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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
Anita

GILETS JAUNES un an déjà

  Le mouvement des Gilets jaunes – symptôme de la montée de l’individualisme ? – souligne un malaise général bien au-delà de ses participants. Dès le départ, il a reçu une bienveillance populaire tant qu’il se révélait porteur d’un coup de semonce vis-à-vis de l’État, consistant à mettre un terme à ce sempiternel dialogue de sourds entre les cénacles décisionnels et les citoyens. Alors qu’en est-il aujourd’hui de la signification de ce mouvement qui s’effiloche mais qui perdure ? Une des causes du désintérêt semble se trouver dans la diversité sociologique des manifestants Après un temps de recul, le Gouvernement a adopté un profil de désamorçage en mobilisant des moyens financiers d’une réelle envergure, lesquels, s’ils ont reçu l’assentiment d’un grand nombre, ont été considérés par d’autres comme un moyen spécieux à double-face. Une des causes du désintérêt semble se trouver dans la diversité sociologique des manifestants et surtout dans celle des revendications dont certaines, trop onéreuses ou peu rationnelles, voire quelque peu fantaisistes, n’ont à l’évidence pas obtenu gain de cause. Une autre réponse à cette désaffectation pourrait venir d’une forme de lassitude et d’un éloignement citoyen au vu de dérives et d’exactions ressenties comme inacceptables. De quoi est constitué le noyau dur du mouvement qui s’obstine à manifester ? Est-il encore à « motivations variables » aussi peu convergentes qu’au début ? Il est assez probable qu’aux côtés des « plus pugnaces », plus ou moins désenchantés, se côtoient des participants ayant simplement trouvé un moyen de rencontrer une convivialité commode et une camaraderie sécurisante. Ce phénomène protestataire marque cependant une résistance indéniable qu’il serait imprudent, pour le Gouvernement, de tenir en simple anecdote. Ce mécontentement encore bien vivace en relaie un autre d’une nature plus profonde, qui concerne cependant un nombre non négligeable de citoyens. En effet, au-delà de la présence sur les ronds-points, nombre de personnes restent solidaires ou sympathisantes du mouvement. La crise des Gilets jaunes n’est-elle pas la fraction émergée d’un problème de société bien plus étendu ? Si tel est le cas, elle constitue une pression à l’attention de la présente législature pour s’atteler véritablement aux causes de ce malaise général. Les Gilets jaunes attendent autre chose que de simples retouches circonstancielles. Il est indéniable que la  population moyenne dite laborieuse est en prise avec une inquiétude et un désarroi face aux défis technologiques, à la mutation induite et majeure du monde du travail dans un horizon assez proche. S’y adjoint une autre inquiétude plus immédiate : la remise en cause de ses acquis et l’incertitude latente de ses moyens de subsistance à l’âge de la retraite.   Pour lire l’article en entier, REFLETS n ° 34 pages 10 et 11

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Anita 28 janvier 2020 Aucun commentaire
Collapsologie Est-ce la fin ?
Françoise

Collapsologie Est-ce la fin ? La fin de quoi ?

