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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
S'aimer soi pour aimer mieux les autres
Françoise

Interview d’Olivier Delacroix ,S’aimer soi pour aimer mieux les autres

Interview d’Olivier Delacroix S’aimer soi pour aimer mieux les autres C’est dans son studio à Europe 1 que ce documentariste et animateur de radio et de télévision nous reçoit. Depuis plus de dix ans, ses reportages, ses documentaires invitent à découvrir « l’autre » différemment. Une rencontre intense et rythmée par cet homme d’engagements. Vous êtes tourné vers les personnes en difficulté en affirmant même qu’elles vous ont construit ? J’ai très vite cherché des réponses à travers l’autre. Depuis mon enfance, j’ai le sentiment profond qu’on se construit avec l’autre, en échangeant avec lui. J’ai été très tôt un enfant habité par des questions existentielles. Plus on partage nos questionnements avec les autres, plus on a la capacité à avancer, à structurer notre pensée et à devenir finalement plus libre. On n’est jamais plus dans la construction de soi que lorsqu’on est mis à l’épreuve ou lorsqu’on est face à l’injustice, ce qui peut amener à la colère, au regret, à la vengeance pour certains. La parole de l’autre invite alors à voir les stratégies qu’il a mises en place pour ne pas se laisser empoisonner ou amoindrir et faire face à la vie, aux épreuves, et en ressortir enrichi et plus fort. Avec l’émission Dans les yeux d’Olivier, j’ai la chance de rencontrer des personnalités riches en émotions et en conscience. Je suis plutôt quelqu’un qui fait confiance et qui considère que dans chaque Homme, il y a quelque chose de bon, d’exploitable. Même chez le pire des individus, il y a un petit coin de lumière qui peut à un moment donné l’irradier. Quand vous partez sur ces principes-là de vie, vous ne pouvez que vous enrichir. Vous soutenez le combat des femmes. Quel est selon vous leur vrai combat ? Il est d’arriver à l’égalité avec les hommes. Il est d’abord de préserver les leurs : leurs enfants, leur mari ; c’est selon moi lié à l’instinct de donner la vie, ce qui leur donne un sens des responsabilités plus accru très vite. On le voit très bien à travers les violences faites aux femmes : certaines mettent un temps infini à franchir les portes d’un commissariat parce qu’elles ont beaucoup d’amour et d’espoir en elles. Elles savent ce que le mot amour veut dire.Cela en fait des êtres responsables, que nous avons à remettre au cœur de notre société parce qu’une société qui ne fait pas attention aux femmes est une société malade, boiteuse. En revanche, elles ont cette capacité à trancher quand nous, les hommes, nous tournicotons, nous slalomons, nous sommes souvent moins matures. Donc le premier combat, c’est de protéger et de soutenir les femmes. C’est le cri d’alarme que je lance dans mon livre Parce qu’il y a les femmes qui concerne notamment les violences faites aux femmes. La France se déclare la patrie des droits de l’homme, de la femme et de l’enfant, mais tout cela n’est pas respecté. La secrétaire d’État Marlène Schiappa a proclamé 2018 l’année de la femme. Or, cette année-là, on a reculé : moins de foyers d’urgence pour les femmes, des associations qui disparaissent suite à la suppression de subventions. Le mot aimer vous habite beaucoup. Quelle définition en donneriez-vous ? Aimer, c’est faire attention à l’autre, partager avec lui, le protéger et le respecter. C’est être en quête de trouver l’équilibre en l’autre et que l’autre trouve l’équilibre en vous. Aimer, c’est communier en fait, échanger, s’enrichir ensemble, faire confiance, c’est tout ce qui tend à rendre solide une union, qu’elle soit amoureuse ou amicale. J’ai autour de moi des amis sans faille qui viendront me chercher au bout du monde et que j’irai chercher au bout du monde s’ils sont dans la panade. J’ai une femme aujourd’hui qui m’aide à cheminer et que j’aide à cheminer, c’est cela aimer. C’est aussi accepter de l’autre ce que vous n’êtes pas.  Vos émissions et documentaires montrent que vous êtes un homme d’engagements forts. Quel en est le fil conducteur ? J’ai toujours refusé de faire des choses qui n’avaient pas de sens, qui n’étaient pas militantes. J’aime être dans la réalité, donc rien de mieux que le documentaire pour incarner un moment de vie. J’aime faire avancer le bouchon, donner du sens à ce que je fais, donner des explications, rassurer. Professionnellement, c’est vraiment une volonté d’apprendre des autres et donc de donner la parole aux autres. J’explique aux uns quelle est la passion d’un autre, non pas pour s’y reconnaître, mais juste pour qu’ils la respectent. La tonalité, c’est de parler à des personnes sans les juger, sans donner mon avis. Je suis là pour encourager celui qui est en face de moi à s’exprimer. Quelle est votre foi ? En l’Homme, en Dieu ? Et si c’est en Dieu, quel Dieu ? Foi en l’Homme… J’ai foi en l’Homme, mais je suis mis à l’épreuve. Il y a certes la beauté de l’Homme, sa luminosité, son intelligence, son ingéniosité à créer les choses les plus formidables pour aller mieux. Mais de fait, ces dernières années me portent à penser que nous allons vivre des heures sombres. (…) Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 27 à 30

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Françoise 4 novembre 2019 Aucun commentaire
L’ARDENTE RECHERCHE DE LA LIBERTÉ
Anita

