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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

La crise de la quarantaine, une dépression capitale

La crise de la quarantaine, une dépression capitale , par Pierre Sabanier Voici un bon nombre d’années, un homme que nous appellerons Daniel, finissait ses études à l’école de commerce. Il se disait alors : « J’aimerais habiter un bel appartement en centre-ville, avoir une belle voiture rapide et confortable pour emmener ma famille et avoir aussi une maison au bord de la mer, en Bretagne, pour passer les vacances familiales. Ce n’était pas un rêve, mais un désir plus ou moins bien formulé fixant son objectif de réussite.  Vingt ans plus tard, nous retrouvons Daniel avec un petit coup de blues. Son travail lui pèse : aller tous les jours au bureau pour gérer les problèmes, obtenir de nouveaux contrats, répéter les mêmes consignes, accueillir les clients… L’enthousiasme des débuts a disparu, remplacé par la routine, certes efficace mais si monotone. Seuls les problèmes donnent un peu de relief à ses journées. Sa morosité déteint sur sa vie familiale. Il a du mal à supporter ses deux enfants, l’un en fac, l’autre, au lycée en terminale et l’année prochaine, il se retrouvera seul avec son épouse dans ce grand appartement. « On pourrait déménager » pense-t-il. Même sa femme Michèle l’agace. Il la trouve futile. Parler chiffons, voisinage et expositions le lassent. Un matin, au lieu d’aller travailler, il reste chez lui, au lit, envahi par une torpeur inhabituelle. Il en profite pour faire le point. Qu’est-ce qui ne va pas ? Tout va et pourtant rien ne va. Dans son bilan rapide, il s’aperçoit qu’il a obtenu à peu près tout ce qu’il voulait dans bien des domaines : famille, métier, argent, vie sociale, santé. Alors qu’est-ce qui ne va pas ? Avec son tempérament de battant, il refuse de succomber à la déprime. Il consulte son ami médecin qui lui prescrit ce qu’il faut pour le remonter. Il prend un coach. Et le voilà parti pour redynamiser ses affaires et sa vie.  Cinq ans plus tard, Daniel est un homme cassé. Sa femme l’a quitté lui reprochant de ne pas s’intéresser à elle, d’être un zombi. En effet, il n’a plaisir à rien. Il a des insomnies, il est fatigué dès le matin, et n’arrive pas à se concentrer. Où est le Daniel sûr de lui ? Il envisage sa mort, la réclame. Pourtant il gagne beaucoup d’argent. Il a acquis une superbe propriété dans le midi, il a une voiture de sport, il voyage, il a de nouveaux amis, mais le sont-ils vraiment ou s’intéressent-ils seulement à son argent ? Ses enfants profitent de la manne mais combien de temps passe-t-il avec eux ? Et ses petits-enfants, il ne les voit pas grandir. Quant à ses affaires, il doit jongler pour les maintenir. La dépression à laquelle il avait cru échapper est en train de le rattraper. Comment cela se fait-il ? Il y a cinq ans, Daniel n’avait pas perçu le sens du signal de la déprime annonciatrice de la crise de la quarantaine. Ayant atteint ses objectifs de jeunesse, la vie ne lui indiquait-elle pas alors qu’il était l’heure de passer à autre chose ? (Nous pouvons nous demander si le phénomène n’est pas identique pour notre civilisation occidentale. Les objectifs de la modernité sont atteints : confort et temps libre. Qu’en faisons-nous ? Encore plus de… La vie n’indique-t-elle pas que les nations occidentales ayant réussi, ont maintenant à aider les autres peuples de la terre au lieu d’exploiter la planète avec pour seul objectif d’être encore plus riches ?) (…) Pour lire la suite , Reflets n° 21 pages 50 et 51   *******

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Françoise 13 novembre 2016 Aucun commentaire
Répondre aux souffrances de guerre
Françoise

