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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
Mensonge et vérité… sur les ondes
Anita

Mensonge et vérité… sur les ondes

        Romain Dézèque Romain Dézèque est journaliste radio depuis dix ans. Diplômé de l’EPJT (Tours), il réalise des reportages de terrain et présente également des journaux sur des radios nationales et régionales. Les informations circulant de plus en plus vite par le numérique, les journalistes ont de moins en moins le temps de les vérifier et de les traiter sans parti pris. Comment faites-vous pour rester dans une certaine déontologie ? La plupart des journalistes qui pratiquent le hard news (l’information quotidienne radio-TV-presse écrite-web) estiment qu’ils n’ont pas assez de temps pour approfondir leur sujet. Si cela a toujours existé, le phénomène semble accentué par la pression de nos modèles économiques, que ce soit pour les médias publics (baisse des dotations) ou privés (rentabilité plus faible). Nous devons donc faire autant, voire plus, avec moins de moyens, notamment humains. Ai-je bien saisi l’enjeu de la situation ? Très concrètement, cela se traduit par la réalisation d’un sujet supplémentaire dans la journée. Réaliser deux sujets différents, parfois complexes, en l’espace de quelques heures, n’est pas chose aisée, même si nous avons été formés en ce sens. À cela s’ajoute parfois l’injonction dans le temps, où il faut sortir le sujet pour le lendemain, après quoi ce n’est plus d’actualité, ou pour « combler un trou », ce qui peut pousser certains à faire l’impasse sur des vérifications. Cela doit nous alerter. Quelles que soient les contraintes de temps, il est essentiel que nous traitions l’actualité dans une grande honnêteté intellectuelle ; Quels sont les faits ? Ai-je bien saisi l’enjeu de la situation ? Suis-je influencé par mes propres opinions ? De quelle manière interpréter le commentaire ou l’analyse subjective de mon interlocuteur ? En tant qu’auditeur, qu’est-ce qui me semble essentiel, superflu ? Je dois me poser ces questions, d’abord avec moi-même, car c’est un cheminement intellectuel, puis avec mes responsables et mes collègues si je n’obtiens pas de certitudes, c’est à dire m’assurer que je puisse présenter des arguments valables à une personne qui ne sera pas en accord avec la manière dont j’ai traité mon sujet. Cela demande une extrême concentration, une grande humilité (je ne suis qu’un messager), de l’ouverture d’esprit et une profonde rigueur intellectuelle. Les réseaux sociaux sont devenus une sorte de média mettant en doute les autres plus traditionnels. Chacun peut y réagir instantanément. Comment vous adaptez-vous à ce nouveau phénomène ? Ce sont des médias, donc des supports de diffusion d’une information. Seulement, à la différence de la TV, de la radio ou de la presse écrite, il n’y a quasiment aucun filtre. Chaque individu qui s’estime être en possession d’une information peut la diffuser. Là réside le danger, car on ne connaît pas les intentions réelles de la personne ni les conditions de la diffusion de ladite information. Cependant, ils sont aussi de formidables liens avec le public. À l’heure où les ventes de journaux baissent, où le nombre d’auditeurs et de téléspectateurs diminue, c’est plutôt positif. Ils sont aussi des outils de veille : je peux être alerté sur un événement en cours qui n’a pas encore été traité dans d’autres médias. Les réseaux sociaux peuvent faire émerger des faits significatifs qui seraient restés sous les radars des médias traditionnels. À moi d’en vérifier la véracité. Les réseaux sociaux peuvent faire émerger des faits significatifs qui seraient restés sous les radars des médias traditionnels. Pour autant, le grand danger de ces réseaux réside dans la limite de leurs formats : c’est le règne du court, du « vite lu », du buzz. En raisonnant à l’extrême, on pourrait s’informer uniquement en faisant défiler nos écrans de smartphones sans ouvrir les liens. Ce n’est pas la faute des réseaux sociaux, mais de l’utilisation qui en est faite par paresse intellectuelle. Et ce mécanisme nous pousse à travailler nos titres d’articles de manière parfois perverse. Ils doivent être « aguicheurs » sans pour autant trahir la véracité des faits. De là peut naître une certaine frustration. Il faut être précis, concis, et donner envie. Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 35 pages 55 à 57

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Anita 21 avril 2020 Aucun commentaire
Caracol : l’habitat multiculturel
Françoise