  Qu’est-ce que la collapsologie ? C’est l’étude des formes possibles de l’enchaînement de catastrophes, prémices de l’effondrement d’une civilisation. Le dernier livre d’Amin Maalouf, Le Naufrage des civilisations, éd. Grasset, ou celui de Jean-Claude Kaufmann, La Fin de la démocratie Apogée et déclin d’une civilisation, éd. LLL, pour ne citer qu’eux, décrivent avec force arguments les processus en œuvre menant à la disparition de notre civilisation dite occidentale. Cependant, aucune solution n’est proposée pour remplacer le système agonisant. D’autres ouvrages D’autres ouvrages, comme Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi, éd. La Loupe, Les Tisserands de Abdennour Bidar, éd. LLL, ou Plaidoyer pour l’altruisme de Matthieu Ricard, éd. NIL, partagent leurs intuitions plus ou moins étayées par des recherches scientifiques et proposent des solutions pour revenir à un essentiel : l’humain. Notons, parmi les nombreux livres, celui de Pablo Servigne et de Gauthier Chapelle, L’Entraide, l’autre loi de la jungle, éd. LLL, 2017, édité récemment en collection Poche. Il pose les bases d’une étude scientifique qui conduit à des propositions allant dans le sens d’une nouvelle civilisation fondée sur d’autres valeurs que celle de l’ego : l’altruisme, la solidarité , l’entraide, l’amour du prochain… La première loi de la jungle, celle du plus fort La première loi de la jungle, celle du plus fort, a été la plus exploitée de tous les temps. Sa pratique s’est encore amplifiée dans nos sociétés capitalistes, industrielles ou étatiques. L’ego s’est développé grâce à cette loi, qui l’autorisait à gagner plus, quitte à écraser l’autre. Cette société de l’avoir, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est vouée à l’échec, voire à l’extinction. Une mauvaise interprétation de la théorie de l’évolution de Charles Darwin atteste la sélection naturelle comme la loi du plus fort. Cependant, ce n’est pas la seule loi de la nature, et des siècles ont construit l’idée que perdre, ou abandonner du côté matériel, rendait faible, voire malheureux. Il constate cependant que l’entraide entre les humains reste la norme. En 1902, un autre scientifique, contemporain de Charles Darwin, Pierre Kropotkine, géographe et anarchiste, répond au livre L’Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, en écrivant L’Entraide, un facteur de l’évolution. Il y décrit l’évolution de nos sociétés occidentales et fait opposition aux gouvernements successifs qui, petit à petit, ont détruit les organisations comme les guildes, afin d’asseoir leur autorité. Il constate cependant que l’entraide entre les humains reste la norme. Ainsi citet- il, dans le dernier chapitre, des marins qui n’hésitent pas à aller au secours de collègues en pleine tempête, au risque de leur vie, et qui disent : « Je ne pouvais pas faire autrement. » Ils fixent les lois qui régissent ces individus Dans leur livre, L’Entraide, l’autre loi de la jungle, les auteurs étudient les fonctionnements et les mécanismes à l’oeuvre dans l’entraide aux niveaux individuel et de groupe d’abord à taille humaine, puis plus important, voire immense comme un pays ou une communauté de pays comme l’Europe. Ils fixent les lois qui régissent ces individus et ces groupes, en tirent des conclusions sur des avenirs possibles, si la loi de l’entraide est remise au centre. Notre propos ici n’est pas de réécrire le livre, ni même d’en faire un résumé. En revanche, il nous semble nécessaire de souligner un aspect important. D’après Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, l’empathie se construit en trois étapes : l’empathie affective, l’empathie cognitive et l’empathie mature, qui est la combinaison des deux premières. La première correspond au système 1 de Daniel Kahneman, la seconde au système2  Daniel Kahneman est un psychologue et économiste américano-israélien, qui a démontré que la pensée avait deux vitesses, les systèmes 1 et 2. Le premier, sur un mode intuitif au fonctionnement rapide, ne demande pas beaucoup d’énergie pour s’exprimer, on peut lui donner le nom d’intuition. Le second est surtout basé sur un mode de réflexion, de calcul lent et délibératif, et consomme beaucoup plus d’énergie. Donc tout naturellement, et afin d’éviter de consommer trop d’énergie, nous nous positionnons au niveau 1, soit l’empathie affective. Il s’agit de distinguer sa propre image de celle de l’autre (effet miroir), et de distinguer et d’identifier l’émotion d’autrui. Quant à l’empathie cognitive, elle permet de comprendre l’état mental d’autrui, prendre conscience de la différence. Qu’est-ce que cela implique ? Eh bien tout simplement que nous allons privilégier l’empathie affective, plus rapide, moins dépensière en énergie et intuitive. Mais ayant été éduqués dans la première loi de la jungle, nous allons percevoir l’autre comme un concurrent. Si nous nous éduquons à l’entraide, l’autre sera à aider. Pourrions-nous changer notre comportement ? Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 34 pages 22 à 23

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Françoise 20 janvier 2020 Aucun commentaire
Anita

Je fais le pari sur le meilleur de l’homme

                                                 Edgar Morin Edgar Morin est un sociologue et philosophe français, né en 1921. Titulaire d’une licence en histoire et géographie et d’une licence en droit, il entre dans la Résistance de 1942 à 1944, où il jouera un rôle actif. Il adopte alors le pseudonyme de Morin, qu’il garde par la suite. Il s’intéresse très vite aux pratiques culturelles qui sont encore émergentes et mal considérées par les intellectuels. Durant les années 1960, il part deux ans enseigner en Amérique latine à la faculté latino-américaine des sciences sociales. En 1969, il conçoit les fondements de la pensée complexe et de ce qui deviendra sa Méthode. Vous êtes un homme très ouvert à toutes philosophies, spiritualités, religions. Vous avez également fait de la politique, dans le parti communiste au départ… Pas au début, non. J’étais au contraire tout à fait anti stalinien. Je dirais plutôt gauchiste parce que je faisais partie des chercheurs selon la revue Esprit avec Emmanuel Mounier, Simone Weil. J’ai suivi un certain nombre de gens qui savaient qu’il y avait la grande crise du capitalisme économique et qu’il fallait aussi bien repousser la solution fasciste que la solution stalinienne. De plus, j’étais pacifiste, parce que ma génération subissait encore l’influence très puissante de celle qui avait vécu ou suivi la Première Guerre mondiale et qui disait : « Plus jamais ça ! » Ces gens-là étaient assez influents à gauche. J’ai dû faire une véritable conversion au communisme pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l’Occupation. En réalité, j’ai suivi un petit parti qui s’appelait le Parti frontiste dont la devise était de lutter sur deux fronts : contre le stalinisme et contre le fascisme. Quand la guerre est arrivée, ces recherches ont été anéanties. J’ai commencé alors à réfléchir. Je disais que s’épanouirait dans l’avenir une belle civilisation socialiste, communautaire. Mais dès que j’ai vu que ça ne serait pas le cas, j’ai rompu avec cette famille, douloureusement, car l’atmosphère y était très chaleureuse. Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur l’humanité ? J’étais internationaliste – ce qui n’empêchait pas d’être patriote – avec l’idée de l’universel, que tous les peuples étaient respectables. Quand j’étais résistant, j’étais antinazi, mais je n’ai jamais fait la moindre traque anti allemande. J’avais donc cette idée d’humanité. Mon internationalisme communiste est resté vivant, même détaché du parti. Mais à partir des années 56, j’ai intégré cette idée d’ère planétaire, et au fur et à mesure – surtout après la chute de l’Union soviétique et la mondialisation dans les années 89, 90 – mon internationalisme est devenu davantage une conscience de communauté de destin humaine devant des périls énormes provoqués eux-mêmes par cette mondialisation, comme la dégradation de la biosphère. Je suis donc arrivé à l’idée de Terre-Patrie qui est l’aboutissement concret, enrichi de ce qui était au départ l’internationalisme avec cette notion d’unité et de multiplicité. En d’autres mots, la diversité humaine doit être autant respectée que l’unité humaine, que l’une est le trésor de l’autre et que, par là même, les nations doivent continuer à exister avec leur culture, sans avoir la souveraineté absolue pour les problèmes communs de l’humanité. C’est une notion presque permanente en moi, puisque, adolescent, j’allais déjà vers ces idéologies universalistes, vers l’humanisme – j’étais formé par Montaigne, Montesquieu –, mais elle s’est vraiment enrichie à la lumière de l’ère planétaire et de la mondialisation. Pour lire l’article en entier, REFLETS n ° 34 pages 16 à 21

