Skip to content
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
0,00 € 0 Panier
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don

Extrait d’article

  1. Accueil>
  2. Extrait d’article>
  3. Page 24

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
Trois profondeurs du Dialogue Essentiel
Françoise

Trois profondeurs du Dialogue Essentiel

  Normalien de formation, Denis Marquet est philosophe et écrivain. Il pratique la philosophie comme une thérapie existentielle, au moyen d’un questionnement vivant avec des êtres en quête du sens de leur vie. Ses derniers livres interrogent la philosophie du Christ avec un roman, Le Testament du Roc, et deux essais parus en 2018 et 2019 aux éditions Flammarion : Oser désirer tout et Aimez à l’infini. Quelle est votre expérience du Dialogue Essentiel, inspiré ? Cette voix intérieure qui répond à nos questions ? Nous pouvons vivre à trois niveaux ce dialogue avec l’essentiel, avec la transcendance, avec ce qui nous dépasse, peu importe le nom que nous donnons à cette dimension. Nous pouvons l’appeler Dieu, ou ne pas la nommer. Le premier niveau est celui de la tête, ce sera un dialogue d’informations. J’ai une question, la réponse m’est donnée sous la forme d’une information. À charge pour moi de la mettre en œuvre, avec mes propres forces (ce que je sais, ce que je sais faire). Mais ce premier niveau n’est pas fait pour durer. De fait, au cours d’un cheminement spirituel, arrive un moment où les informations diminuent. Le divin nous propose le dialogue sur un mode de moins en moins informatif, car il nous appelle à un niveau plus profond. APRÈS LE DIALOGUE AVEC LA TÊTE, LE DIVIN NOUS FAIT ENTRER DANS L’EXPÉRIENCE DU CŒUR À ce moment-là, nous entrons dans l’expérience du cœur. Le divin nous appelle alors dans la relation à autrui, notamment sous la forme d’une ouverture du cœur qui augmente notre perception de l’autre, de son être véritable, par-delà ses conditionnements. Beaucoup d’intuitions, d’inspirations se présentent, fondées sur une vision de l’être unique qu’est l’autre, et de ses véritables besoins. Une relation d’être à être commence à se développer. C’est la dimension du Christ qui émerge là, la deuxième personne de la Trinité : une unité relationnelle qui constitue la coupe permettant de recevoir l’être du Père, la source de vie. Mais cette source-là peut se tarir elle aussi, signe que nous sommes appelés à un niveau encore plus profond : le centre des entrailles. C’est-à-dire le lieu où le divin nous met en mouvement directement. Cette dimension des entrailles, très importante dans les Évangiles, est masquée par les traductions. Or, nous élevons des basiliques au Sacré-Cœur, mais on ne dit rien des entrailles sacrées du Christ Neuf fois dans les quatre Évangiles, il est question des entrailles du Christ, et une seule fois du cœur du Christ. Or, nous élevons des basiliques au Sacré-Cœur, mais on ne dit rien des entrailles sacrées du Christ. Lorsque vous lisez, dans les traductions des Évangiles, que Jésus est pris de pitié, souvent le texte original dit en réalité que ses entrailles sont remuées. Or, dès qu’elles le sont – celles du Christ, mais également celles du père du fils prodigue ou du Bon Samaritain – immédiatement l’être est mis en acte. Pour Jésus, ce mouvement spontané peut aller contre ce qu’il avait prévu de faire. Par exemple, au moment où il apprend la mort de Jean le Baptiste, Jésus a besoin de se retirer pour se recueillir et prier. Mais il voit que des foules le suivent sur le rivage, aspirant à sa présence ; c’est là que ses entrailles sont remuées. Il renonce alors à son projet personnel et va enseigner à ces foules. Les entrailles sont donc le lieu où le divin peut nous toucher et nous mettre directement en mouvement pour l’autre. NOS ENTRAILLES SONT LA SOURCE DE NOS ACTES Nos entrailles sont la source de nos actes. Mais elles peuvent engendrer un acte soit pulsionnel soit inspiré. L’acte sera inspiré si nous autorisons le divin à venir nous toucher dans ces profondeurs ; donc, si nous acceptons que notre conscience y descende. Ainsi le dialogue avec la source culmine paradoxalement au point le plus bas. Il faut accepter une baisse de la clarté sur le plan de la compréhension (la tête) quand les informations se tarissent, puis consentir à ce que la clarté par rapport à autrui diminue aussi. Nous nous sentons perdus, mais c’est alors que nous sommes guidés par le Christ, lui qui s’adresse précisément aux « brebis perdues ». Plus nous sommes guidés, moins nous savons où nous allons ! Car nous sommes mis en mouvement d’une façon spontanée, reliée. le divin met en mouvement le corps, donc il le pénètre et l’infuse progressivement. Nous recevons nos actes. C’est la partie la plus intéressante de ce dialogue parce qu’alors, le divin met en mouvement le corps, donc il le pénètre et l’infuse progressivement. Ainsi se crée notre corps de résurrection. La clarté peut alors revenir au niveau du cœur et de la tête. Mais seulement parce que nous y avons renoncé, parce que nous avons accepté d’être guidés dans des profondeurs telles que nous nous y sentons comme un aveugle conduit par un voyant. Nous ne savons pas où nous allons, mais, à chaque instant, nous nous confions. Quand mes actes sont inspirés, je peux commencer une phrase sans savoir comment je vais la terminer, m’engager dans une entreprise sans avoir de raison ni de but. Nous agissons parce que nous sommes mis en mouvement par la source, sans garantie qu’il s’agisse bien d’elle. À ce niveau de profondeur, la dimension de la foi est essentielle. Mais nous constatons que les actes sont féconds. Nous nous ouvrons à l’inattendu, au Nouveau dont parlent les Dialogues avec l’ange. La spiritualité, c’est l’ouverture au nouveau. Quand elle est vécue au niveau des entrailles, nous avons l’impression d’être à la fois dans la nuit noire et parfaitement guidés. (…) N’hésitez pas à regarder nos articles ci dessous :   VERS LE CORPS INSPIRÉ DE L’HOMME INSPIRÉ Dialogue essentiel avec Bernard Montaud L’Ange, porte-parole de notre créateur, de Dieu   Pour  lire l’article en entier Reflets n° 32 pages 59 à 61

