Ne tergiversons pas.
Le sommet de l’existence est d’accomplir sa tâche sur terre.
Ce n’est pas la mort qui est mauvaise,
Mais la tâche non accomplie.
Ce pour quoi nous sommes venus.
À chacun de nous
est dévolue une manière originale (nous sommes uniques) de donner de
l’amour.
Donner de l’amour ce n’est pas distribuer des bonbons, c’est agir pour que l’autre devienne meilleur et ait envie de participer à cette chaîne d’amour qui défie le temps et l’espace.
La tâche commence quand nous sommes certains d’être habités par la Lumière. Lumière qui est amour. Alors il n’y a rien de plus important que de se consacrer à cette activité essentielle, au-dessus des problèmes matériels et affectifs.
Passionnément. Nous nous réveillons avec ; nous nous couchons avec.
La passion, conviction de sa mission de vie.
Un seul but, à fond, sans concession.La passion fait peur. Elle est souvent assimilée à la souffrance. Elle est irraisonnée.
Oui, la passion est au-delà de notre état ordinaire, raisonnable, cherchant (sans y parvenir) à éviter la souffrance. La passion appartient à la nature supérieure de l’homme, complet, nouveau car il vit uni à la lumière.
Dans la tradition chrétienne,
il est appelé le Fils de l’homme
dont le modèle est le Christ qui nous a donné l’esprit de la passion. Il a donné sa vie, dans les pires conditions, par amour pour l’humanité.
Depuis son arrestation jusqu’à sa mort,
douze marches, comme douze expériences résumant toutes les misères humaines Jésus les vit pour les dépasser, pour nous montrer que toutes les misères sont vincibles dont le comble est la victoire sur la mort.
La passion se joue de la peur de mourir.
La treizième marche, la résurrection, clame que la passion n’est pas la souffrance, mais la victoire sur la souffrance.
Pour le profane,
la mort est la fin de la souffrance car elle met fin à la vie.
Pour le passionné, la mort n’est pas la fin de son action, donc pas la fin de la vie. Elle se perpétue sous de nouvelles formes gardant mémoire.
Même le corps ne meurt pas. Il se transforme.
Le corps, c’est LUI-MÊME
La vie vit éternellement.
De la Vie Éternelle naît la Vie temporelle,
Et de la Vie temporelle naît la Vie Éternelle.
À chacun de nous, il est proposé une fin de vie passionnée. Allons-nous donner notre corps ou serons-nous dans la peur qu’il nous soit retiré ?