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Anita 13 janvier 2020 Aucun commentaire
Osons la fraternité ! Alain Michel
Françoise

Osons la fraternité ! Alain Michel

Osons la fraternité ! Alain Michel Alain Michel, né en 1944 à Lyon, est un éditeur et humanitaire français, engagé dans la propagation de la paix dans le monde. Il a organisé les convois pour la paix à Sarajevo, à Bagdad, au Kurdistan, à Gaza, mais également les Congrès mondiaux des imams et rabbins pour la paix à Bruxelles, Séville, Paris<. Fondateur des associations Artisans de Paix, ÉquiLibre et de la fondation Hommes de Parole, Alain Michel est aussi à l’origine du mouvement 24 Heures de méditation pour la Terre  qui a eu lieu le 1er novembre 2015. Après trente-cinq années d’actions concrètes pour la paix dans ce monde qui semble chaque jour de plus en plus tourmenté, n’avez-vous pas perdu l’espoir de la paix ? Je ne pense pas que notre monde soit plus tourmenté aujourd’hui qu’il y a quelques décennies. Il n’y a pas si longtemps, le monde vivait deux grandes et terribles guerres mondiales, suivies par celles de Corée, du Vietnam, d’Algérie, du Rwanda, de Bosnie, etc. Hormis les conséquences de l’accélération du réchauffement de la planète qui semblent irréversibles et qui sont devenues une priorité, le monde irait plutôt mieux. Et puis, il y a du nouveau qui nous met en action : la conscience de l’homme, individuelle et collective, qui se développe à grande vitesse, et particulièrement chez les jeunes. Alors, la paix, c’est pour demain ? J’ai perdu l’espoir de la paix pour demain, mais pas l’espérance, bien au contraire ! Nous savons plus que jamais que les solutions ne viendront pas des institutions politiques ni religieuses. Tout au long de ma vie, j’ai rencontré des personnes extraordinaires de joie, de courage, d’abnégation. Elles sont des millions sur la planète. Je crois en l’Homme, et en sa capacité infinie de bien, de beau, de bon. La paix ne dépend pas des autres ni d’experts ou de spécialistes. Elle dépend d’abord de moi. La paix du monde, c’est l’affaire de chacun d’entre nous individuellement. La priorité est d’acquérir la paix intérieure. C’est à ce prix seulement que le monde changera. Agir pour la paix lorsque l’on est soi-même dans un conflit intérieur est non seulement inutile mais totalement contre-productif. De plus, il est dramatique d’alimenter le mal en se complaisant à le regarder, le critiquer, le communiquer. Il est au contraire important et vital de voir le beau, le positif autour de soi. C’est le seul moyen de nourrir et de faire grandir le bien : « Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres… » . Comment mettre cela en pratique ? Après de nombreuses années dans l’humanitaire, j’ai pris conscience qu’il n’existe qu’une seule cause aux désordres de l’humanité, quels qu’ils soient : famines, guerres, cracks boursiers, mouvements sociaux, réchauffement de la planète…, c’est l’intérêt individuel – ou de groupes – au service de puissances financières qui se développent au détriment de la fraternité. Si je peux soulager une souffrance, et que je ne le fais pas, je deviens complice et co-responsable de la cause de cette souffrance. C’est cette prise de conscience personnelle qui m’a mis sur le chemin de l’humanitaire, car cette transformation intérieure mène tout droit à la fraternité : parodiant André Malraux, j’affirme que le XXIe siècle sera fraternel ou ne sera pas. La cause de notre souffrance est notre incapacité à pratiquer la solidarité au quotidien, en ne réalisant pas que l’autre est un autre moi-même. Prendre conscience que toute personne est sacrée conduit à la fraternité. Il s’agit juste d’ouvrir son cœur et de prendre conscience que, dans toute situation de souffrance, l’autre existe : « Aime ton prochain comme toi-même ». Si l’on médite un peu sur cette phrase, on en découvre tout le côté révolutionnaire. La vraie fraternité, c’est l’amour. Il ne peut s’éteindre, il est ; il ne brille pas, il brûle ; il ne s’achète pas, il se reçoit. Si on le cherche avec le cœur, on le trouve toujours. (…) Pour lire l’article en entier, REFLETS n°34 pages 61 à 63

