Skip to content
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
0,00 € 0 Panier
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don

Blog

  1. Accueil>
  2. Extrait d'article>
  3. Dire la vérité, une voie vers la paix
  • Extrait d'article

Dire la vérité, une voie vers la paix

  • par Equipe de rédaction Reflets
  • 8 décembre 2024
  • Aucun commentaire

Sommaire

Dire la vérité, une voie vers la paix

Le père Pierre Vignon est prêtre catholique du diocèse de Valence dans la Drôme. Une part importante de son
ministère s’est déroulée au tribunal ecclésiastique de Lyon où son soutien aux victimes d’abus lui a valu d’être révoqué
de sa fonction de juge. Il a publié en 2021 Marthe Robin en vérité pour promouvoir la figure de cette femme dont la mission a été spécialement remise en cause dans les médias.

GUIGUES LE CHARTREUX ET SOLJENITSYNE

Au début du XIIe siècle

vivait à la Grande Chartreuse un prêtre ermite originaire du même diocèse que le mien, Guigues 1er le Chartreux (1083- 1136). On a de lui un recueil de pensées qui sont publiées aux Sources Chrétiennes (308). De l’avis général, c’est un chef-d’œuvre qu’on peut placer entre les Pensées de Marc Aurèle et celles de Blaise Pascal.

Celles qui concernent la vérité

sont parmi les plus belles. Par exemple : « La vérité doit être placée au milieu, comme un bel objet. Si quelqu’un l’a en horreur, ne le juge pas, mais aie pitié de lui. » ; « Les noisettes et les mûres ont en elles ce qui les fait désirer. Et la vérité et la paix ! Non ? ». Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) a pourtant observé, dans son discours de Harvard du 8 juin 1978, que « la vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère… Je vous l’apporte non en adversaire mais en ami. » Guigues ne l’aurait pas contredit car pour lui « sans éclat, ni beauté, et clouée à la croix, ainsi doit être adorée la vérité. » Il appuie Soljenitsyne lorsqu’il écrit : « Le glaive de la vérité est un bien, mais les hommes s’en servent pour nuire, parce qu’ils le croient mauvais, et ils l’administrent comme tel. Toi, ne l’administre pas ainsi, mais dans l’intention de faire le bien à qui tu l’offres. »

Le grave danger de l’intégrisme radical

est ainsi évité, car « on ne défend pas la vérité mais elle défend. En effet, ce n’est pas elle qui a besoin de toi mais toi d’elle. »Guigues et Soljenitsyne inspirent mon action. Doit-on tout mettre sur la place publique ? Non ! La plupart du temps nombre d’affaires doivent être réglées à leur niveau. Ce qui relève de la catéchiste ne doit pas remonter au pape, et inversement. Mais comme on le chante dans le psaume (10, 3) : « Quand sont ruinées les fondations, que peut faire le juste ? ». Parler !

Quand les lois universelles sont enfreintes et transgressées

et quand il s’agit d’une situation notoire, c’est-à-dire publique, dire la vérité devient un devoir moral qui s’impose à la conscience. Mais où se trouve la limite, me dira-t-on ? Avec l’apparition de la complicité. À partir du moment où votre silence vous rend complice, il faut parler, voire hurler si l’on cherche à vous faire taire.

DANS LE CAS DE MARTHE ROBIN

Quand en 2020

la mémoire de la vénérable Marthe Robin a été mise en cause par un religieux carme, Conrad de Meester (1936-2019), dans un livre posthume où il l’accusait de « fraude mystique », j’ai été contraint de sortir du silence pour affirmer le contraire parce que j’étais un témoin et que c’était mon devoir de parler. Pour résumer mon propos, sans entrer dans le détail qui n’est pas ici le sujet, j’ai dû montrer que ce qu’il croyait être une démonstration implacable reposait seulement sur deux affirmations non fondées.

Premièrement, comment pouvait-il « déparalyser » Marthe Robin

en enflant un détail de l’expertise médicale de 1942, à savoir que seuls le pouce et l’index des deux mains bougeaient encore un peu suite à sa paralysie progressive due à son encéphalite léthargique ? Comment pouvait-il lui attribuer cinq graphies différentes alors que la totalité des secrétaires à qui Marthe dictait n’est pas encore établie, qu’il n’était pas graphologue et que, s’il l’avait été, il n’aurait pas pu travailler sur des photocopies, comme l’interdit leur déontologie ?