Répondre aux souffrances de guerre

Répondre aux souffrances de guerre Interview d’Élise Boghossian Après des études en neurosciences, Élise Boghossian s’est formée à l’acupuncture et au traitement de la douleur en Chine et au Vietnam. En 2002, elle crée l’association Elisecare dont l’objectif est de promouvoir les bienfaits de la médecine traditionnelle chinoise. Petite-fille de rescapés du génocide des Arméniens en 1915, c’est en référence à son propre passé qu’elle a choisi de s’engager dans l’aide aux victimes de guerre, en faisant de l’acupuncture un instrument humanitaire. Elle intervient dans les zones de conflit apportant son aide aux populations meurtries, en Arménie d’abord, puis en Jordanie et en Irak. Après un premier dispensaire mobile et le « bus des femmes » parti en Irak en juin 2015, Élise Boghossian projette de créer de nouvelles unités mobiles en France et à l’étranger, dans les zones de guerre ou les milieux défavorisés. Elle témoigne de son expérience dans un livre Au royaume de l’espoir, il n’y a pas d’hiver ‒ Soigner en zone de guerre, paru fin 2015 aux éditions Robert Laffont, dont les droits sont reversés à son association Elisecare pour financer ses dispensaires mobiles et la création d’un hôpital en Irak. www.elisecare.org  « J’ai rempli ma vie de rêves, dont celui d’apaiser la souffrance des autres », dit Élise Boghossian. Mère de trois enfants, cette jeune femme déterminée quitte une fois par mois son cabinet d’acupuncture parisien pour soigner avec ses aiguilles les réfugiés syriens et irakiens exilés au Kurdistan. Sur place, elle forme des équipes médicales et elle lève des fonds en France pour créer des dispensaires mobiles allant à la rencontre de ceux qui souffrent, au plus près des situations d’urgence. Au début de votre ouvrage, vous posez une question sans donner de réponse : « Est-ce que je suis dans l’humanitaire ou est-ce que je fais partie de cette humanité ? » Aujourd’hui, que répondriez-vous à cette question ? Je me pose encore la question. Le terrain apporte certaines réponses, mais la remise en question est toujours là. Lorsque l’on fait de l’humanitaire… on apporte ses conceptions, ses idées, avec l’impression d’être mieux placée pour désigner à des populations leurs besoins. Et les réalités que l’on découvre sur place n’ont parfois rien à voir avec ce que nous pensions être une urgence fondamentale. Ce qui est difficile, c’est que l’on peut être amené à créer des besoins qui ne sont pas indispensables et qui engendrent de la dépendance, un sentiment de dette. Et de plus, le jour où on n’est plus là, on laisse ces personnes complètement livrées à elles-mêmes. Ce qui est important est de pouvoir apporter une aide concrète, de transmettre ce que l’on sait, pour les aider à devenir autonomes. C’est la seule solution pour aider ces gens à retrouver une vie normale. Quand on fait de l’humanitaire, on peut se poser la question suivante : « Est-ce que je fais cela pour me donner bonne conscience ou pour aider réellement ? »  Dans l’aide que j’apporte, que notre équipe apporte, nous pensons d’abord aux personnes déplacées, exilées, torturées, violées, maltraitées, oubliées. Nous essayons de les aider de manière utile et pérenne. (…) Parlez-nous de votre équipe et de son travail sur le terrain. Seulement 9 % des réfugiés et des déplacés irakiens ont pu s’installer dans des camps de réfugiés, eux-mêmes déjà saturés par les réfugiés syriens de la guerre civile qui a débuté en 2011. Les 91 % restants sont dispersés dans tout le Kurdistan et n’ont pas accès aux structures d’aide mises en place par la communauté internationale. C’est pour répondre à leurs besoins que le premier dispensaire mobile a été créé en janvier 2015. L’équipe de ce bus, composée de sept médecins et de personnels soignants, eux-mêmes réfugiés, dispense consultations et soins spécifiques aux femmes et à leurs enfants : gynécologie, suivi de grossesse, soins postpartum, néo-natalité, pédiatrie, traitement de la douleur… Le bus dispose à son bord d’une pharmacie qui distribue les médicaments. Des psychologues assurent un soutien psychologique durable aux femmes traumatisées, en collaboration avec des organisations locales. Ils contribuent à la réinsertion de ces femmes qui vivent souvent en marge de la société. Les enfants font également l’objet d’un suivi dans le cadre d’ateliers créatifs favorisant l’expression de leurs traumatismes sous des formes non verbales. (…) Dans votre livre, que voulez-vous dire par « La religion doit être l’expression de la spiritualité » ? Sommes-nous condamnés à faire de cette planète un lieu de destruction et de souffrance ? Nous sommes tous reliés, nous faisons tous partie du même monde, et la plupart des guerres sont des guerres de religion. Elles sont le fruit de haine, de non-respect de nos différences, elles puisent leur feu dans l’ignorance. Mon moteur, est-ce la foi ? Je ne sais pas. Je crois plutôt que tout mon être est animé par l’engagement. Aujourd’hui en Occident, nous sommes devant une génération de personnes poussées par une soif de consommation et continuellement insatisfaite. Se disent-ils heureux ? Nous cherchons tous à donner du sens à nos actions, une voie pour nous engager et nous épanouir. Ce qui fait notre force, ce qui renforce notre identité, notre ancrage à la terre, ce que nous sommes appelés à être et à devenir, c’est une relation quasi spirituelle à la vie, et donc à la mort, à notre propre mort. (…) Ma foi se manifeste au niveau de l’engagement. Pour ce qui est de la spiritualité, j’ai fait mes études en Asie, nous sommes faits d’énergie, c’est l’énergie qui engendre la vie, c’est l’énergie qui nous lie aux autres. Cette énergie a une part visible et une part d’invisible, et ce qui nous unit est aussi bien le visible que l’invisible. Le concept de l’énergie est fondamental dans la philosophie taoïste. J’ai été baptisée, je suis arménienne, c’est annexe, je pense. La foi que j’ai dans mon travail, dans mon équipe, dans mes rêves, est avant tout propulsée par mon désir d’engagement, ma sincérité par rapport à ce que je fais, ma relation aux autres. Votre expérience vous permet-elle de dire que vous avez moins peur de votre vieillesse et de votre

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Françoise 13 novembre 2016 Aucun commentaire
Faire face à cette maladie du XXIème siècle
Françoise

Faire face à cette maladie du XXIème siècle

Faire face à cette maladie du XXIème siècle Entretien avec Ilios Kotsou Ilios Kotsou est belge, chercheur à l’université libre de Bruxelles. Il est cofondateur d’Émergences, association qui vise à partager les connaissances scientifiques et à financer des projets humanitaires. http://www.emergences.org La tristesse est une caractéristique de la dépression. Est-elle nuisible ? Je ne dirais pas cela. Selon de nombreux chercheurs, toutes nos émotions sont utiles. Privés d’émotions, nous n’aurions pas d’indicateur sur nos priorités, nous aurions des difficultés pour prendre des décisions ou communiquer, entre autres choses. Les émotions sont capitales dans notre capacité d’adaptation au monde, tant pour ce qui nous menace que pour ce qui nous réjouit. Dès lors, la tristesse comme la peur, la colère, le dégoût mais aussi la joie, le contentement ou la gratitude, tous ces sentiments donnent des couleurs à la vie et nous préparent à réagir au mieux à notre environnement. Mais lorsque ce système se dérègle et que nous sommes submergés par nos émotions, la souffrance peut effectivement être présente. Un état de tristesse prolongé peut se décliner en de la perte d’intérêt, faire naître des sentiments de culpabilité, des troubles du sommeil ou de l’appétit, ou encore donner lieu à des sensations de fatigue et autres symptômes qui, se présentant concomitamment sur la durée, seront qualifiés de dépression. Il n’est alors plus question d’un mal-être passager, tout à fait naturel face à une perte ou à un manque (décès d’un être cher, perte d’emploi ou problème de santé), mais d’un sentiment plus durable de paralysie, d’anesthésie tant mentale et émotionnelle que physique. La dépression est-elle un phénomène social ? Il est important de noter que la dépression n’est pas un phénomène marginal. Selon l’Organisation mondiale de la santé, ce trouble émotionnel est la première cause d’invalidité dans le monde et touche plus de 350 millions de personnes. On peut donc craindre que la dépression soit en train de devenir la maladie du 21e siècle. C’est un phénomène complexe qui implique des mécanismes tant internes, interpersonnels que sociétaux. Il serait donc simpliste de prétendre à une explication unique. Il y a cependant des pistes de compréhension que je trouve intéressantes. Premièrement, notre bien-être est lié à celui des autres et à la qualité de nos relations avec eux. Une étude scientifique récente, qui a suivi près de 5 000 personnes sur dix ans, a montré que les personnes qui avaient de plus grandes difficultés relationnelles avaient un risque de dépression doublé comparé aux autres. Au niveau sociétal, d’aucuns prétendent que l’exacerbation de l’individualisme et la culture de compétition, installées depuis l’enfance, participent au délitement du lien social et à l’augmentation du sentiment de solitude et d’isolement, tous deux liés à la dépression. On peut également pointer une certaine dérive « utilitariste » de nos sociétés. Une personne ne vaut hélas souvent que par ce qu’elle produit : une personne âgée, au chômage ou handicapée se trouvera dès lors stigmatisée et plus vite marginalisée, rejetée. Nous sommes simultanément exposés à un modèle de vie basé sur la consommation, duquel tout une partie de la population est exclue, et d’autre part, exposés à énormément d’informations négatives (violences, attentes, meurtres, etc.) sans les solutions pour y répondre. Avec la perte des grands repères sociaux et moraux, cela peut créer ce que le psychiatre Viktor Frankl appelait le vide ou désespoir existentiel, et qui était d’après lui la principale cause de détresse psychologique. Quelles sont alors les pistes de solution ? Elles sont en lien avec ce que nous venons d’aborder : au niveau collectif, favoriser le capital social et les relations envers les personnes. Promouvoir une société basée sur des valeurs intrinsèques comme l’altruisme et la coopération, tant dans le système éducatif que dans nos entreprises. Favoriser les liens dans tous les domaines : on peut penser aux habitats intergénérationnels, aux coopératives, aux jardins partagés, etc. De très nombreuses initiatives fleurissent aujourd’hui dans ce sens, que ce soit au niveau de l’éducation, de l’habitat, de la protection de l’environnement, du commerce… Pour lire l’article en entier, Reflets n° 21 pages 66 à 68 *******