L’ARDENTE RECHERCHE DE LA LIBERTÉ

La liberté est. Elle a cela de commun avec Dieu qu’elle exclut le pluriel (Victor Hugo) Père Philippe Dautais Philippe Dautais, prêtre orthodoxe (Patriarcat de Roumanie) est le fondateur et co-responsable avec son épouse Elianthe du centre Sainte-Croix en Dordogne où il anime des sessions et retraites depuis trente-deux ans. Il enseigne notamment  une pratique de la voie spirituelle chrétienne dans l’héritage de la tradition philocalique et hésychaste. Délégué à l’œcuménisme pour la région Sud-Ouest par l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), il est impliqué depuis dix-huit ans dans le dialogue inter-religieux. Il est l’auteur de : Le chemin de l’homme selon la Bible, aux éditions Desclée de Brouwer ; Si tu veux entrer dans la vie  et Eros et liberté, clés pour une mutation spirituelle, aux éditions Nouvelle Cité. www.centresaintecroix.net La question de la liberté a été de tout temps au centre de la réflexion des philosophes et de la tradition chrétienne. Le devenir de l’être humain s’articule autour de cette dimension axiale. Être en vie est une chose, devenir vivant en est une autre. Être riche de potentialités est une chose, les actualiser et les valoriser en est une autre. Être disposé à la relation est une chose, aimer en est une autre. Ce qui nous arrive est une chose, ce que nous en faisons en est une autre. Par notre liberté, nous sommes l’auteur de notre devenir, lequel n’est pas écrit d’avance. Chacun est porteur d’un élan vital qu’il peut ordonner vers la fraternité, vers un accomplissement ou le dilapider dans des dérivatifs illusoires ou pire mortifères. La liberté est cette possibilité de faire advenir à partir de ce qui est, de participer à l’élaboration de notre trajectoire existentielle. Elle qualifie chez l’être humain sa capacité de décision puis de transformation ainsi que sa possibilité de s’affranchir des conditionnements et des déterminismes. Selon la tradition spirituelle, nous ne sommes pas des êtres libres car nous sommes sous l’injonction de nos mémoires, de notre passé, sous l’influence des conditionnements socio-culturels et/ou religieux voire idéologiques, mais en capacité de nous libérer. La liberté n’est pas une réalité acquise, elle est en perspective. Pour saint Irénée de Lyon, au IIe siècle de notre ère, l’homme est, en vertu de sa liberté, responsable de sa destinée, « cause pour lui-même de son devenir », « artisan de son destin éternel » 1. Inachevé, incomplet, il est en voie d’humanisation. 1. Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, livre IV, 4/3 et 19/1. Les processus d’humanisation et de libération  vont de pair et s’appliquent sur deux registres : la  libération de l’emprise des conditionnements et  l’intégration consciente des énergies de vie. Cette façon d’envisager la liberté est loin d’être  partagée par tous. La plupart des individus se  pensent libres. Au nom de la liberté, ils posent  des actes, engagent des processus, s’inscrivent  dans des spirales qui peuvent être mortifères. La  liberté est revendiquée et même érigée comme  une valeur absolue notamment par l’économie  libérale. Mais lorsque nous parlons de liberté, de  quoi parlons-nous ? Ne doit-on pas articuler la  liberté et la responsabilité, la liberté et la fraternité,  la liberté et la justice ou l’égalité ? QU’APPELONS-NOUS LIBERTÉ ? La liberté est une valeur fondamentale pour l’homme et pour les sociétés. Chaque être humain y aspire. Dans nos sociétés occidentales, elle s’affirme comme liberté d’expression, de  mouvement et fondamentalement comme liberté  de conscience. L’histoire a montré que cette liberté conquise de haute lutte est en adéquation avec le respect de la dignité humaine. Chacun doit être respecté dans sa liberté. Ce mot cependant recouvre plusieurs façons de la concevoir. Il est important de s’y arrêter pour sortir de certaines confusions voire d’illusions. Trois degrés de liberté peuvent être discernés : La licence Dans son usage courant, la liberté se confond  avec l’autonomie individualiste selon laquelle je peux faire ce que je veux, comme je veux, quand je veux, si je veux. Je peux gérer ma vie à ma guise en toute indépendance, donc je suis libre. La liberté est alors vécue comme l’expression de la volonté propre. Elle caractérise l’autonomie de  l’être biologique convertie en liberté du citoyen qui a des droits. « Le droit à », considéré comme  un dû, est la revendication première de l’individu. On tend, dans nos sociétés occidentales, à tout ordonner à cette disposition, c’est dire au primat de l’individu sur la collectivité, est-ce à dire au primat de l’ego voire même de l’égocentrisme dont la vertu est de tout ramener au Moi triomphant ? La liberté ne peut être dissociée du sens de la responsabilité Dans la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, il n’est fait mention  qu’une seule fois des devoirs, à l’article 29 :« L’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible. » Cette déclaration établit une égalité des droits qui est fondamentale pour que soient respectés chaque homme et chaque femme. Ces droits soulignent surtout ce  en quoi la société est au service de l’individu, le devoir de l’individu envers la société est noté  de manière elliptique. Cette déclaration a pour  vocation de favoriser « le vivre ensemble ». Or, le  quotidien nous montre que l’usage des libertés et  des droits peuvent s’y opposer : lorsqu’au nom de  la liberté d’expression, on se permet de bafouer  les valeurs de l’autre jusqu’au blasphème, nous  participons à la fragmentation de la société et  introduisons un caractère conflictuel contraire à  la construction du « vivre ensemble » ; lorsqu’au  nom de la liberté, on se permet d’exploiter l’autre,  d’asservir des populations à la production pour  une plus grande rentabilité, la liberté devient  contraire à la fraternité. Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 42 à 44

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Anita 28 octobre 2019 Aucun commentaire
Anny Duperey
Françoise

