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Extrait d’article

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Compléments Revue Reflets

Extrait d’article

Compléments Revue Reflets

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Interview de Marie-France Des Pallières
Françoise

Interview de Marie-France Des Pallières,Une vie tournée vers les autres,

Interview de Marie-France Des Pallières Une vie tournée vers les autres À l’âge de la retraite, au Cambodge, c’est vers les enfants chiffonniers que les deux créent en 1995 l’association PSE (Pour un sourire d’enfant). Six mille trois cents enfants apprennent un métier, partagent des repas, sont accueillis dans le centre, pour les sortir de leur condition et de leur milieu de vie, la décharge de Phnom Penh. Après le décès de Christian, Marie-France continue l’œuvre, avec le seul souci de préserver l’idée de départ : que l’aide aille aux plus pauvres. Si vous n’avez pas encore vu le film reportage qui leur a été réservé, ne manquez pas Les pépites. « Christian disait en blaguant que ce film parlait trop de nous, et que c’était très bien qu’il s’en aille. » On ne peut pas parler de Marie-France sans parler de Christian. Ces deux-là forment un couple, même si le 24 septembre 2016 Christian quittait l’aventure terrestre commune à  l’âge de 82 ans. Tout commence par un voyage que le couple fait avec leurs quatre enfants, pour prendre la mesure que le monde ne s’arrête pas à leur vie quotidienne. Ils le raconteront dans un très beau livre , Quatre enfants et un rêve, Éditions Nouvelle Cité. La vie professionnelle les amènera à voyager encore et encore, à découvrir les autres comme richesse. Vous avez fait de nombreux voyages, vous êtes partis en camping-car – le Nain-Bus – à la conquête du monde et votre couple, votre famille se sont construits autour de la découverte de l’autre ; pouvez-vous nous expliquer votre démarche ? Nous vivons sur la planète Terre qui tourne dans l’univers et notre but était de connaître le monde. Ça nous paraissait important de savoir comment les gens vivaient ailleurs, ne pas rester dans son monde mais s’ouvrir à plein d’autres choses. Nous étions comme un enfant qui n’a qu’une envie, c’est de sortir de son parc. Lorsque vous vous trouvez avec Christian, votre mari, sur la décharge de Phnom Penh, découvrant ces enfants au milieu des ordures, vous n’avez pas hésité. Qu’est-ce qui vous pousse à ce moment-là ? Notre vie professionnelle nous a amenés à beaucoup voyager. À cette époque nous travaillions dans une association, la SIPAR (Soutien à l’initiative privée pour l’aide à la reconstruction) et nous nous occupions du redressement de l’enseignement primaire, dans le cadre d’un contrat de deux ans au Cambodge. Nous voyions régulièrement des enfants chiffonniers dans les rues mais, pris par notre mission, nous n’avions pas de temps disponible. C’est à la fin de son contrat que Christian a commencé à contacter ces enfants. Puis, mon mari étant en préretraite, nous étions plus disponibles, et lorsque nous avons découvert la décharge et les enfants qui mangeaient là-dedans – c’était l’enfer sur terre – on s’est dit : «La première chose à faire, c’est de les nourrir » ; c’était tellement insupportable ! Donc on a commencé par ça. Nous sommes repartis en France assez rapidement avec des photos pour expliquer ce que l’on avait vu et on a rapporté sur place de quoi démarrer notre action, puis on a préparé un programme. On ne voulait pas se tromper de but. Christian est allé discuter avec les enfants car nous voulions savoir de quoi ils avaient besoin. Ils nous ont dit : « Un repas par jour et puis aller à l’école comme les autres enfants ». Donc voilà, c’était tracé. Alors on a commencé à leur apporter des repas, puis à nouveau un retour en France. On leur a amené plus de repas, on a construit une petite paillote à côté de cette décharge, on a commencé à les soigner, puis à les nourrir tous les matins. Après ça, on a acheté un terrain et construit des classes. Au début nous n’avions pas de quoi subvenir à leurs besoins et on a demandé de l’argent à nos amis. Enfin on a démarré l’école, etc., et il n’était pas question de s’arrêter. Il n’est toujours pas question de s’arrêter d’ailleurs ! C’est ainsi que nous avons créé l’association PSE – Pour un sourire d’enfant – en 1996. Dans nos programmes nous avons 6 300 enfants aujourd’hui. Il y en a 4 000 qui ont un métier, qui sont sortis du projet définitivement. On a commencé par de l’enseignement primaire parce que c’est un domaine que nous connaissions, nous n’avions pas l’intention d’aller plus loin. Jusqu’au jour où nous nous sommes aperçus que même avec le brevet, ils ne trouvaient pas de travail et des enfants retournaient sur la décharge. (…) Il est essentiel de vérifier que l’esprit dans lequel on a créé ce centre, cette association, ne dévie pas, et que les priorités restent les mêmes. L’important, c’est que l’on puisse continuer à servir les plus pauvres et les sortir de leur misère. Depuis très longtemps on a été un peu hors norme : on a voyagé, on a acheté un camping-car, on a créé une chorale familiale, on a chanté, on est montés sur les planches, partis faire ce voyage… En fait nous avons essayé de réaliser nos rêves, nous avons osé réaliser nos rêves. Nous ne voulions pas nous entendre dire à la fin de notre vie : « On aurait aimé faire ça et puis on ne l’a pas fait ! » et regretter. Nous avons pris des risques, il y en a toujours. Mais l’important c’est d’oser, oser réaliser ses rêves, et aller à contre-courant éventuellement, parce que c’est ce que l’on a toujours fait. Pour lire l’article en entier, Reflets n°27 pages 23 à 28

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Françoise 15 avril 2018 Aucun commentaire
Écriture inclusive : pour plus d'égalité ?
Françoise

Écriture inclusive : pour plus d’égalité ?