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Françoise 13 novembre 2016 Aucun commentaire
Vaccination
Françoise

Vaccination, radiation, remise en question…

Vaccination, radiation, remise en question… Docteur Jean-Marc Frizoux Le professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue réputé, réputé pour ses prises de position sur la nutrition, le cancer et autres problèmes de santé, vient d’être radié de l’Ordre des médecins. Ceci suite à une prise de position publique en matière de vaccins. Les faits (source : Le Figaro) Il y a un peu plus d’un an, le cancérologue de Montpellier a fait l’objet d’une plainte du Conseil de l’ordre. En cause, une pétition controversée sur les dangers des vaccins pour les nourrissons qu’il a lancée sur Internet. L’instance professionnelle lui reprochait des propos ne se fondant « sur aucune preuve scientifique » voire « alignant des contre-vérités » et « dangereux pour la population parce qu’il s’agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive ». La pétition qui est toujours en ligne s’adresse à la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Elle a, à ce jour, recueilli un million de signatures. Fort de sa notoriété, le professeur Joyeux y dénonce le recours quasi obligatoire pour les parents au vaccin hexavalent (DTPolio-Hib-Coqueluche-Hépatite B, appelé Infanrix Hexa), car il est le seul qui ne souffre d’aucune pénurie sur le marché, à la différence des vaccins tétravalents (DTPolio-Coqueluche) et pentavalents (DTPolio-Hib-Coqueluche). Or, affirme-t-il, l’Infanrix Hexa contient « de l’aluminium et du formaldéhyde, deux substances dangereuses, voire très dangereuses pour l’humain, et en particulier le nourrisson ». Marisol Touraine avait convenu en juin 2015 de la pénurie de certains vaccins évoquant une « situation préoccupante » et réclamant à l’industrie pharmaceutique que les Français puissent accéder au seul vaccin obligatoire (le vaccin DTP : diphtérie, tétanos, polio). Mais elle avait également vivement dénoncé l’initiative du médecin. La décision concernant le professeur Joyeux ayant été prise par la chambre disciplinaire du Languedoc-Roussillon, il n’est pas certain que l’affaire s’arrête là. Après toute condamnation en première instance, la personne « a trente jours à dater de la notification pour faire appel au niveau national », rappelle Bernard Decanter, secrétaire général du département du Conseil de l’ordre du Nord. Un appel qui suspend la condamnation. « À Paris, le tribunal qui est présidé par un magistrat essaie en général de faire assez vite », poursuit le médecin. « Mais cela peut également durer entre un an et dix-huit mois », précise un autre spécialiste de ces parcours disciplinaires. La décision d’appel peut encore être contestée. Elle sera portée alors devant le Conseil d’État, mais ce nouvel échelon n’est plus suspensif. Concrètement, une radiation se traduit par l’interdiction formelle d’exercer la médecine. Cette « affaire » soulève quelques questions ; en premier lieu sur le sujet sensible qu’est la vaccination. Pas un instant le professeur Joyeux ne s’élève contre le principe même de la vaccination, il demande seulement, par voie de pétition adressée à la ministre de la Santé, que soit à nouveau rendu disponible le vaccin DTPolio, seul vaccin obligatoire chez le nourrisson ; les autres vaccins, associés dans le vaccin hexavalent commercialisé, ne le sont que par souci de mettre à l’abri les nourrissons d’autres maladies ; mais sur quels fondements dits scientifiques ? La méthode employée pour se faire entendre est sans doute sujette à discussion ; mais sur le fond se pose la question d’une vaccination « raisonnée », menée depuis une juste information, pour répondre aux prescriptions du législateur en matière de consentement éclairé du patient (loi Kouchner du 04 mars 2002) [1]. Juste information de la réalité des risques encourus en cas de non-vaccination, mais aussi de vaccination, réalité des risques en ce qui concerne les vaccinations obligatoires et celles rajoutées par souci de prévention d’éventuelles maladies (car rien ne prouve que la maladie va se déclencher si on ne vaccine pas). Donc, comment obtenir un consentement éclairé quand rien n’est vraiment clair en matière de justesse d’acte préventif ? Il faudrait un tel recul, obtenu à partir de données scientifiques fiables, de prise en compte des partis pris de chacun, pour qu’une décision en âme et conscience soit possible. Mais ne devrait-on pas tendre vers ce but et ne pas tomber dans le piège très « affectivé » du débat sur les vaccins, entre les tenants de la vaccination à « tout prix » et ceux de la non-vaccination à outrance. Et puis une autre question surgit à propos de la vaccination : réelle prévention ou principe sécuritaire ? Mais de quelle sécurité parle-t-on ? De la réelle « sécurité sanitaire » de l’enfant ? De la sécurité affective des parents qui se doivent d’être de bons parents faisant tout ce qu’il faut pour leurs enfants ? Ou de la sécurité des médecins ne voulant pas être pris en faute ? Comment s’y retrouver au milieu de tout cela ? Il faudrait tellement prendre en considération tous ces paramètres pour décider vraiment du juste… Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de prendre parti pour ou contre le principe même de la vaccination qui est un acte de prévention ayant fait ses preuves pour de nombreuses maladies, mais de poser des questions pour aborder les choses avec un peu plus de recul. (…) Pour lire la suite de l’article, Reflets n° 21 pages 12 et 13 *******  