Caracol : l’habitat multiculturel

Caracol, en espagnol, signifie « escargot », un symbole de l’habitat souple et autonome. Caracol est aussi une association sans but lucratif qui tente d’offrir des solutions à des adversités du quotidien devenues habituelles : pour les uns, des difficultés d’accès à un logement décent, tandis que dans des villes au marché locatif tendu, de nombreux logements demeurent vacants en raison des contraintes et désagréments auxquels sont confrontés les propriétaires. L’association Caracol réunit les intérêts de tous ces acteurs dans le cadre d’occupations temporaires à but d’habitat, associant au sein de ses colocations de nouveaux arrivants – dont le statut de réfugié est souvent synonyme de galère pour obtenir un logement – et des habitants de la ville installés de longue date. Seule condition : avoir envie de vivre autrement, de cohabiter avec des personnes aux cultures et parcours différents. Un bâtiment vide devient alors un catalyseur de projets communs. L’association se place comme un intermédiaire entre des futurs résidents de toutes cultures, des propriétaires de lieux vides variés et les acteurs publics de la politique de la ville. Une solution gagnant-gagnant La vocation de cette association est de donner à un bien immobilier vacant, avant changement d’utilisation ou démolition, un usage nouveau par la création d’une colocation mixte et solidaire entre personnes réfugiées et françaises. Elle propose aux propriétaires des solutions sur mesure qui s’adaptent aux besoins du lieu, occupation temporaire avant préfiguration ou gestion intercalaire, installation pérenne d’une colocation ou conseil pour changement d’usage du tertiaire à l’habitat. La gestion d’un bien vide représente un coût important La gestion d’un bien vide représente un coût important : gardiennage, entretien, risques de squat, avec le temps passé à la prise en compte de ces problématiques. L’association propose donc aux propriétaires d’assurer l’entretien et la gestion de leur bien, plutôt que d’avoir à en assumer les frais d’entretien, de gardiennage et sécurité, les assurances, taxes et impôts… Le bien est géré, entretenu, transformé et remis au propriétaire en temps voulu et aux conditions prévues par la convention établie préalablement. Les raisons sont nombreuses de faire occuper son logement et de lui trouver un nouvel emploi pour un temps fixé à l’avance : l’occupation temporaire par des personnes dont c’est la résidence principale reste la solution de gardiennage la plus économique ; le bâti est entretenu et préservé et les coûts de maintenance/ entretien sont rationalisés. Si c’est nécessaire, Caracol prend en charge les travaux de remise aux normes des bâtiments afin de fournir un lieu de vie décent aux résidents (isolation, électricité, chauffage…). Les résidents s’acquittent quant à eux d’un certain nombre d’obligations, dont celle de maintenir en état ou de chauffer le bâtiment. Autre avantage : les propriétaires peuvent faire défiscaliser la mise à disposition de leur bien immobilier vacant à hauteur de 66 % des loyers qu’ils auraient perçus dans le marché privé. Un environnement social préservé L’existence d’un bâtiment vide donne une image dégradée du quartier. L’occupation temporaire du lieu par un collectif permet d’insuffler un nouveau dynamisme, et pour le ou la propriétaire, de redonner à sa propriété de la valeur avant une éventuelle revente ou un changement d’usage. Le succès des espaces de vie ainsi proposés réside dans les efforts des responsables à développer le sentiment de « communauté ». Car scientifiquement, il est prouvé que des solutions adoptées collectivement sont plus efficaces et inventives que celles prises individuellement. Dans ce concept d’habitat temporaire, une intégration efficace dans le quartier est également recherchée grâce à la convivialité et à l’entraide. Pour lire l’article en entier REFLETS n°35 pages 17 à 19

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Françoise 14 avril 2020 Aucun commentaire
La réforme des retraites : des moyens… et aussi un contenu
Anita

La réforme des retraites : des moyens… et aussi un contenu

  Le projet phare du gouvernement autour de la réforme des retraites a provoqué en France une agitation avec la grève des transports SNCF et RATP la plus longue (plus de 45 jours), des manifestations dans toutes les grandes villes, des prises de positions politiques divergentes. Difficile de s’y retrouver. Les arguments fusent entre les pour et les contre. Cette réforme était inscrite dans les propositions du candidat Macron à la présidentielle. Celui-ci applique ce qu’il avait avancé. La réforme, touchant presque tout le monde, ne peut faire l’unanimité. D’abord, pourquoi envisager de réformer les retraites ? D’abord, pourquoi envisager de réformer les retraites ? D’après les statistiques du Conseil d’orientation des retraites, on comptait en 1960 quatre actifs pour un retraité. Aujourd’hui, nous en sommes à 1,7 pour un. L’estimation en 2050 est de 1,2 pour un. Précision donnée par cet organisme : un retraité sur dix aujourd’hui n’est pas financé, et ce sera un sur six en 2030 si rien n’est fait. C’est sur ce constat que s’appuie le gouvernement pour étayer sa réforme. Bien entendu, une part sensible des organisations professionnelles conteste ces chiffres. Autre point hautement névralgique : le nombre de régimes spéciaux différents s’élève à 37 avec certains, bénéficiaires, et d’autres, en perte, qu’il faut subventionner. L’objectif du gouvernement est donc de rationaliser le tout pour faire un régime unique et universel. Il est donc facile de comprendre que ceux dont la caisse est bénéficiaire ne souhaitent pas partager leurs ressources Il est donc facile de comprendre que ceux dont la caisse est bénéficiaire ne souhaitent pas partager leurs ressources. Sans parler des avantages de quelques régimes, permettant de partir plus tôt à la retraite, ou proposant un calcul plus avantageux que celui du régime général. Ce calcul est basé sur le montant des trois derniers mois pour la fonction publique, des trois dernières années pour les marins par exemple, et des 25 meilleures années pour le régime général, pour ne citer que ces exemples. Par conséquent, en fonction du lieu où vous travaillez sur le territoire national, de l’entreprise dans laquelle vous êtes salarié, vous pouvez toucher une retraite différente, même si vous avez exercé le même métier. Et, bien entendu, si vous avez « voyagé » dans les différentes caisses de régimes spéciaux, là, le calcul devient incompréhensible, tellement compliqué que vous devez vous en remettre à la décision finale de vos organismes. Chaque euro cotisé donnera le même nombre de points partout en France Avec le régime par points proposé par le gouvernement, chaque euro cotisé donnera le même nombre de points partout en France, et dans tous les secteurs d’activité. Et la détermination de la valeur du point sera confiée à un organisme spécial, auquel les partenaires sociaux seront associés. Le gouvernement, en vue de rendre le projet pérenne et équilibré budgétairement, a ajouté une clause, l’âge pivot à 64 ans, provoquant l’ire de la CFDT, favorable à la réforme par points mais sans âge pivot, cela prolongeant mécaniquement la date de départ à la retraite. Cherchant un consensus, le Premier ministre a suspendu cette dernière proposition, en justifiant, lors d’une conférence du financement des retraites, la garantie de la pérennité d’un système juste et solidaire. Ce qui nous intéresse ici, c’est de prendre du recul sur le sens de la retraite. L’objectif n’est pas de peser le pour et le contre des arguments que chacun avance. Ce qui nous intéresse ici, c’est de prendre du recul sur le sens de la retraite. Nous allons tous y arriver un jour, si ce n’est déjà fait. Cette période de la vie humaine est le troisième tiers de la vie, après l’âge de l’enfance, puis celui du travail. Bien entendu, il est primordial d’être rassuré sur les moyens dont nous disposerons à ce moment-là de la vie, et nous comprenons que cette réforme soit menée de telle façon à assurer à chacun une juste rétribution, mais aussi un départ plus ou moins rapide à la retraite en fonction du métier plus ou moins pénible ; il existe des statistiques sur la durée de vie en fonction des métiers, et donc de la pénibilité. Cependant, personne ne parle réellement de cette période. Que représente-t-elle ? Qu’est-ce qui s’y joue ? Une autre façon de vivre sa retraite Beaucoup y arrivent en étant fatigués, physiquement ou intellectuellement, selon le métier exercé pendant plus de 40 ans. Cet âge est alors perçu comme une certaine libération : « Maintenant, nous n’aurons plus d’obligations ; nous pourrons nous lever quand nous le souhaitons ; enfin la liberté ! »  Tout ceci, avec la sensation qu’il reste encore quelques « bonnes années » à vivre avant l’âge de la vieillesse, synonyme de toutes sortes de pertes, comme l’autonomie ou la santé. La période de la retraite « en bonne santé » est calée entre la vie dite active et la vieillesse. Alors profitons-en, tant qu’il en est encore temps ! Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 35 pages 6 à 8

