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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Frédéric Lenoir – Le sens de ma vie : c’est d’être meilleur

  Philosophe, sociologue et historien des religions, Frédéric Lenoir est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages traduits en plus de vingt langues. Il écrit également pour le théâtre, le cinéma et la bande dessinée. Il a dirigé la revue Le Monde des religions et produit et animé, avec Leili Anvar, l’émission hebdomadaire consacrée à la spiritualité sur France Culture : Les racines du ciel. Aujourd’hui il clôture cette émission par une chronique philosophique « Chemins de sagesse ».   Votre découverte des Évangiles à 19 ans fut un choc. En quoi cela a-t-il été un bouleversement ? Assez jeune, les questions philosophiques autour du sens de la vie, de l’amour, de la liberté me passionnaient. Dès l’âge de treize ans, j’ai commencé par la philosophie, à travers la lecture des dialogues socratiques. Puis, j’ai découvert Arnaud Desjardins, l’Orient, le bouddhisme, la kabbale, toutes les formes de spiritualité, en majorité orientales. J’étais plus proche du stoïcisme, qui croit au divin personnel, que du monothéisme, ringard à mes yeux. L’idée d’un dieu personnel m’était étrangère et donc la sagesse était immanente pour moi. Il n’y avait pas de rencontre avec l’altérité, sinon l’altérité du monde, pas avec une personne. Le choc fut de rencontrer Jésus comme une personne vivante, pas simplement comme un maître du passé. Avec Bouddha ou Socrate, je lisais un enseignement. Seuls leurs écrits m’apportaient. Mais jamais je n’ai rencontré ni Socrate ni Bouddha ni Lao Tseu de manière vivante. En lisant l’Évangile de Saint Jean pour la première fois, je tombe au chapitre IV sur le dialogue de Jésus avec la Samaritaine. D’un coup, c’était une présence vivante, affective : Il est là, vivant, aujourd’hui, et ces paroles, Il me les dit à moi. Jamais je n’ai pleuré en lisant Socrate. Là, j’ai pleuré pendant deux heures. Donc, cette rencontre avec Jésus fut vraiment une expérience très forte. Toutes mes conceptions ont été bouleversées. … Pour moi, être chrétien, c’est être en lien avec le Christ. Ma foi chrétienne est portée par une relation. C’est ce qui me nourrit, me rectifie, m’oriente, me guide, m’inspire, me met dans la joie, me porte. L’amour est au cœur du christianisme, parce que c’est la religion de la relation par excellence. … Le père Marie-Dominique Philippe a-t-il été votre maître spirituel ? Le Père Philippe a été un guide intellectuel. C’est un remarquable philosophe. Je l’ai rencontré à l’université de Fribourg où j’ai fait mes études de philosophie et où il enseignait la philosophie grecque. Il parlait d’Aristote d’une manière extraordinaire. Il m’a touché par sa puissance intellectuelle. C’était aussi un grand amoureux de Saint Jean, un théologien de théologie spirituelle remarquable. J’aimais l’écouter, suivre ses enseignements. Mais mon seul maître spirituel, c’est le Christ.   Quel est votre but dans l’existence, vers quoi essayez-vous d’aller ? Je n’ai pas d’objectif défini. Le sens de ma vie, c’est de m’améliorer et d’être utile aux autres. Lire la totalité de l’article…REFLETS n°18 pages 61 à 69  

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GRAMAU 11 février 2016 Aucun commentaire
Zhang Zhang Créer et partager la beauté à travers la musique
GRAMAU

ZHANG ZHANG Créer et partager la beauté à travers la musique

Zhang Zhang est premier violon de l’orchestre philarmonique de Monte-Carlo. Elle est née en Chine au moment de la Révolution culturelle. De parents artistes célèbres ne se pliant pas à la dictature, ils émigrent ensuite en Thaïlande, au Canada, en Suisse. Elle étudié aux Etats-Unis et aujourd’hui elle vit à Monte-Carlo. Impossible de ne pas être marquée par la rencontre avec Zhang Zhang : un mélange de force, de détermination et de gentillesse, de simplicité, d’humilité. Quelle est votre foi aujourd’hui ? Je crois que tous les humains ont un instinct de foi. Nous avons besoin de croire en quelque chose d’autre qui est au-delà de ce que nous pouvons voir et toucher. Je n’ai pas été élevée dans la religion, mais j’ai du respect pour toutes les fois qui encouragent les gens à devenir plus équilibrés dans leur vie, quel que soit l’endroit où ils vivent et celui d’où ils viennent. J’ai la foi en la capacité de l’humanité à créer la beauté. Et en dépit de toute la destruction que nous avons causée les uns aux autres et à la nature, je crois encore que l’on peut survivre à nos propres faiblesses. Mais nous devons participer activement pour aider notre société à atteindre un futur meilleur. Tout le monde peut faire la différence vers le mieux. … En profondeur, qu’est-ce qui vous motive dans la musique ? La musique et toutes les formes d’art sont la célébration ultime de la vie pour l’humanité, le meilleur hommage à la beauté et à la vie, à la nature et à tout ce qui est bon en nous. En vieillissant, je suis de plus en plus convaincue que si en tant qu’humain nous passions plus de temps et d’attention à nous immerger dans l’art, que ce soit la musique, la peinture, la littérature, la poésie, la dans, etc., quelle qu’en soit la tradition, européenne, asiatique, africaine, latine…, nous serions des êtres humains beaucoup plus équilibrés et le monde serait plus en paix. Lire la totalité de l’article…REFLETS n°18 pages 74 à 79  