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Françoise 13 novembre 2016 Aucun commentaire
Manque de passion
Françoise

Manque de passion

Manque de passion Dr Jean-François Houver Le Docteur Jean François Houver est médecin généraliste, homéopathe et spécialiste de médecine énergétique chinoise, convaincu de la valeur et de la complémentarité de chacune de ces approches thérapeutiques. Il pratique la Médecine des Actes qui tente de soigner l’homme dans sa globalité, en l’aidant à mettre du sens sur ses maux physiques ou psychologiques. Il exerce dans le Grand-Est. Après vingt-cinq ans de pratique médicale, la dépression est une « maladie » qui me laisse toujours aussi perplexe, ou plutôt dont le diagnostic me laisse perplexe. En y réfléchissant, je crois avoir vu pendant ce laps de temps cinq ou six « vraies » dépressions, au sens psychiatrique du terme, ces dépressions mélancoliques accompagnées d’une telle souffrance morale, d’une telle angoisse, que le risque suicidaire est maximum. Évidemment, dans ces situations l’hospitalisation s’impose et les traitements chimiques sont indispensables. Mais en dehors de ces cas, le diagnostic de dépression me laisse de plus en plus dubitatif. Peut-on qualifier toute souffrance morale de dépression, et la traiter par des médicaments sans même parler aux patients, sans même tenter de comprendre la raison profonde de leur état ? Ou peut-on restreindre nos états d’âme – et qui n’en a pas ?- à une défaillance des neurotransmetteurs, résumer notre humeur à l’état de nos glandes ? La médecine actuelle n’est-elle pas en train d’être aveuglée par le pouvoir de la chimie et les performances des médicaments modernes, jusqu’à en perdre le sens de la vie humaine ? Et n’est-t-elle pas en train de perdre au passage le pouvoir thérapeutique de la relation, des mots, du sens et de la foi qui peuvent rendre un être « vivant » ? Quand je vois Georges, un nouveau patient de 68 ans, il sort de chez un psychiatre et le diagnostic de dépression est tombé pour lui comme un couperet. Il me tend son ordonnance, une prescription « habituelle », comme on en voit tellement en ce moment, associant antidépresseur, anxiolytique, somnifère. Le trio classique, dont on a tant de mal à se sevrer par la suite. Or, de ce traitement, il n’en veut pas, et c’est pour cela qu’il a décidé de venir me voir. Malgré le diagnostic du spécialiste, quelque chose en lui n’est pas d’accord : « Je ne sais pas ce que j’ai, mais je sais que la solution n’est pas là, pas dans les médicaments», me dit-il la larme à l’œil. Moi non plus, au départ, je ne sais pas ce qu’il a et, en le voyant, en l’interrogeant, j’ai bien un premier sentiment d’une dépression avec ses symptômes habituels. Un manque de volonté qui frise l’aboulie, l’envie de rien, plus de plaisir aux choses, des perturbations de l’endormissement avec des angoisses, la voix qui est lasse, le regard  éteint. Paradoxalement, lorsque je l’interroge, tout a l’air d’aller bien dans sa vie. Il n’a pas de souci particulier, pas de problèmes de santé, ses enfants et petits enfants vont bien. D’après lui, il n’a aucune raison objective d’aller mal. Et pourtant… A l’entendre, à l’observer, il me fait l’impression d’une âme en peine qui erre sur terre sans but, d’un être qui s’éteint. « Quand est-ce que vous vous êtes senti vraiment vivant la dernière fois ? » Il n’a pas besoin de réfléchir longtemps pour me répondre, tant cela a l’air d’être évident pour lui, et cela me surprend beaucoup. « Il y a quelques années, dans l’église à laquelle j’appartenais, j’ai eu l’occasion de faire de l’évangélisation. C’est le pasteur qui m’y avait poussé. J’ai pu témoigner de ma foi, enseigner. Là je me suis senti vraiment vivant ».  Alors qu’il parle, son corps confirme ce qu’il dit : sa colonne vertébrale se redresse, son œil se rallume à ce souvenir, qui semble si précieux, si porteur de vie. « Et pourquoi avez-vous arrêté ? » «  Il y a eu des dissensions et des conflits graves au sein de cette église. Le pasteur est parti et j’ai décidé de tout arrêter, la mort dans l’âme. Maintenant que j’y pense, c’est après ça que progressivement j’ai commencé à aller mal.» (…) Mais au fond, en y regardant de plus près, même au creux de la vague, quand nous sommes convaincus de ne rien pouvoir faire pour changer quoi que ce soit à notre vie, la balle n’est-elle pas toujours dans notre camp, même si on a parfois besoin qu’un coéquipier nous fasse la passe décisive ? Pour lire l’article en entier, Reflets n° 21 pages 44 et 45 *******

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Françoise 13 novembre 2016 Aucun commentaire