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Anita 8 avril 2020 Aucun commentaire
Savoir trier l’information
Françoise

Savoir trier l’information

Ancien élève du Centre de formation des journalistes, Laurent Joffrin, né en 1952, possède un diplôme en sciences politiques – économie. Après avoir commencé à l’agence France-Presse, il a occupé plusieurs postes à Libération ainsi que dans l’hebdomadaire de gauche, Le Nouvel Observateur. Anciennement producteur de radio et de télévision, il a écrit une vingtaine de livres dans les domaines de la politique, de l’histoire et de la fiction historique. Il est aujourd’hui le directeur de la rédaction du journal Libération. Les médias délivrent des informations selon leur ligne éditoriale plus ou moins explicite ; selon vous, l’information est-elle forcément partisane ? Non, pourquoi le serait-elle ? Il y a deux exercices dans la confection d’un média, d’un journal ou d’un site. Il y a la description des faits, le récit, le portrait, le reportage. Dans les médias sérieux, c’est vérifié. L’existence d’un fait ne peut être affirmée sans avoir plusieurs sources, donc sans avoir recoupé, vérifié et consulté les sources écrites des archives. Il y a tout un travail d’authentification. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes objectifs. Étant subjectifs nous-mêmes, nous n’atteignons jamais l’objectivité. Il y a une grande différence entre ceux qui essaient de tendre vers une certaine honnêteté intellectuelle sur la description des faits et ceux qui ne le font pas. Si ce n’était pas le cas, le New York Times et le Quotidien du Peuple de Pékin, ce serait la même chose. Or, ça ne l’est pas. Dans les pays anglo-saxons, c’est même plus net, c’est-à-dire que tout ce qui est de l’ordre de la prise de position est dans une page à part. Tous les articles sont faits à partir des règles de bon sens qui gouvernent le journalisme : vérifier, recouper, accéder à plusieurs sources, donner la parole aux divers protagonistes. Dans un journal comme Libération, les articles doivent être faits ainsi. Ils peuvent parfois avoir une coloration discrète ou involontaire, due à des préjugés ou des convictions, mais il y a des règles qui sont très précises. Si elles ne sont pas respectées, l’article n’est pas crédible. Toutes les vérifications nécessaires sont-elles possibles aujourd’hui sous la pression économique où tout va très vite ? Ce n’est pas nouveau, il faut toujours aller vite. Il faut boucler à une certaine heure, en général le soir si c’est pour le lendemain matin. Donc cela peut aller de 20 h à minuit. Si un évènement se produit à 18 h, nous n’avons plus que deux heures pour en rendre compte. Donc, il faut aller vite. On va toujours trop vite, pour une raison simple : les nouvelles n’attendent pas. On ne peut pas faire, le 14 septembre, un journal sur le 11 septembre, pour savoir vraiment ce qui s’est passé. C’est inhérent au métier. Heureusement qu’on va vite, sinon on ne pourrait pas lire le journal. Et il y a moins d’erreurs qu’on ne le croit. Si c’est le cas, les personnes concernées la voient tout de suite et protestent. À ce moment-là, nous devons passer un rectificatif. Quel rapport entretenez-vous à la vérité ? Le même que les policiers à un crime. Nous enquêtons. Parfois, nous trouvons l’assassin, parfois, non. C’est la même chose dans les journaux. Si nous voulons savoir comment le gouvernement a fait une boulette en ne votant pas l’allongement des congés consentis aux parents dont les enfants ont disparu, nous téléphonons dans les ministères, nous essayons d’avoir des sources. Si nous n’avons pas le fin mot de l’histoire, nous n’écrivons pas. Nous n’inventons pas. Ensuite, il est possible de faire un éditorial en marge pour s’indigner du fait que ce texte n’a pas été voté par l’Assemblée, mais c’est du commentaire qu’il faut distinguer du récit. Dans ce dernier, il peut y avoir des éléments de commentaires que l’on ne peut pas faire sans rappeler les faits. Si cela se recoupe un peu, ce n’est pas du tout la même chose. Si vous cherchez à donner une opinion, à étayer une thèse ou à dérouler un point de vue, ce n’est pas la même chose que si vous essayez d’écrire honnêtement ce qu’il s’est passé. Comment améliorer la qualité de l’information aujourd’hui ? Acheter les journaux ou s’abonner aux sites en ligne, car il faut avoir des moyens pour payer des journalistes compétents. Imaginons par exemple qu’on a inventé un nouveau moteur à hydrogène. Le journaliste en charge est censé connaître le dossier de l’hydrogène parmi toutes les sources d’énergie qui existent. Il peut donc juger de l’importance de l’évènement. Ensuite, il appelle les fabricants du moteur, les concurrents, un expert, le ministère qui lui dira si c’est un projet intéressant qu’il va soutenir, ou si ce sont des farceurs. Une fois ce travail fait, il peut écrire en connaissance de cause. Cela prend quelques heures, et le lendemain matin, voire même immédiatement sur le site, vous pouvez avoir un papier qui vous donne une évaluation de ce qu’il y a de nouveau. Pensez-vous que ça se passe ainsi pour la situation sur le coronavirus ? Tout dépend où vous allez chercher vos informations. Lisez Le Monde, Libération, et vous trouverez des articles sur le coronavirus qui sont écrits par des journalistes spécialistes de la santé, qui connaissent des professeurs. Il faut lire les sources fiables, celles qui sont crédibles, sinon personne ne les achète. Le coronavirus est devenu un phénomène mondial. Les journaux ne transmettent-ils pas l’inquiétude ? Les journaux ne transmettent que des nouvelles négatives, donc anxiogènes, mais le monde n’est pas anxiogène. Imaginez que vous habitiez un quartier où il y a un carrefour, où il ne se passe jamais rien. Quand vous rentrez le soir, vous ne faites pas remarquer le fait qu’il ne s’est rien passé, qu’il n’y a pas eu d’accident. Le jour où cela arrive, vous rentrez chez vous et vous en parlez. Vous faites comme les journaux. Vous transmettez l’information anxiogène, et vous n’avez rien dit de l’information rassurante. C’est la nature humaine, ce ne sont pas les journaux.