Confidence d’artiste : Anny Duperey

CONFIDENCE D’ARTISTE Anny Duperey, la joie de vivre à toute épreuve Nous avons rencontré Anny Duperey en Creuse, dans la maison qu’elle a partagée avec son compagnon Bernard Giraudeau. Orpheline à l’âge de 9 ans, elle a dû être séparée de sa jeune sœur pour être élevée par sa tante. À l’âge de 17 ans, elle entre au Conservatoire d’art dramatique et entame une carrière de comédienne. Parallèlement à son métier d’actrice, elle se passionne pour l’art photographique durant une vingtaine d’années et écrit plusieurs livres dont Le Voile noir et Le Rêve de ma mère, aux éditions du Seuil. Sa joie de vivre contagieuse, malgré les épreuves de sa vie, nous a donné envie de la connaître davantage. Ainsi que vous le relatez dans votre livre Le Rêve de ma mère, il semble que vous soyez accompagnée de l’intérieur dans un certain nombre de situations. J’ai écrit plusieurs livres autobiographiques, mais sous un angle différent. Les Chats de hasard était plutôt une biographie sous l’angle du rapport à l’animal : comment s’abandonner, avoir le nez dans la fourrure comme on l’avait autrefois dans la douceur d’un sein. Le Voile noir, c’était très clairement sur l’absence de mémoire et l’impossibilité du deuil. Le Rêve de ma mère est certainement le plus personnel et le plus intime, si intime que j’ai craint, à sa sortie, de le livrer au public. Quant au fait d’être accompagnée et prévenue comme je l’ai été de l’intérieur, je m’en suis aperçue en fait quand j’avais désobéi. Quand je n’ai pas tenu compte de cette petite voix intérieure, j’en ai vu les conséquences. Je me demande finalement si je n’ai pas été conduite ainsi tout le temps et si ma plus grande qualité n’a pas été d’obéir. Je crois au mystère : est-ce que, finalement, ma vie ne s’est pas déroulée de manière à accomplir le rêve de ma mère trop tôt disparue ? J’avais un ami, Maurice Chevit , un homme très spirituel, qui me disait : « Tu comprends, de temps en temps, ça s’entrouvre, on te fait un signe. Mais si l’au-delà est inaccessible, c’est qu’il y a une raison, alors il n’y a rien à faire. Il faut prendre avec gratitude les signes quand ils arrivent, et qui sont envoyés par bonheur. » Il est vrai que je suis dans une espèce d’ouverture sans avoir forcément de certitude. Depuis toujours, j’ai une bonne nature optimiste. Il y a une dizaine d’années, j’ai pu récupérer les films d’enfance, réalisés par mon grand-père, dans lesquels j’ai découvert une famille gaie. Je me suis reconnue : petite nana qui avait manifestement pris la vie du bon côté. Désormais, je n’ai plus personne derrière moi. Il est donc hors de question que j’aille mal. J’ai mis quatre ans à écrire Le Voile noir. Alors que je terminais son écriture, je n’étais pas en grande forme et j’avais demandé à mon agent de me trouver une comédie pour m’alléger. Elle m’a proposé trois films d’une heure et demi : Une famille formidable. Le tournage commençait le 16 septembre et j’avais promis de rendre le manuscrit pour le 15 ! Je me suis dit : « C’est quand même superbement bien organisé. » Ensuite je rencontre mon futur metteur en scène qui me dit avoir fait des films de cinéma plutôt lourds, sombres, et qui est orphelin également. Là, j’ai eu un doute quand même : je veux un film, une comédie, j’en reçois trois qui commencent le lendemain du jour où j’ai promis de rendre mon livre, et de plus avec un orphelin pour les réaliser… J’ai toujours cette idée que mes « anges » n’y sont pas pour rien. Ce n’est pas possible autrement. Entre Le Voile noir et Une famille formidable, le public a vu deux faces : la face résiliente et la face sombre, et effectivement, cela a changé leur vision sur moi. Comment définiriez-vous votre foi dans la vie ? J’aime bien les gens. Je suis plutôt optimiste sur eux. Je pense qu’il y a toujours un bon côté. Quand les gens témoignent qu’on leur fait du bien à travers les films, c’est un sacré compliment ! Vous avez des actions humanitaires ; est-ce une nécessité pour vous ? Ah oui ! Quand on a eu du succès, de la chance, il est important de rendre. J’invite parfois mes enfants en vacances, à faire un voyage l’hiver. J’ai à cœur de donner la même somme au Secours Populaire. Donner est quelque-chose qui me fait plutôt du bien.                                                   Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 74 à 77

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Françoise 21 octobre 2019 Aucun commentaire
LIBERTÉ :  DE QUOI PARLE-T-ON ?
Anita

LIBERTÉ : DE QUOI PARLE-T-ON ?

  Christian Roesch Maintenant entré dans cette tranche d’âge qu’est la vieillesse, le concept de liberté m’apparaît plus simple, comme si j’en avais fait presque le tour. Plus jeune, je n’en voyais qu’une partie, celle qui émerge au-dehors. Frais émoulu de la faculté, avec le droit de vote, des conquêtes féminines, la liberté pour ce jeune adulte signifie la liberté individuelle de faire ce qu’il a envie : s’installer où il veut, voter pour qui il veut, épouser qui il veut. La liberté est celle du vouloir. Pourtant assez rapidement, il s’aperçoit que cette liberté est entravée par la société, même si les limites sont constamment repoussées (le mariage homosexuel, par exemple). Obligations, contraintes, sanctions délimitent le cadre hors duquel il est difficile de subsister. Chaque nation, et à l’intérieur chaque groupe (social, professionnel, familial, etc.), définit l’espace de liberté. La lutte sociale et politique pour la liberté consiste à déplacer les bornes précédentes. Puis la crise de la quarantaine met en relief chez cet homme les souffrances personnelles, amenant à un travail sur soi dans la voie Artas 1. Quelle surprise de découvrir que les ressentiments – même sociétaux – proviennent de notre histoire personnelle ! Explication : à l’âge de 30 ans, il est un ardent défenseur de la liberté vaccinale, actif au sein de la Ligue Pour la Liberté des Vaccinations. Sa soif de liberté concernant la gestion de sa santé et cet engagement associatif proviennent des problèmes vécus dans la toute petite enfance. À cette époque, le vaccin DTTAB se fait dans les huit jours après la naissance, avant la sortie de la  maternité. Le bébé se sent arraché de sa mère quand on l’emmène pour cette piqûre qui a lieu au milieu  du dos. L’effet conjugué de la douleur et de la peur  le fait cambrer comme les bébés atteints de tétanos  ombilical. Il a l’impression qu’on va le tuer. Étrange  ce sentiment, jusqu’à ce qu’il découvre, grâce à la  psychanalyse corporelle 2, qu’il a été sujet d’une tentative d’avortement par aiguilles l’atteignant précisément dans le dos 3. Depuis, l’idée de vaccin est associée à celle de tentative de meurtre. Et puis encore plus surprenant, ce travail sur le passé lui permet de s’apercevoir que chaque décision, même minime, est conditionnée par son histoire. Du choix de la couleur de sa voiture à sa répulsion pour les navets, ou encore au plaisir de manger des carottes, tout est analogie avec des moments-clés de son histoire, depuis la naissance jusqu’à l’adolescence. Rien n’y échappe : ni le bulletin de vote ni le choix du conjoint. 1. www.artas.org 2. Bernard Montaud, Laisse parler ton corps, éd. Eyrolles. Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 40 et 41

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Anita 14 octobre 2019 Aucun commentaire
Dette mondiale
Françoise