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Françoise 6 janvier 2020 Aucun commentaire
L’homéopathie
Françoise

L’homéopathie ou rien de nouveau sous le soleil

L’homéopathie ou rien de nouveau sous le soleil Bernard Woestelandt Bernard Woestelandt bénéficie d’une longue expérience de médecin généraliste homéopathe. Il est aussi passionné par l’éthique médicale pour laquelle il possède plusieurs diplômes. Parallèlement, il interroge sa foi chrétienne pour comprendre le sens des maladies, de la santé, de la vie. Cette recherche est relatée dans un livre fondateur, De l’homme cancer à l’homme Dieu, aux éditions Dervy. Il y a une trentaine d’années, les médecins de la petite ville où j’exerçais avaient invité un professeur de médecine pour une conférence traitant de cancérologie. À l’heure du débat, un psychiatre demanda des sanctions contre les médecins homéopathes : « Soit, disait-il, ils croient en l’action de leurs petites boules de sucre, et il faut les interner car ce sont des fous ; soit ils savent qu’elles n’ont aucune action, et il faut les mettre en prison car ce sont alors des menteurs et des criminels. » En 1790, Samuel Hahnemann, médecin érudit, chimiste, herboriste, parlant plus d’une dizaine de langues dont le grec et le latin, fut lui aussi victime d’attaques violentes de la part de ses confrères lorsqu’il proposa une méthode pour « guérir » qu’il venait de découvrir en traduisant un article scientifique du savant écossais William Cullen. « Rien de nouveau sous le soleil », car il fut traité de charlatan, d’imposteur, de tricheur, de délirant, l’obligeant à chercher des protections, déménageant de ville en ville, pour finir à Paris où il bénéficia de la lucidité de monsieur Guizot, ministre de Louis-Philippe, qui écrivit en 1836 : « Si l’homéopathie est une chimère ou un système sans valeur propre, elle tombera d’elle-même. Si elle est au contraire un progrès, elle se répandra malgré toutes nos mesures de préservation, et l’Académie doit le souhaiter avant tout autre, elle qui a pour mission de faire avancer la science et d’encourager toutes les découvertes ». (…) Samuel Hahnemann se lança alors dans des expériences étonnantes puisqu’il décida d’absorber diverses substances médicinales afin d’en observer les conséquences. Et ce fut à la suite de ces expériences, faites sur lui-même, sa famille et ses amis, que débuta cette nouvelle médecine, appelée homéopathie ; une médecine qui a comme principe la loi d’analogie qui est un processus de pensée par lequel on remarque une similitude entre deux choses de différentes natures. Voilà, par exemple, une personne qui, suite à un licenciement, se met à souffrir de brûlures à l’estomac, aggravées entre une et trois heures du matin et améliorées en buvant des boissons très chaudes ; à ces brûlures, s’ajoutent une sécheresse de la peau et une anxiété de la mort. Ce tableau ressemble à une intoxication par l’arsenic, et nous observons donc que le licenciement a, sur cette personne, une similitude d’action avec l’arsenic. Elle recevra donc une dose d’arsenic qui soignera son estomac, sa peau et son anxiété. (…) Aujourd’hui, la médecine conventionnelle demande des preuves de son action alors que, depuis son origine, la médecine homéopathique est une médecine de l’expérience ! Samuel Hahnemann, expérimentant les substances sur lui-même, au risque de détruire sa santé, a découvert qu’il y a, dans la nature, le remède approprié à chaque personne pour les maux dont elle souffre, nous rappelant l’unité primordiale du corps humain et la sentence énoncée par Hippocrate, le père de la médecine : « Similia similibus curantur ». Ceci dit, les médecins homéopathes, formés par le monde scientifique, titulaires des mêmes diplômes que leurs confrères allopathes, reconnaissants de ce qu’ils ont appris, prêts à leur demander conseil, ne se contentent pas d’établir une relation de confiance avec le malade ni de jouer sur l’effet placebo – qui existe d’ailleurs dans toutes les approches médicales – ; non, ils veulent aussi comprendre le mode d’action du remède homéopathique qui agit à des dilutions-dynamisations incroyables, aussi bien chez les enfants que sur les animaux ou les végétaux. Heureusement, la physique quantique vient à leur aide, et il est bon de lire le physicien Louis de Broglie qui, dans son livre Matière et Lumière, en 1937, écrivait : « Plus nous descendons dans les structures infinies de la matière, plus nous nous apercevons que les concepts forgés par notre esprit au cours de l’expérience quotidienne, et tout particulièrement ceux d’espace et de temps, deviennent impuissants à nous permettre de décrire les mondes nouveaux où nous pénétrons. » En 1998, le très sérieux journal scientifique The Lancet écrivait, en parlant d’expériences faites par des scientifiques : « Les résultats de cette méta-analyse sont incompatibles avec l’hypothèse que les effets cliniques de l’homéopathie sont exclusivement dus à un effet placebo. » L’HOMÉOPATHIE, MÉDECINE D’AVANT-GARDE En 2019, Marc Henry, ingénieur chimiste, docteur ès sciences et professeur des universités, démontre que la physique quantique est à la base de l’approche homéopathique pour laquelle les substances et leur support ont une signature électromagnétique, écrivant « qu’il n’est plus possible de prétendre aujourd’hui qu’un remède homéopathique ne contient que de l’eau ou du sucre » (…) Pour en savoir plus : bernardwoestelandt.com Pour lire l’article en entier, REFLETS n ° 34 pages 24 à 26

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Françoise 30 décembre 2019 Aucun commentaire
Anita

LA PAIX EST-ELLE POSSIBLE ?