Écriture inclusive : pour plus d’égalité ? Augustin Luneau L’écriture inclusive, projet de réforme de la langue française reposant sur des attentions graphiques et syntaxiques, a récemment déclenché des débats passionnés : l’Académie Française crie à la mise en péril mortel de la langue quand d’autres voient une nouvelle arme, un nouveau moyen de lutter contre les inégalités hommes-femmes. Rien que ça ! Quelles sont les idées qui s’opposent ? D’un côté, les féministes qui défendent l’égalité entre les femmes et les hommes, partant du principe que le langage formant les mentalités, le principe « du masculin qui l’emporte sur le féminin » serait à l’origine des inégalités entre les femmes et les hommes. Selon elles, cette règle induirait des représentations mentales nous conduisant à accepter la domination d’un sexe sur l’autre. De l’autre, les académiciens, investis de la noble tâche de codifier les évolutions et innovations de la langue et d’en défendre la lisibilité et l’esthétisme. Selon eux, l’écriture inclusive dénaturerait, complexifierait et enlaidirait la langue française, en perturbant la lecture, l’apprentissage, et l’économie (dans le sens de la sobriété) de l’écriture. Mais qu’implique-t-on quand on nous apprend que le masculin l’emporte sur le féminin ? Est-ce vraiment le sens de lutte, de victoire, de suprématie qu’il faut accorder à l’expression ? Ou bien le terme « l’emporter sur » ne serait-il pas tout simplement mal interprété ? La grande époque du féminisme revendicatif des années 1960-1980 dénonçait l’inégalité des lois, mais aussi les inégalités culturelles, et a efficacement contribué à remettre en question le rôle de la femme dans la société ; nous en sommes aujourd’hui redevables. Mais il semblerait que la notion d’égalité atteigne ses limites quand elle pour plus d’égalité s’aventure à quantifier, à compter, à comparer. (…) Et notre si belle langue dans tout ça, mérite-t-elle ce débat ? Les féministes ne seraient-elles pas en train de la rabaisser à une bataille avec laquelle elle n’a rien à voir ? Lancer le débat contradictoire de la réforme de la langue sollicite des énergies d’opposition, de désaccord, là où l’on pourrait se demander ce qui différencie un homme d’une femme et comment donner autant de valeur à la part féminine qu’à la part masculine, plutôt que de les vouloir égales ! Ne serions-nous pas en train de confondre égalité et même importance ? La quête utopique et physiologiquement impossible de l’égalité homme-femme dissimule le besoin de gommer les différences. Chercher à rendre l’homme comme une femme et une femme comme un homme manifeste la difficulté à vivre sa singularité. N’est-ce pas dans cette direction que se trouve la vraie solution, la complémentarité ? Pour lire l’article en entier Reflets n° 27 pages 10 et 11

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Françoise 5 avril 2018 Aucun commentaire
Les 6 cadeaux du mourant
Françoise

Les 6 cadeaux du mourant à son entourage

Les 6 cadeaux du mourant à son entourage Ramon Junquera Suite à un passé de toxicomane, Ramon Junquera a connu de graves problèmes de santé qui lui ont fait fréquenter à plusieurs reprises la mort de près. Après dix ans de dialyse et une greffe de rein, aujourd’hui encore il suit un traitement pour soigner un cancer du sang. Accompagné par Bernard Montaud dans ses épreuves, il s’est servi de son expérience personnelle pour créer l’association A.D.D.I.C.T qui vient en aide aux personnes souffrant d’addiction. Il est également un membre actif de l’association AAMM. Si mourir et souffrir riment aisément dans la conscience de l’homme moderne, se peut-il qu’un jour mourir et s’offrir puissent faire de même ? Pour que cela soit possible, c’est tout le processus de la fin de vie qui doit au plus vite retrouver ses lettres de noblesse dans le débat public, mais aussi dans la sphère familiale où trop souvent, le déni et le sentiment d’impuissance dominent. À quoi bon parler de ce sujet, se dit-on, cela n’apporte que tristesse et souffrance… alors peu à peu, nous tous en Occident, nous avons mis le mourant et la mort à distance de nos vies et de nos cœurs. Fini les prières, les rites, les veillées, les visites au cimetière, même la Toussaint n’est plus – comble d’humour noir – qu’une journée morte pour la plupart d’entre nous. Le sacré et le sens ont disparu laissant l’absurde et sa chape de plomb se déposer tels des somnifères sur nos âmes. Nous cherchons ainsi à nous protéger de notre propre chagrin et de notre propre douleur chaque fois que nous perdons un être cher. Sans juger cette attitude qui n’est que l’expression d’un profond désarroi, notre réalité quotidienne d’homme moderne est ainsi faite. Nous nous sommes désinvestis au sein de nos familles et cercles d’amis de la fin de vie. Pour compenser cette perte nous avons évacué cette responsabilité en laissant faire les entreprises spécialisées en service funéraire. Nous avons gommé le côté humain de l’expérience au profit de l’efficacité froide du monde des professionnels. Ce sont des articles de loi qui désormais vont statuer sur ce que l’on peut faire ou non en ce qui concerne notre propre mort et celle des êtres aimés. Et surtout ne jetons pas la pierre aux instances publiques, c’est nous et nous seuls qui avons par faiblesse, et parfois aussi par paresse, fait qu’il en soit ainsi ! Heureusement, les consciences bougent. De plus en plus de personnes sentent que derrière un certain déni, se cache une profonde détresse collective. Celle-ci est due non pas à une quelconque désinvolture mais à une profonde ignorance des enjeux de la vieillesse et de la fin de vie. Espérons que des éveilleurs apparaissent pour nous rappeler que le destin des personnes âgées n’est pas de finir dans une maison de retraite. Sachons déceler le puissant regard d’amour d’un vieux rempli de sagesse. Espérons que des éclaireurs rallument la flamme d’une connaissance trop oubliée : ne pensons plus que notre destin consiste à mourir seul dans une unité de soins palliatifs ; il s’agit plutôt de rayonner d’amour et de miséricorde entouré de nos proches. Espérons aussi que nos oreilles entendent les paroles de ces éclaireurs, car sans notre écoute aucune évolution ne sera possible. En attendant que ce mouvement collectif d’éveil ait lieu, nous pouvons encore protéger la dimension sacrée de la fin de vie dans le monde de la foi. Soyons portés par cette dernière pour dire à qui veut bien l’entendre qu’un mourant c’est un géant ! Un géant aux mains pleines de cadeaux ! Mais de quels cadeaux s’agit-il, me direz-vous ? De cadeaux « essence-ciel » ! De cadeaux qui sont destinés à l’évolution de notre espèce et qui se nomment : – La préciosité de la vie. Le mourant nous met devant notre propre mortalité et soudain chaque instant prend du goût et de la valeur. – Le silence qui parle. Le mourant arrête nos bavardages, désormais l’espace blanc qui sépare deux mots dévoile plus de sens que les mots eux-mêmes. (…) Alors, la mort redeviendra ce qu’elle est appelée depuis toujours à être : « un sommet et non un échec de la Vie ! ». Ce jour-là, elle quittera le triste statut d’épouvantail tenant une faux meurtrière à la main pour devenir le dernier rendez-vous d’amour de l’Homme sur terre. Pour lire l’article en entier Reflets n° 27 pages 48 à 49

