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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

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SECRETS DE FAMILLE
Equipe de rédaction Reflets

SECRETS DE FAMILLE

    Pour tenter de mieux se connaitre Pour tenter de mieux se connaitre et donner un sens aux secrets de notre histoire dans un but d’apaisement et de réconciliation, plusieurs méthodes ont vu le jour. La constellation familiale systémique et la psychanalyse corporelle méritent largement une attention particulière.    La constellation familiale systémique, très connue dans le monde du développement personnel depuis les années 2000, est une méthode de thérapie familiale transgénérationnelle fondée dans les années 90 par l’ancien prêtre allemand Bert Hellinger devenu psychothérapeute. jeux de rôles et de psychodrames Elle est basée sur la mise en place de jeux de rôles et de psychodrames qui révèlent l’inconscient familial. Elle se propose de faire émerger les conflits familiaux, de les traiter par le geste et la parole. Les non-dits, les tractations entre les individus d’une même famille apparaissent au grand jour dans le jeu inspiré des personnes, choisis dans un cercle de participants, pour représenter les personnages de la famille. Le jeu des participants est validé ou non par le constellateur formé à ressentir si les mouvements sont issus ou non de « l’âme » comme le définit le fondateur Hellinger. À la fin d’une constellation, À la fin d’une constellation, la personne concernée et qui avait observé le « jeu » des représentants de sa famille va reprendre la place de celui ou celle qui joue son rôle. Le « constellateur », qui  a un rôle d’accompagnant, va l’aider à trouver les mots d’amour  pour tenter d’apaiser la dynamique familiale. Des phrases adressées par le participant aux personnes concernées, représentantes de sa famille dans la constellation, qui ont été blessées, oubliées, ou même qui ont trahi, fait du « mal », mis en péril l’équilibre familial : « Je te reconnais comme mon fils » pour un enfant non reconnu. « J’accepte ton destin, je m’incline devant toi » à une personne décédée. « Tu sais, je te vois, tu n’as pas pu faire autrement » … La parole est associée le plus souvent à un geste symbolisant la réconciliation, comme prendre dans les bras, donner une caresse. L’émotion qui remonte aussitôt chez les personnes est très touchante et les témoignages d’apaisement d’après constellation sont nombreux. La révélation du secret est libératrice car elle permet de décharger les émotions négatives accumulées et surtout de connaitre avec qui la personne est intriquée. La personne peut alors se libérer du fantôme de son ancêtre. Un accompagnement et un suivi s’avèrent souvent indispensables, surtout dans les cas de « lourds secrets » ou dans les cas de résistance du participant. Il s’agit de pardonner. Christiane PERREAU, spécialiste de la méthode, explique dans son blog « constellations je nous » qu’il faudrait trois générations pour verrouiller le secret avec des risques de symptômes croissants si le secret reste enfoui. « Nous avons accès à de nouvelles informations et le système va manifester des ressentis, des symptômes jusque-là inconnus ; les représentants vont dire qu’ils ont peur ou qu’ils n’aiment pas ce qui se passe ou au contraire, d’autres vont éprouver du soulagement depuis que le secret est entré ; il n’est pas rare d’entendre un représentant   dire “ maintenant je n’ai plus à m’en occuper, cela ne me regarde plus, je vais pouvoir être plus tranquille, je suis soulagé“ . Nous n’allons pas rentrer dans les détails du secret, l’objectif étant de voir, de comprendre que quelque chose de grave s’est passé, un infanticide, un inceste, un viol ou une maladie mentale. L’important est de permettre  l’amorce d’un processus de désidentification des personnes concernées.»  Rupert Sheldrake, célèbre chercheur en biochimie et parapsychologie, étudie les « champs biomorphiques », rejoignant les découvertes de Bert Hellinger. En 1978, deux psychanalystes freudiens français d’origine hongroise, Nicolas ABRAHAM et Maria TOROK introduisent les concepts de « cryptes » et de « fantôme » dans leur livre L’Écorce et le Noyau. Des hypothèses sont faites en constatant que certains de leurs patients réalisaient des actes qu’ils ne comprenaient pas, comme téléguidés par un autre, et confirmés par leur entourage.  Anne Ancelin SCHÜTZENBERGERG, psychothérapeute, psychodramatique de renommée internationale, appuie un peu plus les découvertes des deux psychanalystes en les citant dans son livre Aïe mes aïeux (1993). Elle explique qu’après un évènement familial dont on a honte et qui resterait caché, c’est comme si le fantôme de la personne oubliée sortait de sa tombe mal fermée et agissait sur les générations suivantes. Un certain nombre de ses écrits expliquent que ce que les parents ou ancêtres n’ont pas mis en mots, les enfants les mettent en maux jusqu’à la conscientisation des faits. Car les enfants sentent bien quand il existe une dysharmonie dans leur système familial même s’ils ne peuvent la nommer. Didier DUMAS, psychanalyste, dit :« “Ne pas révéler un secret de famille à nos enfants, c’est les condamner à répéter les fautes de leurs ancêtres. L’inconscient est transgénérationnel. L’enfant se construit par identification, c’est-à-dire en dupliquant littéralement l’inconscient de ses parents, avec son lot de représentation mais aussi de trous formés autour d’une absence de parole, de questions laissées sans réponse ou de secrets traumatiques. Le non-savoir nous condamne à nous heurter aux mêmes difficultés que nos parents ou grands-parents, et à ne pas pouvoir les dépasser. » » Selon Serge Tisseron, psychanalyste, les événements à l’origine des « non-dits » varie selon les pays et époques, avec l’évolution des mœurs et de la loi et même selon les personnes. Ces évènements ont cependant le plus souvent trait à la mort et à la filiation (avortements clandestins, infanticides, adultères, fortune frauduleuse ou dilapidée, prison, internement psychiatrique, secrets autour de la naissance de l’enfant comme né avant mariage, enfants adoptés dits « naturels » pour masquer une stérilité…) Il précise que « l’existence d’un « non-dit » chez un parent provoque chez l’enfant un fonctionnement psychique clivé, et à la limite une véritable psychose localisée. Avec un impact transgénérationnel possible. » L’apport de la psychanalyse corporelle La psychanalyse corporelle est née de l’intuition géniale de Bernard Montaud, kinésithérapeute et ostéopathe. 40 années de recherche, d’expérimentations et de codifications précises ont permis de découvrir que tout être humain vivait obligatoirement 4 traumatismes constructeurs de la personnalité, de sa naissance à la