Lire la suite »
Françoise 20 août 2019 Aucun commentaire
Frédérique Bedos
Françoise

CONFIDENCE D’ARTISTE, semer le désir d’agir

  Après une enfance éprouvante qu´elle a racontée dans La Petite Fille à la balançoire, aux éditions Les Arènes, Frédérique Bedos est devenue présentatrice télé par la magie d´une rencontre inopinée. Désormais, elle se consacre intégralement au Projet Imagine, l´O.N.G. qu´elle a fondée. Dans ce cadre, elle réalise des films inspirants sur des héros au grand cœur, dont récemment Jean Vanier auquel elle rend hommage dans le cadre d´un long métrage émouvant, Le Sacrement de la tendresse. « Se sentir utile aux autres, c´est la clef du bonheur », nous dit-elle. Son sourire profond, habité, sa joie de vivre exultant en grands rires nous ont enthousiasmés. Après seulement quelques minutes de rencontre, nous savions que nous avions affaire à une grande dame. Qu’est-ce qui est à l’origine du Projet Imagine ? Ce sont d’abord mes compétences professionnelles. Puis, à un moment, j’ai reçu l’inspiration sur la façon dont je pourrais les utiliser au service des valeurs qui m’ont sauvée dans mon enfance. La violence a envahi les écrans et la façon de décrypter le monde est de plus en plus anxiogène. Or, la peur est la pire des conseillères, amenant au repli sur soi, à la stigmatisation de l’autre. In fine, on va bâtir des murs pour se séparer les uns des autres. N’est-ce pas le phénomène que nous observons dans le monde aujourd’hui ? Au même moment où je me pose ces questions d’ordre professionnel, j’ai l’histoire de mon enfance qui revient à la surface. C’est-à-dire ? Il y a des moments dans la vie où nous avons des rendez-vous avec nous-même. Toute une partie de ma jeune vie d’adulte était une fuite en avant, suite à une enfance tellement sérieuse, pleine de responsabilités. C’était lourd à vivre. Aussi dès que j’ai pu goûter à un peu de légèreté, je m’y suis engouffrée parce que j’avais absolument besoin de cette bouffée d’oxygène, c’est-à-dire faire des bêtises, ne pas me préoccuper. Et voilà qu’en plus, je me retrouve dans les médias, synonyme de voyages, d’aventures qui ne faisaient pas partie de mon monde. Sans me poser de questions, j’ai foncé droit devant de peur d’être ré-aspirée par des souvenirs douloureux. Sauf qu’un jour, ça vous rattrape. À un moment, votre inconscient ouvre la boîte de Pandore. Et j’ai fait une dépression, et le seul moyen de m’en sortir était de recoller avec ce qu’il y a de plus profond en moi, c’est-à-dire les valeurs d’humanisme, de solidarité, d’entraide, de tendresse qui m’ont sauvée quand j’étais petite. C’est aussi cette empathie qui fait qu’on a tellement mal pour l’autre : je t’aime parce que je suis toi et c’est cela qui est à redécouvrir. Nous ne sommes pas isolés les uns des autres. Cela fait peur parce que ça veut dire qu’on va souffrir, mais c’est cela, prendre le risque d’aimer. D’un coup, le sort de l’autre nous importe et vient nous toucher dans notre chair. C’est à ce prix qu’on va pouvoir s’entraider et s’aimer.   Le Projet Imagine, c’est une autre manière de faire du journalisme ; quelle espérance contient-il ? C’est notre ligne éditoriale qui chapeaute tous nos contenus audiovisuels. C’est une façon de narrer le monde, en réussissant à rester proche du grand public, sans tomber dans l’élitisme. Essayer d’éclairer les enjeux du monde, tout en montrant bien que c’est subtil, complexe et que vous n’avez pas toutes les clés, rend humble et donne de l’espoir. J’espère donner cette posture d’humilité aux personnes qui reçoivent les messages en les mettant devant la question : « Qu’est-ce que je peux faire pour aider ? » On va regarder la situation telle qu’elle est sans se voiler la face, en gardant un regard tourné vers le futur de façon résolument constructive. Et quand il y a de l’espérance, il y a de la joie. C’est ça la subtilité et c’est là où nous sommes dans du constructif. C’est là aussi que je trouve la noblesse du métier de journaliste : d’une situation complexe, comment réussir, sans la dénaturer, à la rendre accessible au grand public qui n’est pas un spécialiste du sujet. Le but est de créer la contagion qui se traduit par des actions de la part du public. Je dois réussir à le transformer de spectateur en acteur, en quelqu’un qui va se lever de son fauteuil pour agir. C’est ça le pouvoir de l’émotion, et c’est ce qui me met en mouvement C’est ça le pouvoir de l’émotion, et c’est ce qui me met en mouvement. J’assume totalement de faire un journalisme qui ne se prétend pas objectif, mais qui accepte totalement sa subjectivité. Soit tu es un être humain, soit tu es un robot. C’est un souci d’honnêteté d’assumer totalement sa subjectivité en faisant en sorte qu’on puisse la distinguer de façon facile. Le spectateur sait à ce moment-là comment se situer, sans lui enlever la liberté de se positionner par rapport à votre point de vue. Quelqu’un dont je fais le portrait, je l’ai choisi, car pour moi, c’est un héros. Alors oui, mon reportage est orienté, car il est plus un hommage qu’une enquête. Je vais raconter une histoire qui est la plus authentique possible, et l’authenticité et l’objectivité, ce n’est pas la même chose. Le journalisme n’est utile que s’il va jusqu’à donner l’envie d’agir, sinon à quoi sert-il ? Nous sommes envahis de nouvelles – d’ « infobésité » – qui deviennent une pollution. Comment faire le tri entre ce qui est utile et ce qui va élever ? Du coup, je fais du journalisme incarné, en m’appuyant sur la vie d’hommes et de femmes, les nouveaux héros. De là découle toute cette ressource infinie d’émotions qui vient jouer sur l’effet miroir créant l’empathie, quel que soit le héros. Il y a toujours quelque chose de l’ordre de l’universalité de notre humanisme qui passe. C’est-à- dire ces hommes et ces femmes nous ressemblent : ils ont des joies, des peines, des espérances, des rêves, des épreuves. Nous nous y reconnaissons.