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Françoise 31 mars 2018 Aucun commentaire
Pas de coupure entre vie et travail
Françoise

Dans le bouddhisme, pas de coupure entre la vie et le travail.

Dans le bouddhisme, pas de coupure entre la spiritualité et le travail, entre la vie et le travail. Soeur Hài Nghiêm Soeur Hài Nghiêm est enseignante du dharma. Elle réside dans un monastère bouddhiste, la Maison de l’Inspir, situé à Noisy-le-Grand (93), dans la tradition du maître Thich Nhat Hanh. Quelle est la place du travail dans l’existence humaine ? Pour notre communauté 1, le travail et le service à autrui s’inscrivent dans un équilibre avec l’étude spirituelle, la pratique spirituelle, la détente (le loisir et le repos). Ce sont les quatre piliers : en vietnamien hoc, tu, lam, choi ou en anglais study, practice, work and play. Le travail est la continuation logique et naturelle de la méditation Le travail est une expression de l’éthique bouddhiste, à savoir l’action juste et les moyens d’existence justes. Sur la base de notre compréhension de la souffrance de nous-mêmes et du monde, de notre compassion, nous sommes motivés par un profond désir de soulager la faim, la maladie, la misère, les familles brisées, d’empêcher la violence, la guerre, l’injustice sociale… Donc nous passons à l’acte et nous nous engageons dans la société plutôt que de rester indéfiniment sur le coussin de méditation. En cela le travail n’est pas pour nous une corvée, un labeur, une souffrance de plus, il est au contraire la continuation logique et naturelle de la méditation. Nous appelons d’ailleurs les tâches réalisées dans notre communauté des méditations du travail, puisque nous les effectuons toujours avec pleine conscience, en apportant toute notre attention et notre présence aux gestes de ces travaux : faire le ménage, cuisiner, utiliser l’ordinateur, jardiner, faire de la maçonnerie, etc. Il n’y a pas de coupure entre la spiritualité et le travail, entre la vie et le travail. Dans le travail : se poser certaines questions Dans une tâche on peut très bien réaliser l’éveil, la sagesse, l’amour. Il est nécessaire d’apprendre à se reposer en même temps que l’on travaille, à intégrer l’attention à la respiration et la relaxation aux heures quotidiennes de travail pour éviter la lassitude, le stress, le burn-out… Il est aussi nécessaire de se poser certaines questions : dans mon travail, est-ce que je ressens de la joie ? Les relations avec mes collègues sont-elles soignées ou bien négligées à cause de la pression des délais ? Qu’est-ce qui compte le plus, la qualité de ces relations ou les résultats en termes de productivité ? Le travail finit-il un jour ? Quelle est l’empreinte de mon travail sur le monde ? Donnet- elle une chance d’existence et de bien-être aux générations futures ? Est-ce que je prends soin de mon corps dans les heures en dehors du travail ? Comment est-ce que je profite du temps passé avec mes proches pendant mon temps libre ? Mon salaire m’appartient-il ? Cet argent fait-il mon bonheur et celui de mes proches ? Comment voyez-vous les temps à venir avec la robotisation remplaçant autant le travail manuel qu’intellectuel ? Sur la question de la robotisation, je dirais qu’il est sans doute très grand temps de nous réveiller et de nous rappeler le fait qu’avant d’être des génies de la technologie, les êtres humains sont encore des animaux. Nous faisons partie intégrante de la nature organique, il ne nous est pas (encore ?) possible de nous appuyer uniquement sur un monde minéral et hors-sol pour survivre. L’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, la nourriture que nous ingérons et la médecine qui nous soigne sont tirés directement de la nature et non des robots. Ce sont les humains et non les robots qui éprouvent le besoin de ces éléments naturels pour vivre. (…) Pour lire l’article en entier , Reflets n° 26 pages 59 à 61

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Françoise 19 mars 2018 Aucun commentaire
Le futur influence-t-il le présent ?
Françoise

Le futur influence-t-il le présent ?