La dette mondiale, syndrome de l’humanité malade

La dette mondiale, syndrome de l’humanité malade Alain Pamart L’endettement mondial cache une tyrannie déposée en l’homme, la recherche du meilleur profit pour soi et d’un mécanisme simple à sa portée, un enrichissement grâce à l’argent qui n’est pas le sien, masquant la domination sur les plus faibles que soi. Sans recul sur lui-même et sans auto-critique de ses moteurs profonds, nos financiers et maîtres d’industrie, pour ne citer qu’eux, s’engouffrent dans une course à l’échalote consistant à vouloir toujours plus, et surtout plus que son voisin. Alors que l’empilement de l’avoir s’opère, une autre spirale se met en place, celle de l’inquiétude croissante de perdre, alimentant à son tour un redoublement du vouloir encore plus. Heureusement, en l’homme est déposée aussi une nature généreuse, altruiste. Parviendra- t-elle à s’imposer avant la catastrophe prédictible. L’endettement, réponse mécanique de l’insatiable de l’humain ? Quel est donc le lien entre l’escalade du toujours plus et l’enchaînement d’un endettement toujours croissant ? Le terme technique « effet de levier » en est le maître mot. Concrètement, grâce au crédit obtenu du système bancaire, tout investisseur escompte obtenir, au-delà de la meilleure rentabilité de l’opération en elle-même, un rendement décuplé de sa mise de fonds propres. Ainsi verra-t-il son patrimoine s’accroître de manière exponentielle au regard de ses finances personnelles. Ce processus d’adossement, finances personnelles et finances empruntées, autoalimente mécaniquement un cycle ininterrompu : expansion économique et endettement toujours en hausse. L’endettement des entreprises et des ménages Nous vivons une époque d’argent facile où l’emprunt est copieusement distribué avec des emprunteurs toujours plus prompts à s’endetter. L’endettement des entreprises et des ménages est un segment cardinal de la fluctuation des marchés avec sa résultante directe, une hausse attendue du niveau macroéconomique des États. Là se conjuguent à l’évidence les intérêts tant privés que publics. Les banques commerciales, face à l’engouement d’emprunts toujours croissants, y mettent-elles un frein avisé et sain, ne serait-ce qu’en raison de leur surface financière découlant de leurs dépôts et de leur patrimoine ? Si ces dernières sont soumises, par la puissance publique, à une limite d’octroi de prêts, appelée taux de réserve, faut-il encore souligner que ce taux est particulièrement souple puisque plafonné à six fois leur niveau de monnaie centrale. Elles disposent de surcroît d’une faculté de contracter des avances de trésorerie auprès des banques centrales, nommées réserves fractionnaires. Force est donc de constater qu’elles disposent d’une marge de manœuvre très largement étendue. Sans étonnement, elles l’utilisent amplement en contribuant directement à l’évolution de leur chiffre d’affaires, à l’accroissement de leurs rétributions, et en bout de chaîne, aux bénéfices et à leur redistribution aux actionnaires. L’endettement mondial des États Trois paramètres interviennent pour l’endettement des États. Leur premier objectif est d’équilibrer les comptes publics avec, pour solution extrême (aujourd’hui récurrente), le recours à l’emprunt en cas d’insuffisance de recettes. Leur deuxième objectif est d’assurer la meilleure économie possible pour engendrer de nouvelles recettes, rejoignant ainsi celui des acteurs privés et donc du secteur bancaire, d’où il résulte, sinon une connivence, une convergence tacite d’intérêts. Le troisième paramètre consiste en une dépendance des États pour se financer en cas d’impasses budgétaires. En effet, les États dans leur ensemble ne disposent plus du recours à leur banque centrale mais à celui des marchés financiers, et notamment auprès des banques privées commerciales. Tel est d’ailleurs la situation de la France depuis 2007 en tant que membre de l’UE. La Banque de France comme toutes les banques centrales ont ainsi perdu ce rôle de financeur, n’ayant aujourd’hui d’autre rôle qu’une simple mission de régulation. L’enchevêtrement inégalitaire de la démocratie et du marché Bien peu nombreux sont nos dirigeants politiques qui semblent véritablement se soucier de la vraie dimension que constitue la dépendance des États, puissances publiques vis-à-vis des marchés ; en d’autres termes, en confrontation directe avec les acteurs privés économiques de dimension supranationale, grandes entreprises et grands argentiers. L’endettement des États dans le monde est devenu endémique. La France n’y échappe pas avec aujourd’hui un niveau proche de son P.I.B. ; beaucoup d’autres en sont bien au-delà, notamment le Japon, de l’ordre de 240 %. La caracole des emprunteurs et des créanciers sur le même bateau Il semble opportun d’énoncer deux observations : – un endettement bien choisi et géré est le gage d’un accroissement de rentabilité, facteur de remboursement, lui-même « générateur » d’un phénomène d’enchaînement ; – un endettement même important est théoriquement indolore s’il n’est pas sanctionné par le marché ou s’il est assorti d’un taux d’intérêt particulièrement modique. Ces deux observations dans le contexte présent conjuguent leur pesant d’or… tout au moins dans l’immédiat. (…) Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 18 à 21

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Françoise 7 octobre 2019 Aucun commentaire

