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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

Extrait d’article
Yannick PLETAN

Les vaccins dans la pandémie Covid-19

Mieux comprendre la bataille qui s’est engagée avec les vaccins dans la pandémie Covid-19 Yannick PLETAN a reçu son doctorat en médecine de l’université René Descartes de Paris. Il est spécialiste en pneumologie et immunologie. Après avoir été praticien hospitalier, il est entré dans l’industrie pharmaceutique où il a travaillé à la mise au point de nombreux médicaments dans plusieurs domaines tout en enseignant la recherche clinique à l’université. Désormais, il se consacre à aider des créateurs d’entreprises à développer des traitements innovants pour des besoins médicaux non satisfaits. Beaucoup d’informations relatives à la prise en charge de la pandémie nous questionnent et nous déconcertent. Depuis début 2020, il y a eu superposition de deux paroles, l’une émanant des scientifiques, l’autre des politiques. Ainsi avons-nous été embarqués malgré nous dans un flot continu d’évènements, de commentaires et d’injonctions, paraissant parfois contradictoires. Après l’espoir que le virus recule avec le confinement, puis avec la belle saison, puis avec certains traitements aux effets annoncés parfois à grand bruit et dans une anticipation pas toujours aussi rigoureuse qu’elle aurait dû être, est venue avec la seconde vague mondiale l’attente des vaccins. Ceux-ci, découverts et développés dans un temps battant tous les records en la matière, arrivent, provenant de divers laboratoires avec des natures, des propriétés et des calendriers vaccinaux sensiblement différents, sans que l’on comprenne pourquoi et surtout comment se forger une opinion sur les campagnes vaccinales qui ont démarré un peu partout dans le monde, et différemment dans chaque pays. Les questions sur leur efficacité et leur innocuité sont bien sûr au cœur de nos préoccupations au moment de nous faire vacciner. Ces incertitudes sous-tendent essentiellement la réticence d’une fraction non négligeable, quoiqu’en recul, de la population à se faire vacciner. Incertitude qui n’épargne pas les professionnels de santé eux-mêmes. Il faut bien admettre qu’une certaine pédagogie aurait été bienvenue qui aurait expliqué et rassuré. Tout d’abord, pourquoi tant de différences entre des vaccins tous censés combattre le même virus ? Introduite en 1760 par Jenner, la toute première vaccination a permis deux siècles plus tard d’éradiquer la variole de la surface du globe. Pendant ces deux siècles, d’autres vaccins ont fait reculer d’autres fléaux. Tous ces vaccins ont été conçus sur un principe commun : utiliser l’agent responsable de la maladie lui-même après l’avoir tué ou inactivé, ou choisir un pathogène voisin mais inoffensif pour l’homme afin de susciter une réaction « d’immunisation » dans l’organisme qui lui confère une « mémoire immunitaire » protégeant l’individu s’il rencontre ultérieurement le pathogène correspondant. Tous les vaccins qu’il était possible de réaliser ont été faits sur ce modèle qui mime ce que fait notre corps pour se défendre contre les agents infectieux qu’il rencontre, le plus souvent avec succès. À partir des années 1970, un tournant est pris en réponse au défi que posaient certains pathogènes qui ne se pliaient pas à cette approche, également pour améliorer la sécurité et permettre l’industrialisation à grande échelle, et enfin tenant compte des progrès de la biotechnologie qui ont étendu le champ des possibles. Au lieu d’utiliser la totalité de l’agent infectieux, on s’intéresse uniquement à une « sous-unité » de celui-ci, celle qui a le plus d’effet « immunogène », c’est-à-dire de capacité à entraîner une réaction vaccinale efficace. De ce fait, on construit littéralement le vaccin comme un ensemble de pièces détachées, assemblées par des techniques expertes réunissant toutes les qualités requises. On parle de « vaccins recombinés ». Parallèlement, alors que l’on s’intéressait essentiellement aux protéines constituant une partie seulement de l’agent pathogène, virus ou bactérie, on prend désormais en compte des structures dérivées des sucres, les « polysaccharides » qui sont des constituants de la membrane protectrice de certains agents comme le pneumocoque (responsable de pneumonies parfois mortelles chez l’enfant) ou le méningocoque (agent de la méningite bactérienne). S’ensuivent de nouveaux vaccins qui ont fait reculer nombre de maladies infantiles. Et enfin, dans les années toutes récentes et se basant sur les progrès de la biologie moléculaire et de l’ingénierie génétique, arrive une nouvelle génération de vaccins utilisant non plus les molécules de surface des agents infectieux mais des composants génétiques de ceux-ci : l’ADN, les plasmides, voire le mRNA qui est devenu récemment populaire avec l’arrivée du vaccin de BioNTech Pfizer. Le second point qui intrigue est : comment un développement si rapide a-t-il pu valablement établir la sécurité et l’efficacité de vaccins que les autorités sanitaires ont approuvés en urgence, permettant désormais la vaccination des populations ? Autre point d’interrogation : que deviendra la protection vaccinale si, une fois la population vaccinée, apparaissent des variants ? Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 40 pages 16 à 19

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Yannick PLETAN 13 septembre 2021 Aucun commentaire
Pierre Sabanier