Le futur influence-t-il le présent ? Philippe Guillemant Philippe Guillemant est ingénieur de recherche au C.N.R.S. Sa principale activité a été la création de logiciels de vision artificielle ayant débouché sur des start-up. Il mène aujourd’hui une recherche beaucoup plus fondamentale en physique de l’information visant à réviser notre conception classique de l’espace-temps. Il donne une explication rationnelle de la synchronicité qui débouche sur un véritable « pont » entre la science et la spiritualité. Comment a germé en vous l’idée d’un pont entre la science et la spiritualité ? Cela remonte à l’âge de treize ans, quand j’ai trouvé dans une ruine des livres de philosophie qui m’ont apporté beaucoup. Il y avait là du Descartes, du Platon, du Pascal et des livres de maths. L’enseignement au collège m’ennuyait, et je trouvais dans ces livres ce qui m’intéressait. J’ai été sensibilisé aux problèmes fondamentaux, notamment à la fragilité du déterminisme scientifique. C’est pourquoi durant mes études je me suis intéressé à la mécanique quantique et à la possibilité du lien entre l’esprit et la matière. Si ce n’est pas la mécanique qui détermine le cours des évènements, qu’est-ce que c’est ? Est-ce votre vie privée qui vous a amené de la philosophie à la spiritualité ? La vie m’a apporté, en une seule année, une cascade d’épreuves. J’ai touché le fond et cela m’a fait comprendre que je ne pouvais pas vivre seulement pour « femme, enfants et maison » mais pour qui j’étais vraiment : « Vis pour toi ; sois libre ; qu’as-tu fait pour toi dans ta vie ? » Je me suis posé cette question-là. Je voulais prendre des distances avec une vie trop riche sur le seul plan professionnel, afin de réaliser l’un de mes rêves qui était d’écrire un livre sur la synchronicité. J’avais lu des livres sur le temps qui m’ont permis de répondre à la question : « Si ce n’est pas la mécanique qui détermine le cours des évènements, qu’est-ce que c’est ? » Et j’ai commencé à imaginer l’intemporel, tout ce que je raconte dans mes livres. Je me suis retrouvé sur les rails de quelque chose qui correspondait à ma problématique d’enfant qui se posait des questions existentielles liées à la philosophie, à l’indéterminisme, à la relation entre l’esprit et la matière. J’ai compris qu’en remontant aux sources du hasard, j’allais trouver. Mais pour cela, il fallait que le domaine du traitement de l’information n’ait plus aucun secret pour moi, et j’en suis devenu un expert. Aujourd’hui, j’en arrive à faire des publications sur les dimensions supplémentaires de l’espace-temps, en liaison justement avec ce hasard qui n’en est pas un et qui est, on va dire, la fissure par laquelle passe la lumière, c’est-à-dire l’information portée par ce hasard. Je suis arrivé à la spiritualité en me posant des questions scientifiques D’un point de vue spirituel, qu’est-ce qui vous a influencé ? C’est la physique essentiellement. Avant 2005- 2006, je n’étais pas spirituel, sans être pour autant un bourrin de pur matérialiste. Je me posais des questions. En revanche, je me suis dit que je ne pouvais pas écrire un livre sur la synchronicité sans l’avoir expérimentée. Dans La Route du temps, je propose une théorie qui fait intervenir l’influence du futur sur le présent, stipulant que le futur est déjà réalisé mais qu’il peut changer par le biais de nos intentions, parce que ce sont elles qui apportent les informations complémentaires dont le futur a besoin pour se configurer.  (…) Qu’est-ce que la conscience pour vous ? Deux choses : de l’information parce qu’en fait, si on doit objectiver la conscience, on ne peut la décrire qu’en termes d’informations. Et une autre chose que le mental ne peut pas appréhender, qui a à voir avec le fait que nous sommes tous la même conscience. Elle jaillit de l’être et l’être jaillit de l’impossibilité du non-être. L’être et l’information font la conscience. Après, il faut différencier la conscience et l’âme, l’esprit. Et là, tout le monde n’est pas d’accord sur l’emploi des termes. L’esprit, c’est de l’ordre de l’être. L’âme est le véhicule immatériel de la conscience et le corps, son véhicule matériel. Car l’espace-temps est fait d’une partie matérielle et d’une partie immatérielle. (…) Pour lire l’article en entier, Reflets n° 26 pages 67 à 70

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Françoise 19 mars 2018 Aucun commentaire
Travailler
Françoise

Travailler, est-ce bien nécessaire ?