Les pollutions environnementales

Dominique Eraud est spécialisée  en médecines « écologiques »  dites aussi alternatives  (acupuncture, phytothérapie,  nutritionniste). Membre fondateur  des colloques Écomédecines,  elle est la fondatrice et présidente  de la CNMSE (Coordination  Nationale Médicale Santé Environnement). Très sensible aux  maladies environnementales qui  se développent de plus en plus, elle propose ici de nous alerter sur les différentes pollutions qui en sont responsables. TOUT D’ABORD QUELQUES CHIFFRES… Les maladies environnementales, émergentes ou liées  à notre civilisation, représentent :  84 % des dépenses de santé ;  24 millions de personnes ; 92 % des affections de longue durée. Mes études de médecine ne m’ont pas appris à  questionner les patients sur leur lieu d’habitation  par exemple. Vivre à proximité d’un incinérateur,  d’une antenne-relais ou d’une centrale nucléaire  a des incidences sur notre santé. Ces polluants  dérangent les réactions biochimiques habituelles en  les accélérant, en les ralentissant ou en les bloquant. Il me paraît par conséquent indispensable de créer  des consultations de « médecine environnementale »  pour identifier les patients qui en sont atteints et que  ceux-ci soient reconnus et indemnisés comme tels. Selon la conférence d’Helsinki de 1994, la définition  de la santé environnementale se définit ainsi : « La santé environnementale comprend les aspects  de la santé humaine (y compris la qualité de la vie)  qui sont déterminés par les facteurs physiques,  chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et  esthétiques de notre environnement. » IL EXISTE PLUSIEURS TYPES   DE POLLUTIONS  La pollution par les ondes Antennes-relais téléphoniques, téléphones portables,  irradiations nucléaires, médecine nucléaire… : des  études, l’une publiée dans la revue JAM 1 (juin 2012),  l’autre dans The Lancet 2 (août 2012) rappellent que  « le risque faible est un risque réel, qui augmente avec  la multiplication des examens irradiants. » La question à se poser est celle du bénéfice par  rapport au risque : il est préférable d’éviter les  radiographies dont l’utilité est discutable car ces  examens répétés déclenchent des inflammations qui  seront le lit du cancer. Il existe des remèdes en homéopathie et  phytothérapie qui minimisent les effets secondaires :  iodum, radium bromatum, uranium nitricum ; le  gingko biloba, l’argile verte, le miso, les algues, etc. La pollution par les médicaments Les antibiotiques, en particulier, agissent aussi en  détruisant la flore intestinale et en modifiant la  sécrétion biliaire, qu’il s’agisse de ceux prescrits  ou de ceux contenus dans les aliments comme  la viande, les œufs, les laitages. Alors se pose la  question de l’alimentation des animaux !! L’industrie  pharmaceutique contribue à cette pollution par la  fabrication de médicaments à base de pétrochimie,  entraînant la pollution de l’air et de l’eau et par  le déversement des déchets des hôpitaux et des  cliniques. Il reste la problématique des médicaments périmés  ou non-utilisés, et n’oublions pas nos propres  déchets : urines, selles, etc. La pollution par les métaux Certains métaux lourds comme le cadmium, le  plomb, le mercure et d’autres comme le nickel,  le chrome, l’aluminium sont des polluants  fréquemment présents dans notre environnement :  gaz d’échappement, fumée de tabac, aliments, eau, vaccins, amalgames dentaires… ; il existe là aussi  quelques remèdes pour les neutraliser et pour libérer  l’organisme de ces métaux, comme des drainages à  base de jus de bouleau, d’argile verte, d’artichaut,  de radis noir ou encore grâce au Bol d’Air Jacquier,  appareil qui empêche le monoxyde de carbone de  pénétrer dans l’organisme.  Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 36 à 38

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Dominique Eraud 1 octobre 2019 Aucun commentaire
La 5G : technologie magique ou diabolique ?
Equipe de rédaction Reflets

La 5G : technologie magique ou diabolique ?

Marie-Dominique Mutarelli La 5G est la plus grande innovation dans le domaine du sans-fil depuis la toute première génération de portables. Que recouvre ce sigle ? Il désigne la cinquième génération de développement des réseaux de communication sans fil. Dans les années 80, la 1G permettait de simples appels sans fil. Puis, dans les années 90, avec la 2G, les SMS se sont multipliés. Les années 2000 ont vu l’expansion de l’Internet avec la 3G et les années 2010, l’Internet ultrarapide avec la 4G. La technologie 5G est indispensable à toutes les innovations en cours de développement annoncées récemment : la voiture autonome, la réalité virtuelle, les opérations chirurgicales à distance et bien d’autres applications… Ses supporters voient dans cette innovation la première pierre d’un monde très différent au potentiel quasiment illimité, annonçant un futur dans lequel les objets communiqueront entre eux. La 5G constitue en effet l’ossature de l’Internet des objets (IOT), une industrie en plein essor qui ouvre des marchés qui se comptent en dizaines de milliards. Pour servir cette technologie, des puces informatiques seront intégrées à tous les objets du quotidien pour leur permettre de se connecter entre eux. Tout ce que nous utilisons chaque jour, depuis les réfrigérateurs et les machines à laver jusqu’aux cartons de lait, en passant par les brosses à cheveux et les couches pour bébés, contiendra des antennes et des micropuces et sera connecté sans fil à l’Internet. Toute personne sur terre aura accès instantanément à des communications sans fil à très haut débit et à faible latence, et ce dans les coins les plus reculés de la planète. À entendre ce que promet cette technologie, nous allons vivre dans un monde devenu magique elle sera la fée. Un monde merveilleux s’annonce où nos instruments du quotidien devenus autonomes feront tout sans que nous ayons besoin d’intervenir, anticipant nos moindres désirs. Un changement sociétal sans précédent est ainsi attendu avec l’apparition des maisons « intelligentes », des entreprises « intelligentes », des autoroutes « intelligentes », des villes « intelligentes » et des voitures autonomes. Selon les estimations, 200 milliards d’objets émetteurs seront reliés à l’Internet d’ici 2020. Pour les investisseurs, la 5G représente un gâteau de 582 milliards de dollars à se partager d’ici 2026 avec le financement du développement des réseaux et de leurs infrastructures, et la nécessaire multiplication des antennes. Pour gérer la 4G, 200 000 nouvelles tours cellulaires ont été installées aux États-Unis. Selon les pronostics, il en faudra 300 000 de plus pour la 5G. Presque à chaque coin de rue ! Le retour sur investissement attendu fait que tous les États avancent à marche forcée, avec l’appui des compagnies d’électricité ou de télécommunications, ou encore de l’industrie militaire, pour que la mise en œuvre de la 5G au sol soit achevée dans deux ans, avec la pose de minuscules antennes-relais tous les cent mètres. Dans l’espace, 20 000 nouveaux satellites couvriront les moindres recoins de la terre de fréquences proches de celles des radars, dont les effets néfastes sur la santé sont pourtant déjà connus. Dans ce contexte, aucun espoir d’échapper aux transmissions surpuissantes de faisceaux à rayonnement hyperfréquence intense, qui pourront se chevaucher et nous traverser au passage. Mais le 17 septembre 2018, un groupe de scientifiques internationaux a lancé sur l’Internet un appel circonstancié contre le développement de la 5G. Ils y dénoncent les dangers de cette technologie, considérant que son déploiement revient à mener des expériences sur les êtres humains et l’environnement, ce qui, en droit international, est considéré comme un crime. Ils réclament l’arrêt de l’expansion de la technologie sans fil et l’adoption d’un moratoire pour toute nouvelle station de base. En effet la 5G va entraîner une augmentation considérable de l’exposition aux rayonnements de radiofréquence, qui s’ajouteront à ceux des réseaux de télécommunications déjà en place. Or nous avons déjà la preuve de leurs effets nocifs pour les êtres humains et l’environnement. Pourtant, loin de tenir compte de ces avis alarmants et de prendre des mesures de santé publique, les gouvernants allègent les règles de sécurité et s’activent à déployer la 5G sur la terre entière. Si ces plans de déploiement se concrétisent, pas un être humain , mammifère, oiseau, insecte ou brin d’herbe sur terre, où qu’il se trouve, ne pourra se soustraire à une exposition, 24 heures sur 24 et 365 jours par an, à des niveaux de rayonnement de radiofréquence des dizaines voire des centaines de fois supérieurs à ceux connus aujourd’hui. Avec des risques d’effets graves et irréversibles sur les êtres humains et de dommages permanents dans tous les écosystèmes terrestres. Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 6 à 8