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GRAMAU 30 janvier 2016 Aucun commentaire
Préserver la terre
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Préserver la terre, c’est se préserver soi-même -Corinne Lepage

Avocate, écologiste, Corinne LEPAGE, ex-ministre de l’environnement, est fondatrice et présidente de Cap21/rassemblement citoyen.   Est-ce que l’écologie peut se passer de la spiritualité ? Il est évident que l’écologie s’inscrit en contre-courant de l’individualisme, du consumérisme exacerbé, du matérialisme et du « court termisme » qui caractérise notre société. Certes, progressivement, la recherche du sens, la prise en compte des siens et en particulier des enfants, les conséquences personnelles de la crise écologique, le développement d’une nouvelle économie conduisent à faire coexister la nécessité écologique et l’organisation actuelle, conduisant à une réelle évolution de cette dernière. Mais la bascule indispensable, qui ne peut se faire évidemment contre les individus ne pourra pas se faire pour autant que la conscience de participer à une aventure qui dépasse chacun s’enracinera. Cette forme de transcendance doit être rattachée à la spiritualité y compris la spiritualité laïque telle que le Dalaï-Lama la définit : « les valeurs d’amour, de tolérance, de compassion prônées par le bouddhisme concernent tous les humains, et cultiver ces valeurs n’a rien à voir avec le fait d’être croyant ou non. » C’est du reste dans cette logique que s’inscrit la déclaration universelle des droits de l’humanité. … Quelle est l’action possible concrète de chacun pour préserver la terre ? … Lire la totalité de l’article…Reflets n°18 pages 54 et 55  

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GRAMAU 14 janvier 2016 Aucun commentaire
Roland Giraud - en toute sincérité
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Roland Giraud – en toute sincérité

La rencontre avec Roland Giraud fut chaleureuse.Comédien passionné par son métier, il se livre en toute simplicité sur sa vie, témoignant de sa foi. Au cours de cet entretien, nous mesurons combien son épouse Maaike Jansen, également comédienne, absente ce jour-là, est malgré tout très présente. Car à travers les mots de Roland Giraud nous percevons leur amour et aussi très fortement combien la foi de sa compagne est une force pour leur couple. C’est votre fiancée qui vous a amené à la foi ? Oui, parce qu’elle avait la foi, une foi solide qu’elle a de plus en plus et qui la préoccupe de plus en plus avec l’âge. On va arriver à des périodes sensibles, car on commence à voir beaucoup de monde autour de nous qui meurt, dans notre famille, parmi nos amis. La famille de mon épouse ne m’a jamais forcé à quoi que ce soit. C’est ce qui m’a plu. A force de rester seul à la ferme le dimanche matin, quand ils allaient au culte, je me suis décidé à y aller. J’ai été séduit parce que j’ai rencontré des choses que je savais déjà. Je trouvais le cadre un peu austère par rapport à une église catholique, mais c’était souvent plus chaleureux. Ma foi s’est un peu construite avec l’exemple. J’en ai vu les applications chez mes beaux-parents, chez leurs amis, chez les pasteurs. Je n’étais pas parfait , j’avais quelques petites failles mais pas de failles « passibles de leur loi ». Quand on parlait de l’essentiel, des évangiles ou de l’Ancien Testament, on n’était pas sur le même terrain. Nous, on faisait notre petit chemin et puis notre fille est née. On l’a baptisée naturellement. On l’a éduquée. Mais elle avait ses démons. Elle a eu des problèmes d’alcoolisme quand elle est devenue adolescente, des problèmes de reconnaissance  de soi aussi. C’était une fille qui savait où étaient les vraies valeurs, qui était très généreuse jusqu’à ce qu’arrive cette chose épouvantable que l’on n’a toujours pas réalisée. Cet événement n’a pas changé notre foi du tout, au contraire. … Dans le livre, vous avouez très humblement que le pardon vous est difficile. Votre épouse, elle, est arrivée à pardonner. À mon avis, ce n’est pas à nous de juger l’assassin, il sera jugé. Bien sûr que je devrais pardonner. Là où j’ai beaucoup de mal, c’est dans les discussions de fond avec des gens, car on ne parle pas de la même chose. Comment puis-je « croire » quand on voit tout ce qui se passe ? Tout se passe mal parce qu’on ne croit pas au message christique. Les gens sont de plus en plus égoïstes. Mieux ils vivent matériellement, plus ils sont égoïstes. … Le pardon, c’est quand même une base de la résurrection ? Bien sûr. C’est un chemin tortueux mais il n’y a pas de plus beau chemin pour arriver à la sérénité, pour voir où sont les vraies valeurs. … Dans votre livre, vous avez une magnifique définition de la foi. Vous dites : « C’est aussi saluer d’avance ce que nous ne pouvons pas concevoir ici et maintenant ». Comment voyez-vous la Vie Eternelle ? C’est très difficile à dire parce que c’est un état que nous ne connaissons pas. Nous serons ce que nous sommes mais différents, puisque quand le Christ est apparu à ses apôtres, ils ne Le reconnaissaient pas et pourtant c’était Lui. Nous n’aurons aucune des contingences terrestres, donc pas de maladies, pas de douleurs, pas besoin d’une voiture ou d’une moto, mais nous existerons. Nous serons dans un état comme dans un rêve. Quand vous êtes dans un rêve, vous avez l’impression d’être vivant mais les choses sont totalement dissociées. Tout est possible. C’est ce que dit le Christ : si vous croyez totalement, tout est possible. C’est la foi qui déplace des montagnes. Pourquoi des gens réussissent-ils et d’autres pas ? Parce qu’ils ont la foi. Ils ne doutent pas. C’est un travail énorme à réaliser mais on ne peut pas le réaliser dans le confort dans lequel on est, avec les contingences que nous avons.  Pour lire la totalité de l’article…REFLETS 17 pages 74 à 79    