Lire la suite »
Françoise 5 août 2019 Aucun commentaire
Dialogue essentiel  : "l'héritage"
Anita

L’HÉRITAGE DE GITTA MALLASZ

  Suite de :  rétrospective DU DIALOGUE ESSENTIEL Sa disparition va accélérer notre propre croissance. Bernard écrit le récit de sa mort dans La Vie et la Mort de Gitta Mallasz. S’ensuit une tournée de conférences avec ses plus proches collaborateurs. Bernard n’aura de cesse de faire fructifier cet héritage, inventant encore de nouveaux outils et prolongeant l’enseignement des Dialogues par sa propre expérience. Tout comme les applications de nos smartphones répondent à nos multiples problèmes extérieurs, il crée des « applications » répondant à nos multiples problèmes intérieurs. Année 2000. Les premières Tâches voient le jour. Sous l’impulsion de Gitta puis de Bernard, je fonde moi aussi ma propre forme d’accompagnement des Dialogues en créant le « dialogue miroir » comme pratique de base ainsi qu’un « dialogue avec le corps ». Gitta m’a si souvent exhortée à profiter de ma simplicité pour rendre cette expérience plus accessible : « Invente des jeux qu’un enfant de quatre ans puisse comprendre, des jeux que l’ego ne va pas aimer, lui qui ne veut que des exercices spirituels difficiles. » D’autres également inventent des outils : une aide aux malades avec la Médecine des Actes, une aide à ceux en proie à une addiction, un accompagnement des mourants, une revue pour une autre lecture de l’actualité, la marche où le dehors renvoie au-dedans. Au-delà de l’aide humanitaire, la Tâche est ce qui nous oblige à nous dépasser continuellement. Elle nous pousse à vivre avec notre ange au quotidien parce que nous en avons un besoin vital. La Tâche, c’est aider ceux qui ont une misère comparable à la nôtre : parce que nous avons appris à marcher là où nous étions handicapés, quoi de plus normal que nous tendions à notre tour la main à ceux qui ont le même handicap. Année 2006. Inauguration du Centre des amis de Gitta Mallasz   Artas se développant, nous devons quitter Tartaras. Gitta souhaite, pour les « précieux chercheurs » que nous sommes, un beau lieu pour que la beauté extérieure stimule notre beauté intérieure. Nous le trouvons, en 2002, au cœur de l’Indre. Après moult travaux, l’inauguration du centre rassemblera 600 personnes : des maîtres spirituels de plusieurs traditions ou religions, des hommes politiques de la région, des artistes et bien sûr les membres de notre mouvement. Autour du livre Dialogues avec l’ange, tant d’initiatives ont vu le jour ici et là ! Pourvu que nous soyons tous contagieux de nos différentes expériences et tolérants de celles des autres. Notre particularité est notre filiation à Gitta Mallasz. C’est elle qui nous a faits, quoi de plus normal que notre centre où nous transmettons son enseignement porte son nom. Portés par l’énergie de mon époux, nous réussissons à exaucer le vœu de Gitta : créer un lieu où vivent de concert le sacré et la fête. Un lieu de bonne vie ! En 2007, Gitta aurait eu cent ans. Nous avons fêté cet anniversaire autour de la sortie d’un film, réalisé par un producteur italien, retraçant toute l’histoire des Dialogues d’hier à aujourd’hui [1] . [1].  BANDIERA Giuletta et FONSECA Gabriele, Dialogues avec l’Ange, film documentaire.   La même année, je crée l’association Les Amis de Gitta Mallasz pour permettre à chacun de vivre ses propres dialogues. Je souffre que les gens ouvrent le livre des Dialogues, s’émerveillent et le referment, sans chercher à traduire ce qui les a touchés, sans avoir questionné leur ange, sans que rien ne change à leur vie.   En 2012, Gitta reçoit à titre posthume la médaille des « Justes parmi les nations » pour avoir sauvé une centaine de femmes juives pendant la guerre.       Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages 30 à 32

Lire la suite »
Anita 2 août 2019 Aucun commentaire
Rétrospective DU DIALOGUE ESSENTIEL
Anita