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Equipe de rédaction Reflets 25 août 2023 Aucun commentaire
aimer et servir d'avantage
Daniella Litoiu

Aimer et servir davantage

Les Exercices spirituels de saint Ignace, un joyau chrétien méconnu ENTRETIEN AVEC LE PÈRE PAUL LEGAVRE Paul Legavre est jésuite. À Vanves, il a désormais essentiellement un ministère d’accompagnement spirituel, et il donne les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola.   Le mot jésuite fait partie du vocabulaire commun et pourtant peu de personnes savent aujourd’hui ce que cela veut dire. Notre fondateur, Ignace de Loyola, vivait à la Renaissance. Il a fondé un nouvel ordre religieux qui s’appelle la Compagnie de Jésus. Notre nom effectif est donc compagnons de Jésus. Le terme jésuite est apparu probablement du vivant de saint Ignace avec une connotation péjorative pour parler de notre manière d’être. Depuis quelques décennies, nous-mêmes nous parlons de nous comme des jésuites. C’est un nom qui se réfère à Jésus et cela nous va ! Les jésuites sont des hommes qui ont fait une expérience de Dieu qui les a marqués, notamment au travers d’exercices spirituels, et qui rejoignent un groupe d’hommes au service de la mission du Christ dans le monde. Au cœur de la pratique jésuite se trouve un trésor de la spiritualité chrétienne, les Exercices spirituels de saint Ignace. De quoi s’agit-il ? Ignace est un Basque espagnol qui vit à la fin du XVe et début du XVIe siècle. Après une vie de jeunesse à la cour royale, il est blessé grièvement à une jambe par un boulet de canon lors d’un siège. Au cours de sa convalescence, un lent travail intérieur s’accomplit. Sa vie extérieure est brisée, il se trouve dans une impasse. C’est encore un jeune homme plein de vitalité et de fougue. Il était très amoureux, dans son imaginaire, d’une dame de sang royal de la cour, pour laquelle il aurait aimé faire des exploits. Après être passé près de la mort, et sur son lit de souffrance, il demande à lire des livres de chevalerie, rares à l’époque. À défaut, il lui est donné pour lecture La légende dorée de Jacques de Voragine et Les Évangiles. Progressivement une mutation se produit en lui, et il se trouve devant une alternative : faire des exploits pour la Dame ou faire des exploits pour Dieu comme les saints de La légende dorée. Il constate que les pensées inspirées par la chevalerie le laissent sec et mécontent, alors que les pensées inspirées par les textes sacrés le laissent allègre et content. Il se rend compte que désirer faire des exploits pour Dieu est moins imaginaire que des exploits pour cette dame inaccessible. Il a comme projet, après son rétablissement, d’aller nu-pieds à Jérusalem en quémandant de quoi vivre. C’est ce qu’il va faire. Il va commencer une vie de pénitence et de remise en question du passé qui le hante. Il va lui falloir passer de l’extérieur vers l’intérieur, de l’exploit extérieur pour Dieu vers une expérience intérieure. Il commence à s’étonner des sentiments qui l’habitent et de la diversité des esprits qui sont en lui. La conversion qu’il vit lui fait comprendre que ce n’est pas lui-même qui se sauve par ses exploits, mais que le salut est intérieur et accordé par Dieu. Il découvre la boussole de la Joie. En s’interrogeant sur le sens de son existence, il perçoit qu’il doit aider les hommes et les femmes dans leur combat intérieur – c’est là l’A.D.N. des jésuites : « Aider les âmes ». Après un pèlerinage à Jérusalem, où il ne peut pas rester, il décide d’étudier, pour pouvoir mieux aider autrui et se protéger de l’Inquisition. Ce qu’il propose, c’est un véritable chemin spirituel et pas simplement devenir un « bon chrétien ». Il commence à réfléchir et à écrire des exercices spirituels,  un chemin qui fait entrer dans une dynamique de conversion, à l’aide de la Bible : des balises concrètes pour un chemin de purification par rapport à tous les désordres de notre existence. Il s’agit d’ordonner notre vie à Dieu, de contempler le Christ dans sa manière d’être au travers des Évangiles pour que ce soient les valeurs du Royaume qui l’emportent. À travers des alternances de joie et de tristesse, comprendre comment je vais pouvoir aimer et servir Dieu davantage. Davantage est un mot important dans la spiritualité ignatienne : aimer davantage, servir davantage de façon concrète. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 48 pages 69 à 71 Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant.