La Turquie et le féminisme, Pierre Sabanier

Au mois de mars, Recep Tayyip Erdogan a annoncé le retrait de son pays de la Convention d’Istanbul, traité international pour prévenir la violence sexiste. La Convention d’Istanbul, que la Turquie fut le premier État à signer en 2011, est un traité international visant à encadrer la lutte contre les violences faites aux femmes, en reconnaissant notamment leur caractère genré. Si la loi turque s’est dotée depuis de mesures d’éloignement et de protection, elle reste très mal appliquée, les victimes étant très souvent incitées par les pouvoirs publics à se « réconcilier » avec leur agresseur.   Dans cette période où tout ce qui ne va pas dans le sens du féminisme est lourdement attaqué, qu’est-ce qui a poussé Erdogan à cet acte spectaculaire ? La Turquie était entrée dans la modernité avec le fondateur et premier président de la République de Turquie de 1923 à 1938, Mustafa Kemal Atatürk (père des Turcs). Depuis, ce pays tendait vers une occidentalisation et vers une évolution du rapport hommes/femmes parallèlement aux pays européens. Dix ans en arrière, au moment de la signature du traité, dans les grandes villes, peu de femmes étaient voilées. La Turquie a tenté d’entrer dans l’Union européenne dès 1999. Cela lui a été refusé sinon au prix de concessions importantes. Erdogan, considérant que la Turquie serait un pays européen de seconde zone, a choisi de le mettre au premier plan dans le monde islamique. Sa situation géographique en fait un lieu d’échange entre l’Asie, le Moyen-Orient et la rive sud de la Méditerranée. Il s’appuie sur un développement économique considérable ces dernières années (croissance à deux chiffres). Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Lui-même, en tant que chef d’État, préfère se voir en leader au Moyen-Orient plutôt que pièce rapportée en Europe. Si bien qu’il a tourné son pays vers l’Islam. Pour asseoir son pouvoir, à l’intérieur il flatte les musulmans nostalgiques de la grandeur de l’Empire ottoman. Il fait une surenchère vis-à-vis des pays conservateurs arabo-musulmans en se montrant capable de s’opposer aux Occidentaux. Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 40 pages 8 à 9 Que pouvons-nous faire ? Apparemment rien. Si ce n’est pour nous, hommes comme femmes, essayer de mettre à leur place, en nous, le masculin comme le féminin, tenter de repérer le dominé, la dominée, et tout autant le dominateur, la dominatrice.

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Pierre Sabanier 29 août 2021 Aucun commentaire
Père André-Marie

PÈRE ANDRÉ-MARIE s’émerveiller de la beauté

Le père André-Marie, moine bénédictin, prêtre, artiste aux multiples facettes, emploie ses talents à se battre contre la misère. « Faire du beau pour faire du bien » est sa devise. Il a fondé en 1975 à la Croixrault (Somme) « La Demeure ». Il y accueille des sans-voix, sans-terre, sans-papiers, sans-toit, sans emploi, sans avenir, sans dignité. Ses journées sont totalement tournées vers les autres. Et la nuit, il écrit, il peint, il sculpte. Le fruit de la vente de ses œuvres, que ce soient peinture, sculpture, écrits permettent de sauver des milliers d’enfants, en aidant le père Pedro à Madagascar. À l’UNESCO, la Ligue universelle du bien public lui a remis en mars 2014, la médaille d’or « Honneur et dévouement aux meilleurs serviteurs de l’Humanité ».  Quand vous lui demandez : « Qu’y a-t-il de plus beau ? », il répond : « La laideur embellie, pardonnée et restaurée ». Après plus de soixante livres publiés, nous vous recommandons le tout dernier Du Sacré à la Beauté. Ses livres sont en vente directe : La Demeure 80 290 – Croixrault. L’Amour a un absolu besoin de s’exprimer, que ce soit par la poésie, l’élégance des relations humaines, les arts plastiques, ou l’expression de la foi. Entré tout jeune dans un monastère bénédictin, on se trouve naturellement baigné dans une atmosphère dans laquelle l’ascèse, le silence, la liturgie en grégorien, le beau, le vrai et le bon deviennent naturellement synonymes de divin. L’art a ses exigences, d’abord celle d’aimer. Chez les anciens Grecs, beau et bon ont le même sens. Dans la Bible, après chaque étape de la création, Dieu s‘écrie : « Que cela est Beau ». Le silence, la prière, la méditation semblent inconsciemment vous plonger dans une atmosphère où une bonté intérieure semble émaner naturellement sous la forme d’un besoin de révérence à la Vie. Si l’on est tant soit peu doué de ses mains, le beau devient alors une expression naturelle, comme si on ne pouvait s’en empêcher. La recherche du beau mène obligatoirement à une intérieure, laquelle vous donne à son tour soif de beauté et de bonté. La perfection comme un besoin de beauté dans tous les détails de la vie pourrait définir l’artiste. Cela m’a permis de m’exprimer par la sculpture, l’écriture, la peinture, dont ce dernier livre, Du Sacré à la Beauté, reproduit quelques tableaux. À une autre époque, l’enthousiasme et l’exultation de la foi se sont exprimés dans la construction aussi bien des églises romanes que des cathédrales. Comme on est loin alors de cette « esthétique de la laideur » que nous proposent certains médias, alors que d’autres nous prouvent que l’humain est fait pour la beauté. Dostoïevski le savait qui affirmait : « La beauté sauvera le monde ! » Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Si au lieu de donner au mental le pouvoir de conduire notre vie, on se contentait de regarder, de voir sans interpréter, le monde paraîtrait encore plus beau. Rien de ce qui existe ne porte à l’avance une étiquette : « beau » ou « laid », c’est nous qui interprétons. Il suffirait de presque rien, c’est-à-dire d’un autre regard, pour que le monde soit changé. Il se redessinerait d’harmonie et de beauté. Cette beauté-là deviendrait comme une pièce de théâtre dont on serait l’auteur, l’acteur et le spectateur. Si nos vies étaient conçues comme une œuvre d’art, le monde serait restauré. Il semble que cette période de pandémie nous donne une occasion extraordinaire et unique de continuer à faire des projets et de voir un arc-en-ciel à l’horizon. Y a-t-il quelque chose de plus beau que la beauté ? C’est la laideur lorsqu’elle est pardonnée, donc embellie ! Pour restaurer un tableau, il ne suffit pas de le rendre neuf et clinquant de jeunesse, il faut savoir respecter la patine et même se servir d’elle… Comme elles sont belles les rides de certaines mamies, creusées par les larmes, la vie, l’amour et la joie. Ne croyez pas que cela ne soit l’apanage que de certains. Cela s’appelle l’humble dévouement à la beauté de l’Amour. Il peut aller jusqu’à la sainteté. Mais dans tous les cas, cela se vit sans arrogance, avec élégance, cela s’appelle l’Art de vivre. Pour lire l’article en entier Reflets n° 40 pages 38 à 39