Rétrospective DU DIALOGUE ESSENTIEL

LÉGUÉ PAR GITTA MALLASZ PATRICIA MONTAUD Patricia Montaud nous livre, en trois parties, l’historique du Dialogue Essentiel légué par Gitta Mallasz, depuis l’expérience fondatrice lors de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui. Fondatrice de l’association Les Amis de Gitta Mallasz, Patricia Montaud retransmet l’enseignement du dialogue avec l’ange qu’elle a reçu auprès de Gitta. Elle est l’auteur avec son époux de La Vie et la mort de Gitta Mallasz et de Dialoguer avec son ange Une voie spirituelle occidentale. Ensemble ils témoignent d’un chemin accessible à tous ceux qui ont soif de trouver leur propre vérité. www.lesamisdegittamallasz.org    patriciamontaud.org UNE EXPÉRIENCE ANCRÉE DANS L’HISTOIRE ANNÉE 1943. UNE EXPÉRIENCE FONDATRICE… EN TEMPS DE GUERRE Nous sommes en Hongrie : la guerre bat son plein… des milliers de juifs sont déportés… Au milieu de cette folie humaine, quatre amis cherchent le sens : « Comment est-ce possible que nous, les humains, en soyons arrivés là ? » Au lieu d’accuser des coupables au-dehors, ils vont chercher leur propre responsabilité au-dedans et faire le bilan de leur vie. Et parce qu’ils ont ce courage, ils vont réveiller cette vérité tapie en chacun de nous : « cette partie de nous qui sait » et qu’ils appelleront par la suite leur maître intérieur, leur ange. LES QUATRE AMIS, QUI SONT-ILS ? Hanna Dallos, Joseph Kreutzer son mari, Gitta Mallasz et Lili Strausz vivent une réussite professionnelle dans des métiers modernes. Ils sont graphiste, décorateur, professeur d’expression corporelle et designer. Et ils s’interrogent depuis longtemps sur l’évolution de l’homme ; ils ont lu et étudié les textes sacrés de différentes traditions. Hanna est à la fois la plus terre à terre, la plus intuitive et la plus exigeante dans cette recherche. Elle donne des cours de dessin où elle accompagne davantage la vie de ses élèves que leurs œuvres : « Je découvre ce que je dis au fur et à mesure que je leur parle, confiait elle à Gitta. Je vois leur intériorité comme si je lisais une radiographie. » Gitta est la fille d’un général de l’armée hongroise, championne de natation, au caractère indépendant et aventureux. Elle a connu Hanna lors de ses études d’art décoratif, et Lili dans ses cours d’expression corporelle. Joseph, l’époux de Hanna, est le plus secret et le plus discret des quatre amis, mais il est parfois celui qui comprend le mieux l’enseignement qu’ils reçoivent. LA PREMIÈRE COMMUNAUTÉ Assez rapidement, ils décident d’habiter ensemble dans une petite maison reculée à Budaliget, dans les environs de Budapest, et pendant dix-sept mois, ils vivent une véritable expérience fondatrice : quatre humains dialoguant avec leurs quatre anges dont Hanna se fait le porte-parole. Avec une soif grandissante, ils questionnent de plus en plus sincèrement et obtiennent des réponses éblouissantes de vérité.   Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages  23 à 25

Lire la suite »
Anita 30 juillet 2019 Aucun commentaire
Dialogue avec le silence
Françoise

Dialogue avec le silence

  Frédérique Lemarchand est née à Limoges en 1977. À partir de 1997, elle étudie les arts du feu, la restauration de tableaux anciens, le vide et le plein dans la peinture orientale. En 2012, elle subit une transplantation cœur-poumons d’où s’ensuivent une E.M.I. et un coma. En 2015, elle rencontre Annick de Souzenelle qui lui prodigue des enseignements d’anthropologie biblique sous l’angle ontologique. En 2016, elle publie le livre autobiographique poétique Cantique du Cœur. À suivre ses expositions de toiles, séminaires, conférences, peinture en direct. Je suis chemin d’inspiration Me voici appelée dans un silence qui absorbe le monde. Je suis chemin d’inspiration, sous un ciel vertical qui tire à lui les senteurs des abîmes jusqu’en terre de peinture. Fini le règne des câbles serpentant le mental qui contrôle tout. Je quitte ce monde opaque et rencontre le sensible, l’inattendu, le pressenti, la perception où tout se reflète. J’épouse la pluie limpide d’un ciel serein sur l’atelier, la visite impromptue bleue irisée du martin-pêcheur, gardien de la rivière qui roule en contrebas. Tous m’électrisent d’une densité tellurique. J’ai le souffle coupé de ressentir tout ce que je ressens. Et, pour n’être plus exilée face à l’inouï, il en va de l’entrée en moi-même comme de l’approche d’une terre blanche. Je hisse sur mon chevalet une toile immaculée de silence. Créer, c’est facile, il suffit de sauter à pieds joints dans le vide Créer, c’est facile, il suffit de sauter à pieds joints dans le vide, c’est à dire dans mon cœur. Traversée par la sève créatrice, je suis habitée par le Souffle qui se dilate en moi, plus profond que moi-même. Ma silhouette se détache alors indigo dans l’athanor de ma toile. La riche toison du lion balance sa flamme dans mes pigments. S’allume en moi un feu que ma poitrine ne peut contenir. Je brûle d’une peinture capable d’ouvrir un nouvel horizon aux lèvres « collabées » de la nuit. Dans un tremblement du toucher de l’être, l’aurore infinie décolle du fini. C’est un don de vie à la vie, don insaisissable. L’invisible fuse dans le visible en d’innombrables mutations qui s’évanouissent. La création ne vient plus de moi. Une chrysalide d’empreintes parcheminée de larmes Entre le monde et moi, la toile d’une métamorphose. Une chrysalide d’empreintes parcheminée de larmes. Un palimpseste de sueur et de poussière. La poussière du monde entier, collée à la peau du présent, au rideau de tous les temps de la vie. Je déchire, je malaxe, je « manduque » mon cœur avec le cosmos afin qu’ils deviennent chair de peinture. Les conditions sont réunies pour une nouvelle naissance. Morte enceinte du germe, je célèbre la vie meurtrière en moi. Le couteau de la vie avec le pinceau tranchent dans le vif. Le sang est peinture, elle, à moitié vivante et moi, à moitié morte. L’esprit et l’âme sont les deux yeux par lesquels je vis. J’incise la fente d’une bouche dans la pourpre de Ton visage. Visage de tous les visages, comme le mien foudroyé, inaliénable, essaimé, émietté. Substance de ma substance, poussière de la lumière, lumière de la matière s’étreignent férocement. Mon cœur absorbe la peinture et la manifestation absorbe mon coeur à l’image du célébrant qui donne et qui reprend ! Je ne peux pas capturer l’éternel Peindre, c’est recevoir ce qui me déborde au creux de ma solitude. Tout se passe comme si la manifestation posait la question de l’équilibre de quelque chose de mouvant, muet, hurlant, invincible, provisoire, volatile et d’une extrême fragilité. La fertilité de cet état d’attention flottante germe et croît sous la cicatrice de mon corps qui n’est pas son tombeau. Je ne peux pas capturer l’éternel. Ce qui m’est révélé se retire et l’horizon s’éloigne. Le vivant ne se laisse pas emprisonner. Je ne peux que rendre témoignage à la Lumière. Par la fenêtre de l’atelier passe un rayon de lumière libre et nu qui s’amuse sur la toile. La respiration, le souffle, le flux. La cendre et la poussière dans le faisceau lumineux sont comme rendues à leur virginité première. Trace insaisissable du sans-trace. Il ne reste que ma peinture assoiffée pour me faire éprouver inlassablement l’étrange sensation intime que je vis toujours en une consubstantielle compagnie. Je vis la sublimation de deux états dont le mélange crée un troisième. Triade où douleur et joie sont une même chose dans l’amour fort qui abolit toute séparation. Dialoguer avec le silence, cela reste une expérience secrète et mystérieuse indéfiniment enfouie, tel le levain dans la pâte humaine. www.frederiquelemarchand.com   Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages 47 à 48