La quintescence de l’art, par Marie-Dominique Mutarelli

LA QUINTESSENCE DE L’ART En me penchant sur le sujet, me revenait à l’esprit ce que j’avais reçu lors de conférences et séminaires de Bernard Montaud. Son approche est originale car il considère la création artistique comme une fonction fondamentale de l’être humain.  Elle aide à en percevoir les particularités et les enjeux. Si bien que ce propos s’inspire largement de son enseignement. Marie-Dominique Mutarelli  Trois approches proposées par Bernard Montaud définissent des caractéristiques fondamentales de l’art : Selon saint Thomas d’Aquin : « L’art est, à l’image de Dieu, la possibilité pour l’homme de créer ». Cette comparaison contient une donnée fondamentale : l’art créateur ne répète pas l’ancien, mais crée le nouveau. Selon Gitta Mallasz, l’art est aussi expérience intérieure du dépassement de soi-même, domestication de sa médiocrité pour rencontrer une excellence dans le dialogue intérieur. Et encore, selon Claude Lévi-Strauss : « L’art, c’est pour l’homme faire image ».  La création artistique, une fonction biologique La création artistique est une fonction biologique naturelle et ordinaire donnée à tout homme. Les Textes sacrés de toutes les traditions l’expliquent : c’est par la création que nous sommes vivants. La fonction créatrice est nécessaire à la vitalisation de notre humanité. Un être qui ne crée rien ne sert à rien. (…) Cependant, à chaque époque de l’humanité, deux arts se côtoient toujours : un art qui conforte la mémoire de ce qui a déjà été accompli, et l’art héroïque d’artistes qui frôlent la folie en essayant de tirer l’espèce humaine vers des performances nouvelles des organes des sens. L’artiste a donc une responsabilité dans ses choix de création : témoigner simplement de l’étape en cours ou bien faire progresser les performances humaines des organes des sens. Quand la Rome antique invente l’arrière-plan, cette tentative de traduire la profondeur est un bouleversement pour les contemporains. Plus près de nous, le surréalisme avec André Breton, en proposant de peindre la face cachée de la pomme et pas seulement sa partie visible, a été prophétique d’une nouvelle perception du monde.  L’évolution de l’art L’art a évolué en fonction de l’âge intérieur de l’humanité et du stade de son évolution. A l’origine, l’art est sorcier. (…) Il existe encore de nos jours des traces de cet art primitif. Avec le développement de l’ego, l’art se caractérise par l’intention de produire un chef d’œuvre, pour se faire remarquer. Il faut attendre très tard dans l’histoire de l’humanité, pour que l’auteur de l’œuvre d’art devienne aussi important que son œuvre. (…) Une nouvelle forme d’art s’annonce, dont l’intention sera d’enseigner l’ordre du monde et la contemplation. À nouveau l’auteur va y perdre son importance : le service rendu devient plus important que l’auteur. Dans cet art « au service », offrir cette contemplation à travers son œuvre suffit à l’artiste ; la signer est inutile, parce qu’il a besoin non de se faire remarquer, mais de servir. L’art actuel ne dit rien d’essentiel : son seul principe est d’avoir des auteurs. L’important, c’est de signer une œuvre différente, même vide de sens. Cette vacuité n’a rien d’étonnant, dans une société qui s’ingénie à prouver que ce qui se passe sur terre n’a rien à voir avec le religieux et le spirituel. En se coupant du spirituel, l’art s’est donc privé du principal de ses moteurs. Les étapes de la création artistique L’accession au Nouveau dans la création a des exigences très précises : elle demande d’une part de posséder la connaissance des maîtres qui nous ont précédés et d’autre part de connaître notre passé personnel à travers la pratique d’un premier niveau d’art : l’art thérapeutique. Accoucher d’un art qui soit nouveau implique en effet de posséder l’ancien pour pouvoir le dépasser sans le rejeter. Aucune œuvre d’art nouvelle ne peut exister sur le rejet du passé. Les artistes se font d’abord copistes, comprenant que pour posséder le présent, il faut étudier le passé. L’étude des maîtres du passé leur fait gagner du temps : plutôt que de tout réinventer, ils passent par cette expérience déjà mise en forme pour fonder leur propre nouveau. Un art par filiation enrichit le sens. Pendant cet apprentissage, l’art thérapeutique constitue la première étape créatrice personnelle : apprendre à conjuguer nos obscurités, nos cris, nos douleurs, nos souffrances. C’est un temps d’épuration, d’exorcisme de notre passé, de nettoyage de nos laideurs mises sur papier, sur toile, en musique, en poésie, pour les conscientiser. Cette épuration est nécessaire pour parvenir au pardon de nos faiblesses. (…) Quand l’artiste commence à décliner dans son œuvre son ordre personnel, sa beauté particulière, il fait naître chez les autres l’envie de leur propre beauté. Son art le fait accéder à une forme de prêtrise, puisqu’il donne envie de Dieu. Une toile croisée quelques instants – si pleine d’harmonie qu’elle nous renvoie à notre propre envie d’harmonie -, est aussi efficace qu’un bon prêche. L’œuvre d’art est initiatique, car sa contemplation nous fait rejoindre un autre état d’humanité. Elle agit par contagion, à condition que l’auteur ait mis dans sa toile sa propre élévation. (…) L’art comme chemin spirituel Depuis l’origine, l’art a été expérience de la vie intérieure. Son apprentissage s’est organisé, au sein de vraies écoles initiatiques, comme un enseignement de dépassement soumis aux mêmes obligations que la vie spirituelle : celui qui veut être artiste devra y consacrer tous les jours de sa vie, et souffrir chaque jour de l’impossibilité d’exprimer ce qu’il pressent.  Engagé sans concession au point d’y risquer la déraison, il apprend à chercher au fond de lui-même l’inspiration créatrice géniale. Quelle noblesse d’âme il faut à Van Gogh pour devenir fou à cause de tournesols dont il ne trouve pas la couleur ! (…) L’œuvre d’art est donc l’expression de l’expérience spirituelle intime de celui qui la produit. Elle mesure son état de conscience, sa vérité. L’art est un chemin spirituel ordinaire, quand l’artiste se met en jeu dans sa propre expression de l’ordre de son monde intérieur. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 20  pages 34 à 36 *************************************************************************

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Françoise 15 septembre 2016 Aucun commentaire