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Daniella Litoiu 16 août 2023 Aucun commentaire
ÊTRES-MÈRES ET TRANSMISSION DE L’ÉVEIL
Sofia Stril-Rever

ÊTRES-MÈRES ET TRANSMISSION DE L’ÉVEIL

  Sofia Stril-Rever autrice, enseignante et activiste spirituelle, est la biographe de Sa Sainteté le dalaï-lama. Elle a créé le protocole de la Quête d’Éveil Be the Love, à l’ONU-Genève, et la célébration de la Journée internationale de la conscience.  www.bethelove.global  Transmission, transgénérationnel, comment reconnaître les chemins que prend l’héritage psychique qui nous traverse, quand notre famille ne se limite pas au couple parental et aux lignées père et mère ? … quand la chaîne des connexions s’agrandit au point de franchir la barrière des espèces pour devenir trans- ou inter-espèces, associant dans le canal de transmission les humains et les autres qu’humains ? Comment se vit une telle ouverture à l’altérité qui inclut une communication avec non seulement les générations précédentes, mais aussi les suivantes, de sorte que les enfants d’aujourd’hui sont perçus comme nos parents de demain ? Quand dans l’abeille qui bourdonne, l’oiseau qui vole ou le chien que l’on croise, on accueille la mère ancienne d’une vie passée… ou la mère future d’une vie à venir ? Il peut en résulter une subversion des codes et de l’autorité. Je citerai un exemple personnel, celui de ma fille. Elle avait trouvé dans la croyance en la réincarnation un excellent argument pour contester certaines limites que je posais. Se projetant dans une vie future où elle serait ma mère, elle affirmait qu’elle m’interdirait ce que je venais de lui refuser. Plus généralement, ouvrir la problématique du transgénérationnel dans la perspective des réincarnations trans-espèces, pose la question des modalités et de l’objet même de la transmission dans les traditions de l’Éveil. Mères, pères, enfants de vies passées innombrables On rapporte que le grand maître indien Atisha, jusqu’à la fin de sa vie en 1054, caressait affectueusement les animaux qu’il rencontrait. Il les interpellait tendrement :  « Ma vieille mère d’une vie ancienne, mais qu’as-tu fait pour renaître dans cet état ? » Et il leur murmurait des prières à l’oreille, pour qu’ils bénéficient à l’avenir d’une incarnation humaine leur permettant de devenir des bouddhas. Dans la perspective des transmigrations de vie en vie, le comportement d’Atisha créait les causes d’une transmission authentique dont le fruit serait certes différé en d’autres lieux et d’autres temps, sous d’autres formes de vie. Mais ici l’aspect linéaire ou séquentiel importe moins que l’enjeu même de ce qui est transmis. Car il s’agit de déposer des graines d’amour et de sagesse dans le courant de conscience d’êtres sensibles qui, dans un corps d’animal, ont en partage la nature de Bouddha, de sorte que, le moment venu, ils trouveront le chemin vers l’Éveil. La pensée bouddhiste  La pensée bouddhiste admet qu’un être humain peut renaître en tant qu’animal et inversement. Les histoires de réincarnation abondent en Asie où un proche décédé renaît comme le chien de la maisonnée ou comme le poisson que la mère de famille s’apprête à faire cuire. Dans les chapelles du Potala au Tibet, on tolérait les souris qui venaient grignoter les offrandes des fidèles, parce qu’on considérait qu’elles étaient d’anciens moines ayant fauté, revenant sous forme de rongeurs. Dans le soutra du Mahayana appelé Le Filet de Brahma, le Bouddha enseigne que renaître d’une existence à l’autre est la loi permanente et immuable. Il en résulte que les êtres sensibles du règne animal ont été nos mères, nos pères, nos enfants ou nos proches parents des vies passées, dans un nombre de vies infinies. Le Bouddha a lui-même, dans ses existences antérieures, pris un corps d’éléphant ou de cerf, ou bien il a offert sa vie pour sauver des animaux, une colombe menacée par un faucon par exemple ou les petits d’une tigresse affamée s’apprêtant à les dévorer. Dans les récits de ses renaissances qu’on appelle les Jataka, humains et animaux se comportent en membres d’une seule et grande famille. Car tous, mammifères, insectes et invertébrés, possèdent la nature de Bouddha et dans le soutra du Lotus, la fille du roi Dragon qui atteint l’Eveil, donne la preuve qu’on peut obtenir la bouddhéité en tant que femme et en tant qu’animal. C’est sur la base de cette réalisation que s’est éveillé le Bouddha Shakyamuni, et telle est la transmission singulière d’amour transgénérationnel des êtres-mères, propre à l’enseignement bouddhiste. Comme il s’agit d’une vérité expérientielle et non spéculative, je vous propose de l’approfondir dans une lecture contemplative décrivant la première veille de la nuit de l’Illumination du Bouddha. Voici donc la première partie d’une des médit-actions Be the Love dont j’ai créé le protocole pour ouvrir nos cœurs et nos consciences à la réalité vécue de l’Éveil.  Renaître enfant de la vie universelle,  Comme Siddhartha, qui devint le Bouddha Shakyamuni en s’éveillant, imaginez que vous vous asseyez sous l’arbre de la Bodhi. Il est six heures du soir, c’est le début de la première veille de la nuit de l’Illumination. Après la brûlure du jour, les ombres s’allongent et vous goûtez une fraîcheur reposante. La pleine lune du troisième mois se lève à l’horizon. Comme le bouddha futur, les yeux mi-clos, tournez votre regard vers l’intérieur… C’était en Inde centrale, à Bodhgaya, il y a 2 500 ans… C’est ici et maintenant, dans votre cœur. Tout comme Siddhartha, vous prenez l’engagement de ne pas relâcher vos efforts jusqu’à ce que vous atteigniez l’Éveil parfait, jusqu’à ce que vous perceviez la vraie nature de votre esprit et du monde, pour le bien de tous les êtres…    Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant   Pour lire l’article en entier  REFLETS n°48 pages 35 à 37  

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Sofia Stril-Rever 9 août 2023 Aucun commentaire
Mémoire de l'eau et mémoire cellulaire
Arnaud Colombier