Lire la suite »
Françoise 22 juillet 2019 Aucun commentaire
Un avenir pour l'écologie
Françoise

Un avenir pour l’écologie

par Christian Roesch Dans son dernier ouvrage Une Nouvelle Terre, Dominique Bourg présente une magnifique analyse de la situation de la terre aujourd’hui. La notion d’anthropocène est parfaitement claire : notre époque produit des dommages irréversibles pour l’environnement. Si nous ne cessons, la terre deviendra invivable. Les solutions de secours sont illusoires. Nous retrouvons la même qualité d’analyse chez Delphine Batho  dans Écologie intégrale Le manifeste, dont Dominique Bourg a fait la postface. L’écologie est éminemment politique mais la politique peut-elle mener à une solution écologique ? Ce vieux débat date de la fondation de partis écologistes en Europe. Leur inefficacité a été démontrée par leur échec, depuis cinquante ans, à imposer leur approche sur la scène politique. Les alliances à gauche, au centre, à droite, ou séparés, toutes les tentatives n’ont abouti qu’à des succès très limités. La démission de Nicolas Hulot du ministère (d’État) de l’Écologie en est le dernier avatar. Delphine Batho propose la conquête démocratique et non-violente de « l’écologie intégrale ». Les « Terriens », ceux qui veulent protéger les conditions d’existence de l’humanité, l’emporteraient aux élections sur les « Destructeurs » c’est-à-dire tous les autres Est-ce une utopie ou une possibilité réaliste ? Précisons que, dans notre esprit, il n’est pas question de polémiquer sur cette personne ou sur son programme. Elle représente la pensée d’une grande partie des écologistes qui espèrent par leurs actions citoyennes et le relais politique pouvoir changer le système capitaliste en France, en Europe et dans le monde. Nous nous interrogeons sur la faisabilité d’un tel projet aussi alléchant pour la sauvegarde de la planète et de TOUS ses habitants. Notre scepticisme provient de notre expérience spirituelle et de la connaissance de la biologie intérieure humaine qu’elle procure. L’homme n’est pas que terrien : sa dimension divine est le vrai moteur de son évolution. Qui ne souhaite être mieux aimé et mieux aimant ? Lorsque cette quête n’est pas première, les combats – même les plus humanistes – se coupent de la vie intérieure garante de la vérité, de la justice, de la paix. Ainsi classer les individus en deux catégories, les « Terriens » et les « Destructeurs » crée une opposition frontale dangereuse ayant pour conséquence d’induire la guerre d’un camp contre l’autre. Comment imaginer que la guerre apporte une solution durable ? Elle vient en contradiction avec l’idée d’écologie intégrale démocratique non-violente. De plus, cette solution est impossible, car cette dualité destructeur-protecteur est en chacun de nous. Nous y reviendrons, mais essayons d’abord de comprendre la nature humaine qui va avec la démocratie. La démocratie est un modèle sociétal qui régit les nations. Il a été rendu possible depuis que les humains ont acquis une personnalité, c’est-à-dire un ego qui différencie chacun de son voisin. Elle s’essaie chez les Grecs. Être citoyen de la cité nécessite d’y être né depuis des générations, d’être du sexe masculin, d’y posséder des biens, pour participer à la vie politique selon le principe : un homme, une voix. Les Romains l’ont amplifiée. Le droit, l’accès plus facile à la citoyenneté, sa dimension mondiale ont préparé la démocratie moderne du XVIIIe siècle. Celle-ci est toujours fondée sur le fonctionnement de l’ego, egocentrique par définition. Ce plan de conscience régi par la personnalité, nommons-le : MOI . Avoir un rôle social reconnu par le fait d’avoir un nom provenant d’une lignée, un prénom qui m’identifie, une adresse, un métier. C’est l’avoir – même restreint – qui donne accès au statut de citoyen et au rôle d’électeur. – Les critères communs de l’ego signent l’appartenance à un groupe, une collectivité, une nation. Cette conscience d’appartenir à un groupe, appelons-la : NOUS. Exemple de groupe : les confréries de métier ; de collectivité : les habitants d’un quartier, d’une province avec ses coutumes, d’une nation régie par les mêmes lois. – Les critères individuels de l’ego manifestent que : moi j’existe à l’intérieur de ce groupe, différent du voisin, avec une personnalité. Et mon groupe doit être différent des autres groupes. MA famille, MON quartier, MON club, MON clan, MON pays, etc. C’est la base intérieure humaine du système politique de la démocratie. L’État régule les rapports entre l’individu et la collectivité (entre MOI et NOUS). Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages  14 à 17

Lire la suite »
Françoise 1 juillet 2019 Aucun commentaire
La bonne santé humaine
Anita