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Françoise 30 mars 2020 Aucun commentaire
LE RISQUE DE LA CONFIANCE
Anita

LE RISQUE DE LA CONFIANCE

Bruno-Marie Duffé est un prêtre catholique originaire du diocèse de Lyon. Né à Lyon en 1951, il a été successivement prêtre en paroisse, professeur de philosophie et de théologie morale à l’université catholique de Lyon et au  centre jésuite de la Baume-les-Aix à Aix-en-Provence. Docteur en philosophie, il s’est particulièrement intéressé aux démarches de paix et de réconciliation ainsi qu’à la problématique de la démocratie. Il a assumé un certain nombre de missions d’appui humanitaire et de médiation sociale et a également contribué à la création de la chaire Unesco consacrée aux droits des minorités. Il a été appelé à assumer la fonction de secrétaire du dicastère du Vatican pour le service du développement humain intégral pour l’action humanitaire d’urgence de l’Église. « Cette nomination met en perspective les différentes dimensions de la mission de l’Église à laquelle j’ai eu la chance de participer depuis près de trente-cinq ans, dit Bruno-Marie Duffé […] Je me sens très inspiré par la pensée du pape François pour qui tout commence et se révèle dans la « rencontre » et dans une mission à vivre non plus « pour » les plus pauvres, mais « avec eux ». Qu’est-ce que la paix pour vous ? C’est avant tout un regard : une certaine manière de rencontrer celui, celle qui est devant nous. Tout commence dans le regard, un regard qui prend son temps et qui, au sens propre « en-visage », c’est-à-dire reçoit la présence de l’autre sans d’abord savoir, sans d’abord penser que l’on sait qui il est. Le regard juste s’oppose au « pré-jugé », c’est-à-dire au jugement que l’on a « en réserve », déjà (pré)fabriqué avant même la rencontre. La paix n’est pas l’absence de conflit mais une manière d’être dans les tensions qui sont inhérentes à nos vies humaines. Le conflit exprime en effet la recherche inlassable et indéfinie d’un équilibre, entre ce que nous aimerions vivre et ce que nous vivons réellement, entre ce que nous voudrions que l’autre nous apporte et ce qu’il nous donne vraiment – mais que nous ne reconnaissons pas toujours – entre nos intérêts et le soin de la vie. La paix a à voir avec l’étonnement de ce qui nous est donné et qui vient toucher en nous la soif infinie de la reconnaissance. La paix rompt avec la menace et avec la logique morbide de la peur La paix rompt avec la menace et avec la logique morbide de la peur – celle qui nous habite et que nous entretenons, consciemment ou non – en faisant porter aux autres nos propres inquiétudes. La paix demande donc que nous fassions un travail de déconstruction de nos peurs : pourquoi avoir peur de celui, de celle qui ne parle pas la même langue ? Que veut dire notre peur de l’avenir, notre peur de manquer, notre peur de ne pas contrôler, de ne pas parvenir à maîtriser toute situation ? La paix est le passage intérieur de la peur à la confiance. La paix est le risque de la « con-fiance » : on ne peut jamais savoir ce que nous apportera l’histoire que nous vivons ensemble. Dans un au-delà de la peur et de la menace, s’ouvre la relation de « foi avec et en l’autre » : « Je crois avec toi », « Je crois en toi ». la paix véritable n’est jamais réductible au seul équilibre des forces ou des pouvoirs On comprend, à partir de ces quelques réflexions, que la paix véritable n’est jamais réductible au seul équilibre des forces ou des pouvoirs entre deux acteurs (personnes, groupes ou États). La paix est un chemin que l’on consent à faire ensemble, en vue de préserver les chances de la vie : talents, capacités, expérience…  Et en vue de prendre soin de la « maison commune », cette terre et cette humanité où nous passons le temps bref d’une vie. Il y a donc, dans la paix, une croisée des dimensions caractéristiques de notre humanité : la relation, l’économie, l’écologie, le communautaire, le spirituel. C’est dans la mise en écho de ces dimensions d’humanité que se trouve la paix, symbolisée par la parole que nous donnons à l’autre et que nous recevons de lui. La paix est la Parole donnée. LA PAIX COMMENCE AVEC L’APPROCHE ET L’ÉCOUTE DE L’HISTOIRE HUMAINE Concrètement, nous savons que le symbole de la colombe portant le rameau d’olivier évoque la sortie d’une période de mort et le « prin-temps », le « temps nouveau » pour tous les vivants. Le symbole est fort car il nous invite à recevoir « l’appel de la paix » et à libérer en nous l’inspiration d’un temps qui rompt avec la logique de la mort. La question est claire : quel est le message que nous portons et que nous voulons apporter aux autres : ceux que nous connaissons comme ceux que nous ne connaissons pas ou peu ? La paix est un chemin qui s’inscrit dans le temps de la patience. Le chemin suggère en effet que nous allions vers l’autre, pas après pas, au-delà des reproches que nous pouvons lui faire, nous faire à nous-mêmes et nous faire mutuellement. La rupture à l’égard des logiques de vengeance et de contrôle ouvre un espace pour se redécouvrir et pour penser les conditions d’une vie partagée. Les artisans de  réconciliation – dans les familles, les quartiers ou entre groupes ethniques ou nationaux – le savent bien : on ne parvient à la paix sociale qu’en redécouvrant en soi-même « le sentiment d’humanité » qui nous fait vibrer à ce que l’autre vit : sa souffrance comme son espérance. LE DÉSIR DE PAIX EST UNE OBSTINATION POUR L’AVENIR DE LA VIE La paix commence donc concrètement avec l’approche et l’écoute de l’histoire humaine : cette histoire singulière qui n’est jamais réductible à l’histoire d’un autre et qui nous apprend, comme en écho, à revisiter notre propre histoire. Si tout commence avec le regard, tout s’accomplit avec le geste : l’invitation d’une main tendue et