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Père André-Marie 3 août 2021 Aucun commentaire
Jean Lavoué

La poésie, l’art de l’insaisissable

    Poète et éditeur, Jean Lavoué est l’auteur de recueils de poésie mais aussi d’essais portant notamment sur l’écriture et l’intériorité. Il a consacré plusieurs ouvrages à des auteurs bretons : Jean Sulivan, Félicité de Lamennais, Georges Perros, Xavier Grall… Derniers ouvrages parus, René Guy Cadou, la fraternité au cœur (L’enfance des arbres, 2019), Voix de Bretagne, Le chant des pauvres (L’enfance des arbres, 2021), Des clairières en attente (Médiaspaul, 2021). Parmi ses recueils de poésie, Ce rien qui nous éclaire a ouvert en 2017 la collection de L’enfance des arbres Poésie et intériorité. Maison d’édition L’enfance des arbres : www.editionslenfancedesarbres.com Qu’est-ce qu’être poète ? Être poète, c’est d’abord, je crois, tout simplement être un vivant, une personne qui se laisse saisir, étonner par sa propre présence au monde et par tout ce qui l’entoure. C’est se montrer capable de porter et de laisser grandir en soi les questions essentielles. Pourquoi la vie, pourquoi la mort, pourquoi l’infini, pourquoi la beauté, pourquoi le mal, pourquoi l’amour ? C’est pouvoir s’ouvrir sans retenue à ce mystère de la vie qui de toute part nous dépasse.  C’est prendre conscience un tant soit peu de cette réalité prodigieuse dans laquelle nous sommes immergés. Sur laquelle nous ne pouvons pas refermer la main : seulement nous rendre disponibles, accueillants à ce qui survient. C’est retrouver sans cesse sous la routine et l’habitude cet étonnement premier d’exister. Autant dire que tout humain est poète dans ces éclats d’instant qui le traversent Autant dire que tout humain est poète dans ces éclats d’instant qui le traversent et où il prend conscience d’une réalité plus vaste que lui-même. Aussi, celui que l’on dit poète n’est-il pas foncièrement différent des autres. Il est aussi menacé qu’eux par l’oubli, la banalité, le refoulement du mystère. Par une approche prosaïque de ce qui nous entoure. Simplement, il va se consacrer davantage à cultiver cette présence à soi-même et au monde et c’est elle qu’il va s’efforcer de traduire en mots, en images, en sensations, en émotions. Contrairement au langage courant, utilitaire, qui exige de la précision, il va plutôt donner du jeu à son expression pour tenter d’évoquer plutôt par allusion, par résonance, ce qui ne saurait se dire avec des concepts ou un vocabulaire trop technique. Tout ce que finalement la vie recèle de proprement insaisissable. D’où ces brisures, ces éclats de nuit qui parsèment son texte. D’où également le sentiment fréquent pour le lecteur d’être perdu, à la fois dépaysé et déplacé vers l’inconnu et, en même temps, de se sentir situé à nouveau au lieu le plus intime de soi. Comme un retour à l’origine. Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant La poésie, c’est, en effet, avant tout un art d’habiter, « de s’habiter vraiment » La poésie, c’est, en effet, avant tout un art d’habiter, « de s’habiter vraiment », comme l’écrivait Georges Perros. Une manière d’exister qui n’en reste pas à la surface des événements. Nous sommes si souvent éloignés de notre demeure et de nous-mêmes, captés par les choses, saisis par des soucis qui obstruent notre conscience, engagés dans les voies de la nécessité et des obligations. Toute la société, en fait, nous éloigne de ce lieu vers lequel pointe la poésie. La vie sociale est le domaine des arrangements et des compromissions avec l’infini que chacun porte en soi tout comme avec l’étrangeté que révèlent en eux les autres. Je ne comprends pas la phrase qui suit, au même quoi ?La société nous asservit au même. Or, le poète, par de secrètes correspondances, nous ramène, lui, insensiblement vers ce lieu-source où notre être s’ouvre à ce qui l’altère, tout en lui faisant éprouver son manque profond que rien ne saurait combler. Cela peut être la beauté d’un paysage, la brûlure d’un amour, la force d’une absence, le mystère d’une transcendance… En poésie, nulle réalité n’est jamais achevée. Il faut s’en remettre, au contraire, toujours à l’inconnu. L’art poétique est-il en rapport avec votre foi ? En effet, je parlerais volontiers de ma foi comme je viens de le faire à propos de la poésie. La foi n’est-elle pas d’abord ouverture à ce qu’on ne saurait enfermer ni parfaitement comprendre ? Il s’agit de faire confiance sans voir. Face au tragique de nos vies, il y est question aussi d’espérance. Il ne s’agit pas d’acquérir des certitudes, des croyances résistantes à tout. C’est, au contraire, éprouver un inconnu que l’on sent habité d’une présence même si nous ne savons pas la nommer. À ce titre, l’agnostique est aussi un être de foi. Il s’agit de ne pas se contenter de ce que l’on possède mais d’accueillir ce qui nous manque comme le lieu véritable de notre existence et fonder dans ce lieu notre confiance. Poème du 13 avril 2021 Franchir une fois encore L’écluse du silence Et laisser derrière soi Tant de mots inutiles  Pour gagner à pas lents Ces rochers de l’enfance D’où le monde paraît bleu Et où les arbres prient.  Il fait un temps de mouettes Dans les bourgeons d’avril, De vols pour arpenter Les allées du soleil :  Tant qu’il y aura des ailes, Des ciels, des matins purs, Nous nous tiendrons debout Dans la force du vent,  Nous marcherons longtemps Sans heure ni calcul Pour boire la blancheur À l’auge du printemps,  Nous mènerons nos bêtes Vers l’horizon tremblant Où la fête se donne, Claire, allégée de tout. www.enfancedesarbres.com   Pour lire l’article en entier REFLETS n° 40 pages 28 à 30