Il était donc impossible d’admettre ses conclusions imaginées

et supposées à partir de deux prémisses que je savais fausses. En tant que témoin ainsi que proche de la famille et des amis de Marthe, je devais accomplir mon devoir, en ami dans le style de Soljenitsyne et pour le bien dans celui de Guigues.

Si cet article vous plaît, pensez à faire un don.
Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité.
Vous avez un bouton « don » sur le côté.
Merci de votre participation quel que soit le montant.

ET DANS LE CAS DE LA CRISE DES ABUSEURS

À la fin de l’année 2015 a commencé à Lyon ce qui allait devenir une crise nationale majeure, l’affaire Preynat (1945-2024) puis l’affaire Barbarin. On n’a plus cessé d’en entendre parler pratiquement chaque jour jusqu’en 2020. Si la vérité dans le cas n’était pas un bel objet, la mettre au milieu s’imposait. Tout simplement parce qu’elle était caractéristique non seulement de l’Église mais encore de l’ensemble de notre société. Il suffit de citer pour s’en convaincre le rapport de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église) à la page 22 : « 5 500 000 personnes majeures vivant dans notre pays ont subi des agressions sexuelles pendant leur minorité ». C’est avec cet arrière-fond qu’il faut placer les chiffres concernant la seule Église catholique, entre 1950 et 2020, de 220 000 à 330 000 victimes.

QUI VEUT ENTENDRE CES VÉRITÉS QUAND ELLES SONT RÉVÉLÉES ?

Chacun est renvoyé à sa conscience et doit agir au juger. Salit-on quand on dit la vérité ? Ce n’est pas aussi sûr que certains le voudraient.

Dire la vérité, une voie vers la paix

 

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 53 pages 50 à 51

Continuer la lecture

Retrouvez cet article dans son numéro de parution

Acheter la revue

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Articles qui pourraient vous intéresser

Libérer le passé
Extrait d'article
Equipe de rédaction Reflets

Libérer le sacré, Sonia Mabrouk

Sonia Mabrouk, franco-tunisienne, est journaliste. Elle provient d’un milieu très cultivé,  . Depuis 2013 elle

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 21 janvier 2026
Perdre le sacré pour lieux le retrouver
Extrait d'article
Christian ROESCH

Perdre le sacré pour mieux le retrouver

De quoi parlons-nous ? Qu’est-ce que le sacré ? Partons de l’axiome : le sacré,

Lire la suite »
Christian ROESCH 8 janvier 2026
Esquisse pour une agriculture du futur
Extrait d'article
Equipe de rédaction Reflets

Esquisse pour une agriculture du futur, Philippe Desbrosses

Docteur en sciences de l’environnement, université de Jussieu Paris VII, il est le fondateur d’Intelligence

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 22 décembre 2025

Rechercher

A propos de l'auteur

Equipe de rédaction Reflets
revue-reflets.org

Don

Vous pouvez faire un don pour aider à financer Revue Reflets.

Faire un don

Newsletter

Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter pour recevoir les actualités de Reflets.

La revue du trimestre

Loading...
Reflets n°58

Atelier d'écriture Reflets

La méthode Reflets, expérimentée depuis 2012 pour écrire les articles de la revue, est l’outil utilisé pour passer de l’écriture émotionnelle à l’écriture inspirée.

Révélez votre génialité

S'inscrire

Suivez-nous

Facebook Youtube

Nos partenaires

REFLETS, revue trimestrielle, porte un autre regard sur l’actualité essayant d’apercevoir ce qui se joue au-delà de l’aspect émotionnel, pour la société, la civilisation, voire l’Histoire.

Envelope Facebook-f Youtube

A la une

Loading...
Reflets n°58

Revue Reflets n°58

JANVIER / FEVRIER / MARS 2026

Voir tous les numéros

Liens utiles

  • Pourquoi s’abonner
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • CGVU
  • Pourquoi s’abonner
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • CGVU

Revue Reflets © 2025 – Agence LEFTEO

×

Panier

Don

Reflets
A besoin de vous !

Le site Reflets est destiné à devenir un lieu d’échange où chaque internaute peut trouver gratuitement :

  1. Des informations
  2. Des points de vue
  3. Des articles inédits
  4. Des interviews

Et cela sans avoir :

  • À payer un espace dédié
  • Sans être noyé dans de la publicité

De ce fait, pour que Reflets puisse perdurer, nous vous invitons à faire un don à l’association.

De quelques centimes à  ….illimité, c’est vous qui choisissez.

Je veux faire un don !