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Anita 8 mars 2020 Aucun commentaire
Anita

D’UN DÉSARMEMENT INTÉRIEUR VERS UN DÉSARMEMENT EXTÉRIEUR

Fils du philosophe français  Jean-François Revel et de l’artiste peintre Yahne Le Toumelin, Matthieu Ricard passe une thèse de génétique cellulaire à l’institut Pasteur, puis devient moine  bouddhiste en 1979. Il est auteur de livres, traducteur,  photographe et interprète du dalaï-lama en français. Il s’établit au monastère de Shechen au Népal. Au milieu des années 1980, avec Rabjam Rinpoché, il lance plusieurs petits projets pour améliorer les conditions de vie des populations  de l’Himalaya et fonde l’ONG  Karuna-Shechen. Il participe activement à des travaux de  recherche sur le rapport entre le cerveau et la méditation (neurosciences contemplatives) collaborant avec des institutions scientifiques dans différents pays. Comme le rappelle souvent le seizième dalaï-lama, il ne peut y avoir de paix extérieure sans paix intérieure, de désarmement extérieur sans désarmement intérieur. Aujourd’hui, 95 % des armes qui alimentent les conflits dans le monde sont fabriquées et vendues par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Il y a là une contradiction flagrante avec l’une des raisons d’appartenir à ce conseil : être garant de la paix dans le monde. Le commerce des armes est certainement l’une des activités les plus immorales des États. Comme le déclarait encore le dalaï-lama lors d’une visite en France : « Un pays qui vend des armes vend son âme. » La paix n’est pas non plus la simple absence de guerre ou le statu quo entre deux nations ou groupes qui se regardent avec haine. La paix est une démarche active qui doit procéder d’un désir profond de non-violence, de dialogue, de conciliation, et en reconnaissant que chaque être sensible souhaite éviter la souffrance. La paix est aussi le fruit d’une culture et d’institutions qui la favorisent. Les êtres humains ne naissent pas avec le désir de couper des têtes et de massacrer tous les habitants d’un village. Un ensemble de causes et de conditions les a conduits à commettre ces terribles méfaits. Si l’on souhaite la paix, il faut donc remédier aux causes à long terme des conflits, à la manière d’un médecin qui souhaite mettre fin à une maladie chronique, voire à une épidémie. Cela implique, parmi d’autres moyens, de remédier aux inégalités dans le monde, de permettre aux jeunes d’accéder à une meilleure éducation, plus humaine et plus bienveillante, d’améliorer le statut des femmes, de favoriser la démocratie, les échanges et dialogues entre nations, afin que disparaisse le terreau social dans lequel les mouvements violents prennent racine. Les religions, quant à elles, doivent faire des efforts particuliers en faveur de la paix. Historiquement, elles n’ont guère été les instruments de la paix que leurs idéaux prônent. Elles sont souvent devenues des ferments de division et non d’union. Il est donc d’autant plus important que les chefs religieux se rencontrent et apprennent à mieux se connaître, comme le recommande constamment le dalaï-lama, afin qu’ils puissent agir tous ensemble dans le sens de l’apaisement lorsque des troubles et des dissensions apparaissent. Nous autres, êtres humains, sommes dotés de facultés exceptionnelles. Les animaux peuvent faire le bien et le mal jusqu’à un certain point seulement, alors que nous sommes les seuls à faire un bien immense ou un mal incalculable. Il est donc essentiel que nous n’utilisions pas le privilège de notre intelligence unique pour dominer, maltraiter ou opprimer autrui. Les groupes humains qui sont dans une position de moindre pouvoir – les minorités ethniques, les peuples autochtones, etc. – ne doivent pas être exploités par ceux qui jouissent d’une plus grande autorité. Ce principe s’applique également aux huit millions d’espèces animales qui vivent sur notre planète. Le fait que nous soyons plus intelligents qu’eux ne nous donne pas le droit d’en faire les instruments de nos intérêts égocentriques. On estime à 120 milliards le nombre d’Homo sapiens qui ont vécu sur terre (n’oublions pas qu’il y a 10 000 ans, nous n’étions que 5 millions environ). Or c’est le nombre d’animaux terrestres et marins que nous tuons tous les deux mois pour nos prétendus besoins. Nous tuons beaucoup plus d’animaux chaque semaine que le nombre total de morts recensés au cours de toutes les guerres de l’histoire de l’humanité. Cette domination est le fait d’un usage aveugle du pouvoir, un usage où l’altruisme et la compassion n’ont aucune place. Si nous aspirons à une paix véritable, il convient de pratiquer la non-violence à l’égard des humains, des animaux et de notre environnement. En l’an 2000,  Matthieu Ricard fonde Karuna-Shechen, association qui met en œuvre des projets humanitaires pour les populations défavorisées du nord de l’Inde, du Népal et du Tibet oriental. Celle-ci gère des projets de développement permettant aux communautés les plus défavorisées de bâtir l’avenir auquel elles aspirent pour elles-mêmes et les générations futures. Elle fournit  aux populations les plus vulnérables des services de santé, d’éducation et de formation, ainsi qu’un accès à l’eau, à l’électricité solaire et autres solutions durables visant à améliorer leurs moyens de subsistance. À ce jour plus de 380 000 personnes bénéficient de ces projets. KarunaShechen développe actuellement la création de 30 000 jardins potagers. https://www.matthieuricard.org/karuna-shechen Pour lire l’article en entier, REFLETS n°34 pages 44 à 49

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Anita 2 mars 2020 Aucun commentaire
Françoise