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Jean Lavoué 27 juillet 2021 Aucun commentaire
Frédérique Lemarchand

FRÉDÉRIQUE LEMARCHAND : l’amour est là tout le temps

Vézelay, magnifique petite ville perchée sur une colline, célèbre par sa basilique Sainte- Marie-Madeleine qui veille sur les pèlerins de Compostelle. C’est là que nous rencontrons Frédérique Lemarchand, qui habite dans le dédale des maisons vigneronnes et des jolies demeures Renaissance. Quel parcours pour cette peintre inspirée ! Une malformation cardiaque lui donnait une espérance de vie limitée à l’enfance. Malgré les épisodes de santé les plus éprouvants, elle arrive à l’âge de 35 ans où elle reçoit une greffe coeur-poumons et vit une expérience de mort imminente, embrasée d’un amour… inexprimable. Ce fut le tournant de sa vie et de sa peinture. Qu’est-ce qui vous a amenée à la foi ? C’est mon retournement intérieur, parce qu’à l’extérieur, je n’arrivais pas à assouvir mes questions Donc, très tôt, j’ai senti que les réponses étaient à l’intérieur. La maladie, comment est-elle arrivée ? La maladie a été détectée à ma naissance. Il y a eu beaucoup de déni au départ, on a fait comme si je n’étais pas malade. Sauf que la maladie a pris de l’ampleur. Quand j’ai été diagnostiquée, j’avais 12 ans et je devais mourir dans les trois mois. Mais je ne suis pas morte. Ce sont mes parents qui ont reçu ce message. Ma mère était seule. Mon père l’a su après et ça l’a rendu complètement mutique. Ma mère a versé dans la folie. Je l’ai appris par inadvertance, en écoutant derrière une porte. Votre maladie, comment se traduisait-elle ? C’était une hypertension artérielle pulmonaire, avec des essoufflements, des hémorragies internes et de grosses douleurs au cœur. Pour les autres, c’était très impressionnant. Mon caveau était prêt, tout était prêt. Tout le monde était très pragmatique. C’était très lourd à gérer ; il fallait que ça aille très vite et ça n’en finissait pas de ne pas mourir. Donc c’est devenu infernal. Mes parents étaient pauvres, sans recours spirituel. Tout était compliqué, payer le caveau, et beaucoup d’autres détails. J’ai dû me débrouiller. J’avais 14 ans. Des infirmières super sympas m’ont prise chez elles. Puis, je suis revenue chez mes parents. Je n’avais plus de place, pas de couverts à table. J’étais morte, un fantôme parmi les miens. Je ne leur ai pas dit quand j’ai été greffée. Ils l’ont su quand c’était fini. Maintenant que j’ai été greffée, on a renoué, mais on n’en parle pas. C’est comme si j’étais une autre, du coup, c’est plus simple. Je passe pour une Cosette. J’étais bercée par le silence et par des défunts, une grand-mère que je n’ai pas connue. J’avais des tuteurs intérieurs. Le silence ne me faisait pas peur, la solitude non plus. Je me sentais très bien, même si j’ai mis du temps avant de comprendre que je n’étais pas rejetée. C’est juste que cela faisait partie de mon parcours spirituel initiatique. Pendant vos quarante jours de coma, que s’est-il passé ? J’ai croisé des personnes qui ont fait des expériences négatives dans les comas. En fait, je pense que ces expériences sont rares, mais que cela tient à leur décryptage, comme pour les rêves. À la suite d’expériences négatives, certaines personnes sont complètement suicidaires, elles ne veulent plus vivre et en même temps mourir leur fait peur. En décryptant, on voit que ce qu’elles prennent comme un monstre des profondeurs, c’est un mariage avec leurs énergies profondes pour rencontrer leur ombre. Plus cette ombre est intégrée, plus elle sera réunifiée et plus elle va s’épouser. Du coup, le fait d’en parler leur est très utile. Pour ma part, j’ai connu des expériences de l’ordre du cauchemar. Annick de Souzenelle m’a permis de les décrypter, sinon je n’aurais rien compris non plus et je me serais victimisée. Quand j’ai traversé tout ça, une dame de l’aumônerie a plongé ses yeux dans les miens dès que je me suis réveillée et m’a dit : « Tu es restée quarante jours dans le coma. Tu as été greffée le jour de Notre-Dame de Lourdes. Je pense que nous aurons des choses à nous dire après. » Je ne comprenais pas, mais elle m’avait donné un peu d’élan. Du coup, j’ai commencé à parler aux médecins : « Mademoiselle Lemarchand, on m’a dit que vous entendez des voix, nous allons faire passer le psychiatre. » J’étais revenue pour parler et pour témoigner, mais j’ai compris qu’il valait mieux me taire. C’est terrible pour tous ceux qui font des expériences de mort imminente : les familles ne les reconnaissent pas. On devient comme étranger. On n’est plus dans un amour possessif et les gens ne comprennent pas : « Tu ne tiens plus à moi ! » Non, c’est que je t’aime vraiment. Du coup, ça bouleverse tout. Souvent, ils sont tellement maltraités qu’ils meurent très vite parce qu’ils ne sont pas du tout écoutés. Quand j’ai vu les doses qu’on me donnait et que je ne prenais pas, sur ma tablette est apparue Annick de Souzenelle, je me suis dit : « Ce sont les Anges », l’initiation. Je ne la connaissais ni d’Ève ni d’Adam. Elle parle le même langage que moi. Je comprends tout. Cela m’a aidée à remettre mes vêtements. Avec Annick, nous nous sommes tout de suite entendues. EXPOS À VENIR Du 24 au 26 septembre : exposition, festival Les Jours de Lumière, Saint-Saturnin (63) Pour lire l’article en entier, Reflets n° 40 pages 64 à 68