                                             Christian Roesch Ce n’est pas par hasard que nous avons associé l’idée d’un dossier sur la paix avec la parution de ce numéro au moment de la fête de Noël et du changement d’année. Chacun espère des fêtes sereines et une nouvelle année moins belliqueuse. Que cette association est trompeuse ! Au moment où j’écris, la guerre est active sur plusieurs fronts, en particulier au Moyen-Orient, et couve dans de multiples points du globe. La haine, l’invective font partie du message politique dans plusieurs pays dits civilisés. La paix est-elle une utopie ? Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! La paix n’est pas un cadeau de Noël qu’on reçoit dans un joli emballage. La paix se gagne pour ceux et par ceux qui cherchent à devenir meilleurs. C’est ainsi que j’entends : « aux hommes de bonne volonté ». Quel rapport avec la paix entre les nations que nous espérons toujours ? Celle-ci existe si rarement. Peut-on parler de paix lorsque le plus fort qui a gagné la guerre impose ses mesures au plus faible, vaincu ? Tôt ou tard, une nouvelle guerre succède à la précédente. Seuls diffèrent la forme, le lieu, les protagonistes. Prenons en exemple la paix conclue entre  l’Allemagne et les Alliés par le traité de Versailles signé le 28 juin 1919. Ce traité signé contient des exigences très lourdes pour l’Allemagne qui le qualifie de « diktat ». Les frontières assez arbitraires (dont le couloir de Dantzig), le poids des sanctions économiques attisent la haine entre les pays européens. Si bien que le réarmement de l’Allemagne est mis sur pied par les nazis arrivés au pouvoir en 1933. Tous les pays européens se préparent à un nouveau conflit.  4. La guerre est déclarée en 1939. Cette paix – très relative – aura duré vingt ans. Sur fond de crise économique (1929), la situation engendrée par le Traité a révélé de nouvelles sources de conflits, d’antagonismes politiques, sociaux, religieux. Finalement la paix des nations n’est que l’intervalle entre deux guerres. Mais cette fausse paix n’est-elle pas à l’image de notre fonctionnement personnel passant aussi par ces quatre temps  ? Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 33 pages 28 et 29

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Anita 29 décembre 2019 Aucun commentaire
LA LIBERTÉ POUR UN  BOUDDHISTE
Anita

LA LIBERTÉ POUR UN BOUDDHISTE

  Vénérable Dagpo Rimpoché Né en 1932 au Tibet, le vénérable  Dagpo Rimpoché a été reconnu par le XIIIe dalaï-lama comme la  réincarnation du très grand maître  Dagpo Lama Rimpoché. Il donne des conférences et des  enseignements sur le bouddhisme  depuis 1978, et a fondé des centres  d’étude et de pratique dans de  nombreux pays d’Occident et d’Asie.   Son centre principal en Europe, l’institut Ganden Ling 1, qui se trouve  près de Paris, à Veneux-les-Sablons,  agit en collaboration avec l’association  Institut Guépèle et l’association  Entraide franco-tibétaine, à vocation  humanitaire et culturelle. Ces instituts ont pour but de  transmettre l’enseignement du  Bouddha à ceux qui le souhaitent, en France et à l’étranger, en leur  permettant de s’adonner à l’étude, à la réflexion et à la méditation. 1 www.gandenling.org Eh bien, comme pour tout un chacun, cela évoque l’idée d’être  libre. Être libre de faire ce qu’on veut, comme on veut. Cela  implique-t-il qu’un être libre ferait tout et n’importe quoi, à sa  guise ? Non, car l’être le plus libre qui soit ne pourra jamais faire que  ce qui est du domaine du possible, et faire n’importe quoi trahit  plus une soumission aux passions qu’une réelle liberté. La liberté est avant tout intérieure, et elle est proportionnelle aux  capacités développées ou non. Il y a trois niveaux principaux. LE TRAVAIL DE LIBÉRATION EST INTÉRIEUR Le summum est la liberté qui va de pair avec l’état de bouddha.  Un bouddha, c’est quelqu’un qui a éliminé tous les défauts et  imperfections et qui a parachevé toutes les qualités. Un bouddha  est donc libre de faire ce qu’il veut. Et ce qu’il veut, c’est œuvrer  au bien d’autrui. C’est à cette fin qu’il a fait le nécessaire pour  unir la sagesse à « la méthode », qui englobe les autres qualités,  dont la compassion et l’aspiration à la bouddhéité. Grâce à l’omniscience et aux pouvoirs développés, et mû par sa  compassion totalement impartiale, un bouddha a une capacité  d’action spontanée et ininterrompue. Mais si les bouddhas ne  cessent de tendre des perches aux êtres, encore faut-il qu’eux  s’en saisissent pour, à leur tour, se libérer de la souffrance et  autres obstacles. Tout être a le potentiel pour devenir bouddha, mais pour  parvenir à cette suprême liberté, chacun doit prendre ses  responsabilités et suivre soi-même la voie qui mène à l’éveil.  Les bouddhas et les maîtres montrent le chemin, mais le travail  de libération étant intérieur, il ne peut être accompli que par  l’intéressé. Cela se fait par étapes et jusqu’à un certain stade ;   la progression peut connaître des hauts et des bas. DÉBARRASSÉS DE L’IGNORANCE,   NOUS SOMMES CAPABLES D’AGIR DE MANIÈRE PERTINENTE POUR SOI   ET POUR AUTRUI Pour se mettre en sécurité, il faut se libérer du  samsara, ce qui constitue un niveau médian de  liberté. Être libéré du samsara, cela veut dire être  sorti du cycle des naissances et des morts prises  sans liberté, sous le pouvoir des karmas et surtout  des facteurs perturbateurs de l’esprit, notamment  de l’attachement, de l’aversion et de l’ignorance. La liberté, ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi, c’est le refus de faire ce qui est nuisible   (Alexandre Minkowski) Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 33 pages 58 à 59