Travailler, est-ce bien nécessaire ? Fabienne Autier Lafond Fabienne Autier-Lafond, docteur en gestion, est professeur-chercheur et doyenne de la faculté EM-Lyon depuis 2016. Elle conçoit et enseigne des séminaires de formation pour étudiants en parcours initial et pour managers en formation continue, en inter ou intra-entreprise. Ses travaux de recherche se centrent sur les stratégies de gestion des ressources humaines des entreprises et les nouveaux enjeux du travail et de la motivation des salariés. Pourquoi travailler ? Pour gagner sa vie, répondrez-vous. Obtenir un salaire est bien le motif premier et central qui nous fait « aller travailler ». Comme l’a si bien mis en scène une publicité pour La Française des jeux, si nous gagnions un jour une somme d’argent suffisante pour nous mettre à l’abri du besoin, la première décision que nous prendrions serait de dire au revoir à notre travail et à notre patron. Le travail n’a-t-il alors que cette fonction économique de subsistance dans notre vie d’humain ? Peut-on soutenir que, pendant 40 ou 45 ans, nous nous mettons 7 heures ou plus par jour au service de cette seule finalité ? Au moment où l’allongement de la vie professionnelle point à l’horizon, la question prend toute son acuité. N’y a-t-il pas un autre point de vue possible ? Quel que soit notre métier (manuel ou intellectuel), quel que soit notre rôle (ouvrier, employé ou dirigeant), le travail remplit plusieurs fonctions importantes dans la vie d’un être humain, au-delà de sa fonction économique. Travailler est une activité où l’on apprend. Travailler est une activité où l’on se construit. Travailler est une activité où l’on se mesure : suis-je satisfait ? Ai-je atteint mes rêves de réussite ?|Un projet de recherche récent (Travailler pour quoi faire ? 2016) nous a conduits à préciser les apprentissages que nous réalisons au travail. La vie professionnelle n’est pas linéaire : nous n’y poursuivons pas les mêmes objectifs, ni n’obtenons les mêmes satisfactions selon que nous ayons 25 ans, 35 ans, 45 ans ou 55 ans. Mais alors, qu’apprend-on au travail tout au long de la vie professionnelle ? Le premier temps de la vie professionnelle, celui dans lequel on s’engage immédiatement après avoir signé notre premier contrat de travail, est centré sur l’apprentissage des OBLIGATIONS. Les obligations sont les activités attendues de par notre rôle professionnel. Elles constituent notre mandat, ce sur quoi nous devons rendre des comptes à l’organisation qui nous emploie, à nos collègues, mais aussi à nos clients. Que nous soyons infirmière ou médecin, commercial ou financier, artisan ou salarié, nous ne pouvons déroger à nos obligations au risque sinon, de perdre notre travail. Les obligations sont structurantes. Elles sont le vecteur d’apprentissage des compétences de base de notre métier : sans obligations, sans activités répétitives je n’apprendrais pas mon métier. Elles sont un vecteur de développement de notre endurance : j’apprends à faire et à refaire dans la durée, j’apprends jour après jour à recommencer, adapter mes actions. Elles sont un vecteur de construction du sens des responsabilités : j’apprends à prendre en charge des activités jusqu’au bout, à en être comptable et à en rendre compte. ( …) Le travail peut donc, en dernière partie de vie professionnelle, devenir un terrain de recherche de nos propres aspirations : parce que nous en maîtrisons bien les tenants et les aboutissants, parce que nous avons acquis des compétences et une reconnaissance de mesure de proposer de nouvelles orientations, de nouveaux buts. Le travail devient alors un terrain possible de recherche de sa propre utilité auprès des autres et du monde, au-delà du seul enjeu productif. Cela peut, par exemple, se traduire par devenir un mentor pour des jeunes professionnels et ainsi transmettre ses compétences à d’autres, proposer un projet qui va faire bouger les lignes d’un métier et permettre une avancée gagnant-gagnant pour les différentes parties prenantes, etc. (…) Pour lire l’article en entier, Reflets n° 26 pages 44 à 47 *****

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Françoise 1 mars 2018 Aucun commentaire
L’interdiction du glyphosate
Françoise

L’interdiction du glyphosate et les agriculteurs

L’interdiction du glyphosate et les agriculteurs Alain Pamart Le glyphosate est l’herbicide le plus commercialisé mondialement notamment sous l’appellation Roundup. Il présente cette particularité de supprimer toutes les plantes sans distinction, excepté celles spécifiquement ciblées et modifiées génétiquement pour lui résister. Le glyphosate est utilisé massivement en France (9 000 tonnes par an) depuis de nombreuses années par un grand nombre de gros agriculteurs notamment céréaliers, et aussi en jardinerie mais avec un dosage infiniment plus réduit. Cet herbicide fait l’objet tous les dix ans d’une licence d’utilisation dans l’Union européenne, laquelle expire en décembre de cette année. Il est à souligner que la décision est sortie de la compétence nationale et pour être applicable sur le territoire français, elle est soumise juridiquement à une résolution de la commission européenne. À l’intérieur de l’Europe, les positions ne convergent pas totalement. Le gouvernement français, sous la pression du mouvement écologiste, semble désormais marquer une volonté d’initier un non-renouvellement de cette autorisation dans un terme court (3 ans). Devant cette perspective d’interruption du recours au glyphosate, de nombreux gros agriculteurs s’y sont spontanément et farouchement opposés en s’étonnant d’une polémique aussi tardive sur un produit aussi largement et ouvertement utilisé depuis plusieurs décennies. Ces agriculteurs, spécifiquement ceux pratiquant une culture intensive, soulignent avec véhémence que cet herbicide est d’une grande efficacité et donc générateur d’économies répondant ainsi à une saine gestion de leurs exploitations. Ils s’insurgent en conséquence devant une interdiction abrupte sans concertation et sans prise en compte des conséquences auxquelles ils vont se trouver confrontés : actuellement il n’existe pas un produit équivalent et de même performance. Ils se considèrent devant un diktat des écologistes qui portent des anathèmes sur un produit sur lequel encore à ce jour, selon eux, aucune réelle démonstration de sa nocivité n’a été apportée. Enfin ils se réclament porteurs d’une double mission : maintenir des exploitations rentables et introduire sur les marchés des produits en quantité suffisante et de coût compatible avec le niveau de vie du plus grand nombre de consommateurs. Ils plaident que ce prix compétitif est largement tributaire de l’utilisation du Roundup qui permet d’opérer une récolte non dégradée et une compression des coûts tant en fournitures qu’en moyens humains. De l’autre côté de l’échiquier, sous l’impulsion de plus en plus tenace et pressante des écologistes, le glyphosate et son affidé le Roundup sont fortement décriés sur la base d’expertises nombreuses ayant mis en lumière les risques sanitaires considérables que leur utilisation génère. À l’appui de ces études d’experts, ils ne cessent de mettre en relief l’existence de troubles potentiels majeurs par absorption de substances cancérigènes ou par impact entravant les organes de désintoxication de l’organisme, voire plus grave encore, engendrant des répercussions de type génétique. Ils se réfèrent à un faisceau de présomptions qui ne peuvent être, selon eux, honnêtement réfutées. Ils estiment qu’en découle naturellement et objectivement une simple application de bon sens, le recours au principe de précaution sous la responsabilité des pouvoirs publics. La connivence de certaines publications issues d’officines dites de protection de l’environnement avec l’industrie agroalimentaire et l’existence de pressions exercées sur des expertises indépendantes ont été largement démontrées. Ajoutons que l’État du Salvador et certains états américains ont abandonné le Roundup pour ses risques potentiels et pour s’affranchir du cycle infernal de dépendance avec les industriels agroalimentaires. Aujourd’hui, de quoi dispose le grand public pour se forger une opinion solide et éclairée ? (…) Pour lire l’article en entier, Reflets n° 26 pages 9 à 11 *****