Mémoire de l’eau et mémoire cellulaire

    ARNAUD COLOMBIER Physicien de formation, chercheur indépendant, chef d’entreprise en ingénierie et auteur, Arnaud Colombier étudie depuis plus de 30 ans la physique de l’information et la mécanique quantique. À partir d’expériences vécues et de ses recherches, il établit des connexions entre la science, les ondes de formes et la mémoire de l’eau. En descendant dans l’intimité de la molécule d’eau dont notre corps est composé, l’eau cellulaire, l’eau mémoire universelle, l’eau conscience, il découvre un univers et des potentiels guérisseurs extraordinaires. Il met son expérience au service de praticiens et médecins afin d’éclairer leur pratique et leur permettre de prendre conscience des mécanismes subtils mis en jeu. Comment l’eau peut-elle se modifier par des informations transmises par un être vivant ? Il est nécessaire de répondre à cette question pour comprendre la mémoire cellulaire. L’eau est un liquide étrange dont les propriétés et utilisations courantes sont bien connues. Les propriétés intimes ont été découvertes il y a peu d’années, et je crois que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Pour cela nous allons partir des études de trois grands chercheurs dont un nobélisable, mais qui a reçu 2 fois le prix Ig-nobel (un prix parodique du prix Nobel décerné chaque année à dix recherches scientifiques qui paraissent loufoques ou anodines). J’ai nommé le professeur Jacques Benveniste pour avoir affirmé que l’eau était une mémoire. Deux autres scientifiques : le professeur Marc Henri ainsi que le chercheur Gérald H. Pollack dont les travaux exemplaires ont fait avancer les recherches sur l’intimité de l’eau. Le lieu de la mémoire de l’eau réside dans l’interface entre une paroi et l’eau dans un récipient. Là où les molécules d’eau touchent la matière, elles s’organisent différemment. À cet endroit se trouve une zone appelée ZE (zone d’exclusion), découverte et nommée ainsi par Gérald H. Pollack. On appelle l’eau à cet endroit : l’eau interfaciale ou eau morphogénétique suivant la dénomination de Marc Henri. Dans cette ZE, les arrangements moléculaires et les comportements de l’eau sont différents de l’eau libre. C’est le quatrième état de l’eau. Dans un verre, par exemple, la plus grande partie de l’eau qui n’est pas interfaciale est appelée l’eau libre : les molécules ne sont pas liées entre elles et vont et viennent en fonction des déplacements naturels dans ce milieu. On peut faire une analogie avec les oiseaux qui volent librement dans l’air allant d’un arbre à l’autre ou vers leur nid.  L’eau interfaciale est plus proche des nuages d’oiseaux qui sont groupés et forment un bloc compact mouvant et de formes variées en fonction du mouvement de groupe. Tous les oiseaux sont reliés à une conscience collective qui gère leur intelligence et assure la cohésion dans le mouvement. Pour l’eau morphogénétique, toutes les molécules d’eau sont reliées ensemble et sont synchrones dans leur micro mouvement. L’eau morphogénétique est constituée de quatre couches de molécules, un peu comme des feuillets posés les uns sur les autres. Ces quatre couches ont une épaisseur de 1,2 nanomètre. À la frontière de chaque interface, comme le verre, mais aussi autour de chaque protéine, minéral, colloïdes, bulles de gaz dissous ou biofilm, on trouve cette enveloppe de molécules. Dans la cellule, les organites cellulaires sont tellement serrés qu’un maximum de molécules d’eau est morphogénétique. L’eau forme un gel et n’est pas présente sous forme d’eau liquide. À l’extérieur de la cellule, l’eau morphogénique est présente tout autour des cellules et des organites flottant librement dans l’eau liquide dite «interstitielle» qui circule librement.  On peut dire, sous forme d’une métaphore, que chaque élément est habillé d’un « costume » tissé de molécules d’eau qui sont en interaction avec le milieu biologique.  Ce costume est aussi sensible aux informations échangées par les cellules grâce aux molécules de signalisation entre cellules, mais probablement aussi aux biophotons émis par les cellules dont on ne sait pas s’ils correspondent à un langage intercellulaire ou juste une évacuation d’énergie provenant des réactions quantiques cellulaires. D’autres modes de communication ou d’influences plus énigmatiques peuvent aussi influencer ce costume : les ondes électromagnétiques émises par chaque cellule qui permet à celles-ci de se reconnaître et de se synchroniser entre elles, mais aussi les informations télépathiques venant de l’extérieur transmises par les ondes de forme. Il y aussi les ondes électromagnétiques de l’électrosmog dans lequel nous baignons qui viennent perturber le fonctionnement de ces cellules et  peuvent les rendre « malades ».  Ceci entraîne leur destruction ou leur dysfonctionnement.    Bibliographie  Ma vérité sur la mémoire de l’eau,  Jacques Benveniste, Albin Michel, 2005 L’Eau et la physique quantique, Marc Henri Dangles, 2016 L’Eau morphogénique, Marc Henri Dangles, 2020 Le Quatrième état de l’eau, Gérald H. Pollack, 2019 L’Information, moteur de l’univers, Arnaud Colombier, Axitech Inov, 2023   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. 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Arnaud Colombier 24 juillet 2023 Aucun commentaire
Catherine Berte

Peut-on se libérer du transgénérationnel ?