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Anita 9 décembre 2019 Aucun commentaire
LIBERTÉ DE LA PRESSE
Anita

LIBERTÉ DE LA PRESSE

LE « MÉDIATIQUE » N’EST PLUS DU JOURNALISME Jean-Claude Guillebaud est écrivain et  journaliste. Grand reporter au quotidien Sud  Ouest en 1965, il rejoint Le Monde en 1972  grâce au prix Albert-Londres qui récompense  son professionnalisme. En 1989, il rejoint Le  Nouvel Observateur pour lequel il écrit des  chroniques. Président de Reporters sans  frontières, « arpenteur de terres et sondeur  d’âmes », il fait de la question de l’autocritique  des médias son cheval de bataille. Il refuse  le pessimisme contemporain, qu’il assimile  à une lâcheté. Il est possible de « réparer le  monde, dit-il, alors agissons ! ». Il est l’auteur  entre autres de Je n’ai plus peur et de La Foi qui reste parus aux éditions L’Iconoclaste Cette fameuse hégémonie médiatique qui bouscule  — et parfois ruine — le fonctionnement de la  démocratie, n’est pas une calamité qu’il s’agirait de dénoncer infatigablement et vainement. C’est une  émergence nouvelle, qu’il faut, vaille que vaille, apprendre  à penser. Les médias seront toujours là demain, après- demain, et plus tard encore. Leur prêter servilement  allégeance est une capitulation bêtasse, mais les vitupérer  sur le mode dédaigneux n’a pas davantage de sens. Ce qu’il faudrait plutôt favoriser, c’est une maîtrise  progressive, une mise à distance, un apprentissage  citoyen de cet « empire des médias » qui demeure, pour  l’instant encore, livré à ses pesanteurs déraisonnables.  Cette réappropriation implique un minimum de conceptualisation, de travail théorique. On ne  triomphe pas d’un phénomène déstabilisateur sans  l’avoir préalablement pensé. Or, il se trouve que ce  travail conceptuel est largement amorcé. Mais à un  niveau, trop discret, par une « société des clercs »  loin du grand public. Dans l’exil des colloques, des  laboratoires, des sciences humaines. UNE NOUVELLE DISCIPLINE DU SAVOIR Périodiquement, des institutions (universités,  départements de l’Unesco, sites Internet spécialisés)  donnent une assez bonne idée de cette réflexion  internationale. Philosophes, médiologues, sociologues,  spécialistes des sciences de la communication,  chercheurs : un savoir s’accumule bel et bien au sujet  des médias qu’il s’agit maintenant de vulgariser, au  bon sens du terme. Mais quelle sorte de savoir ? Parmi  toutes les analyses proposées, citons, à titre d’exemple,  celles de Daniel Bougnoux, professeur émérite de  sciences de la communication à l’université Stendhal  de Grenoble ou encore le philosophe Bernard Stiegler,  et son site personnel « Ars Industrialis ». Pour l’essentiel, l’un comme l’autre imputent au  progrès des « techniques médiatiques » quatre  basculements dans notre rapport au monde, quatre  grands « passages » collectifs. Du vertical à l’horizontal,  d’abord : en ouvrant grand angle sur le monde, les  médias ruinent les vieilles transcendances, y compris  celles de l’école et de l’État. Passage du stock au  flux, ensuite : la richesse et la culture se mesurent  dorénavant moins en termes de capital accumulé  qu’en capacité de circulation. Passage du contenu  aux relations, encore : ce n’est plus le contenu ou la  substance qui compte désormais mais la visibilité.  Passage enfin de l’hétéronomie à l’autonomie : les  médias tentent d’accomplir — jusqu’au point limite  de l’atomisation — cette (fausse) promesse de la  modernité : l’autonomie individuelle absolue. Dans ce contexte, c’est la spécificité  radiophonique qu’il est intéressant d’interroger.  La radio hésite en effet entre deux vocations.  La première procède de l’instrument lui-même :  privilégier la parole, le mot, le concept et offrir,  face à l’image, contrepoids culturel du langage. La  radio, de ce point de vue, serait l’alliée objective de  l’écrit « raisonnable » contre l’émotivité du visuel.  Hélas, une station comme France Culture assume  quasiment seule cet ancrage nécessaire. L’autre  tropisme radiophonique obéit à des pesanteurs  inverses. Par son mode de fonctionnement, son  recrutement, son cousinage mondain, la radio  se vit parfois comme une sorte de télévision  privée d’images et donc, infériorisée, orpheline et  envieuse.  La liberté implique la responsabilité, c’est d’ailleurs pourquoi   les hommes la redoutent tant   (George Bernard Shaw) Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 50 à 53