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Frédérique Lemarchand 20 juillet 2021 Un commentaire
Equipe de rédaction Reflets

L’ART, UNE MANIÈRE D’EXPRIMER L’AMOUR

Qu’est-ce l’art ? Cette question récurrente peut recevoir mille réponses toutes pertinentes. Nous avons choisi un axe : une manière d’exprimer l’amour. Alors, l’art nous rappelle le manque le plus profond que vit l’humanité depuis son commencement : être séparé. C’est le prix à payer pour acquérir une individualité. Cette séparation fondatrice nous a coupé de l’amour universel. Aucun amour sur terre ne peut égaler l’amour que nous avons quitté à la naissance et que parfois nous espérons retrouver après la mort.   L’art serait la manifestation de cette privation. Il essaie d’exprimer cette quête d’absolu dans une forme. Il évolue au rythme de l’artiste. Il progresse au rythme de l’humanité. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. De l’art pariétal préhistorique à la peinture postmoderne, n’est-ce pas l’expression du désir d’union à ce qui est représenté ? À l’esprit de l’animal chassé comme à l’esprit de l’être aimé ? Que fait d’autre la musique si ce n’est nous unir en esprit ?   Sous cet angle, l’art est une tentative, parfois désespérée, parfois magnifique, toujours insatisfaite, de souligner notre besoin d’amour. REFLETS n ° 40 page 23

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Equipe de rédaction Reflets 6 juillet 2021 Aucun commentaire
Dominique Eraud