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Equipe de rédaction Reflets 25 septembre 2019 Aucun commentaire
Du Dialogue Essentiel À LA TÂCHE
Equipe de rédaction Reflets

Du Dialogue Essentiel À LA TÂCHE

Selon l’enseignement de Gitta Mallasz et de Bernard Montaud, le Dialogue Essentiel mène à la Tâche dont elle est la concrétisation. Qu’est ce que la Tâche ? Le service à la vie qui couronne la phase active de l’existence, car il est l’application des qualités uniques déposées en chacun. Ces qualités ne sont autre que le retournement –par le Dialogue Essentiel– des misères qui constituent notre personnalité. Ci dessous, quelques exemples de Tâches issues de cette filiation. Marcher et Aimer, Alain Sicot Pendant de nombreuses années, j’ai pratiqué l’Assise immobile dans l’association Artas, fondée par Bernard Montaud. Mes premières actions ont été de prendre la force de vie qui me manquait, et cela est passé par apprendre à écrire, à m’exprimer, à m’engager de plus en plus jusqu’à enseigner dans l’association Artas, puis dans 4 saisons-marche, l’association que j’ai fondée. Moi qui suis un ancien illettré mutique, il me faut trouver les mots qui me manquent, et seuls mes dialogues avec mon ange le rendent possible. Aider les égarés, Ramon Junquera Alors que j’étais un marginal, issu des cités, avec des problèmes d’addiction aux drogues, je rencontre Bernard Montaud qui me dit : « Suivre une voie spirituelle, c’est être un adulte responsable avec un métier assumant ta vie et celle de ta femme et de tes enfants. » Je comprends alors qu’il faut une terre en ordre pour recevoir un ciel en ordre. Grâce à ma relation avec cet homme et à l’enseignement reçu, je suis en mesure aujourd’hui d’accomplir ma Tâche en aidant ceux qui me ressemblent, c’est-à-dire les égarés, afin qu’ils retrouvent une vie juste et responsable et redeviennent des citoyens à part entière.  Le but consiste à redonner une noblesse à ceux qui ont perdu l’estime d’eux-mêmes et à faire la différence entre travailler sur soi et se doper. Progresser, c’est autre chose que transgresser. Le travail sur soi, c’est la véritable ivresse, bien différente de celle produite par des drogues. Association A.D.D.I.C.T .(Accompagnement des dépendances individuelles consciemment transformées) junqueraramon@gmail.com Accompagner les mourants,  Colette Junquera La maladie et la mort ayant fortement interpellé ma vie, j’ai fondé en 2011 une association d’entraide d’accompagnants de grands malades et de mourants. La mort me faisait peur, au point de disparaître, dès qu’un proche était en fin de vie. Et puis mon papa est tombé gravement malade. Aidée par mon mari et par l’amour spirituel qui m’unissait à Bernard Montaud, je suis parvenue à me dépasser pour aller à ses côtés. Quelle chance ! Sans cette force spirituelle, je serais passée à côté d’une incroyable expérience d’amour avec ce papa mourant. Depuis cette expérience fondatrice, la mort n’était plus source d’impuissance mais source de vie ! Et cela m’a été bien utile, quand, peu de temps plus tard, mon mari est tombé soudainement très gravement malade. Là encore, mon chemin spirituel a été déterminant, et j’ai appris les lois essentielles de l’accompagnement d’un grand malade AAMM (Association d’accompagnants de malades et de mourants) junquera.colette@gmail.com  REFLETS, un besoin de sens Christian Roesch Sans le coup de main de l’ange – coup de pied, je dirais même – pas de Tâche. Certes, de dialogues en actes, le chemin auprès de Bernard Montaud m’a préparé dans des compétences diverses : l’enseignement de la Psychologie nucléaire et des textes traditionnels, la responsabilité des « cahiers d’Artas »,  l’organisation d’un congrès de la spiritualité laïque (JISL). Je m’étais fait le serment de commencer ma Tâche avant la retraite. Celle-ci approchait et je ne voyais toujours pas ce qui pouvait me faire changer de vie. Un accident de moto en sortant de mon cabinet de chirurgien-dentiste a tout fait basculer. Le dialogue le plus dense que j’ai expérimenté a décidé de la suite : dans la douleur du choc contre une voiture, le temps du cri servant à rester conscient, j’ai dû choisir : « Vas-tu en vouloir à ce conducteur et ça restera un accident ou vas-tu lui pardonner et c’est une autre vie qui t’est proposée ? » J’ai décidé de pardonner. J’ai dit OUI. AER : Accompagnement Écriture Reflets redaction@revue-reflets.org Médecine des Actes, Jean-Patrick Chauvin J’ai toujours eu ce sentiment que la médecine resterait « boiteuse » si l’on ne prenait en compte que la dimension visible de l’homme sans intégrer sa vie intérieure. Un pas à pas premier de découverte de cette « vie intérieure » me conduit à rencontrer un homme – Bernard Montaud – qui vient de fonder une voie spirituelle de pratique des Dialogues Essentiels dans le concret de l’existence. Il nous apprend à rencontrer notre vie intérieure à travers le corps s’affrontant à l’immobilité et au silence. Au fil des années, je vais recevoir un double enseignement : une véritable « biologie de la vie intérieure » [1] et la pratique du dialogue intérieur. Chaque jour, s’arrêter sur une petite douleur d’existence (physique ou psychique) ; chaque jour, s’entraîner à identifier la réalité de la souffrance intime ; chaque jour, apprendre à questionner et à mettre en pratique les réponses reçues. Cela a été une première étape d’apprentissage de ce Dialogue Essentiel. Puis assez « naturellement », ce sont mes douleurs de médecin qui sont venues sur le devant de la scène. Même jeu de questions-réponses, mais sur « ma » médecine ; ainsi pas à pas, s’est construite Médecine des Actes, issue de mes propres dialogues, intimement accompagnés au début de ceux de Bernard Montaud. Le fondement de Médecine des Actes verra le jour dans la construction d’une véritable « pédagogie » de la santé humaine. [1]. MONTAUD Bernard & Coll., La Psychologie nucléaire Un accompagnement du vivant, éd. Éditas. Chœur de Mamies, un jardin d’enfants défavorisés Josiane Guillaume                                                                                                                                                           Lors d’une rencontre avec la directrice adjointe d’une structure d’accueil aux SDF, je m’entends dire : « J’ai mal de ne servir à rien. Je sais que c’est ici que je peux aider et j’ai à découvrir qui et comment. » Le service Urgence-Familles accueille des mères ayant subi des violences et leurs enfants. Je fais connaissance de l’éducateur de permanence, désabusé, qui me confie : « La structure fait tout pour aider les adultes à retrouver leur dignité, un toit et un travail, mais est démunie face aux enfants. Les