De nombreuses techniques abordent les transmissions familiales cachées ou inconscientes. Depuis la recherche généalogique, le verbal, la mise en scène thérapeutique (psychodrame et constellations familiales) en passant par l’intuitif et la métagénéalogie, l’étymologie des prénoms, la recherche de dates anniversaires ou le chamanisme, l’offre est multiple ; les objectifs des praticiens sont parfois flous et l’utilisateur peut être un peu perdu. Qu’est-ce qui nous pousse donc à chercher nos racines familiales ? Entamer une recherche sur cette transmission démarre toujours d’un mal-être parfois vague, parfois très précis. Certains veulent se débarrasser des répétitions d’épisodes traumatisants, certains se sentent prisonniers de schémas familiaux, voire même redoutent des maladies, des malédictions. Certains espèrent un miracle et essaient de connecter la légende familiale pour s’en débarrasser. Qu’en est-il ? Est-il possible que nous subissions des « contrats » qui nous piègent dans des loyautés familiales ? Peut-on, finalement, se libérer du transgénérationnel ? Je ne me baserai ici que sur mon expérience personnelle et sur mes 20 ans d’accompagnement de la personne et de la famille par la psychanalyse corporelle. Pour moi le rendez-vous a eu lieu alors que j’étais toute jeune maman. Une douleur récurrente me travaillait : comment se fait-il que je sois à ce point bloquée dans mes tendresses, dans mes câlins avec mes enfants ? Je savais que j’avais grandi dans une famille intellectuelle et peu affective, et je voulais donc sortir de ces caractéristiques pour m’épanouir en maternité. J’avais beau me former au massage pour les bébés, cela ne libérait pas le geste, cela ne libérait pas la main… Le toucher était parfait, dans une méthode bienveillante et douce, mais je restais technique, j’avais toujours peur de porter préjudice à ces petits géants de tendresse et de confiance… Étrange réflexion à vrai dire ! Mon parcours m’a amenée à la psychanalyse corporelle, et aujourd’hui, formée à cette technique, c’est un recul sur une expérience d’accompagnement de vingt ans – soit plus de 10 000 séances – qui me permet de pousser le questionnement et les observations plus loin. Pour moi comme pour toute personne en démarche psychanalytique, la recherche a surtout été une conquête de sens plutôt qu’une recherche d’héritage transgénérationnel. Mon vrai moteur était de trouver une solution à mon mal-être de maman, de jeune épouse : j’avais besoin d’une mise en travail de ma problématique affective et même charnelle, car « savoir ma difficulté » ne faisait pas solution. Le principe de la psychanalyse corporelle est de donner la parole au corps pour revivre les instants clés du passé qui ont forgé notre personnalité. Ces sommets de douleur (le plus souvent d’ordre psychique, voire anodins pour un témoin observant l’instant de l’extérieur), nous les appelons traumatismes tant ils impactent une liberté d’être de l’enfant qui va alors renoncer à une part gigantesque de lui-même pour garder un lien avec l’adulte qui interagit dans cet instant décisif. Ce véritable traumatisme le fait rentrer en personnalité. Il construit définitivement un scénario comportemental, un fonctionnement pour rester adéquat dans sa famille ou son microcosme social. Les données de l’Institut français de psychanalyse corporelle fondée par Bernard Montaud s’appuient sur plus de 1 500 dossiers archivés et étudiés, soit plus de 150 000 séances corporelles consignées. L’analyse de ces dossiers met en évidence 4 instants constructeurs de la personnalité : celui de la naissance, un dans la petite enfance, un dans l’enfance et un à l’adolescence. Le corps a en lui toute la mémoire précise de ces moments décisifs, et lorsqu’on le laisse aller dans l’expression de cette mémoire corporelle, il peut revivre ces instants pour en livrer toutes les facettes.   Pour lire l’article en entier Reflets n °48 pages 16 à 19 Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant.

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Catherine Berte 21 juillet 2023 Aucun commentaire
QU’EST CE QUE LA MÉMOIRE CELLULAIRE ?
Nathalie Chiaruttini

QU’EST CE QUE LA MÉMOIRE CELLULAIRE ?

Accompagnante en transmutation des mémoires cellulaires, auteure, animatrice de séminaires, formations et conférences.  www.creersavie.com Dernier ouvrage : Le cœur alchimique ou comment transformer notre plomb en or Les répétitions transgénérationnelles Lorsque l’homme s’incarne sur le plan matériel, il s’incarne avec un bagage, une mémoire.  Dès notre naissance, nous sommes porteurs de mémoires informationnelles qui vont attirer à nous des rencontres, des expériences, des situations en fonction de notre bagage émotionnel mais aussi de celui de nos ancêtres.  Chaque blessure, chaque peur, chaque croyance, consciente ou inconsciente, dont nous sommes porteurs, est inscrite dans nos cellules. Il faut savoir que lorsque nous sommes en gestation dans le ventre de notre mère, nos structures physiques, mentales et émotionnelles se mettent en place. Pendant cette période, différents facteurs comportementaux, culturels, sociaux et environnementaux ont aussi une influence sur le fœtus. Une accumulation d’expériences négatives de par notre transgénérationnel devient alors un fardeau émotionnel. Tout ce qui est caché ou mal vécu par nos ancêtres se transmet de génération en génération. Les descendants sont alors porteurs des traumatismes de leurs aïeux qui peuvent mener vers des dysfonctionnements d’ordre physique et/ou psychique. La mémoire de nos ancêtres inscrite dans notre A.D.N. Nous ne sommes pas sans savoir, le corps humain est composé de cellules. Chacune de nos cellules renferme un noyau dans lequel se trouvent nos chromosomes, porteurs de notre A.D.N., support de l’information génétique, donc de notre mémoire mais également de celle de nos ancêtres. Nos ancêtres ne sont pas seulement nos parents, grands-parents ou arrière- grands-parents, ce sont des milliers d’années de générations. Nous avons dans notre A.D.N. des milliers d’années d’expériences personnelles mais également la mémoire et la culture du pays dans lequel nos ancêtres sont nés. Nos chromosomes baignent dans l’eau des cellules qui composent notre corps. L’eau étant conductrice, elle est le véhicule de notre mémoire (cf. travaux du professeur Marc Henry sur l’eau informée). Cette mémoire inscrite dans notre A.D.N.  informe la poche d’eau matricielle dans laquelle nous  baignons dans le ventre de notre maman et de laquelle nous sommes issus. Nous avons dans nos eaux intérieures des mondes d’informations à dépasser, à transformer et à guérir.  C’est dans le « creuset » que représente le ventre de notre mère que nos schémas répétitifs trouvent leur origine. Schémas que nous répétons de génération en génération tant que nous ne transmutons pas ces mémoires cellulaires. C’est pourquoi dès notre naissance, nous véhiculons à travers notre corps des informations qui vont attirer à nous des rencontres, des expériences, des situations en résonance avec les mémoires dont nous sommes porteurs. Cette mémoire, bien souvent inconsciente, dirige notre vie à 90 %. Ainsi, elle oriente nos choix et crée notre futur.  Ce futur n’est finalement que la reproduction d’un passé que l’on répète en boucle de génération en génération.  Nous pensons diriger notre vie mais nous sommes en réalité en « pilotage automatique ». Jusqu’à présent, les scientifiques occidentaux ont limité leurs recherches à 10 % de notre A.D.N., ce qui correspond aux gènes impliqués dans notre métabolisme, c’est-à-dire aux gènes qui nous permettent de « survivre ». Ils considéraient les 90 % restants comme des « déchets génétiques ». Un groupe de scientifiques russes, dirigé par le biophysicien et biologiste moléculaire Pyotr Garyaev, a découvert que les 90 % de notre A.D.N. considérés comme « déchets génétiques » ou « A.D.N. poubelle » contiennent des informations précieuses telles que des capacités, potentiels et savoirs ancestraux. Plus particulièrement des clés pour nourrir le vivant, ce que les scientifiques nomment « le souffle de vie » et la santé dans chacune de nos cellules.    www.creersavie.com     Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant     Pour lire l’article  REFLETS n°48 pages 20 à 23         