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Françoise 22 février 2018 Aucun commentaire
Un appel à humaniser l’accueil des personnes en situation d’exil
Françoise

Un appel à humaniser l’accueil des personnes en situation d’exil

Un appel à humaniser  l’accueil des personnes  en situation d’exil Marie-Dominique Mutarelli Le Dr Xavier Emmanuelli, président-fondateur du Samusocial International, et le Dr Kamel Mohanna, président-fondateur d’Amel Association International, veulent alerter l’opinion publique, l’Europe et la communauté internationale sur l’urgence de trouver des solutions pérennes à la gestion des personnes en situation d’exil. Dans ce but, deux séminaires ont été organisés : le premier au Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris, le 24 octobre 2017, le second à Athènes, les 5 et 6 décembre. Appelant à humaniser l’accueil et à sortir d’une gestion d’urgence des problématiques migratoires, ces rencontres visent à élaborer des recommandations pour un accueil plus digne et durable des populations déplacées. Plus de deux cents représentants de la société civile, d’associations humanitaires, du monde de la recherche ont assisté à l’étape parisienne. Trente intervenants ont partagé leur expérience autour de quatre thématiques : cesser d’opposer « bons réfugiés » et « mauvais migrants » ; penser l’accueil des mineurs non accompagnés dans le respect des droits de l’enfant ; transformer l’organisation géographique des migrations ; proposer des recommandations pour l’accueil, le soin, l’intégration durable des personnes et lutter contre les amalgames. Xavier Emmanuelli a tout d’abord rappelé la responsabilité de la France et de l’Europe dans les soubresauts géopolitiques qui sont à l’origine des grands flux migratoires : les guerres, – auxquelles les pays occidentaux prennent une part active, directe ou indirecte -, la mondialisation économique, un accès inégal à la santé et à la justice, le dérèglement climatique, la diffusion d’un mode de vie idéalisé. Mieux vaut en prendre conscience : il ne s’agit pas d’une « crise » passagère, mais d’un phénomène destiné à durer  plusieurs générations. Par sa politique actuelle de fermeture, l’Union européenne répond à ce défi planétaire par la négation des valeurs humanistes qui l’ont fondée : des mineurs isolés sont laissés hors de tout cadre juridique, éducatif, sanitaire ; les lieux de concentration des exclusions sont pérennisés, au Liban, en Turquie, en Grèce, en Libye. Or, seules des solutions durables et justes, dans le respect des droits humains, peuvent permettre d’y répondre efficacement. Améliorer l’accueil passe par la déconstruction des représentations qui provoquent le rejet de l’étranger et compliquent l’intégration de ceux qui restent. La notion et les politiques d’intégration doivent être repensées, pour permettre à chacun de trouver sa place au profit d’un meilleur vivre-ensemble. En France, cela implique une augmentation des moyens alloués aux dispositifs d’intégration – l’apprentissage du français en particulier – ainsi qu’un renforcement des moyens d’évaluation. Un appel unanime a par ailleurs été lancé pour le respect inconditionnel des droits et intérêts supérieurs de l’enfant. Tous les intervenants ont insisté sur l’importance de multiplier les voies légales d’entrée sur le territoire européen et français pour mettre fin aux filières de passeurs. Tous ont relevé la nécessité d’une collaboration étroite de tous les acteurs économiques, sociaux et politiques, publics comme privés pour une meilleure efficacité des dispositifs. (…) Pour lire l’article en entier Reflets n°26 page 18 *****

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Françoise 22 février 2018 Aucun commentaire
Pepe Imaz Tennis : la foi au service
Françoise