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GRAMAU 14 novembre 2015 Aucun commentaire
La manipulation mentale - questions à Massimo Introvigne
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La manipulation mentale- questions à Massino Introvigne, publiées par le CESNUR

En Italie, on discute un projet de loi pour punir les « pratiques de conditionnement de la personnalité », manipulation mentale ou lavage de cerveau, avec circonstances aggravantes si elles sont exercées par des groupes qui profitent de la dépendance psychologique des personnes, ou sectes. Juriste et sociologue italien, Massimo Introvigne a fondé en 1988 le CESNUR, Centre pour l’étude des nouvelles religions (CESNUR – Center for studies on new religions), en collaboration avec les historiens Jean- François Mayer et John Gordon Melton, et la sociologue Eileen Barker. Cette association internationale d’étude du pluralisme religieux et des « nouveaux mouvements religieux » a son siège à Turin et compte parmi ses membres plusieurs spécialistes de sociologie et d’histoire des religions. Les spécialistes des « sectes » ou des nouveaux mouvements religieux y sont-ils opposés ? Oui, en grande majorité. Des spécialistes italiens connus et les plus grandes organisations internationales de sociologues et d’historiens des religions ont signé il y a plusieurs années, un appel dans ce sens. Les quelques chercheurs qui ont des positions différentes se comptent sur les doigts de la main. Pourquoi se fier aux chercheurs plutôt qu’aux victimes des sectes qui soutiennent le projet de loi ? Pour cinq motifs. 1) Les « sectes » fonctionnent comme des portes battantes : beaucoup y entrent, mais beaucoup en sortent. Les anciens membres de mouvements religieux controversés sont des millions. Les centaines ou milliers qui protestent ne constituent donc pas un échantillon représentatif. D’après certaines recherches, 85% des anciens membres ne sont pas hostiles aux mouvements qu’ils ont quittés, ils se retirent dans la vie ordinaire tout en reconnaissant dans leurs expériences passées des aspects aussi bien positifs que négatifs. 2) Ceux qui protestent se positionnent différemment : ils se font entendre, envoient des emails, contactent des parlementaires. 3) Pire : l’échantillon est sélectionné par des associations antisectes dont l’action est hostile aux groupes qu’ils définissent comme des sectes. 4) Personne ne se ferait ,une idée de l’Eglise catholique seulement d’après ce qu’en disent les anciens prêtres qui ont quitté le sacerdoce. 5) Même dans les cas réels d’abus, il n’est pas dit que les opinions des « victimes » sur les méthodes de lutte contre les « sectes » soient plus justes que celles des experts. Donc vous admettez l’existence d’abus et de violences de la part de mages ou gourous escrocs ? Face aux horreurs commises, comment ne pas être favorable à une loi contre les sectes et la manipulation mentale ? … Lire la totalité de l’article…REFLET n° 17pages 56 à 59

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GRAMAU 2 novembre 2015 Aucun commentaire