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Nathalie Chiaruttini 11 juillet 2023 Aucun commentaire
Le problème de l'utilisation de l'eau
Juliette Duquesne

Le problème de l’utilisation de l’eau

À propos du projet de méga-bassines dans les Deux-Sèvres, nous avons interrogé Juliette Duquesne, auteure et journaliste indépendante. Depuis des années elle étudie les problèmes autour de la consommation de l’eau. Sur ce sujet elle a publié L’Eau que nous sommes, un élément vital en péril (Presses du Châtelet et J’ai Lu) Le projet prévoit la construction de 16 mégabassines, d’une capacité totale d’environ six millions de mètres cubes. Elles doivent être construites dans le cadre d’un projet porté depuis 2018 par une coopérative de 450 agriculteurs et soutenu par l’État. Ce projet vise à stocker de l’eau puisée dans les nappes superficielles en hiver, afin d’irriguer les cultures en été quand les précipitations se raréfient. Quel est le problème de fond engendré par ce projet pour qu’il suscite tant d’opposition ? Ces méga-bassines ne sont pas remplies par la pluie, mais en pompant soit dans les nappes, soit dans les rivières en hiver pour irriguer notamment le maïs l’été. Parmi ce projet de 16 bassines dans les Deux-Sèvres,50 % de l’eau en volume sera à destination du maïs. Un chiffre qui pourrait être supérieur car, entre 2012 et 2016, sur les mêmes surfaces, la part était de 94 %. Ce maïs sera en grande partie utilisé pour nourrir des élevages intensifs. Dès le début de ce projet, les opposants avaient anticipé ce qu’il est en train de se passer : des nappes phréatiques qui ne se rechargent pas assez en hiver pour pouvoir remplir les bassines sans risque pour la biodiversité. Les rivières et les marais sont des zones très riches en biodiversité qui ont besoin de beaucoup d’eau, de crues pour se régénérer l’hiver. Il faut bien évaluer les seuils de débit de rivières en dessous desquels il y a un impact sur ces milieux. En hiver, ces seuils sont bien moins connus.Ce projet est d’autant plus contesté qu’il est financé à 70 % par de l’argent public. Le gouvernement et certains lobbys comme la FNSEA, le principal syndicat agricole, utilisent le changement climatique et ses conséquences sur l’eau. Ils s’en servent pour justifier des prélèvements toujours plus importants, alors que c’est justement la preuve qu’il faudrait plutôt changer de modèle agricole. Même sans le changement climatique, nous aurions un problème avec l’eau. Nous en consommons beaucoup trop. Il y a plusieurs recours juridiques en cours. Le risque est que ces bassines soient tout de même utilisées, même si elles sont finalement jugées illégales comme c’est le cas pour le lac de Caussade en Lot-et-Garonne. Ce choix semble anti-écologique et être le déclencheur de la révolte. Qu’est-ce qui dicte ce  choix ? Comme les algues vertes, conséquence des élevages intensifs, ces projets de bassines sont significatifs. Tous les acteurs se rendent bien compte qu’il y a un problème. Mais, au lieu de changer de modèle, ils sont à la recherche de solutions toujours plus complexes pour continuer d’irriguer du maïs nécessaire aux élevages intensifs. En France, l’agriculture consomme plus de 50 % de l’eau. Un chiffre qui monte à 80 % en été. Des choix agricoles participent à l’assèchement de certaines régions. La culture du maïs représente 41 % des cultures irriguées, d’après l’UFC-Que choisir. Elle a besoin d’irrigation en juillet et août, au moment où les rivières et les nappes sont au plus bas. En France, la surface irriguée a triplé entre 1970 et 2000. Et entre 2010 et 2020, la part de la surface agricole utile qui est irriguée a continué d’augmenter de 14 %, selon le recensement agricole de 2020. L’irrigation individuelle des agriculteurs est, en plus, très mal évaluée. Rien que dans le département de l’Hérault, la moitié des forages seraient illicites. La gestion de l’eau semble un problème entre sa gestion privée (en l’occurrence certains agriculteurs) et la gestion publique d’intérêt général, l’État prenant parti pour le privé. Est-ce un aspect important de l’affrontement ? Certains utilisent le changement climatique comme levier d’alerte catastrophique afin de servir des intérêts  sur l’eau et créer des marchés de l’eau en sortant cette problématique de la sphère publique ou communautaire. Certains prônent le dessalement de l’eau de mer, au risque de consommer toujours plus d’énergie et de rejeter du sel à l’envi. D’autres préfèrent construire des bassines, qui prélèvent l’eau des rivières et des nappes phréatiques l’hiver pour irriguer l’été, au risque d’endommager les zones humides. D’autres voudraient réutiliser directement les eaux usées ou stocker toujours plus d’eau pluviale. Pour lire l’article en entier, Reflets n°48 pages 5 à 9