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Equipe de rédaction Reflets 6 septembre 2019 Aucun commentaire
L' Affaire du siècle
Equipe de rédaction Reflets

L’Affaire du siècle : un recours en justice pour sauver la planète

par Marie-Dominique Mutarelli Les impacts du réchauffement climatique sont visibles et affectent déjà le quotidien de tous Du nord au sud de la France, comme partout dans le monde à des degrés divers, les impacts du réchauffement climatique sont visibles et affectent déjà le quotidien de tous : montée des eaux, fonte des glaces, tempêtes, sécheresses ou inondations dévastatrices, disparition des espèces animales et végétales. Ils menacent à court terme notre mode de vie. En octobre 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) exposait les conséquences dramatiques d’un réchauffement des températures dépassant de 1,5 °C les niveaux préindustriels, mais l’électrochoc de leur état des lieux n’a eu aucun effet sur la sphère politique, notamment française. La dernière COP 24 en a été l’illustration désolante. l’Affaire du siècle Pour faire bouger les choses au nom de l’intérêt général, quatre associations ont donc décidé de porter devant un tribunal ce qu’elles ont appelé  l’Affaire du siècle » ; il s’agit de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH), Notre affaire à tous, Oxfam France et Greenpeace France. Plus de 2,2 millions de signatures ont répondu à leur appel à signer une pétition. Fortes de ce soutien massif, elles ont assigné l’État français en justice pour son inaction face au changement climatique et pour le non-respect de ses obligations internationales, européennes et françaises en la matière. promouvoir l’usage des énergies renouvelables Il incombe en effet à chaque État de mettre en œuvre des mesures efficaces pour lutter contre cette situation tragique, tout en garantissant la justice sociale : réduire la dépendance au pétrole ; fournir des alternatives en matière de transport ; investir dans la rénovation des logements ; promouvoir l’usage des énergies renouvelables, en abandonnant le recours aux énergies fossiles et nucléaire ; instaurer l’accès de tous à une alimentation suffisante, saine et de qualité ; garantir un revenu décent pour les agriculteurs et lutter contre la déforestation. Toutes mesures indispensables pour contrer l’évolution du climat à la hausse. Pourtant, ce qui a été mis en œuvre à ce jour est totalement insuffisant. L’absence de politique contraignante en matière d’écologie oblige les citoyens et les associations à envisager les tribunaux comme une alternative Devant cette inaction des pouvoirs publics, partout à travers le monde, des citoyennes et citoyens choisissent ainsi de saisir la justice pour que leurs droits fondamentaux soient enfin garantis face aux changements du climat, avec des résultats positifs à l’appui. Aux Pays-Bas, en Colombie, au Pakistan, des décisions de justice ont déjà donné raison aux requêtes citoyennes et eu un effet contraignant sur les décisions des États. « Le recours L’Affaire du siècle s’inscrit dans une série d’un millier de contentieux climatiques qui émergent dans le monde » précisait Marine Denis de Notre affaire à tous, lors de la conférence de presse du 14 mars. L’absence de politique contraignante en matière d’écologie oblige les citoyens et les associations à envisager les tribunaux comme une alternative. En Belgique, au Danemark, les mobilisations ont déjà donné des résultats, avec de nouveaux textes de loi en faveur du respect de l’Accord de Paris, aujourd’hui à l’étude dans les parlements. Selon le même principe, le maire EELV de Grande-Synthe, Damien Carême, a engagé, au nom de sa commune, un recours gracieux contre l’État pour « inaction en matière de lutte contre le changement climatique » : sa ville est en effet directement menacée par la montée du niveau de la mer. Cette procédure vise à sanctionner l’inertie de l’Administration En France, la procédure judiciaire initiée par les ONG de « l’Affaire du siècle » a d’abord donné lieu à l’envoi, en décembre 2018, d’une demande préalable en carence fautive adressée au président de la République, au Premier ministre et à vingt-deux ministres, étape obligatoire avant la saisine du juge. Cette procédure vise à sanctionner l’inertie de l’Administration alors même qu’elle est tenue d’agir. Cette obligation à agir est inscrite dans les textes de la Constitution française, de la Convention européenne des droits de l’homme, et dans les normes et engagements pris par la France sur les plans international, européen ou national (loi Grenelle, loi pour la transition énergétique…). (…) Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages 7 à 8

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Equipe de rédaction Reflets 3 septembre 2019 Aucun commentaire
Dialogue essentiel avec Bernard Montaud
Bernard Montaud