Chronique d’une mission humanitaire médicale au Maroc

le Docteur Dominique Eraud passe trois semaines par an en mission humanitaire Dr Dominique ERAUD Le docteur Dominique Eraud est présidente de l’association Solidarité Homéopathie. SH, créée en 1994, a pour objectif d’aider les populations les plus pauvres, en France et à l’étranger, à améliorer leur santé et à se soigner de manière peu onéreuse, à partir de leurs propres ressources, personnelles et environnementales. Dominique Eraud est aussi membre fondateur des colloques Ecomédecines, fondatrice de la CNMSE(Coordination Nationale Médicale Santé Environnement), de l’association Intelligence Verte. Elle est créatrice de PUMP’SKIN : des cosmétiques bio à base de Potimarron.    www.pumpskin.fr Depuis environ quinze ans, je passe trois semaines par an en mission humanitaire la plupart du temps sous l’égide d’une ONG. Malheureusement, en cette année 2021, Covid et voyage ne riment pas bien ensemble, et j’étais triste de ne pouvoir renouveler ces missions à l’étranger (Birmanie, Madagascar, Guatemala, etc.) qui apportent tant à ma vie. Isabelle Rossi, présidente de APMH, me propose alors de venir travailler dans le dispensaire qu’elle a créé à Skoura Isabelle Rossi, présidente de APMH, me propose alors de venir travailler dans le dispensaire qu’elle a créé à Skoura, au sud du Maroc. Trop contente ! Avec un ordre de mission de l’APMH et une visite au consulat du Maroc, le tour est joué : je peux embarquer. M’Bark vient me chercher à l’aéroport de Marrakech à 15h, j’arrive à Skoura à 21h15, après avoir traversé l’Atlas et ses sommets enneigés. Je découvre une région désertique, riche en cailloux, et l’enchantement de la palmeraie. Sa spécialité : les oliviers, mais aussi les amandiers et les abricotiers ; tous sont en fleurs. Dès le lendemain matin, notre duo avec Isa commence. Les premiers patients attendent devant la porte à Ikhlass. Nous les interrogeons ensemble et déterminons le remède homéopathique uniciste qui convient à leur cas. Et je propose une séance d’acupuncture. Au bout de deux jours, nous sommes très opérationnelles. Toute la famille est traitée, père, mère, grand parents et enfants, par des médecines écologiques uniquement. Et bien sûr, grâce à l’accompagnement de notre charmant traducteur Mansour, un pâtre marocain, artiste, comédien, joueur de flûte. Malgré la Covid elle peut partir au Maroc en mission Cette expérience est originale pour moi. Lors de mes précédentes missions, les patients venaient me consulter dans un « dispensaire « – un grand mot pour décrire une pièce dédiée aux soins. Cette fois, une partie des consultations a lieu dans une pièce, chez Isa. L’autre se fait dans les villages, chez l’habitant ou dans des institutions, pour ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer. Une famille propose sa maison pour recevoir les autres familles du village. Je découvre leur vie de l’intérieur et les différents lieux d’habitation. Une super expérience ! Et toujours, le célèbre salon marocain, parfait pour examiner et faire s’allonger les patients pour les séances d’acupuncture. On voit toutes les pathologies, en particulier beaucoup de goitres, énormes. Il est vrai qu’il y a un certain nombre de mariages consanguins et que les hommes pratiquent la polygamie. Nous avons aussi consulté dans deux centres d’handicapés à Ouarzazate. Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant Au bout de deux jours nous sommes très opérationnelles Des amis d’Isa annoncent avoir découvert une carrière d’argile. Un bonus, pour moi qui suis surnommée « madame argile  » ! Pur bonheur ! Nous y allons et en rapportons de nombreux sceaux remplis, qui sont distribués aux patients. Et nous expliquons à ceux qui ont une voiture où ils peuvent la trouver. Nous avons consulté tous les jours, reçu des centaines de patients, toujours avec le sourire et la joie de partager nos savoir-faire avec ce peuple de Marocains, pauvres mais pas malheureux. Seul médecin à assurer la mission, c’est un bonheur de s’intégrer au quotidien dans cette population très démunie et très touchante. J’ai beaucoup appris sur leur quotidien, beaucoup apprécié leur vision de la famille et leur respect à l’égard des personnes âgées. Ils sont très reconnaissants et se trouvent, pour certains, dans des conditions psychologiques bien difficiles. J’avais dans mes bagages la revue Reflets que je voulais offrir à Isa J’avais dans mes bagages la revue Reflets que je voulais offrir à Isa. Et là encore, la magie a opéré. J’apprends que Reflets a déjà plusieurs fois interviewé le père Duigou qui officie à Ouarzazate et Isa avait prévu de m’emmener à la messe dans cette charmante église. Ah oui ! je suis prête à revivre une si belle expérience dans le Haut-Atlas ! Je vous laisse avec Isa qui va vous parler du quotidien de son association là-bas, quand il n’y a pas de médecin français en « mission ». Elle m’impressionne par sa connaissance de l’homéopathie, sa générosité, sa vitalité et sa positivité. Nous avons formé un magnifique duo ! L’Homéopathie à Skoura, palmeraie du grand sud marocain. par Isabelle Rossi Présentation de la Palmeraie La palmeraie de Skoura est située à l’est de Ouarzazate, entre le Grand et l’Anti-Atlas : 50 km2, 30 000 habitants, 30 douars (villages), 30 écoles, 30 mosquées, mais un seul centre de santé avec trois infirmiers et trois sages-femmes en titre. Un médecin y vient de l’hôpital de Ouarzazate trois fois par semaine. Vous l’aurez compris, pas vraiment d’accès aux soins pour ceux qui n’en ont pas les moyens ! Leur chance, ils n’ont jamais été intoxiqués par les produits chimiques, que ce soit pour eux-mêmes ou pour leur agriculture. Ils pratiquent d’ailleurs la permaculture sans le savoir. Des formations d’homéopathie familiale et d’agro-homéopathie En 2012, à l’initiative d’Homéopathes Sans Frontières (HSF), nous commençons des formations d’homéopathie familiale auprès des matrones (sages-femmes traditionnelles), puis en 2013 des formations d’agro-homéopathie auprès des agriculteurs de la palmeraie. Malheureusement en 2015, HSF a recentré ses formations auprès des seuls soignants (médecins, pharmaciens…). À la demande des apprenants, l’association Promotion de

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Dominique Eraud 28 juin 2021 Un commentaire
Equipe de rédaction Reflets