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Juliette Duquesne 7 juillet 2023 Aucun commentaire
Ces enfants qui veulent guérir leurs parents
Equipe de rédaction Reflets

Ces enfants qui veulent guérir leurs parents, Bruno Clavier

LES ENFANTS, DES « ÉPONGES ÉMOTIONNELLES » Comment vont mes parents ? Voilà une question incessante que se posent les enfants. Derrière leur apparente indifférence se profile une vigilance permanente, un indéfectible souci de l’autre. Sans leurs piliers fondamentaux, leur existence pourrait devenir précaire, voire menacée. Si tout va bien, une bonne sécurité de base leur permet de mener une vie heureuse. À l’inverse, quand l’environnement se fragilise, au lieu de s’occuper d’eux-mêmes, les enfants emploient leur temps à tenter de sauver leur socle existentiel : maintenir coûte que coûte en bon état géniteurs, parents adoptifs, autres membres de sa famille, tiers ayant charge d’eux. C’est une priorité absolue. Ils perdent alors leur énergie et santé à vouloir guérir ces autres indispensables. Quelle en est l’origine profonde ? Pourquoi portent-ils tant les souffrances occultes de leur entourage ? Quoiqu’il se soit passé, quoiqu’il arrive, ils aiment et veulent guérir leurs parents. Dès leur naissance, voire in utero, les enfants peuvent être ainsi les thérapeutes de leur famille, d’autant que cette dernière va mal. À l’origine de la plupart des difficultés mentales que je rencontre lors de mes consultations, ce processus peut passer inaperçu, car il est rendu invisible par un renversement des rôles parce que ces enfants sont officiellement malades. LA TRANSMISSION DES TRAUMATISMES Les enfants, et donc les adultes qu’ils seront, sont héritiers des traumatismes de leurs parents. Ces derniers, porteurs de ceux de leurs propres parents… une chaîne transgénérationnelle qui fait que, de génération en génération, se transmettent des pathologies agissant sur le corps, le psychisme et la vie des descendants. On appelle cela des « fantômes ». Il s’agit toujours de traumatismes qui, par un ensemble de circonstances, n’ont pu être métabolisés, traversés, élaborés émotionnellement par ceux qui nous ont précédés ; il ne s’agit donc pas tant de secrets, de non-dits, que d’émotionnel. Les fantômes familiaux, exprimés chez les enfants par leurs symptômes, sont toujours en rapport avec des émotions : celles de leurs parents et de leurs ancêtres qui parasitent leur psychisme. LES FANTÔMES FAMILIAUX Ces fantômes familiaux vont avoir trois grandes conséquences chez les descendants quand ceux-ci sont enfants, adolescents ou adultes : – des maladies psychiques ; – des passages à l’acte, accidents, suicides et meurtres ; – des maladies somatiques. En présence de leurs parents, par le discours de ces derniers sur leurs propres traumatismes et ceux de leur généalogie, les enfants peuvent être libérés de ces manifestations occultes qui les agitaient jusqu’alors ; ils guérissent de leurs symptômes, parfois de façon spectaculaire. ANOREXIES DE MÈRE EN FILLE Le cas qui suit, celui de Julia, dont l’anorexie s’était développée alors qu’elle était dans le ventre de sa mère, témoigne de cette transmission transgénérationnelle, d’autant que sa mère était anorexique à l’adolescence. Julia, quatre ans, est une enfant très développée au niveau psychique et comportemental, elle est toute fluette. Déjà dans le ventre de sa mère, elle ne se nourrissait pas. Après sa naissance, guère plus. Quelques séances se montreront infructueuses. Je ne reverrai pas cette famille avant un an et demi ; puis elle revient pour la même raison : Julia ne mange toujours pas. Dans la salle d’attente, quand vient leur tour, elle m’observe soudainement avec crainte. Sa mère, en la regardant : « Tu sais bien que le monsieur ne mange pas les petits-enfants ! » Depuis que je les ai reçus la première fois, j’ai réalisé – je ne suis pas le seul – qu’anorexie allait souvent de pair avec violences sexuelles et inceste. Abus sur la personne elle-même, sur ses parents, aux générations précédentes. Pour lire l’article en entier , Reflets n° 49 pages 43 à 45 Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant.

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Equipe de rédaction Reflets 25 juin 2023 Aucun commentaire
le problème des retraites
Equipe de rédaction Reflets