Le cœur de l’homme, matrice de la paix

Frère Jean, moine orthodoxe, a d’abord été photographe de mode et grand reporter. Bouleversé par la vie des moines lors d’un reportage en Grèce, il choisit de consacrer sa vie au recueillement et à la prière. En 1996, il fonde, dans ses Cévennes natales, une communauté orthodoxe, le Skite Sainte Foy dans laquelle différentes personnalités du monde artistique se retrouvent pour échanger et se ressourcer dans le silence. En 2006, frère Jean est ordonné prêtre à Paris. Frère Jean, qu’est-ce que la paix pour vous ? C’est la paix intérieure ! Ce n’est surtout pas « fichez- moi la paix ! » ni « laissez-moi tranquille ! » La paix extérieure est éphémère, elle fuit, rompt la relation. L’homme ne se trouve jamais chez lui. L’homme de paix ne fuit pas les problèmes extérieurs, il les transfigure par la quiétude, la modération, le lâcher-prise. Il trouve une distance face à l’incident dans une dimension au-delà des passions. La paix ne signifie pas indifférence mais impassibilité. La paix s’exprime en plénitude par un état qui est aussi un lieu, un roc. Quand la tempête gronde, si je suis sur un bateau, je suis épouvanté par les vagues, mais si je suis assis sur le roc, je suis émerveillé par la puissance des flots. Le Christ, qui est le roc, dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix, non pas comme le monde la donne, je vous la donne, moi. » (Jn 14, 27-31). La paix devient un cœur à cœur. C’est le corps crucifié par l’amour, non pas comme un corps qui meurt mais comme une âme régénérée par la Grâce. L’homme qui ne se sait pas unique ne peut entreprendre le pèlerinage de la tête au cœur. La paix bannit la peur. L’ego l’empêche d’agir librement et le fait chuter. La paix bannit la peur. L’homme en paix escalade ses propres profondeurs ; il progresse avec confiance vers sa propre maturité. L’œuvre véritable se fonde sur sa propre substance. Lorsque l’homme ouvre son cœur au mystère, il crée un espace paisible où tout communie. Il engendre un réceptacle pur qui unit sans confusion les deux pôles d’une même réalité. Le vide est un arrêt dans l’espace qui nous révèle l’infini ; la paix est un arrêt dans le temps qui nous révèle l’éternité. La paix est le lieu pur où Dieu se révèle. L’être de paix devient « théophore » (porteur de Dieu). Il établit humblement le contact entre l’existentiel et l’essentiel. Il incarne l’esprit, il spiritualise la matière. La paix s’ouvre à la transcendance ici et maintenant. De cette sainte rencontre, jaillit la transcendance. La paix s’ouvre à la transcendance ici et maintenant. La couleur de la paix, c’est la transparence. Il est difficile d’accéder à la paix, car elle est l’unité dans la globalité, un abandon à la plénitude, rien ne peut l’acheter. Pour être dans la paix, il faut que cent éléments soient en harmonie les uns avec les autres. Il suffit qu’un seul de ces éléments se rebelle pour avoir la discorde. Dieu se révèle par ses énergies incréées : la paix, la joie, l’amour, la beauté… Il est plus facile d’exprimer la joie durant son existence que de témoigner de la paix. Quand la joie habite le temple de notre corps, elle se reflète dans chacun de nos actes : dans nos regards, dans nos gestes quotidiens, dans nos sourires. Cependant nous ne pouvons pas avoir la joie sans avoir l’amour, il ne peut y avoir l’amour sans la paix. Si nous vivons l’une des vertus, les autres nous sont données par surcroît. Si l’être s’exprime en toute liberté, avec justesse, alors la paix jaillit spontanément, comme une évidence. Les énergies incréées ont besoin d’une matrice pour être visibles, elles se multiplient par le don sans jamais s’épuiser, comme une bougie peut éclairer cent bougies sans épuiser sa flamme. Cette matrice, c’est le cœur de l’homme. La sagesse est infinie ; c’est l’homme qui la limite par sa raison. L’art est infini ; c’est l’artiste qui limite sa splendeur par sa tiédeur. Chacun doit purifier son cœur, son geste, pour devenir transparent à la Grâce. JE SUIS RICHE, NON PAS PAR CE QUE JE POSSÈDE, JE SUIS RICHE PAR CE QUE JE DONNE Vous dites qu’il n’y a pas de paix sans Dieu… Le but de l’homme n’est pas l’humain ni le surhumain, le but de l’homme, c’est Dieu ! La liberté de l’homme, c’est Dieu, l’Immuable vivant. Au fond de l’être ne sont pas inscrites des lois, mais y repose la présence divine. Dieu est au-delà de tous noms. Il est ineffable. S’il était le premier, il serait mère de 10 000 êtres. S’il était grain de blé, il serait mère de 10 000 grains de blé. Dieu est Rien et Tout. Ce qui ne veut pas dire rien du tout ! Il est le Créateur du ciel et de la terre, du monde visible et invisible (Credo). Le « Rien » est le principe de toutes choses, le premier est mère de 10 000 êtres. Le luxe du moine, c’est sa pauvreté, c’est être à l’écoute de l’instant, émerveillé par la majesté du simple. Le moine n’a pas besoin de prouver quoi que ce soit, il chante sa vie. Avoir un lieu vierge en soi pour accueillir le repos divin. La paix n’est pas le néant, ni un vide sans fond, ni un silence sans écho. Elle est ce lieu au cœur de l’homme qui s’ouvre à l’éternité, à l’infini, qui irradie l’Esprit.     Pour lire l’article en entier, REFLETS n°34 pages 54 à 58

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Françoise 24 février 2020 Aucun commentaire
SOS Méditerranée : sauver des vies !
Françoise