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Anita 25 novembre 2019 Aucun commentaire
Le chemin de libération  Jacques Castermane
Françoise

Le chemin de libération Jacques Castermane

Le chemin de libération Jacques Castermane Jacques Castermane nous fait à nouveau l’honneur de participer à notre revue  en donnant son point de vue sur la liberté. Cet homme qui a suivi pendant plus de vingt ans l’enseignement de Karlfried Graf Dürckheim nous amène très vite à la notion de liberté intérieure. Nous rappelons qu’il anime dans la Drôme le centre Dürckheim, une école de sagesse exercée www.centre-durckheim.com. Qu’est-ce que la liberté ? Question intéressante Nonobstant le fait que je ne me sens pas vraiment concerné par les innombrables discours à propos de la liberté qui jalonnent les siècles. À quoi bon être plein d’espoir et d’illusion quant à la possibilité d’accéder à une liberté qui, le plus souvent, n’est autre que la somme de nos désirs égotiques, narcissiques, nombrilistes ? Une pseudo-liberté qui chaque jour encore oppose les uns aux autres. En même temps, j’avoue être touché par les manifestations qui rassemblent, ces jours-ci, des millions de personnes dans les rues de Hong-Kong, de Moscou et autres villes, au nom de la Liberté (avec un « L » majuscule). Ce qui m’étonne, c’est qu’il est rare de lire une communication sur la « liberté intérieure de la personne individuelle ». Il est vrai que celle-ci est de plus en plus noyée dans le collectif. Cependant, comme l’écrit C. G. Jung : « Les éléphants ça n’existe pas ; il y a chaque fois UN éléphant. » Les lignes qui suivent sont donc centrées sur l’expérience de la liberté intérieure qui, comme il est d’usage en Orient et en Extrême-Orient, nécessite un engagement sur un chemin de libération. Parce que la liberté intérieure ne nous sera pas donnée de l’extérieur. Un chemin de libération ? Oui. Parce que si l’expérience de la vraie liberté intérieure peut vous surprendre à l’occasion d’un événement inattendu, devenir celui ou celle qui se sent libre, indépendamment des conditions extérieures, nécessite un sérieux travail sur soi-même. La liberté intérieure… c’est quoi ? En voici un exemple qui m’a personnellement bouleversé : printemps de l’an 2000, j’accompagne Christina  à son rendez-vous chez le médecin qui, sur la base de divers examens, lui annonce qu’elle a… un cancer. Christina reçoit ce diagnostic en faisant preuve d’un calme qui semble surprendre le médecin ; je suis moi-même médusé. Ses questions et les réponses que lui donne le médecin sont posées et reçues, sans ces réactions mentales, affectives et physiques qui seraient bien  dans une telle situation : « Est-ce un cancer qui donne l’espoir d’une guérison ? — Non. Actuellement nous n’avons pas de moyens qui pourraient assurer une guérison de ce type de cancer. Ce que je peux vous promettre est que l’intervention chirurgicale et les traitements que je vous propose favorisent généralement une rémission. — Une rémission… ? — Il m’est impossible de vous donner un nombre de mois ou d’années. C’est vraiment différent d’une personne à l’autre. » Ce qui me touche est la manière d’être de Christina : un OUI — à ce qui est — qui engage la totalité de son être. Reprenant la route du CHU de Lyon vers Mirmande, sortant d’un long temps de silence, Christina me dit : « C’est inconcevable ! Jamais encore je n’ai ressenti une telle liberté intérieure comme à ce moment précis où j’ai entendu le diagnostic du médecin. » Voici ce que dit André Comte-Sponville de cette expérience dans son ouvrage Le goût de vivre : « Je revois mon amie Christina Castermane, déjà rongée par le cancer qui allait l’emporter quelques mois plus tard, nous dire de sa belle voix douce et fatiguée : « Il y a deux façons de dire OUI. On peut dire OUI parce que tout est bien. On peut dire OUI parce que tout est. Ce n’est pas du tout la même chose. » Elle avait raison, ajoute André. Le premier OUI, celui de l’approbation, n’a de sens que religieux (si l’on croit à une providence divine). C’est le contraire du tragique : si tout est bien, il n’y a plus de tragédie. C’est le contraire de la révolte : si tout est bien, il n’y a jamais à résister, à combattre, à affronter. C’est le OUI de l’âne ou du béni-oui-oui. On le trouve parfois chez les stoïciens ; jamais chez Épicure, Spinoza ou Nietzsche. Parfois chez les croyants, mais point chez tous : voyez Job ou l’abbé Pierre. Le second OUI, celui de l’acceptation, ne relève pas d’un jugement de valeur (« le cancer est bon ») mais d’un jugement de fait (« OUI, j’ai un cancer »). Comment, autrement, le combattre efficacement ? Comment, si on ne peut le guérir, l’affronter lucidement ? » Dire OUI à ce qui est, à moins que cet acquiescement intérieur vous saisisse sans que vous y soyez pour quelque chose, est certainement ce qu’il y a de plus difficile lorsqu’on est identifié à notre « Cher petit Moi ». D’où la nécessité d’un sérieux travail sur soi : un chemin de libération. Sur le chemin de la libération, nous devons distinguer un exercice spécifique et le quotidien comme champ de l’exercice. Un exercice spécifique ? Je prendrai comme exemple le plus simple de tous. Il est appelé zazen  au Japon ; un mot qui a pris place dans nos dictionnaires depuis quelques années. Za signifie s’asseoir ! Zen signifie calme ! Et que faire une fois assis ? Rien. Un rien faire qui s’accompagne d’un OUI à tout ce qui se présente à travers les sens ! Un rien faire qui déclenche des réactions mentales, des réactions affectives et des réactions physiques dépendantes du petit moi souverain (moi je veux / moi je ne veux pas ; moi j’aime / moi je n’aime pas). Zazen : dire OUI… être OUI ; un sérieux travail de « déségocentration ». Trouvant que zazen n’était pas un bon exercice pour MOI, parce que je ne me sentais jamais aussi agité, tendu, agressif, que pendant cet exercice, K. G. Dürckheim me dit :