Pepe Imaz Tennis : la foi au service

Pepe Imaz Tennis : la foi au service Christian Geniller Pepe Imaz est un ancien joueur professionnel de tennis espagnol d’une quarantaine d’années. Très jeune, son parcours a été marqué par la mort de son père alcoolique et la rencontre avec la maladie boulimique. Comme tout sportif, il ne pense qu’à gagner et il se rend compte très vite que cela ne le rend pas plus heureux. À l’âge de 25 ans environ, au plus bas physiquement et mentalement, il rencontre une femme libanaise, Siham, qui va l’aider à changer son existence. En 2012, il aide Marko Djokovic, frère du célèbre Novak, à sortir de la dépression. Depuis, à la demande des deux frères, il est présent sur les grands tournois. Le rôle de Pepe est d’être à l’écoute de Novak dans sa vie de tennisman. Novak est en recherche intérieure, il l’accompagne à vivre heureux dans la victoire comme dans la défaite. La vie va proposer à Pepe un rendez-vous important, fonder une école pour jeunes tennismans où le respect, l’acceptation, l’amour pour soi-même seront valorisés : alors que depuis déjà 15 ans Pepe partageait son expérience d’entraîneur avec des joueurs professionnels, l’académie Amor Y Paz Solidaridad (« Amour et Paix Solidarité ») a vu le jour à Marbella, près de Malaga en Espagne, en 2015, grâce à l’aide de l’hôtel-club de tennis de Puente Romano. 5 juin 2017, jour de Pentecôte. Accompagné par une amie parisienne et mon épouse, je suis près de la porte d’Auteuil où se joue en ce moment même le tournoi de tennis Roland-Garros. Novak Djokovic a joué la veille et rejouera le lendemain. Les bras grands ouverts, Pepe nous accueille dans le hall de son hôtel. C’est un partage en espagnol d’une durée de 3 heures et 30 minutes qui nous attend, dans sa petite chambre d’hôtel qu’il a fait aménager avec attention pour l’interview. Nous ressentons de la joie d’être avec lui. Pepe me l’avait dit : « C’est la vie qui organise tout ». Intimidé, je ne sais comment aborder l’interview. Il me revient mon rêve d’enfant, de jouer sur la terre ocre de Roland-Garros. Les sentiments se mélangent et je lui dis : « C’est un article de l’Équipe Magazine qui m’a permis de te connaître. J’ai vu tes vidéos sur Internet et ça m’a touché le coeur, cette façon de parler de l’amour à ces jeunes tennismans ». Pepe m’écoute avec attention. Le début de l’entretien sera ponctué d’un magnifique et long silence au milieu du vacarme parisien. D’emblée, il propose que toutes les questions lui soient posées. « Ce n’est que mon opinion, ce que je vais vous dire », dixit Pepe. Voici ses réponses. Nous sommes tous des êtres humains un peu perdus sur le chemin de l’amour L’être humain est imparfait sinon il ne serait pas là, sur cette terre. Nous posons des étiquettes dans nos vies pour exister. Ce métier est mieux que celui-là, ce garçon est plus beau que celui-là. L’ego nécessite un lieu d’où je peux me situer et j’y crois, je suis ça. Oui, une partie de l’ego est indispensable pour nous protéger, notre être physique en a besoin. Mais il existe un ego malade qui nous éloigne de notre être divin. Nous sommes tous merveilleux mais nous l’avons oublié ». Pepe parle avec une voix douce et calme et même mes accompagnatrices, qui ne parlent pas l’espagnol, sont touchées par les mots. Je me dis que quand les mots sonnent, tout résonne et peu importe la langue. J’aimerais entendre Pepe nous parler un peu plus de cet être merveilleux qu’est l’humain. Il continue : « Il y a deux émotions « mères », l’amour et la peur. Toutes nos peurs sont à l’origine de nos jugements et provoquent angoisse, nervosité, rage, colère, envie, stress, anxiété. Ce sont nos peurs qui nous font vivre dans l’ego, car dans l’amour, rien n’est effort, tout est respect, acceptation, compassion. Je crois que la grande transformation de notre être demande la transmutation de ces énergies obscures en lumière. La vie m’a mis ici à côté d’un grand joueur de tennis mais partout je peux apprendre, je suis un apprenti, un étudiant de l’amour. Dénudés de notre ego, nous sommes tous égaux, nous sommes ces êtres de vérité. C’est peut-être ce manque d’amour dans l’air de ce monde qui produit les attentats, et quelque part nous sommes collaborateurs de ces actes quand nous nous jugeons, quand nous pensons du mal de nous et des autres. Je peux comprendre ce monde et en tant qu’être humain, j’essaye chaque matin de m’apporter un peu plus d’amour et de me livrer à la journée qui commence. » La prière, les religions, l’énergie divine d’amour Je ressens que ses paroles s’inspirent de son vécu. Aussitôt, des commentaires envahissent mes pensées : où j’en suis moi, avec cette expérience d’amour au quotidien ? (comme une mesure sans jugement). Pepe aime se servir d’exemple pour rendre concret ses propos et par moments, il s’anime : « Quand nous avons de la fièvre et que nous sommes malades physiquement, tout le monde comprend qu’on ne peut pas aller travailler. On a besoin de soins. C’est la même chose d’un point de vue énergétique. Si un être est malade dans son ego, comment pourrait-il aimer ? La réalité est : que pouvons-nous faire nous-mêmes pour croître et apporter un peu plus de tendresse chaque jour dans ce monde ? Je sais que c’est difficile mais c’est le chemin. Quand survient un évènement négatif ou une mauvaise pensée, j’ai à transformer cela en amour. » (…)  Pour lire l’article en entier Reflets n°25 pages 68 à 73 *****

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Françoise 31 janvier 2018 Aucun commentaire