La poésie, ultime recours devant la mort , selon Jacques Lusseryran

La poésie, ultime recours devant la mort selon Jacques Lusseryran Comment évaluer l’importance de l’art ? L’art est-il un luxe ou une nécessité pour l’être humain ? Que nous dit la fréquentation des œuvres d’art ? L’art véritable, fruit de la contemplation des artistes créateurs qui nous ont précédés, nous touche au plus profond et stimule, lorsque nous y sommes attentifs, notre propre contemplation et l’intuition d’un possible nouveau. Mais il est des expériences extrêmes qui révèlent l’importance vitale et existentielle de toute forme d’art pour l’homme qui le crée et pour celui qui s’en rassasie. Le témoignage que nous livre Jacques Lusseyran dans son livre autobiographique Le monde commence aujourd’hui traduit cette vérité de la manière la plus crue. Il nous montre comment, dans le dénuement abyssal du camp de concentration de Buchenwald, la poésie a redonné vie et espoir à des hommes brisés par le froid, la faim, la terreur et la haine. C’est la poésie qui vient à leur secours à travers des bribes de mémoire réassemblées. Récitée comme une incantation, elle transforme les sensations du corps, fait circuler le sang, agit au plus profond de l’être. Elle nourrit l’âme et restitue le désir de vivre. En élevant ces hommes perdus au dessus de leur malheur individuel, elle leur redonne dignité humaine, les transporte ailleurs et leur fait goûter à l’universel jusqu’à leur permettre de transcender une réalité abjecte. Mais laissons Jacques Lusseyran nous livrer le cœur de son expérience. « Et je me mis à réciter des vers, au hasard, tous ceux que je retrouvais, tous ceux qui ressemblaient à notre vie en cet instant. Je récitai du Baudelaire, du Rimbaud, à voix simple. (…) Le cercle des hommes autour de moi se serrait : c’était une foule. Alors, j’entendis que ces hommes n’étaient pas des Français. L’écho des vers qu’ils me renvoyaient était parfois défiguré comme le son d’un violon dont une corde se relâche, parfois juste comme un diapason. (…) Il ne me restait en mémoire qu’un poème de Baudelaire : La Mort des Amants. Je le donnai. Et des dizaines de voix ronflantes, grinçantes, croassantes, caressantes répétèrent : «  des flammes mortes »… Je sais que c’est à peine croyable, mais, derrière moi, j’entendis des hommes qui pleuraient.(…) Non la poésie, ce n’était pas de la littérature, pas seulement. Cela n’appartenait pas au monde des livres. Cela n’était pas fait pour ceux-là seuls qui lisent. Les preuves se multipliaient. (…) Il était une chose que seule la terreur pouvait obtenir, c’était que ces centaines d’hommes bouillonnant au fond de la baraque fissent silence. Seule la terreur… et la poésie. Si quelqu’un récitait un poème, tous se taisaient, un à un comme des braises s’éteignent. (…) Un manteau d’humanité les recouvrait. J’apprenais que la poésie est un acte, une incantation, un baiser de paix, une médecine. J’apprenais que la poésie est une des rares, très rares choses au monde qui puisse l’emporter sur le froid et sur la haine. On ne m’avait pas appris cela. (…) Cependant tous les poètes ne se valaient pas. (…) Hugo lui, triomphait. Le moindre de ses vers agissait sur nous à la façon d’une poussée, d’un influx de sang. Ce diable d’homme, cet irrésistible vivant se mêlait de nos affaires dès qu’il prenait la parole (…) Il n’y avait point besoin pour nous de le comprendre, ni même de l’écouter exactement, d’écouter ses paroles : il suffisait de se laisser faire. (…) Baudelaire aussi travaillait bien. Mais lui c’était comme à force de ruse : il avait le talent – si rare après tout – de dénicher au fond des trous les plus noirs la plus petite étincelle de lumière et de la faire éclater à nos yeux. Il donnait du prix aux embarras, aux effondrements de nos corps. Il reliait la terre au ciel, le réel et l’impossible, avec une adresse qui nous donnait du courage. (…) Mais les vrais gagnants, les toniques, ceux qui agissaient à la façon de l’alcool, massivement, c’étaient les chanteurs. J’en trouvais dans le Moyen-Age. Puis venaient Villon, Ronsard, Verlaine, Apollinaire, Aragon. Ceux-là déplaçaient tous les obstacles. Ils parlaient distinctement depuis un autre lieu que la terre. Ou plutôt, c’était leur pas, le rythme de leur marche, qui n’avait plus rien de commun avec notre façon à nous de ramper. Ils passaient en volant et nous posaient sur leurs ailes. (…) J’entends les sceptiques gronder : « Il ne nous fera pas croire qu’ils se nourrissaient de poésie. » Certes non : nous nous nourrissions de soupe à l’eau et d’un pain amer. Et d’espérance. Que les sceptiques ne l’oublient pas ! Or c’était justement avec l’espérance que la poésie avait affaire. Et il m’a fallu traverser ces circonstances épaisses, matérielles, étroitement physiques – jusqu’à la suffocation – pour savoir combien sont denses et tangibles ces choses sans poids qu’on nomme espoir, poésie, vie. (…) Alimenter le désir de vivre, le faire flamber, cela seul comptait. Car c’était lui que la déportation menaçait de mort. Il fallait se rappeler sans cesse que c’est toujours l’âme qui meurt la première – même si son départ ne s’aperçoit pas – et qu’elle entraîne toujours le corps dans sa chute. C’était l’âme qu’il fallait nourrir en priorité. La morale était impuissante. (…) Seule la religion nourrissait. Et tout près d’elle, la sensation de la chaleur humaine, de la présence des autres en tant qu’êtres physiques contre notre corps. Et la poésie. La poésie chassait les hommes de leurs refuges ordinaires, qui sont des lieux pleins de dangers. Ces mauvais refuges, c’étaient les souvenirs du temps de la liberté, les histoires personnelles. La poésie faisait place nette. (…) C’est un peu parce que j’ai fait cette expérience que je dis et dirai sans me lasser : « L’homme se nourrit de l’invisible. Il se nourrit de l’impersonnel. Il meurt pour avoir préféré leurs contraires. » Extraits de Le monde commence aujourd’hui, réédition aux éditions Silène, 2012. p. 86-96. Pour lire l’article en entier,  Reflets n° 20, pages 50 à 53 *************************************************************************

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Françoise 21 août 2016 Aucun commentaire
Les JO
Françoise