La bonne santé humaine

Le docteur Jean-Patrick Chauvin est médecin généraliste. Il est le fondateur de la Médecine des Actes qui pose les bases d’une médecine intégrant toutes les dimensions de l’être humain (le corps, l’âme et l’esprit). Il est l’auteur du livre Quand la maladie nous enseigne, aux éditions Josette Lyon. Le monde de la santé vit des heures difficiles, nous invitant à nous interroger sur ce qu’est dans sa réalité et dans sa globalité la « bonne santé humaine », et sur sa conduite. Alors première question : est-il encore possible de parler de santé humaine si nous occultons une grande partie de l’être humain, à savoir sa vie intérieure ? Peut-on encore prétendre être en bonne santé, si nous gardons dans l’ignorance une si importante partie de nous-même ? L’être humain est fait d’un corps, d’une âme, d’un esprit À l’heure où se dessine un nouveau courant, celui de la médecine intégrative, qui tente de prendre en compte et de coordonner les apports des différentes médecines tout en ouvrant la porte à un souci de l’être humain de façon plus complète, il est sans aucun doute temps de s’interroger sur la prise en compte de l’être humain dans sa globalité et de la définition de la santé qui en découle. L’être humain dans sa totalité est un être que l’on peut considérer comme tripartite, il est fait d’un corps, d’une âme et d’un esprit. Il est à la fois une forme de vie physique, psychique et spirituelle ou essentielle. Que peut-on entendre par là : Une dimension physique, celle du corps, des fonctions biologiques à l’œuvre. Elle est surtout héritée de notre passé collectif. Elle est celle que nous ont léguée les règnes précédents : le minéral, le végétal et l’animal. Le minéral fait que nous avons une épaisseur physique et une stabilité, mais aussi que nous sommes un ensemble de forces de vie. Le végétal a produit toutes les possibilités d’orientation, mais nous a aussi offert la capacité de croître ainsi que les fonctions biologiques telles que la nutrition et la sexualité. À l’animal, nous devons le fonctionnement « instinctif » de notre corps, l’instinct étant cette intelligence qui régente le bon fonctionnement de nos organes sans que nous ayons besoin de nous en occuper. Cette dimension physique contient aussi la mémoire des conquêtes du règne humain depuis que celui-ci est apparu sur terre.  Ainsi, nous naissons et nous existons dans une actualité de la vie humaine sur terre. Une dimension psychique, celle de l’âme humaine, qui anime la forme de vie que nous sommes. Elle est celle de notre histoire personnelle, celle de notre personnalité unique. C’est cette partie de nous-même agissant dans nos coulisses qui va gérer nos états émotionnels, nos goûts et nos dégoûts, nos attirances et nos répulsions, en bref tous nos états d’âme. Et depuis l’irruption de la « médecine psychosomatique », il est admis que ces états d’âme ont une réelle influence sur notre santé. Aujourd’hui, on peut affirmer qu’il y a une véritable concordance entre la manifestation physique de la maladie et une souffrance intime, même et surtout si celle-ci est « ignorée », non pas par désintérêt, mais par ignorance de cette partie de nous-même.     Pour lire l’article en entier, Reflets n 31 pages 52 et 53

Lire la suite »
Anita 10 juin 2019 Aucun commentaire
Quelle médecine pour aujourd’hui et demain ?
Daniel Chevassut

Quelle médecine voulons-nous pour aujourd’hui et pour demain ?

  Daniel Chevassut vient de prendre sa retraite de médecin homéopathe, praticien attaché des hôpitaux, créateur depuis 1998 d’une consultation sur la souffrance en milieu hospitalier. Il est également pratiquant bouddhiste et représentant de cette tradition au sein des hôpitaux de l’assistance publique de Marseille. Cette double expérience l’a conduit à intervenir dans le cadre du diplôme de soins palliatifs et dans l’enseignement universitaire. Par ailleurs, il intervient régulièrement dans l’émission Sagesses bouddhistes le dimanche matin sur France 2. Une vie centrée sur le souhait de guérir le patient autant que possible Ayant pris ma retraite depuis peu de temps, j’ai maintenant plus d’opportunités pour analyser ma vie de médecin. Une vie totalement fondée sur l’humain, libre du désir d’argent, de pouvoir ou de notoriété, ceci dit en toute humilité et modestie, et au bout du compte une vie de médecin heureuse. Une vie centrée sur le souhait de guérir le patient autant que possible et de toujours faire au mieux pour le soulager de ses souffrances. Je ne souhaite pas parler de moi, mais plutôt livrer quelques témoignages de ce qui a forgé ma carrière médicale, témoignages dont chacun fera ce qu’il voudra. Dans un univers médical où l’on assiste de plus en plus à une « robotisation » de notre système de santé (on pourrait parler également d’une sorte de « dictature » qui ne dit pas son nom), il est légitime de se poser cette question : « Et l’humain, dans tout cela ? ». Ayant exercé en milieu hospitalier pendant vingt ans, j’ai eu la chance extraordinaire de travailler avec des collègues chirurgiens à la fois compétents et humains, dans une belle synergie et une confiance réciproque. Souvent les patients me disaient : « Ah, ici, ce n’est pas comme ailleurs, c’est humain ! » Passionné de médecine, j’ai commencé ma carrière à l’âge de 18 ans en effectuant des remplacements de brancardier aux urgences, puis d’aide-soignant. Cela m’a permis alors de comprendre que ce qu’un patient partage avec les personnes qui travaillent dans un hôpital dépend aussi de leur fonction : le dialogue sera en effet différent avec le brancardier, l’infirmière, l’aide-soignante, le médecin, etc. C’est ce qui donnait aux relèves d’autrefois toute leur richesse, car nous partagions tous ensemble les différentes informations concernant le patient, ce qui permettait d’avoir une vision globale et ainsi de mieux le prendre en charge. Aujourd’hui, tout est rentré dans les ordinateurs et l’échange de paroles entre les soignants devient rare. Beaucoup d’informations essentielles s’échappent dans les tréfonds des ordinateurs… et elles s’y perdent. Comment avoir atrocement mal et être en paix ? Médicalement parlant, c’était incompatible Une autre expérience, qui a transformé ma vie, a été d’être moi-même confronté à la mort. Sans rentrer dans les détails, les douleurs physiques et morales étaient importantes, intenses, sans antalgiques susceptibles d’altérer les fonctions cognitives, l’épuisement physique total… Arrivé à un certain stade, s’est produit ce que l’on pourrait appeler un lâcher-prise, totalement involontaire : « Oui, si je dois mourir, alors que je meure… », un peu comme un enfant qui s’abandonne totalement dans les bras de sa mère. J’ai vécu à ce moment-là une paix extraordinaire, non pas malgré mais avec la douleur. Je m’en suis finalement sorti, mais le médecin scientifique que j’étais voulait impérativement comprendre : « Comment avoir atrocement mal et être en paix ? ». Médicalement parlant, c’était incompatible. J’ai alors parcouru la planète pour avoir ma réponse. Et je l’ai eue.   Pour lire l’article en entier, Reflets n 31 pages 60 à 62