Le problème des retraites, Marc Estivallet

L’avenir des retraites, en France, est un problème aigu qui mobilise les politiques, les syndicats, la société civile. Notre propos n’est pas de prendre parti. Chacun défend ses intérêts, à travers un groupe ayant des intérêts communs. Mais le problème des retraites ne cache-t-il pas celui du travail? Le monde change. La société change. En France, les bases anciennes, qui ont fondé la retraite par répartition, sont ébranlées. Le socle des retraites c’est le travail. Or le travail change dans ses modalités et sa finalité. Il est banal de dire que l’arrivée du numérique a envahi tous les domaines professionnels. Il tend à remplacer la compétence professionnelle par l’accumulation de savoir. Le cloud serait censé répondre mieux que l’humain dans maints domaines : par exemple dans le diagnostic médical et le choix de traitement. La Covid, avec le confinement et le télétravail, a rebrassé les cartes encore plus largement. La conséquence importante est que le travail a perdu sa place centrale comme valeur de l’existence. Auparavant, toute la vie s’articulait autour. La scolarité est préparation au travail, puis vient le travail donnant la place sociale. Il représente la majeure partie de l’existence. Puis vient la retraite, repos de l’activité laborieuse. Aujourd’hui, le travail devient seulement le moyen provisoire d’avoir la capacité de vivre des activités intéressantes par ailleurs. Il n’est plus sacrosaint : il ne mérite plus qu’on s’y épuise, qu’on y perde la santé, qu’on s’y ennuie, qu’on obéisse stupidement, qu’on y fasse des activités sans intérêt. Par l’expérience tirée du chômage des parents dans les deux décennies précédentes, on n’a pas peur de démissionner, de quitter un emploi, avec l’idée d’en retrouver quand on en a besoin. Le travail n’est plus la seule motivation de toute une vie. D’autres valeurs émergent, en particulier, le désir de bien vivre. Les loisirs, le sport prennent des places croissantes ainsi que la vie familiale, la nourriture (voir le nombre d’émissions culinaires à la télé), le bricolage, l’attention au corps (yoga, danse, gym en tous genres). Et une « valeur » s’impose surtout depuis le confinement : la paresse. La place des écrans regardés passivement devient la nouvelle drogue. Cette sujétion frise l’abrutissement. Dans ce glissement, la place du travail se restreint à un temps de « mal-vivre » nécessaire pour s’offrir le « bien-vivre ». Ce n’est plus le lieu de l’accomplissement de la personnalité : le travail bien fait, l’obéissance, la ponctualité, la responsabilité, le respect de la hiérarchie, la conscience professionnelle sont devenus ringards, désuets et caduques. La personnalité s’épanouit ailleurs. De plus en plus l’attention au « bio » s’accroît, ainsi que la consommation et les dépenses énergétiques (vélo et trottinette en ville), et de manière générale, l’intérêt pour l’écologie. Ajoutons le développement personnel pour essayer de mieux vivre avec soi-même. Malgré la montée de ces nouvelles valeurs, on sent qu’il manque quelque chose. La relation aux autres devient de plus en plus tendue, aggravée par les modèles que propose le monde virtuel. Difficultés conjugales aboutissant à la séparation. Complexité de l’éducation des enfants. Conflits de voisinage. Problème des drogues lié au pouvoir des bandes qui en font le commerce. Conflits sociaux et conflits de nations qui ne cessent de croître dans le monde. Il est évident que des valeurs fondamentales ne sont pas enseignées dans la société civile et, de mal en pis, dans les religions. La bienveillance, l’altruisme, la miséricorde, l’amour de l’autre manquent terriblement. Ce sont les vrais antidotes à la haine et à la violence. Aucune loi, aucune répression, aucune morale ne peuvent donner le même résultat. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant.   Pour lire l’article en entier, Reflets n° 47 pages 10 à 11

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Equipe de rédaction Reflets 8 juin 2023 Aucun commentaire
Méditerranée : sauver des vies ne se discute pas
François Thomas

 Méditerranée : sauver des vies ne se discute pas 

  Tribune de François Thomas, président de SOS MEDITERRANÉE France L’errance de notre navire ambulance, l’Océan Viking, en novembre 2022 a rappelé à bien des égards l’Odyssée de l’Aquarius en juin 2018. Ce triste épisode, où 234 personnes rescapées ont attendu trois semaines avant de pouvoir débarquer à Toulon le 11 novembre dernier, alors que l’Italie et Malte avaient fermé leurs ports, écorné sérieusement les valeurs fondatrices de l’Europe. Il a mis en évidence, une fois de plus, une crise majeure de la solidarité européenne. Cela a été l’occasion d’un déferlement sans précédent de haine, de circulation de fausses informations et de commentaires insidieux mettant en doute la réalité des conditions de sauvetage et la légitimité de l’action des ONG de sauvetage en mer. Ces discours avaient tous pour point commun d’oublier ou nier l’humanité des personnes rescapées et la tragédie qui se joue en Méditerranée centrale. Car c’est bien de cela dont il est question : une tragédie, aux portes de l’Europe. Depuis 2014, année à partir de laquelle l’Organisation Internationale pour les Migrations des Nations Unies a débuté son projet de décompte des disparus en Méditerranée, plus de 25 000 personnes ont perdu la vie en Méditerranée. 80 % d’entre elles ont sombré en Méditerranée centrale ; c’est dans cette zone, dans les eaux internationales, qu’intervient notre association SOS MEDITERRANEE. C’est sur cet axe maritime migratoire, un des plus dangereux au monde, que nos équipes ont secouru 37 173 hommes, femmes et enfants depuis le début de nos opérations en 2016. Ne nous méprenons pas : si une association comme la nôtre existe, c’est parce que les États européens se sont désengagés de la Méditerranée. Ces derniers sont pourtant signataires des conventions internationales qui régissent le droit en mer. Face à la défaillance de ces mêmes États, SOS MEDITERRANEE se mobilise sans relâche pour sauver des vies humaines. Portée par des citoyennes et des citoyens européens engagés, nous avons toujours refusé la fatalité. Malgré les obstacles et les menaces proférées, nous continuons à agir. Car une certitude nous anime : tendre la main à une personne en détresse en mer n’est pas un combat politique, c’est un impératif légal et moral qui ne se discute pas. Le sauvetage en mer est l’expression même de l’humanité dans cet espace maritime, qui couvre 70% de la surface terrestre. « Solidarité, protection des droits de l’Homme en particulier ceux de l’enfant, strict respect et développement du droit international… » : telles sont les valeurs de l’Europe figurant à l’article 2 du Traité de Lisbonne. L’attitude des États européens face au drame qui se joue en Méditerranée centrale en est bien loin. Depuis l’arrêt de l’opération Mare Nostrum en novembre 2014, l’Europe n’a cessé de se retirer progressivement de cet espace humanitaire alors que les mesures pour écarter les navires des associations de sauvetage en mer de cette région évoluent de façon pernicieuse. Un sursaut d’humanité est nécessaire dans les politiques européennes. Partout où un homme, une femme, un enfant risque la noyade aux portes de l’Europe, nous sommes tous concernés. Le droit à la vie est universel. Cette tribune a été initialement publiée dans le cadre du Climat Libé Tour Bordeaux sur le site www.liberation.fr le 25 janvier 2023   Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant

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François Thomas 5 juin 2023 Aucun commentaire
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