Les JO, sport, spectacle, dopage , même business par Maxime Mocquant

Les JO, sport, spectacle, dopage , même business par Maxime Mocquant Les J.O. de Rio, placés sous le signe de la détection antidopage : mesure efficace ou moyen de se rassurer ? La fédération internationale d’athlétisme a écarté, pour l’instant, la fédération d’athlétisme de la Russie, des J.O. de Rio pour cause de dopage de ses athlètes et sur le fait que les autorités n’ont pas mis en place de système de contrôle efficace. La Russie, l’Espagne et le Brésil sont dans le collimateur de cette fédération par l’intermédiaire de l’agence mondiale antidopage. Les responsables de l’athlétisme se donnent les moyens de montrer au monde qu’ils donnent priorité à la lutte antidopage. Mais comment en même temps promouvoir les performances des athlètes, mettre en avant les records mondiaux à battre et lutter contre le dopage, celui-là même qui va donner les moyens aux sportifs de battre ces mêmes records ? Depuis le 1er janvier 2016, quatre-vingt-dix-neuf athlètes de tous sports ont fait l’objet d’un contrôle positif au Meldonium. Ce médicament, originellement prévu pour soigner le cœur, a été détourné au profit des sportifs. Mis sur la liste rouge de l’AMA (agence mondiale antidopage), de nombreux sportifs ont été pris la main dans le sac. Course aux records, course au spectacle, les enjeux financiers sont colossaux. Le sport spectacle fait partie de notre monde du « toujours plus » : plus vite, plus loin, plus fort. Les spectateurs et clients des médias traditionnels (journaux) aux plus modernes (TV, internet, réseaux numériques) attendent de leurs sportifs plus de résultats, plus de performances. Non seulement se dépasser, mais battre des records. (…) L’agence mondiale antidopage contrôle les athlètes par rapport à une liste de produits. Elle a donc forcément un temps de retard. Beaucoup de nouveaux produits, médicaments sont mis sur le marché tous les ans, ayant comme objectif de soigner, mais aussi d’améliorer le fonctionnement des organes en vue de guérison. Les utiliser, alors qu’ils ne sont pas sur la liste interdite, n’est donc pas répréhensible, mais seulement jusqu’à ce qu’ils soient identifiés sur des sportifs et mis sur la liste des produits dopants. Notre société du toujours plus ne peut pas mettre de limite. Les tentatives de moralisation, destinées à faire croire qu’il y en a, sont vouées à l’échec. Tout au plus, elles permettent de rassurer le public. Les athlètes pris la main dans le sac sont livrés à la vindicte populaire par les médias. Ainsi tout semble en ordre, (…) Les sportifs, manipulés par leur entourage soucieux des aspects financiers, continuent de jouer avec les règles, la société en demandant encore plus. Et les médias semblent étonnés quand éclate une nouvelle affaire dont ils sont si friands. La poursuite de la performance à tout prix, dans le sport, n’est que le reflet de la guerre qui sévit dans le monde économique, politique, financier où il s’agit « d’écraser l’adversaire », d’être meilleur que lui, pour empocher « le gros lot ». Il n’est pas étonnant que les compétiteurs recourent à tous les moyens. Dans le sport, cette recherche du « toujours plus » implique des moyens financiers, une technologie de pointe et évidemment de jouer avec les règles. Doper le corps fait partie des moyens, à la frontière de ce qui est autorisé et de ce qui est interdit, et de ce qui n’est pas encore interdit car pas encore reconnu, donc pas détectable. Dès lors, la course contre le dopage semble être une course sans fin et le dopage s’avérer indissociable du sport. La gagne à tout prix se retrouve partout. Si bien que le dopage corrompt même le sport amateur chez les jeunes. Par identification à leurs idoles, dans l’espoir d’arriver à un niveau qui offre la célébrité et les gains afférents, ils succombent facilement aux propositions omniprésentes. Pour émerger du lot, tous les moyens sont bons. Pour lire l’article en entier, Reflets n° 20 page  8 *************************************************************************

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Françoise 21 août 2016 Aucun commentaire
Au service de la paix
Françoise

Au service de la paix, Rencontre avec Elaine Kibaro

Au service de la paix Rencontre avec Elaine Kibaro Par Augustin Luneau Écrivain, avec une dizaine de livres à son actif, chanteuse, avec plus de vingt disques et de nombreux spectacles au Casino de Paris, dont certains parrainés par l’ONU, à l’origine d’interviews, d’ateliers, de conférences, de documentaires et plus récemment d’une chaîne télé, d’un film… et toujours animée par la même conviction. Portrait d’une femme au service du message de paix qu’elle transmet. Née à Tunis, c’est dès son plus jeune âge qu’Elaine découvre la puissance de l’intention : dès l’âge de 3-4 ans, elle joue à envoyer des messages subliminaux à son père pour qu’il lui achète des glaces – et ça  marche ! Plus tard, à l’âge de 12 ans, c’est à l’école catholique de Tunis qu’on lui parle de Dieu et des Anges.  Un soir, ne sachant quel chapitre réviser en préparation d’une interrogation le lendemain, elle demande un signe… et est la seule à avoir révisé la bonne matière ! Il n’en faut pas plus … Tout est en harmonie tout le temps Voilà comment de façon simple, ludique, elle acquiert la conviction de l’existence des anges avec qui elle se met à communiquer de plus en plus facilement, de plus en plus naturellement : « Ils savent quand ils veulent s’adresser à vous. Vous avez vu quand vous vous baladez dans la rue avec un truc auquel vous pensez, qu’il faut résoudre ? Vous levez les yeux, il y a une affiche et il y a la réponse sur l’affiche. Tout est en harmonie tout le temps. » À 19 ans, sa sœur et elle partagent la même curiosité et les mêmes expériences : « On avait appris tout un tas de choses sur le subconscient. On essayait de transformer les choses qui n’allaient pas, pour que tout soit harmonieux. Je me souviens que je donnais des rendez-vous à des copains sans leur dire et puis ils y étaient. (…) Plus tard, elle lit Joseph Murphy, qui prêche l’utilisation du subconscient par l’intermédiaire de l’autosuggestion comme force suprême pour accomplir ses rêves personnels ou réaliser des miracles. Et cette jeune femme d’à peine vingt ans se met à parsemer son chemin de magie et de miracles qu’elle délivre avec de petites phrases justes, profondes, fortes : « Quand le subconscient a pris un message, il y a un sentiment de soulagement par rapport à ce qui préoccupe et on le ressent physiquement. » Ce sont toutes ces phrases, celles qui ont changé sa vie et celles des êtres qui l’entourent, qu’elle décide de retransmettre, au début par la chanson, puis par des spectacles, et aujourd’hui par tous les moyens d’expression qui lui sont donnés. (…) L’agressivité n’a pas de raison d’être Interrogée sur la genèse Bonheur TV, la chaîne qu’elle a lancée il y a 2 ans, elle raconte comment la relation qui se tisse avec Jacques Salomé, puis la rencontre avec une journaliste lui ont donné l’idée de 2 émissions sur la famille et le couple montées avec Jacques Salomé et diffusées en boucle sur TELIF (Fédération de chaines franciliennes). Ces relations et l’enchaînement d’autres émissions accompagnées d’un succès toujours croissant ont renforcé ma certitude, ma conviction qu’il fallait absolument qu’existe une chaîne dédiée au bonheur et à la paix. (…) car tout est à notre disposition, tout est possible : « Si tous les êtres du monde savent qu’ils peuvent résoudre tout sans aller tuer leur voisin ou sans aller dévaliser une banque, c’est sûr que la paix sera sur terre. Si on leur apprend tout petit comment ça fonctionne, c’est certain, ils n’auront plus besoin de se bagarrer. L’agressivité n’a pas de raison d’être ». Le prochain projet d’Elaine est d’aller à Tunis chanter, projeter un film et faire l’événement franco-tunisien, réunissant musulmans, juifs et chrétiens. Un projet ambitieux, toujours menacé par les risques qui pèsent sur ce genre de rassemblement. Invitée à confier quelque chose d’inédit à Reflets, elle relate l’interview de Marguerite Yourcenar suite à sa réception à l’Académie Française, au cours duquel elle avait dit : « Nous n’avons pas fait notre corps de lumière, donc on a raté notre vie ». (…) Pour lire l’article en entier, Reflets n°20 pages 78 à 80 *************************************************************************