Lire la suite »
Daniel Chevassut 3 juin 2019 Aucun commentaire
MOURIR EN BONNE SANTÉ
Anita

MOURIR EN BONNE SANTÉ

  Si je pense du mal de moi, je me fais du mal, je fais du mal aux autres, et je fais du mal à la terre En 1982, Bernard Montaud fonde une technique d’investigation du subconscient qui est devenue la Psychanalyse Corporelle®. Cette recherche va le conduire à recomprendre l’intériorité humaine et à fonder la Psychologie Nucléaire®. En 1983, il crée l’association Artas, un mouvement spirituel dans la lignée du Dialogue Inspiré transmis par Gitta Mallasz dont il a été le compagnon de route. Auteur de plus d’une quinzaine d’ouvrages qui témoignent de son expérience intérieure, il est aujourd’hui un fervent défenseur de la vie spirituelle et de la foi sous toutes ses formes.   http://www.bernardmontaud.org Qu’est-ce que la vraie bonne santé ? Je crois qu’il faut subdiviser la santé en trois parties. La première, c’est la bonne santé du corps qui correspond chez nous à la bonne santé de type animal, lorsque l’homéostasie de toutes nos fonctions est bien régulée, et que les différents paramètres de nos organes sont équilibrés. C’est la bonne santé animale, la bonne santé de type vétérinaire, je dirais. La seconde, c’est la bonne santé psychique : sommes-nous dans une situation de confort ou d’inconfort permanent avec nous-même ? Et là, nous sommes déjà dans quelque chose qui est de l’ordre de la bonne santé humaine. C’est – et là, c’est le psychanalyste qui répond – à cause de nos traumatismes du passé : que nous avons une plus ou moins bonne relation avec nous-même ? Pensons-nous fréquemment du mal de nous-même ? Pensons-nous fréquemment du bien de nous-même ? Penser du mal de soi ou penser du mal des autres, ce n’est pas la bonne santé psychique. Penser du bien, c’est toujours de la bonne santé psychique. Donc un deuxième degré de bonne santé serait la bonne santé humaine : comment vis-tu avec toi-même ? Comment mieux vivre avec toi-même ? La troisième est la bonne santé spirituelle, la bonne santé Essentielle : es-tu en train d’accomplir le meilleur de toi-même ? Es-tu en train de réussir ta vie ? Ou bien, es-tu  seulement un passage inutile sur terre ? Je dirais donc qu’il y a ces trois dimensions dans la bonne santé :  la bonne santé animale, celle du corps ;  la bonne santé de l’homme, de sa psyché, de son esprit ; la bonne santé de l’homme de foi, du meilleur de l’homme. Je pense en effet que la bonne santé, c’est d’arriver au meilleur de soi-même. Fondamentalement, l’espèce humaine devrait aller vers des modèles de sagesse, de sainteté, ceux qui incarnent le meilleur de l’homme, et qui n’ont rien à voir avec les idoles des médias. La bonne santé, c’est la sainteté humaine, c’est-à-dire la somme des trois bonnes santés, bien qu’on puisse être un saint et avoir une santé physique déplorable. Voyez-vous une relation entre la bonne santé humaine et l’état de santé de la terre ? Les problèmes majeurs rencontrés aujourd’hui sur terre sont dus uniquement au fait que l’espèce humaine n’est pas en équilibre avec elle-même. Qu’il s’agisse des processus de surpopulation, de l’augmentation de la température générale de la terre, de la pollution de la terre, de l’eau et de l’air, l’homme est mal avec lui-même. Il est par conséquent mal avec les autres et mal avec la terre. La mauvaise santé humaine est à la source de tous les problèmes de la terre. Nous avons passé un certain nombre de siècles à conquérir un confort extérieur ; nous arrivons aujourd’hui au bout de cette conquête. Que nous manque-t-il aujourd’hui en Occident ? Rien. Et pourtant, nous ne sommes pas plus heureux qu’avant. Autre chose doit donc succéder à cette quête effrénée du confort extérieur, la conquête d’un confort intérieur : comment vis-tu avec toi-même ? Comment te supportes-tu ? Es-tu dans quelque chose qui est miséricordieux, reconnaissant, remerciant ? Ou es-tu dans quelque chose qui est méprisant, accusateur, blessant envers toi-même ? C’est cet inconfort fondamental dont l’espèce humaine va devoir s’occuper dans les prochains millénaires, parce que la source de toutes les pollutions, de tous les mensonges, c’est le mal que nous pensons de nous-même. Il n’y a rien de plus faux que ce mal-là. Toute cette boue centrale, qui part de nous-même, se diffuse dans la vie intérieure, et puis ensuite se répand sur les autres et sur la terre. Si je pense du mal de moi, je fais du mal aux autres, et je fais du mal à la terre.   Pour lire l’article en entier, Reflets n 31 pages 36 à 38