Annick de Souzenelle – l’âme est un bijou sacré

Annick de Souzenelle a d’abord fait des études de mathématiques. Elle exerça le métier d’infirmière, puis de psychothérapeute d’inspiration jungienne. De culture catholique, elle se convertit vers la trentaine, à la religion orthodoxe. Elle apprend la théologie ainsi que l’hébreu. Elle relit alors les textes bibliques dans leur essence redécouvrant le projet divin altéré par les traductions réductrices. Cette connaissance, elle va la mettre à la disposition du public à travers de nombreuses conférences et livres, dont le dernier Va vers toi : La vocation divine de l’Homme éd. Albin Michel. 2013. Âgée de plus de 90 ans, elle poursuit inlassablement son activité. www.prieure-saint-augustin.org Quels ont été les moments clés de votre existence ? J’ai vécu une expérience lumineuse dans ma toute première enfance. Je suis née dans ce monde très perturbé de l’après-guerre de 14-18. Ma famille a été complètement disloquée et j’en ai vécu toutes les conséquences. J’habitais Rennes et j’ai été envoyée en pension à Paris à l’âge de 4 ans et demi chez les bonnes sœurs qui ne comprenaient pas grand-chose à la détresse de cette petite fille. J’ai connu les enfers. Enfermée dans la pension, j’étais très malheureuse. Je n’avais plus aucun repère, ni géographique ni affectif, et c’est là que j’ai vécu une expérience lumineuse extrêmement importante. J’étais dans un vide et j’ai été précipitée au fond de ce vide. Au fond du vide, j’ai vu un autre monde que le nôtre et pendant longtemps, j’en étais là, à la recherche de cet autre monde. Je sentais bien que le nôtre n’était pas le vrai monde, que nous étions « en exil » de nous-mêmes. Je ne l’appelle pas du tout « la chute », ça n’a rien à voir. C’est une question d’exil. Nous sommes vraiment dans l’oubli. Je me suis beaucoup attachée aux textes bibliques dès ma petite enfance alors qu’à ce moment-là, c’était interdit de lire la Bible ; et je m’apercevais bien que ce qui était dit voulait dire autre chose, que c’était le langage de mon monde et pas celui du monde extérieur. … Qui vous faisait l’enseignement de la cabale ? Emmanuel Levyne, un rabbin, un homme très ouvert même en ce qui concerne le christianisme puisque, avant de mourir, il m’a écrit ceci : « Quand on va au fond de la cabale, on ne peut pas ne pas rencontrer le Christ ». Donc je vivais en stéréophonie ces deux sources, christianisme et judaïsme, et cela a été le commencement de cette grande aventure de mes écrits, de mon enseignement et surtout de mon devenir parce que, à mon avis, on ne peut pas écrire ou enseigner quelque chose qu’on ne vit pas. … Quand avez-vous commencé à enseigner ? En fait, tout a commencé le jour où mon professeur d’hébreu a mis devant nos yeux l’arbre des Sephiroth. Je ne me souviens plus de ce qu’il a dit. Tout ce que je sais, c’est que j’allais faire mon marché à Paris et tout à coup, sur le trottoir de ma rue, j’ai vu l’arbre des Sephiroth se plaquer sur les christs de nos basiliques romanes et de nos chapelles orthodoxes. Je me suis dit : « Mais c’est le corps de l’Homme ! » … Depuis que vous l’avez dit, voir le corps humain sur l’arbre des Sephiroth, paraît une évidence. À ce moment-là, ce n’était pas du tout une évidence. L’origine de ce dessin remonte à Moïse, qui sur la montagne, a eu l’expérience du Seigneur. Le Seigneur dit alors au frère et à la sœur de Moïse : « À vous deux je parle par énigmes, par songes, mais à mon serviteur Moïse, je parle de bouche à bouche et lui, il voit ma forme. » Par de multiples dessins Moïse a essayé d’exprimer son expérience mais aucun n’en rend compte vraiment. Lorsque mon professeur nous a montré celui-là, qui est le plus elliptique, il me parut éblouissant à moi qui ai étudié le corps dans mes études d’infirmière. Ça a été fulgurant. J’ai été saisie et il a fallu que je dise et que j’écrive tout ça. Je croyais que ce serait mon seul livre, en fait il est fondateur. Il a été traduit en six langues et va paraître en anglais en novembre 2015 aux États-Unis. C’est une grande aventure. Après, j’ai voulu écrire ce que je voyais dans le livre de la Genèse. C’est une autre aventure, parallèle, très imbriquée avec celle-là, différente mais en remettant en question l’anthropologie classique. Je posais alors des questions alors à mon professeur de théologie pour être vérifiée. C’était un homme tout à fait exceptionnel. J’ai eu la grâce de le veiller toute la nuit avant sa mort et il m’a dit : « Annick, l’anthropologie chrétienne n’est pas née ». Ça résonnait avec les livres de Nicolas Berdiaev qui explique que l’anthropologie patristique est très insuffisante. Et ce fut comme s’il me donnait le coup d’envoi. J’étais en train de découvrir une nouvelle anthropologie grâce à cet arbre des Sephiroth et grâce à ma lecture du livre de la Genèse, livre compris jusqu’ici comme une description extérieure et historique du début de la création, alors qu’il s’agit de celle de l’Homme intérieur et actuel. Pendant longtemps j’ai refusé de prendre ma plume, me trouvant prétentieuse de faire une nouvelle traduction de la Genèse. Ce sont des accidents qui m’ont fait comprendre qu’il fallait que j’écrive. Alors je me suis mise à écrire le livre qui s’appelle Alliance de feu ; c’est l’Alliance entre Dieu et l’Homme, une alliance d’amour ! J’ai écrit par la suite plusieurs ouvrages parce qu’il y a des détails que j’ai voulu expliciter. Lire la totalité de l’article…REFLETS n° 17  pages 62 à 68