La liberté d’expression, Christian ROESCH

    En ce moment, la liberté d’expression est mise à mal, dans le monde comme en France En ce moment, la liberté d’expression est mise à mal, dans le monde comme en France. Nous constatons les entraves à dénoncer les pratiques douteuses, qu’elles soient économiques, financières ou politiques. Nous déplorons les excès dans l’usage de cette liberté – surtout sur les réseaux sociaux – excitant la colère, la haine, le désir de vengeance. Mensonges et vérités sont utilisés sans distinction. Une lectrice nous a adressé une lettre relatant des faits qui l’ont interpellée, désireuse de connaître notre point de vue sur la liberté d’expression. Nous n’avons pas vocation à donner un enseignement général, notre réponse ne concerne donc que l’équipe Reflets. Nous donnons la parole à d’autres pour confronter différents points de vue et ouvrir ainsi la réflexion. Cela fait partie de notre éthique. Notre lectrice explique que dans sa petite ville, au mois de novembre, elle découvre une affiche de deux mètres de haut représentant une photo de musulmans en prière. Dans la partie inférieure, se lit un tag en grosses lettres noires : LES CONS ! Aussitôt, elle demande à la mairie le retrait de cette affiche qui reste cependant encore quatre jours à la vue des passants. Effectivement, nous partageons l’indignation de notre lectrice. C’est l’occasion de nous interroger sur la liberté d’expression de Reflets. Que nous dit ce fait divers ? Rappelons qu’en novembre précisément le professeur Samuel Paty était assassiné suite à la republication des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo. D’un côté, la souffrance de musulmans essayant de réhabiliter leur pratique religieuse, la prière symbolisant une activité de paix. De l’autre côté, le tag nous parle de la souffrance de quelqu’un se jugeant supérieur par sa condamnation de la foi islamique. Nous ne pouvons qu’exprimer notre miséricorde pour ces deux camps antagonistes. Ce geste ne fait qu’augmenter les souffrances. La « connerie » de la religion contre la « connerie » de croire à la supériorité de l’athéisme. Encore plus de violence en perspective. Nous comprenons la souffrance des musulmans symbolisés dans cette affiche. Nous comprenons l’exaspération de ceux qui imaginent qu’éliminer la religion musulmane mettra fin au terrorisme. Combien il faut se sentir empêché de vivre pour ne pas donner aux autres le droit de vivre ! Alors quelle est notre approche de la liberté d’expression pour Reflets ? Nous dénonçons parfois des faits, mais ils ne nous autorisent pas à juger les personnes, puisqu’à l’origine il y a toujours un blessé avec sa souffrance issue de son histoire personnelle et /ou de son histoire collective. Par exemple, nous pouvons parler des décisions du gouvernement au sujet de la pandémie, mais nous n’assimilons pas les faits aux personnes. Nos dirigeants sont élus. Les critiquer, c’est critiquer les personnes qui ont voté pour eux. Les condamner, c’est condamner ceux qui les supportent. Leur point de vue a autant de valeur que celui de leurs opposants. Pour chaque fait, il y a en apparence un bourreau et une victime. Derrière chaque bourreau et chaque victime, se trouve en réalité un blessé de la vie. Nous avons le choix de nous pencher sur leurs blessures ou de les ignorer. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant.   La liberté d’expression, qui est une conquête de la personnalité, récente (deux siècles), permet de dire du bien (sans limite) ou du mal (dans certaines limites imposées par la loi). La rédaction de Reflets a choisi de ne pas dire du mal. Car dire du mal, c’est commencer à faire du mal. Quand nous sommes en désaccord fondamental avec un point de vue, nous n’en parlons pas. À quoi sert de parler des forces ténébreuses ? Nous préférons parler des forces lumineuses. Voir par exemple la rubrique « Nous avons aimé ». Les livres, les films que nous n’aimons pas, nous n’en parlons pas. Prenons encore un peu plus de recul sur la liberté d’expression de Reflets. Notre liberté consiste à choisir de louer. Louer les humains magnifiques. Pour lire l’article en entier REFLETS n° 39 pages 24 à 25

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Equipe de rédaction Reflets 21 juin 2021 Aucun commentaire
Alain Pamart

Les entreprises supranationales et les États

  Par Alain Pamart Le paysage économique mondial compte désormais un acteur devenu dominant et quasi hégémonique : les sociétés, groupes ou consortiums à dimension supranationale couvrant des secteurs complets d’activité et déployés sur une multitude de pays. Ainsi coexistent aujourd’hui d’anciennes grandes entreprises, nationales à l’origine mais ayant connu récemment une très large expansion tant en volume qu’en diversité d’implantation géographique, avec de toutes nouvelles firmes devenues mondialisée en un temps record, certaines avec un quasi-monopole : citons les GAFAM et divers concurrents chinois.      Le rapport de suprématie entre ces entreprises internationales et l’ensemble des États  Confrontés à un rapport de force que conditionne l’échelle de leurs appétences respectives et le niveau de leur réciprocité d’intérêts, les États et ces entreprises vont-ils interagir comme des partenaires ou comme des adversaires ? Au-delà de la taille parfois assez démente de ces entreprises, leur positionnement et leurs méthodes d’affrontement s’articulent très diversement selon qu’ils s’adressent aux États-Unis ou à une autre nation de moyenne ou de moindre importance. Selon que leur rendement ne dépend plus que de la marge du marché intérieur d’un pays quel qu’il soit, y compris leur pays d’origine, ces trusts s’inscrivent dans une recherche d’autonomie quasi souveraine vis à vis des États. La relative impuissance conjuguée des États   L’implantation géographique de ce type d’entreprises est déterminée par une recherche systématique du moindre coût corrélée à la prévision d’une marge brute la plus confortable possible. Pour ce faire, elles jouent sur l’atout déterminant que constitue la perspective de création d’emplois tant directs qu’indirects au travers de multiples sous-traitants essentiellement nationaux. Ainsi s’engendre de fait une obligation d’entente, de compromis voire même d’accommodements assez discutables avec les dirigeants nationaux, pouvant aller jusqu’au dumping fiscal.  Enfin, spécificité propre aux pays démocratiques, les gouvernements tributaires d’élections régulières doivent composer avec des firmes gérées sous l’emprise d’une direction unitaire et monopolistique dont la durée s’inscrit sur un temps bien plus long. L’Union européenne ajoute à ces contraintes la sujétion supplémentaire que représente la nécessité a minima d’une syntonisation entre les États.  Si cet article vous plait, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant La coopération entre États devient un impératif pour contrer la coalition des grandes entreprises   Les ensembles transnationaux s’agrègent dans un déploiement titanesque au sein d’un vaste réseau d’entités distinctes de filiales et de sous-traitants disséminés géographiquement au seul gré de leur propre discriminant stratégique. Par contraste, le champ d’action des États est devenu plus complexe et assez incertain compte tenu de la déconnexion de leur espace national avec la zone d’influence de ces firmes internationales. La volonté politique est ainsi lourdement handicapée par les transferts de capitaux effectués par les multinationales, générateurs de redistributions hétérogènes et peu légitimes de richesses au niveau mondial. Hors de toute considération éthique, ils contribuent à leur permettre de s’affranchir toujours plus ostensiblement des politiques publiques des États. Pour les États qui tentent de faire de la résistance Pour les États qui tentent de faire de la résistance, la marge de manœuvre est réduite, sinon inopérante. La flexibilité des entreprises, leurs normes managériales de gestion s’opposent en effet à la rigidité naturelle des politiques publiques. Le caractère extraterritorial des problématiques souligne de manière patente l’inadaptation des outils de gouvernance d’un monde où le poids respectif des États est contrebalancé défavorablement par celui des entreprises transnationales.  À l’évidence, établir un consensus international devient urgent pour mettre un frein à la dérégularisation galopante en cours par l’instauration de concepts fédéraux portant tant sur le droit des sociétés que sur les principes d’autonomie juridique, de responsabilité et d’encadrement d’entités qui s’interposent habilement en ‘illégitimité’ tout en restant en apparence dans la légalité stricte. Verra-t-on enfin dans un avenir proche l’élaboration d’une charte associant une très large majorité d’États pour instaurer des normes générales, uniformément applicables ou a minima convergentes ? Sans surprise, dans les régimes démocratiques, la dimension électorale affectera le niveau d’arbitrage auquel les entreprises, et plus encore les dirigeants politiques, devront se rallier de façon combinée et opportune.     Pour lire l’article  REFLETS n°39 pages 7 à 9