Lire la suite »
Anita 27 mai 2019 Aucun commentaire
Le plastique
Françoise

Le plastique, pas fantastique

Nettoyer les océans reviendrait à entreprendre ce que l’apprenti sorcier, dans le dessin animé de  1940 de Walt Disney, Fantasia, s’épuise inutilement à faire : notre civilisation pollue beaucoup plus rapidement les océans qu’elle n’est capable de les nettoyer. Ce gyre océanique, vortex grand comme six fois la France La presse et les médias ont accordé leurs unes depuis quelques années à l’émergence de projets ambitieux par la démesure de leur entreprise : nettoyer nos océans, et plus particulièrement tout le plastique qui flotte à la surface du désormais tristement célèbre 7e continent. Ce gyre océanique, vortex grand comme six fois la France et rempli de déchets, a été découvert en 1997 par l’explorateur américain Charles Moore. Il est situé entre la Californie et les îles Hawaï. La surface de cette immense décharge flottante pèserait 80 000 tonnes et il y flotterait librement près de deux mille milliards de déchets en plastique… Le public s’enthousiasme de la dimension innovante de ces projets. Quoi de plus fédérateur qu’Ocean Clean Up, le projet un peu fou de ce jeune Hollandais de 18 ans, Boyan Slat, qui invente un concept de barrage flottant dérivant au gré des vents et courants pour rassembler les détritus qui sont ensuite extraits et recyclés. 40 millions de dollars ont été levés pour réaliser un prototype qui, malgré quelques récents déboires, devrait prochainement opérer directement dans le « continent plastique ». L’organisation prévoit que 60 barrières, d’un à deux kilomètres de long chacune, permettraient de ramasser 90 % des déchets d’ici 2040. Mais l’enthousiasme n’est pas généralisé. En effet, quelques experts avertis, au rang desquels Paul Watson que nous avions interviewé (Reflets n° 21), reprochent à ces projets de se tromper de cible. Selon P. Watson, il serait bien plus pertinent de s’attaquer à la source de la pollution plutôt qu’au stade final de ses conséquences désastreuses. L’argument tient la route : une étude récente de la Commission européenne estime qu’entre 150 000 et 500 000 tonnes de déchets plastiques sont rejetés annuellement dans les mers par les seuls pays de l’Union. Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Si les premières utilisations du plastique naturel remontent à l’Antiquité, c’est entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle que de nombreux chercheurs ont contribué à la découverte du plastique synthétique, à base de résine dérivée principalement du pétrole. C’est pendant la Seconde Guerre mondiale que ses applications se diversifient et son usage se multiplie. En effet, ses propriétés sont nombreuses (imputrescibilité, légèreté, solidité et rigidité, résistant à la corrosion à l’abrasion, aux chocs, isolant, peu conducteur, élastique…) et son mode de production plus rapide et moins coûteux que les matériaux qu’il détrône. On estime aujourd’hui à 8,5 milliards de tonnes la quantité de plastique produite dans le monde en 70 ans. Avec une production mondiale qui augmente de 8,5 % par an, on estime qu’environ 30 milliards de tonnes auront été produites d’ici 2050. Or, nous n’en recyclons qu’environ 30 %. Et, inconvénient majeur de ses nombreuses qualités, il lui faut plusieurs dizaines, voire centaines d’années pour se désintégrer totalement, un tiers étant brûlé ou enterré, et le dernier tiers échappant encore au circuit du recyclage pour finir dans les océans. Pour lire l’article en entier, Reflets n 31 pages 6 à 8

Lire la suite »
Françoise 19 mai 2019 Aucun commentaire
« Précédent Page1 … Page22 Page23 Page24 Page25 Page26 … Page45 Suivant »

Rechercher

Suivez-nous

Facebook Youtube

Newsletter

Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter pour recevoir les actualités de Reflets.

Derniers articles

Loading...

La joie festive, expression de la sagesse, Denis Malis

par Equipe de rédaction Reflets
•
22/04/2026

Qu’est-ce que la fête ?

par Christian ROESCH
•
8/04/2026

Peindre le visage du sacré, Frédérique Lemarchand

par Equipe de rédaction Reflets
•
23/03/2026

Cheminer avec Amma Meenakshi, le sacré dans la vie ordinaire

par Equipe de rédaction Reflets
•
9/03/2026

Guy Gilbert, prêtre des loubards

par Equipe de rédaction Reflets
•
22/02/2026

Découvrir

Catégories
  • 10 problèmes de la Terre
    • La disparition de la biodiversité
    • La pauvreté, les mouvements migratoires
    • La politique pervertie
    • La santé technicisée
    • La surconsommation
    • La surpopulation mondiale
    • Les trois pollutions de la Terre
  • Article inédit
    • Inédit n°54 Le Dossier
  • Avenir de la foi
    • Au cœur de l'Occident mystique
  • Extrait d'article
    • Savez-vous encore jouer
  • Interview
  • Newsletter
  • Parcours remarquable

La revue du trimestre

Loading...
Reflets n°59

Atelier d'écriture Reflets

La méthode Reflets, expérimentée depuis 2012 pour écrire les articles de la revue, est l’outil utilisé pour passer de l’écriture émotionnelle à l’écriture inspirée.

Révélez votre génialité

S'inscrire

Nos partenaires

REFLETS, revue trimestrielle, porte un autre regard sur l’actualité essayant d’apercevoir ce qui se joue au-delà de l’aspect émotionnel, pour la société, la civilisation, voire l’Histoire.

Envelope Facebook-f Youtube

A la une

Loading...
Reflets n°59

Revue Reflets n°59

AVRIL / MAI / JUIN 2026

Voir tous les numéros

Liens utiles

  • Pourquoi s’abonner
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • CGVU
  • Pourquoi s’abonner
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • CGVU

Revue Reflets © 2025 – Agence LEFTEO

×

Panier