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GRAMAU 21 octobre 2015 Aucun commentaire
La chasse aux sectes masque l'essentiel - Jean Luc Maxence
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La chasse aux sectes masque l’essentiel – Jean Luc Maxence

D’entrée de jeu, le simple mot « secte » fait son effet funeste et angoissant et entraîne les médias hexagonaux dans une étrange hystérie de délation. Dès qu’on s’éloigne des traditions des grandes religions établies (le judéo-christianisme dans son ensemble), on est vite taxé de danger public, d’escroc, de hors-la-loi, de barbare de la pensée. Pour peu qu’on se rattache plus ou moins à un syncrétisme audacieux, ou à quelques écoles psychanalytiques mal définies, on est voué au pilori, excommunié même de la société civile, quand on n’est pas martyrisé, ni plus ni moins ! Poète, psychanalyste d’inspiration jungienne, ancien directeur de l’ex- Centre DIDRO (Centre de prévention et de soins pour toxicomanes, reconnu d’Utilité Publique), essayiste, Jean-Luc Maxence est surtout le maître d’oeuvre de La francmaçonnerie, Histoire et Dictionnaire, Collection Bouquins, Robert Laffont, 2013. Spécialiste des religions, son dernier ouvrage Psychanalyse et imaginaire des légendes maçonniques, d’Hiram à Dark Vador, écrit avec le sociologue Frédéric Vincent (Dervy, 2015) est paru en septembre2015. Les Scientologues sont avant tout des escrocs, c’est bien connu (quelques scandales financiers probablement fondés n’empêchent pas l’église créée par L. Ron Hubbard de venir efficacement en aide aux autres, de lutter sans relâche contre les toxicomanies, de faire progresser la cause universelle des Droits de l’Homme, de combattre certains abus psychiatriques, de prôner le respect de soi, d’avoir même des « ministres volontaires » apportant une aide véritable en cas de catastrophes naturelles ou technologiques… ). Comme les fidèles du Guru Maharadji, les Scientologues font peur en France, et ce d’autant qu’ils croient aux vies antérieures et à la migration des âmes, et qu’ils encouragent de nouveaux états de conscience ! De même, les Témoins de Jéhovah (plus de 120 000 membres en France) sont persécutés pour leur refus des transfusions sanguines ou leur frayeur apocalyptique, les sobres mormons font fantasmer sur l’Amérique à convertir, l’Église « mooniste » sur les vertus du mariage à la chaîne, la Conscience de Krishna sur la chasteté, et tout ce qui appartient à l’expérience personnelle et à la mouvance du New Age – qui a déjà pris de l’âge ! – semble bien souvent, selon les chasseurs de sectes, confondre les aspirations religieuses légitimes d’un individu pensant et les fins lucratives de l’habile commerçant. En Occident, tout serait lobbying masqué. Autour des sectes rôdent toujours des odeurs de soufre, des controverses tordues, des angoisses issues des intégristes de tous poils, et une peur bleue et permanente des « manipulations mentales » ! Comme l’explique très bien la professeure Anne Morelli de l’Institut d’histoire des religions de l’université Libre de Bruxelles, le temps du Grand Complot des juifs, des francs-maçons, des jésuites et des communistes militants est presque oublié. Il est devenu dépassé et démodé ; il a été remplacé par la sombre menace universelle suspendue au-dessus des têtes les plus innocentes qui a pour nom à jamais maudit : SECTE. Il faut désormais compter avec « la secte des adversaires des sectes », et supporter le raz-de-marée des dénonciations les plus grossières, en sachant, bien entendu, que tout ce qui est inédit au plan religieux correspond à chaque fois avec le satanique lavage de cerveau ! De ce point de vue, la trop célèbre Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a viré au fiasco, même si elle a jugé bon d’ajouter en catastrophe et très tardivement, après les attentats de Paris de janvier 2015, un secteur hypothétiquement ad hoc de lutte contre les aberrations sectaires issues de l’Islam et débouchant sur Daech… L’hystérie purificatrice continue : chaque année, encore aujourd’hui, la Miviludes reçoit plus de 2000 « signalements » et « forme » environ 1500 « agents publics » chargés d’éviter les comportements de radicalisation et de lutter, bien entendu, contre les replis sectaires. Lire la totalité de l’article…REFLETS n°17 pages 52 et 53