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Françoise 17 novembre 2019 Aucun commentaire
ÊTRE LIBRE UNE RÉVOLUTION INTÉRIEURE !
Anita

ÊTRE LIBRE UNE RÉVOLUTION INTÉRIEURE !

Après des études en lettres modernes, Jean-Luc Kopp, outre son métier d’enseignant auprès de jeunes en rupture scolaire, s’est consacré à la psychanalyse verbale, puis à la psychanalyse corporelle. Il est à ce jour le président de l’Institut français de psychanalyse corporelle, www.psychanalysecorporelle.org Longtemps, j’ai cru que j’étais libre ; je me trompais et je ne le savais pas. Comme tout un chacun, je pensais qu’être libre consistait à se défaire de toute contrainte et à décider de sa vie. Subir un papa violent, autoritaire m’a très tôt conditionné à tout mettre en œuvre pour avoir le choix, ne sélectionner que ce qui me plaisait. Devenir professeur de lettres, puis psychanalyste verbal m’a convaincu que je contrôlais ma vie, que je parvenais enfin à exister, à obtenir une reconnaissance, de la valeur. Il est vrai que les élèves difficiles dont je m’occupais ainsi que mes patients m’obligeaient à ne rien laisser au hasard. J’avais beau être sur le qui-vive en permanence, pour autant, je cessais de m’identifier au personnage du « petit con » dans lequel mon père me cantonnait. Le choix professionnel me permettait de croire que n’avoir ni Dieu ni maître représentait le summum de la liberté. Pourtant j’aidais de travers, j’aimais de travers, mais je l’ignorais. Deux événements déroutants m’ont ouvert les yeux. Le premier, alors que je saisissais l’un de mes élèves à la gorge parce qu’il me narguait en terrorisant les plus faibles, me  permit de voir défiler un à un tous les moments où mon père m’imposait ses débordements violents, ses humiliations verbales. Moi qui croyais m’être affranchi de ce despote familial, je lui ressemblais : contre mon gré, j’étais mu par la même violence intérieure qui m’avait blessé et que je refusais. Rude désillusion : mes études, mes préparations de cours étaient un leurre. Cette réalité scolaire particulière mettait au défi ma revendication de liberté et de maîtrise. Un second tsunami me fut nécessaire : la naissance de mon fils Arnaud qui s’éteignit au bout de quinze jours. Je devais me soumettre à l’évidence : je ne contrôlais rien. Plus question de m’appuyer sur ma petite personne, sur mes prétendues qualités de prof ou de psy. Tout volait en éclats. Je n’étais plus rien. À l’évidence, ces épreuves étaient nécessaires pour que je puisse enfin apercevoir combien, alors que je me pensais libre et autonome, j’étais esclave de mes croyances. Le choix était simple : me résigner et nourrir une révolte contre tout et tous. Ou consentir à ces événements non choisis, et peu à peu me laisser enseigner par eux. Je ne savais pas aimer, pas plus mon fils défunt que ma propre personne, ou autrui à travers mes élèves ou mes patients. Il me fallait apprendre à aimer ma fragilité, ma vulnérabilité. Faute de quoi, je me condamnais à entretenir la conviction que je n’étais pas aimé, que j’étais sans valeur. Mon ascension intérieure, initiée par de fracassantes épreuves extérieures, se prolongea grâce à la découverte de la psychanalyse corporelle. Mon parcours en psychanalyse verbale m’avait conduit, en définitive, à me fuir, à éviter de me rencontrer en intimité ; cette autre forme de psychanalyse m’offrit enfin la grâce de rencontrer un petit Jean-Luc sacrément abîmé. Jusque-là, j’avais peur de la souffrance et je me contentais de me la représenter. Désormais, il s’agissait de la revivre, de la prendre à bras-le-corps, de la ressentir dans toute son horreur. Conversion du regard et du cœur exigée et garantie. Accepter ce qui a été  constitue le seul acte de liberté possible Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages47 à 49

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Anita 12 novembre 2019 Aucun commentaire
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