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Françoise 21 août 2016 Aucun commentaire
Vivre avec la peur
Françoise

Vivre avec la peur

Vivre avec la peur par Christian Roesch Le terrorisme autant que les catastrophes naturelles, industrielles ou de transport ferroviaire, aérien, routier nous font vivre avec la peur. En France, l’état d’urgence avec les patrouilles armées, les contrôles à l’entrée des lieux de rassemblements (stades, musées, etc.) nous rappellent constamment que nous vivons avec un risque majeur. Bien sûr, ce n’est pas agréable de vivre avec une épée de Damoclès sur la tête que les pouvoirs publics et les médias nous pointent constamment. Mais cette peur a-t-elle son utilité ? La peur a plusieurs fonctions  pour l’individu. La première est instinctive. Elle alerte sur ce qui peut arriver. Par exemple chez les animaux, la peur à l’approche d’un prédateur met en route le processus de survie, par la fuite ou tout autre moyen Elle fait éviter d’aller dans certaines rues la nuit à cause d’un risque supposé d’agression. (…) La deuxième fonction est de signaler l’erreur. (…) La peur incite à plus de justesse. Elle aide à prendre les bonnes décisions. La peur anticipe la répétition de notre histoire. Elle attire ce que nous redoutons. Par exemple, une personne est marquée dans sa personnalité par le fait d’avoir été rejetée (traumatisme fondateur). Inéluctablement, elle se remet dans une situation évoquant ce scénario. À un moment, elle pressent que cela va se produire. Elle le redoute. Elle en est avertie. Et cela se produit. Parfois le mécanisme touche la vie professionnelle, parfois les amours, parfois la vie sociale. Le fonctionnement de la peur peut s’avérer encore plus subtil. Par exemple, une maman qui assiste aux premiers tours de vélo de son enfant et qui a peur qu’il tombe, induit fortement la chute de celui-ci. La mise à nu du subconscient nous donne parfois un éclairage inattendu. La mère sera une « bonne » maman en soignant le genou écorché de son enfant. Ce sera un moyen de lui manifester son amour qu’elle ne sait pas bien dire autrement. La peur signale la répétition de notre fonctionnement traumatique. Nommer la peur, c’est déjà ne pas y succomber La peur, pour être apaisé quel que soit le risque réel que la catastrophe arrive, a une exigence fondamentale : la faire parler. Elle demande à être précisée jusque dans le concret. De quoi ai-je peur exactement ? (…) Qu’est-ce qui se passe lorsque la peur n’est pas domestiquée ? Nous avons vu que la domestiquer, c’est la faire parler, établir un véritable dialogue. S’il n’a pas lieu, la peur laisse la place à notre fonctionnement instinctif, voire bestial. Nous nous condamnons au plus bas de l’homme. Peur → accusation→ réaction – soit dans un comportement de victime, – soit dans un comportement de prédateur, dicté par l’instinct de survie. (…) La peur est l’argument supérieur des dirigeants La peur a une dimension collective qui prend le pas si elle n’est pas traitée personnellement. Les gouvernants préconisent des réponses collectives face aux peurs. Ainsi ils gardent le pouvoir sur les grandes orientations sociétales. Elles vont toujours dans le sens de faire du citoyen un consommateur docile, laissant les décisions de fond aux « spécialistes », évidemment dans « l’intérêt général ». Le terrorisme a fourni les arguments pour envoyer l’armée au Niger, pour bombarder Daech en Syrie. Depuis, les ventes d’armes françaises s’envolent ! Les grands médias, souvent aux mains de groupes industriels, sont les relais efficaces de la « raison » d’État par-dessus les clivages gauche-droite. Les gros titres vendeurs jouent sur l’émotion et la peur. Notre libre arbitre ne nous est laissé que sur les points secondaires. (…) Mais que pouvons-nous faire avec nos peurs face aux catastrophes naturelles ou non ? Pour le terrorisme, la peur nous met évidemment face à notre façon personnelle d’appréhender la violence. Là se dessinent deux comportements qui souvent s’imbriquent. La manière profane : « Je n’y peux rien à ce qui arrive ; donc autant profiter de la vie. » Saint Paul avait synthétisé ce point de vue par ces mots : « Mangeons et buvons car demain nous mourrons ! » Souvent nous avons envie de baisser les bras devant l’adversité de la vie. Se réfugier dans un individualisme nous faisant renoncer à l’espoir d’un monde meilleur. Tant pis pour la planète, pour le gaspillage, pour les belles intentions. Les générations futures : ils n’auront qu’à se démerder. Comme nous. Cela ressemble à vivre l’instant présent. Libre du futur dont on ne s’occupe plus, mais pas libre de son passé. Si cette attitude était juste, il n’y aurait plus de souffrance. Hélas, consommer n’apporte pas le bonheur. La  manière croyante : la peur qui fait miroir à ma violence m’incite à essayer d’être meilleur. La mort, qui est rappelée si souvent, m’incite à ne pas remettre à demain l’expression de mon amour pour mes proches. Demain, je serai peut-être mort : aujourd’hui, à qui je peux dire que je l’aime ? (…) Ainsi la mort, forcément source de peur devant l’inconnu, est perçue comme un passage et non comme une fin. La peur change de nature dans la foi. Le profane a peur que la mort soit la fin. La menace de mourir engendre des regrets et des souffrances. Ai-je bien vécu ? Ai-je perdu mon temps ? En ai-je bien profité ? L’idée de la mort s’associe à celle de souffrance. Le refus tempête : « Pourquoi encore souffrir, autant en finir ! ». Ainsi se propage l’idée de la mort programmée. Pour le croyant, la peur de mourir laisse la place à un sentiment tout autre, mal compris pour le profane, «  la crainte de Dieu ». Elle n’a rien à voir avec un père fouettard. C’est un examen de conscience. Est-ce que j’ai accompli ce pour quoi je suis venu sur terre ? Ne nous trompons pas sur le mot « accomplir ». Ce ne sont pas les œuvres qui nous sauvent. C’est la reconnaissance dans l’amour filial pour le Père qui apaise. (…) Mourir en héros ou vivre en n’étant personne Les catastrophes ne vont pas se calmer. Le réchauffement climatique, même si une limitation est possible, provoque un dérèglement auquel nous assistons déjà : tremblements de terre, volcanisme, inondations, incendies monstres. Même si certains mécanismes sont prévus comme

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Françoise 21 juillet 2016 Aucun commentaire
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