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GRAMAU 14 octobre 2015 Aucun commentaire
Michaël Lonsdale - Prier toujours et partout
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Michaël LONSDALE -Prier toujours et partout

Chacun se souvient de son interprétation de frère Luc dans le film Des hommes et des dieux. Ce rôle était à la hauteur de sa foi. « J’apprends tout doucement à aimer mon prochain. » nous dit-il avec humilité. De plus en plus, malgré son âge, il met son métier, sa notoriété, sa voix au service du message christique. « J’ai à coeur de faire des spectacles où la spiritualité est présente dans l’art. » Vous avez été baptisé à 22 ans. D’où vient votre foi ? Quelle en a été l’origine ? Des petites approches très délicates. J’habitais en Angleterre. Mon père était anglais. Nous parlions cette langue à la maison. Un jour, ma mère m’a offert un livre The life of Jésus. Je l’ai lu, il m’a beaucoup plu. Mon père était protestant, mais non pratiquant. Maman était en pension en Angleterre quand elle était enfant. Elle ne devait pas être très sage, car on lui disait : « Tu finiras en enfer ». Dès qu’elle a pu, elle a pris la poudre d’escampette… Mais elle n’avait aucune hostilité envers le Christ, au contraire. Ensuite, nous sommes partis au Maroc poursix mois en 1939 et nous y sommes restés dix ans, bloqués par les guerres. Là-bas, se sont produits plusieurs événements, dont une tentative de récupération par des adventistes. Ils m’avaient emmené à une réunion. J’ai dit quelque chose à propos de la foi. De retour à la maison, la responsable a dit à maman que j’avais dit quelque chose d’étrange pour mon âge. Après, cela s’est mal terminé parce qu’ils ont voulu m’emmener à un week-end et moi, cela me rasait. J’ai préféré rentrer à la maison. La responsable m’a poursuivi avec un rouleau à pâtisserie. Plus tard, j’ai rencontré un musulman qui parlait de sa foi le soir dans les cafés. Cela m’a intéressé, je trouvais beau ce qu’il disait. Je me disais : « Pourtant, je ne vais pas devenir musulman. » C’est le moment où nous avons quitté le Maroc, et où je suis venu dans ma famille française. À Rabat, nous avions une amie qui m’emmenait le dimanche à la messe. J’aimais bien cela. Je ne comprenais pas grand-chose. Une anecdote illustre mon degré d’ignorance : le deuxième dimanche, je dis à cette amie : « Qui est ce monsieur à qui on dit tout le temps : allez, alléluia ? Pourquoi il ne s’en va-t-il pas ? ». Cette même femme, qui plus tard a habité à Paris, m’a initié à la peinture moderne. Ensuite, j’ai voulu être comédien. Elle m’a conseillé d’aller à l’atelier d’art sacré : « Là, tu vas rencontrer des prêtres et des artistes ». J’y suis allé courageusement. Un père dominicain, le père Régamey, a fait une conférence sur l’art et la foi. J’ai eu plaisir à l’écouter. Il me dit : « Écoute, je ne peux pas te parler là parce que je suis très pressé, mais viens me voir au couvent Saint Jacques, rue de la Glacière et puis on verra ». Je n’ai pas raté ce rendez-vous. D’entrée, il m’a demandé ce que je cherchais. En bafouillant un peu, je lui ai répondu que je voulais faire de belles choses, artistiques, pures. Après m’avoir écouté pendant plus de vingt minutes, il m’a dit : « Je crois que c’est Dieu que tu cherches ». Eh bien, c’était cela. Il m’a amené jusqu’au baptême. Dans une situation où vous êtes contrarié, avez-vous une pratique particulière pour transformer cet instant pour être bien ? Oui, c’est mécanique chez moi. Chaque fois qu’il y a un problème, je prie. N’importe où, n’importe quand, je prie l’Esprit Saint, toujours. Il y a des moments où je suis contrarié : il arrive que des gens me fassent des histoires pas possibles. Alors, je prie, je demande à l’Esprit de m’aider. On se sent très pauvre, on ne sait pas quoi faire. D’autres fois, ça va : si je peux aider les gens, je le fais volontiers. Je prie n’importe quand, n’importe où, dans le métro… Vous décrivez de multiples formes de prières qui sont toutes très touchantes.   Quelle est la fonction principale de la prière pour vous ? Pour moi, c’est entrer en présence de Dieu, Lui dire tout ce qui se passe, Lui demander de l’aide, échanger, contempler. Parfois, je m’arrête dans la rue, je ne bouge pas. Je dis de petites phrases en invoquant Jésus, Marie, Joseph, tout simplement. Avec l’âge, la prière prend-elle un nouveau sens pour vous ? Plus je prie, plus je suis content. Je sais que c’est le levier de tellement de choses. Il a dit : « Priez, priez », Marie aussi. J’apprends tout doucement à aimer mon prochain. Ce n’est pas toujours facile. Il est des hommes tellement bruts, méchants, durs, blessés à mort. Pour raisonner ces malheureux, je prie devant eux, souvent même quand ils parlent, parce qu’il faut écouter. Aimer, c’est une grande demande du Seigneur, la plus lancinante : « Aime ton prochain comme toi-même ». J’enseigne aussi cela aux gens qui ne s’aiment pas. Dans la communauté de l’Emmanuel, j’ai été tellement troublé en entendant des réflexions telles que : « Ce type-là, il peut crever, je ne ferai rien. Il peut aller en enfer, je m’en fous ». Pascal Ide, un père de cette communauté, me dit : « Cherche un peu dans leur vie. Quand on est jeune, on a la vie devant soi, on rêve que l’on va faire des choses formidables. Et puis il n’y a rien. Ces gens déçus se persuadent qu’ils ne valent pas grand-chose, qu’ils sont nuls. Ils ne s’aiment plus. Quand on ne s’aime plus, on n’aime pas les autres, on les accuse d’être responsables de cette situation, ce sont des salauds. Leur dire : « Attention ! Tu ne t’aimes pas, tu ne te considères pas, tu ne t’aimes plus », cela les fait réfléchir. Il faut dire ces choses-là. Il faut aider chacun selon les besoins.