SOS Méditerranée : sauver des vies ! Marie-Dominique Mutarelli

SOS Méditerranée : sauver des vies ! Marie-Dominique Mutarelli Association européenne de sauvetage en mer, SOS Méditerranée est constituée de citoyens mobilisés pour porter secours à tous ceux qui risquent leur vie en mer pour fuir une situation invivable. Depuis le début de ses opérations en février 2016, avec ses bateaux, l’Aquarius, puis aujourd’hui l’Ocean Viking, elle a secouru 30 459 personnes dont un quart de mineurs. Basée en France, en Allemagne, en Italie et en Suisse, l’association a reçu le prix Unesco Houphouët-Boigny 2017 pour la recherche de la Paix. L’objectif de l’association est de répondre à une urgence vitale : des gens se noient en tentant de traverser la Méditerranée, impossible de s’y résoudre sans rien faire ! Des milliers d’Européens se sont donc mobilisés depuis quatre ans pour affréter un bateau et prendre la mer pour porter secours aux naufragés. Près de 20 000 hommes, femmes et enfants sont malgré tout morts noyés en tentant la traversée sur des embarcations de fortune. Pourtant, cette année encore, ils continuent à prendre la mer pour fuir la Libye où ils subissent trafics, exactions, tortures et les conséquences d’une guerre civile qui s’est intensifiée. « Mieux vaut se noyer en mer que de vivre en Libye », résume l’un des rescapés. Mais le plus souvent, ces personnes en détresse sont interceptées par les garde-côtes libyens et ramenées vers l’enfer qu’elles cherchent à fuir, ou bien disparaissent en mer, sans témoin, en l’absence de moyens de sauvetage suffisants. En 2019, le taux de mortalité n’a jamais été aussi élevé en Méditerranée centrale. La présence dans cette zone d’un navire dédié au sauvetage est donc primordiale. En juin 2018, l’Aquarius avait été le premier navire à subir la fermeture des ports italiens qui a provoqué la désorganisation totale des secours en Méditerranée. La pression de Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur italien, parvenait alors à faire perdre au bateau de SOS Méditerranée son pavillon, et l’autorisation de naviguer. Mais au début de l’été 2019, l’association a repris la mer avec un nouveau navire pour poursuivre ses opérations de secours. L’Ocean Viking, ce nouveau bateau rouge et blanc conçu pour le sauvetage en mer et battant pavillon norvégien, est financé par tous les citoyens européens qui souhaitent s’engager dans un élan de solidarité et d’humanité. Long de 69 m, équipé pour affronter de plus longs séjours en mer, avec des abris séparés pour les hommes, les femmes et les enfants, des espaces de stockage et tout le matériel de sauvetage, ainsi que la clinique de Médecins sans frontières, il peut accueillir les rescapés dans de bonnes conditions. En raison du manque d’informations par des sources extérieures, et notamment des autorités maritimes chargées de la coordination des acteurs en mer, la recherche d’embarcations en détresse fait aussi partie intégrante de la mission de SOS Méditerranée. Deux radars permettent de repérer les « cibles » massives comme les gros bateaux en bois, et une caméra infrarouge capte la nuit la signature thermique des personnes en perdition. Mais la veille aux jumelles est essentielle pour retrouver les bateaux perdus au large. Les marins sauveteurs se relaient du lever du jour au coucher du soleil depuis la passerelle de l’Ocean Viking, dont l’élévation et la forme circulaire permettent de localiser des embarcations jusqu’à 10 à 12 milles marins de distance. Alors que l’Ocean Viking arrivait début août dans les eaux internationales au large des côtes libyennes, les sauvetages se sont immédiatement enchaînés, mettant en évidence l’extrême urgence de la situation et l’absence criante de moyens sur la zone. Ces sauvetages successifs ont été difficiles à mener en raison du manque flagrant de coordination et de partage d’informations dans la zone par les autorités maritimes compétentes et les acteurs de l’opération européenne Sophia. Toutes les embarcations repérées et les personnes secourues ont pu l’être grâce aux opérations de veille menées en continu par les équipes à bord au moyen de jumelles et de radars. (…) Pour lire l’article en entier, REFLETS n°34 pages 13 à 15

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Françoise 17 février 2020 Aucun commentaire
Bernard Montaud

VERS LE CORPS INSPIRÉ DE L’HOMME INSPIRÉ

                   Bernard Montaud Bernard Montaud est l’auteur de plus d’une quinzaine d’ouvrages témoignant de son expérience intérieure. En 1983, il crée l’association Artas, un mouvement spirituel pratiquant le dialogue inspiré transmis par Gitta Mallasz dont il a été le compagnon de route. Il n’a de cesse de perpétuer l’enseignement qu’il a reçu auprès d’elle 1. Il y a plus de trente-cinq ans, il fonde la psychanalyse corporelle du passé 2. Il développe actuellement la psychanalyse corporelle du présent et celle du futur pour aider encore mieux tous ceux qui cheminent dans la quête du meilleur d’eux-mêmes. Il est un fervent défenseur de la vie spirituelle et de la foi sous toutes ses formes.   www.bernardmontaud.org 1. Bernard et Patricia Montaud, Dialoguer avec son ange, une voie spirituelle occidentale, éd. Edit’As. 2. Bernard Montaud, Laisse parler ton corps, éd. Eyrolles. De l’homme hébété à l’Homme inspiré C’est notre modernité malade, notre modernité en pleine mutation, qui va créer l’obligatoire apparition de l’Homme inspiré, digne successeur de l’homme-mémoire (celui de la tradition orale préhistorique) et de l’homme-intelligence (celui de la tradition écrite historique). Alors, peut-être l’Humain inspiré sera-t-il le troisième temps de l’évolution de notre espèce, tant il faudra bien que la psyché humaine soit occupée à quelque chose quand les appareils informatiques nous auront privés de la mémoire et de l’intelligence. Pourquoi continuer à utiliser notre mémoire et notre intelligence alors que très prochainement les performances de l’informatique dans ces deux domaines seront bien plus grandes que toutes nos capacités humaines ? Quelle activité cérébrale nous restera-t-il si, soudain, ces deux occupations majeures disparaissent de notre cerveau ? Serons-nous condamnés à devenir des esclaves dociles Serons-nous condamnés à devenir des esclaves dociles de nos addictions informatiques et de tous nos écrans ? Serons-nous condamnés à vivre par procuration sur nos écrans une réalité virtuelle qui ne tardera pas à terriblement ressembler à la réalité réelle ? Serons-nous toujours conscients que l’histoire racontée sur nos écrans n’est pas la nôtre, ou serons-nous devenus des spectateurs de notre propre vie ? Bref, pour que notre espèce conserve un sentiment de sa propre existence, pour que l’homme se sente encore humain au milieu de toutes ses machines de plus en plus performantes, il faudra bien qu’une nouvelle activité apparaisse dans notre cerveau et remplisse peu à peu la place laissée vacante par l’intelligence et la mémoire. Et si cette nouvelle activité cérébrale était justement la fonction inspirée, la capacité de chacun à manifester des inspirations géniales, et pas seulement en matière artistique ? Une fonction qui se fait uniquement avec des perceptions immédiates Car voilà une fonction psychique qui, comme par hasard, n’a besoin ni de mémoire ni d’intelligence ! Une fonction qui se fait uniquement avec des perceptions immédiates et sans intelligence, des intuitions de connaissance, des bouffées d’inspiration géniale nous permettant aussi de résoudre un certain nombre de problèmes. Bien évidemment, sous le règne despotique de l’intelligence et de la mémoire, l’intuition était réduite à des expériences mystiques ou artistiques. Mais s’il advenait que désormais elle ne rencontre plus d’obstacle à son développement, est-on bien sûr qu’elle ne pourrait pas fabuleusement se développer dans nos cerveaux, permettant alors une tout autre façon de se percevoir soi-même, de percevoir les autres et le monde ? Et si l’avenir de l’humain, c’était, l’Homme inspiré, tout simplement ? Tant il semble que le reste– l’intelligence et la mémoire – ait son avenir dans nos appareils informatiques.                           Pour lire l’article en entier, REFLETS n ° 34 pages 65 à 70    