Dialogue essentiel avec Bernard Montaud

Le Dialogue Essentiel : un dialogue avec l’Ange, avec le Christ et avec Dieu Bernard Montaud   Bernard Montaud est l’auteur de plus d’une quinzaine d’ouvrages témoignant de son expérience intérieure. En 1983, il crée l’association Artas, un mouvement spirituel pratiquant le dialogue inspiré transmis par Gitta Mallasz dont il a été le compagnon de route. Il n’a de cesse de perpétuer et d’amplifier l’enseignement qu’il a reçu auprès d’elle. Bernard Montaud a fondé la psychanalyse corporelle il y a plus de trente ans. Il développe actuellement une psychanalyse corporelle du présent et du futur pour aider plus efficacement encore tous ceux qui cheminent dans la quête du meilleur d’eux-mêmes. [1] Il est un fervent défenseur de la vie spirituelle et de la foi sous toutes ses formes.   www.bernardmontaud.org Le Dialogue Essentiel commence avec le dialogue avec l’ange qui conduit au dialogue avec le Christ Comme il est évident, pour moi qui ai vécu auprès de Gitta Mallasz, que le Dialogue Essentiel commence avec le dialogue avec l’ange qui conduit au dialogue avec le Christ qui à son tour nous ouvre le dialogue avec Dieu, son Père. Et ce n’est pas un hasard si l’espèce humaine se réveille soudain à ces trois Dialogues Essentiels, tant il faut du Dialogue Essentiel vrai en face de la profusion des dialogues superficiels que notre modernité produit chaque jour. Il va bien falloir que nous préservions le « parler pour dire quelque chose » en face de tout ce « parler pour ne rien dire » ! Il y va de la survie de la parole, cet attribut majeur de l’espèce humaine qui risque de devenir seulement ce qui fait du bruit au lieu d’être ce qui fait du sens. Nous entrons dans le règne du parler pour ne rien dire En 1945, Gitta ne pouvait prévoir ni la modernité d’aujourd’hui ni l’actualité des Dialogues Essentiels qui vont devenir un enjeu de plus en plus vital dans le futur. Les années 2000 ont produit une invasion d’appareils informatiques en tout genre : iPhone, iPad, ordinateurs, etc. Et nous voilà encerclés d’images, d’informations, de messages incessants, et tout cela seulement pour savoir où l’on est et ce que l’on fait ! Nous entrons dans le règne du parler pour ne rien dire, celui des informations permanentes, et nous voilà saoulés d’images et de bruit ! L’homme ne le sait pas encore, mais demain, son intelligence et sa mémoire seront reléguées dans tous ses appareils. Que deviendra cet humain dont l’activité cérébrale va considérablement se réduire, s’il ne développe pas d’autres activités psychiques que les machines ne pourront jamais lui prendre ? En face de l’invasion des images extérieures, il faut répondre par des images intérieures produites par le Dialogue Essentiel Va-t-il devenir un homme hébété, pris en otage par cette invasion d’images et d’informations extérieures qui accapareront peu à peu toute son existence ? Va-t-il devenir un véritable esclave d’une addiction informatique produisant une vie par procuration dont il n’aura même pas conscience ? Ou bien va-t-il tenter d’être un Homme habité, quand, ayant cédé son intelligence et sa mémoire aux machines, il se consacrera à une nouvelle activité cérébrale : la fonction inspirée ? Allons-nous vraiment comprendre qu’en face de l’invasion des images extérieures, il faut répondre par des images intérieures produites par ces trois Dialogues Essentiels ? Il s’agit assurément d’une guerre sournoise où l’homme joue sa santé mentale contre la folie. Il s’agit aussi d’un monde informatique produisant une fabuleuse opportunité nous propulsant vers une vie intérieure bien plus puissante, ou alors d’un incroyable gâchis nous invitant à la fin de toute vie intérieure. Car en soi, le développement de l’informatique n’est ni le bien ni le mal, mais seulement un inévitable rendez-vous historique. Serons-nous capables d’opposer à la profusion d’images et de mots extérieurs un gisement d’images et de mots intérieurs Tout cela, Gitta Mallasz ne pouvait pas le savoir au moment où elle nous enseignait les subtilités de l’expérience du dialogue avec l’ange, tant à cette époque la modernité n’avait pas encore produit l’addiction informatique. Notre bonne santé intellectuelle passera par là dans le futur : serons-nous capables d’opposer à la profusion d’images et de mots extérieurs un gisement d’images et de mots intérieurs que seule la vie spirituelle pourra nous offrir ? L’homme aura de plus en plus besoin d’une vie inspirée pour le protéger de son addiction informatique. Et il aura alors de plus en plus besoin d’une vie spirituelle pour le conduire aux trois Dialogues Essentiels. Voilà bien l’incroyable importance de cette nouvelle manie humaine : apprendre à dialoguer avec son ange, seulement pour conserver la raison ! Le grand combat des temps à venir sera celui de la vie intérieure reprenant tous ses droits sur la vie extérieure Je sais, un tel discours prête à rire. Face à la modernité clinquante des robots et autres intelligences artificielles, nos petits dialogues essentiels paraissent très ringards ! Certes, aujourd’hui ce sont les « ni dieu ni maître » qui règnent, tous ceux qui manipulent nos addictions, tous ceux qui font les programmes qui peu à peu vont nous asservir, tous ceux qui connaissent déjà nos goûts et nos dégoûts mieux que nous-mêmes pour nous faire plus consommer, tous ceux qui nous mènent par le bout du nez à chaque instant par mille applications géniales qui simplifient tellement la vie. Alors la foi disparaît, et la vie spirituelle et religieuse devient ridicule. Alors la foi disparaît, et la vie spirituelle et religieuse devient ridicule. Toutes les images intérieures perdent leur pouvoir d’émerveillement face au déferlement des images extérieures qui font sans cesse le buzz pour nous étourdir. Avec les « ni dieu ni maître », soyons-en sûrs, l’homme augmenté le sera faussement au-dehors par toutes ses machines, ce qui n’aura rien à voir avec l’Homme augmenté au-dedans que seul le Dialogue Essentiel peut produire. C’est ainsi : les « ni dieu ni maître » ont besoin de se croire plus libres sans la foi. Alors ils vont transférer la foi du dedans, la foi en Dieu, dans une foi informatique du dehors qui finira par asservir chacun de nous à la

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Bernard Montaud 27 août 2019 Aucun commentaire
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