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GRAMAU 16 septembre 2015 Aucun commentaire
La communauté
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La communauté, lieu de guérison – interview de Jean Vanier

Jean Vanier a créé sa première communauté en 1964, avec pour mission d’aider les gens en grande fragilité à croître et à être heureux à travers une relation amicale. Il témoigne de son expérience de cinquante ans de vie communautaire : un lieu de parole et d’échange, où l’ego accepte de perdre pour gagner ; un lieu de guérison où chacun prend conscience de ses failles et apprend à devenir plus humain en les acceptant. Il souligne l’importance de célébrer la vie et les êtres pour rassembler et renouveler la motivation de vivre ensemble. Selon l’Arche, qu’est-ce qu’une communauté? Une communauté est un lieu de mission et de qualité de relation entre tous les membres. Pourquoi passer par toutes les souffrances et les difficultés de la vie communautaire ? Grande et claire est la mission de l’Arche. Il s’agit de l’accueil : aider les gens en grande fragilité à croître, à être heureux à travers une relation amicale. Celui qui ne désire pas vivre une relation avec des personnes avec un handicap mental n’a qu’à partir. La mission commande tout avec une exigence d’amour. La communauté doit conduire des êtres humains différents à s’entendre, à être heureux et à résoudre d’éventuels conflits. C’est non seulement un lieu de mission, avec une qualité d’amour et d’accueil et le désir de travailler ensemble, mais aussi un lieu de guérison. Aujourd’hui, nous sommes dans une culture de réussite individuelle. La plupart des gens sont motivés par un ego, un besoin de gagner, d’être plus importants que les autres. Quand on vit ensemble, tous ces désirs doivent disparaître, ou bien c’est la guerre. Les personnes avec un handicap souffrent quand l’ambiance est orageuse. Plus on est inséré dans la mission, plus on prend conscience de nos failles, de nos peurs, de nos violences, de la compétition. Beaucoup viennent ici avec le désir d’aider, mais pétris de la culture où l’on doit gagner. Ils découvrent que la relation les transforme. La communauté agit parce qu’on commence à s’ouvrir. … La vie communautaire n’est pas simple. Comment renouveler constamment la motivation et la mission? Par des moments de célébration, parce que celle-ci attire. Dans notre monde où le sacré disparaît, il faut trouver des moments pour célébrer ensemble : des célébrations religieuses, la nouvelle lune, le printemps, l’hiver, les anniversaires… Non seulement : « Je vais te donner des cadeaux », mais : « Toi, tu es un cadeau ! » Et tout le monde le dit. L’essentiel dans une communauté, c’est de parler. Nous créons des moments où les gens se rassemblent et disent pourquoi ils sont là et contents d’y être. C’est un lieu de relations de personne à personne, car la qualité d’amour implique de se connaître. … Il faut savoir perdre. Toute la vie, c’est perdre pour gagner. La mort, l’ultime perte, est le lieu de l’humain par excellence où j’accepte de tout perdre dans l’espérance d’un gain nouveau. En communauté, les gens humbles, au service, sont des gens extraordinaires. Ici, ce sont eux les plus faibles qui font marcher la communauté par leur sourire, par leur bonté. Quand on a la soif de gagner, on écarte les autres. Grâce à la communauté, nous sentons que nous faisons partie d’une grande famille humaine, quels que soient l’âge, le handicap, la culture ou la religion. … Quelle est la place du sacré dans la réussite de la communauté ? Avant de parler du sacré, je parlerai des symboles. Avant les repas, on se donne la main et on chante. Il y a des temps où l’on prie. Ces gestes deviennent des symboles ou des rituels de communion. C’est la personne qui est sacrée. Le plus grand sacré, c’est le cri des personnes avec un handicap, leur souffrance. Des fêtes comme Noël, le carême, le ramadan sont des moments sacrés. Parfois, les gens sans foi religieuse ont des rituels autour d’un arbre. Par exemple, dans cette affaire de Charlie Hebdo, ce qui est grave, c’est de se moquer du sacré de l’autre : c’est un geste de violence. Lire la totalité de l’article…REFLETS n°16 pages 32 à 35