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Bernard Montaud 10 février 2020 Aucun commentaire
Devenir artisan de paix
Françoise

Devenir artisan de paix

  Pasteur retraité de l’Église protestante unie de France, Daniel Bourguet a exercé divers ministères en paroisse et dans l’enseignement théologique. Il a animé comme prieur pendant une vingtaine d’années la communauté de la Fraternité spirituelle des veilleurs. Depuis autant d’années, il s’est retiré dans un mas cévenol aménagé en cloître, la fraternité des Abeillères, pour vivre sa vocation de moine et de pasteur. Nous avons rencontré un homme amoureux du silence menant une vie d’ermite. Ses journées sont consacrées à la prière, à l’écriture (il est l’auteur d’une vingtaine de livres) et aussi à l’accueil de personnes qui souhaitent un accompagnement spirituel. Qu’est-ce que la paix pour vous ? C’est une juste relation avec les autres, avec Dieu et avec soi-même. Je la situe essentiellement au niveau de la relation. C’est tout un processus qui n’est peut-être jamais fini parce qu’il y a toujours des petits accrocs, des retours en arrière, des remises en cause. C’est aussi une invitation à y participer. Nous ne sommes pas simplement récepteurs de cette paix – même si le Christ est essentiellement le donateur de paix – mais il nous invite aussi à être artisans de paix nous-mêmes. Nous avons donc à recevoir et à construire, de la meilleure manière, cette paix avec les autres, avec Dieu, avec soi-même. Est-ce d’abord une question individuelle ? Je dirais oui parce que c’est ce qui m’habite en premier. Bien sûr, la paix au niveau mondial, entre les églises, entre les peuples, c’est aussi une immense question mais qui me dépasse, alors que la paix au niveau individuel m’est un peu plus accessible. Je sais qu’il peut y avoir des répercussions sur ce que je vis moi-même en tant qu’artisan de paix ou récepteur de paix. Cela peut s’épanouir, se transmettre et rayonner autour. Et de ce fait, je peux participer. En revanche, même si je suis assoiffé de paix entre les peuples et entre les églises, qu’est-ce que je peux faire sinon prier et œuvrer personnellement, jour après jour, au niveau qui est le mien, et dans les occasions qui se présentent sans chercher à avoir de grands objectifs ? La paix au quotidien peut effectivement rayonner à partir de moi. Artisan de paix, quel beau terme ! De quelle manière pouvez-vous l’être ? Ce terme est une traduction d’une des Béatitudes prononcée par Jésus. Je peux l’être par ma manière d’être dans ma relation avec les autres. Je peux l’être dans ma parole, mes gestes, mes attitudes. Et forcément, si je ne suis pas en paix avec moi-même, c’est très difficile d’être artisan auprès des autres. Mais déjà cette relation intérieure qui vient du Christ et qui est à œuvrer avec lui m’apparaît essentielle. Je suis moine et donc du coup, c’est l’immédiat qui me mobilise le plus, même si la perspective est universelle, mondiale, voire entre le ciel et la terre. Est-ce une question importante pour vous au quotidien ? Je ne sais pas si j’y pense tous les jours, mais dès qu’une occasion se présente de la répandre, alors, j’essaie de ne pas passer à côté. Et cela peut se produire au quotidien. Mais je ne me lève pas le matin en me demandant ce que je vais faire pour la paix. Je suis aux aguets, vigilant, attentif à tout ce qui se passe et là, je peux essayer de voir comment je peux contribuer, ajouter de la paix plutôt que de l’endommager. Vous réveillez-vous en paix le matin ? Grâce à Dieu, oui. Il m’a donné beaucoup de paix, et je lui en suis très reconnaissant. J’essaie de la rayonner le mieux possible sans excès – je ne veux pas me mettre en avant. Mais elle peut rayonner toute seule. Les hommes paisibles sont facilement reconnaissables. Quelque chose émane de ces êtres qui sont en paix. Pour moi, ça ne peut venir que de Dieu, c’est évident. Essayer de bâtir la paix sans tenir compte de Dieu, c’est un échec, c’est vain. En revanche, accueillir cette paix et la rayonner me paraît important. Alors la paix au niveau des relations va de pair avec le pardon. Je ne peux pas être artisan de paix si je ne sais pas pardonner. Le pardon est fondamental et source de paix. Pour lire l’article en entier, REFLETS n°34 pages 42 à 43

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Françoise 3 février 2020 Aucun commentaire
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