cellules, environ 10,5 litres dans l’espace situé autour des cellules, et un peu moins de 3,5 litres (soit environ 8 % de la quantité totale d’eau) dans le sang. Au moment de la digestion, outre l’eau apportée par les boissons et les aliments ingérés, l’organisme fournit lui-même plusieurs litres d’eau à l’estomac et à l’intestin grêle pour faciliter la circulation et la digestion des aliments. En fin de digestion, une faible proportion de toute cette eau descend dans l’intestin qui l’élimine avec les résidus de la digestion sous la forme de fèces. Mais la plus grande part traverse les parois de l’intestin grêle et du colon pour aller rejoindre le sang et la lymphe, qui la transportent dans tout l’organisme, notamment vers les reins, la peau et les poumons, les principaux organes par lesquels elle sera ensuite éliminée de diverses manières : – les reins filtrent le sang : ils retiennent les déchets métaboliques qu’il contient en vue de leur élimination par l’urine, – les glandes dites sudoripares situées dans la peau « puisent » l’eau des capillaires sanguins qui les entourent, sous la forme d’une urine très diluée qui est ensuite éliminée par les pores cutanés sous la forme de sueur ; lorsqu’il fait chaud, la sueur, qui produit du froid en s’évaporant, permet de réguler la température corporelle, – à chaque expiration, les poumons rejettent de l’air qui contient de la vapeur d’eau. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Outre ce cycle, les émotions ordinaires mobilisent l’eau comme les « fantaisies » de la pluie (« émotion » provient du latin ex-movo : ce qui met en mouvement vers l’extérieur). La colère la fait monter à la tête, la tristesse l’amène aux yeux, la peur assèche la bouche, etc. Les grosses émotions, plus ou moins chroniques (stress, mal-être, énervements fréquents, tension…, provoquent des déplacements aqueux intempestifs et plus graves : reins filtrant plus ou moins, retenue d’eau cellulaire, dans des tumeurs, inflammations veineuses, etc. En contrepartie, l’eau peut manquer ailleurs : sécheresse du cœur, bouffées de chaleur, fièvre et montée en température… N’y aurait-il pas une certaine similitude entre le cycle de l’eau sur terre et dans le corps humain ? Et si nos dérèglements émotionnels ressemblaient à ceux de la planète ? Un petit exemple : lorsque quelqu’un se met en colère, tape violemment du poing sur la table, avec une salve de mots

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Christian ROESCH 3 février 2023 Aucun commentaire
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