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GRAMAU 2 septembre 2015 Aucun commentaire
La vie monacale
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La vie monacale, une ascèse et une entraide – interview de frère Frédéric à l’abbaye de Cîteaux

Berceau de l’ordre cistercien, l’abbaye Notre-Dame de Cîteaux se situe au cœur de la Bourgogne. Fondée en 1098 par Robert de Molesme, elle fut marquée par une grande pauvreté à ses débuts. La communauté prit son essor grâce à l’arrivée de saint Bernard et d’autres compagnons au printemps 1113. Après un siècle d’interruption du fait de la Révolution, la vie monastique reprit en 1898 à Cîteaux. Aujourd’hui, une communauté d’une trentaine de frères s’adonne à la prière et au travail, en vivant sous la règle de saint Benoît. Nous sommes reçus par frère Frédéric, âgé de 80 ans dont une cinquantaine passées à Cîteaux. Quel est le but de la vie monacale communautaire ? Un jour, des chefs d’entreprise qui avaient flairé que nous avions une certaine facilité à nous organiser au niveau économique, nous ont posé la question. Ils ne comprenaient pas très bien comment ça marchait. Ils venaient voir, c’était un mystère pour eux. Il y avait l’ancien père abbé et moi, pour les recevoir. J’ai fini par leur dire que si je ne croyais pas à la résurrection, je ne resterais pas ici une minute de plus. Et je me tourne vers le père abbé : « Et vous ? » Il me répond : « Moi non plus ! » S’il n’y a pas le ciment de la spiritualité, ça éclate. Au premier abord, réussir cette gageure est improbable. Saint Benoît a structuré. C’était un juriste, ça se sent. Le premier chapitre de sa règle que nous lisons chaque jour s’intitule : un chef. Il commence par le responsable, l’élection du père abbé. S’il n’y a pas un responsable, ce n’est même pas la peine d’envisager l’aventure. Ensuite, il évoque la journée, dont on va d’abord établir les piliers: les rencontres de prière. Il y en a sept par jour, à des heures précises. Il découpe la journée. Puis il « bouche les trous ». On mangera à telle heure, il faut travailler, il faut faire à manger, etc. La règle, c’est une gestion du temps. … Comment se régulent les problèmes personnels dans la vie communautaire ? Nous avons d’abord un directeur de conscience à qui nous adressons nos problèmes. Puis il est recommandé d’en parler au père abbé, pour qu’il sache où en est le moine sur le chemin scabreux de la vie spirituelle. C’est la première façon de réguler les choses. On en a inventé une deuxième, c’est l’entraide fraternelle. Une fois par mois, tous les frères se réunissent. Chacun a le droit de faire une remarque à un frère. « Tu te mets le doigt dans le nez pendant les offices, tu ne devrais pas. » Ce sont souvent des choses matérielles. Ce n’est pas du for interne, c’est du for externe. Ça fait du bien, ça rétablit la paix dans la communauté. Quelqu’un peut s’accuser de claquer ses portes tout le temps ou bien un frère lui dit : « Tu claques tes portes tout le temps. » Ça rétablit l’équilibre dans la communauté. Il faut dire les choses pour éviter qu’elles fermentent. Le père abbé est présent à la réunion. On peut lui faire des remarques aussi. Il en tient compte par la suite pour donner des règles générales. Par exemple, à partir de maintenant, on mettra un joint autour des portes. C’est du bricolage. Ou bien il ne dit rien. Il sait que le fait d’avoir exprimé une difficulté, ça rétablit la paix. Celle-ci se construit souvent avec des détails, comme les gens qui font des cathédrales avec des allumettes. La paix, ça se fait par petits bouts. Un service rendu par ici, un petit sourire par là. C’est très curieux. Ce ne sont jamais de grandes idées et ça marche. Voilà les deux aspects de la vie communautaire. C’est une ascèse et en même temps c’est une entraide. Lire la totalité de l’article… Reflets n°16 pages 20 à 23

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GRAMAU 22 août 2015 Aucun commentaire
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