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Alain Pamart 13 juin 2021 Aucun commentaire
Equipe de rédaction Reflets

La liberté, un des trois piliers républicains.

Au mois de septembre 2020, une centaine de médias français s’unissent pour publier le message suivant : LETTRE OUVERTE À NOS CONCITOYENS Ensemble, défendons la Liberté Il n’est jamais arrivé que des médias, qui défendent souvent des points de vue divergents et dont le manifeste n’est pas la forme usuelle d’expression, décident ensemble de s’adresser à leurs publics et à leurs concitoyens d’une manière aussi solennelle. Si nous le faisons, c’est parce qu’il nous a paru crucial de vous alerter au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression. Aujourd’hui, en 2020, certains d’entre vous sont menacés de mort Aujourd’hui, en 2020, certains d’entre vous sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. Des États exercent des pressions sur des journalistes français « coupables » d’avoir publié des articles critiques. La violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique. Ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays ont été assassinés par des fanatiques, en raison de leurs origines ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement. « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi », proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution. Cet article est immédiatement complété par le suivant : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » Pourtant, c’est tout l’édifice juridique élaboré pendant plus de deux siècles pour protéger votre liberté d’expression qui est attaqué, comme jamais depuis soixante-quinze ans. Et cette fois par des idéologies totalitaires nouvelles, prétendant parfois s’inspirer de textes religieux. Si cet article vous plaît, pensez à faire un don. Le fonctionnement du site a un coût. Il n’y a pas de publicité. Vous avez un bouton « don » sur le côté. Merci de votre participation quel que soit le montant. Bien sûr, nous attendons des pouvoirs publics qu’ils déploient les moyens policiers nécessaires pour assurer la défense de ces libertés et qu’ils condamnent fermement les États qui violent les traités garants de vos droits. Mais nous redoutons que la crainte légitime de la mort n’étende son emprise et n’étouffe inexorablement les derniers esprits libres. Que restera-t-il alors de ce dont les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 avaient rêvé ? Ces libertés nous sont tellement naturelles qu’il nous arrive d’oublier le privilège et le confort qu’elles constituent pour chacun d’entre nous. Elles sont comme l’air que l’on respire et cet air se raréfie. Pour être dignes de nos ancêtres qui les ont arrachées et de ce qu’ils nous ont transmis, nous devons prendre la résolution de ne plus rien céder à ces idéologies mortifères. Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler, écrire et dessiner comme dans peu d’autres endroits dans le monde. Il n’appartient qu’à vous de vous en emparer. Oui, vous avez le droit d’exprimer vos opinions et de critiquer celles des autres, qu’elles soient politiques, philosophiques ou religieuses pourvu que cela reste dans les limites fixées par la loi. Rappelons ici, en solidarité avec Charlie Hebdo qui a payé sa liberté du sang de ses collaborateurs, qu’en France, le délit de blasphème n’existe pas. Certains d’entre nous sont croyants et peuvent naturellement être choqués par le blasphème. Pour autant ils s’associent sans réserve à notre démarche. Parce qu’en défendant la liberté de blasphémer, ce n’est pas le blasphème que nous défendons mais la liberté. Nous avons besoin de vous. De votre mobilisation Nous avons besoin de vous. De votre mobilisation. Du rempart de vos consciences. Il faut que les ennemis de la liberté comprennent que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinions ou de croyances. Citoyens, élus locaux, responsables politiques, journalistes, militants de tous les partis et de toutes les associations, plus que jamais dans cette époque incertaine, nous devons réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la Liberté. #DéfendonsLaLiberté Ne tergiversons pas : la liberté d’expression sert soit à dire du bien, soit à dire du mal. Lorsqu’elle se moque d’une minorité, quelle qu’elle soit, elle fait du mal. Les journalistes et caricaturistes (…) ne fonctionnent pas autrement. Ils se payent la tête de certaines gens. Les blessés qu’ils font ont besoin à leur tour d’évacuer leur souffrance dans une violence, plus ou moins grande selon l’accumulation. Elle se retourne contre l’auteur quand il est atteignable, sinon elle va vers d’autres. La haine attise la violence, même sous couvert d’humour.   Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 39 pages 30 à 33  

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Equipe de rédaction Reflets 24 mai 2021 Aucun commentaire
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