Rencontre avec Éric JULIEN

Rencontre avec Éric JULIEN LES INDIENS KOGIS  et LES PRINCIPES DU VIVANT ON POURRAIT DIRE QUE LA VIE D’ÉRIC JULIEN A EU DEUX COMMENCEMENTS : À SA NAISSANCE BIEN SÛR, ET PENDANT SON SERVICE MILITAIRE EN COLOMBIE, QUAND, ATTEINT D’UN ŒDÈME PULMONAIRE EN MONTAGNE, IL VIT UNE EXPÉRIENCE FONDATRICE. DEPUIS, IL ŒUVRE POUR FAIRE CONNAÎTRE LA CAUSE DES INDIENS KOGIS D’AMÉRIQUE DU SUD, AU TRAVERS DE L’ONG QU’IL A FONDÉE EN 1997, TCHENDUKUA – ICI ET AILLEURS, SPÉCIALISÉE DANS L’ACCOMPAGNEMENT DES PEUPLES « RACINES », LA PRÉSERVATION / RECONSTITUTION DE LA BIODIVERSITÉ ET LE DIALOGUE ENTRE LES CULTURES. Pensez-vous que nos sociétés modernes puissent apprendre de ces sociétés traditionnelles ? Les Kogis, société traditionnelle parmi d’autres, ne vivent pas sur la base de lois édictées par des hommes au service des hommes et qui changent quand cela les arrange. Ils vivent en respectant les principes du vivant, qui nous traversent et nous agissent. Ces principes-là sont universels. La difficulté essentielle de ces principes est qu’ils sont parfois difficiles à percevoir, donnant l’illusion qu’ils n’existent pas. Pour les Kogis, le monde tel que nous le voyons est le reflet de principes invisibles, qui fondent les choses et les phénomènes. Quels sont ces principes ? Comment les respecter afin de vivre en harmonie, en accord avec la nature ? Tel est l’objet essentiel de l’enseignement et de l’existence des Kogis. Une façon d’appréhender le monde que l’on retrouve dans nombre de traditions. Quand vous commencez à explorer cet univers, celui de la vie qui vous traverse, de laquelle nous sommes issus, vers laquelle nous retournons à notre mort, nos systèmes classiques de représentation, issus d’une vision du monde extrêmement réductrice, volent en éclat. Cela questionne cet étrange courant de pensée qui prône l’idée d’un homme augmenté comme moyen de démultiplier nos potentiels. Comment prendre au sérieux des recherches, un discours qui se développent hors du vivant, de la vie et de l’humilité ? Cela ferait presque sourire, si ce n’était pas si dramatique. Nous sommes à une époque historique où aucun de nos outils, de nos concepts intellectuels ne nous préparent à faire face à ce qui va advenir. Dans ce contexte, au regard de ces enjeux, ces sociétés traditionnelles ayant gardé un lien fort au vivant peuvent nous aider à renouveler notre pensée, décoloniser nos imaginaires, afin d’accueillir le « non encore advenu » dont nous avons aujourd’hui le plus grand besoin. Aurons-nous l’humilité suffisante pour engager un dialogue ? Pourtant il y a urgence. Ce sont les enfants qui élaborent le cadre et qui en sont les garants. Les deux questions « comment je sais ce que je sais ? » et « comment faire société ? », que nous pourrons explorer à travers ce dialogue, sont des questions universelles qui se sont toujours posées aux humains. Ce qui varie, c’est l’imaginaire que nous sommes capables de développer pour y répondre. En ce sens, les sociétés « racines » dont font partie les Kogis peuvent nous aider à renouveler notre pensée. Il nous faut inventer une alternative « vivante » entre le communisme qui a échoué et le capitalisme qui nous mène à notre perte. Parlez-nous de l’école pratique de la Nature et des Savoirs que vous avez créée dans la Drôme. L’école est venue d’un besoin profond, vital, que je ressentais, d’élever mes enfants avec la nature. En 2006, dans la Drôme, nous avons acheté un lieu en montagne, puis ouvert des formations pour adultes. En 2010, c’est la création d’une ferme école permacole à 1 000 mètres d’altitude. En 2012, c’est au tour de Caminando, l’école primaire, de voir le jour. Puis en 2015, Naturilys, l’école de naturopathie. L’élément clé qui traverse ces chantiers est l’expérience des neuf principes du vivant, présents en nous, mais qu’il faut « réveiller ». Un peu comme les cellules imaginales, présentes dans le corps de la chenille, qu’il faut réactiver pour permettre la métamorphose en papillon. La terre enseigne, tout y est écrit. Il faut juste savoir se mettre à son écoute. Dans la classe unique Caminando, comme dans la nature, il y a des règles à respecter. Avec cette différence qu’elles ne sont pas imposées, mais identifiées et portées par les enfants. Au début de l’année, on leur demande ce dont ils auraient besoin pour se sentir bien. Il y a beaucoup de choses dans les réponses. « Je ne voudrais pas qu’on me tire les cheveux, je ne voudrais pas qu’on me tape, je voudrais que l’on m’écoute… » Il s’agit de les amener à prendre doucement conscience de la relation et de l’espace commun dans lequel se déroule l’aventure scolaire. C’est une prise de conscience qu’il y a quelque chose à mettre ensemble pour que l’aventure se passe bien. Ce sont les enfants qui élaborent le cadre et qui en sont les garants. Cela change tout. À partir du moment où il y a un cadre, la confiance peut s’instaurer, et la confiance est la première condition pour s’engager, se mettre en mouvement, se mettre en-vie. Pour lire l’article en entier Reflets n° 26 pages 21 à 29 *****

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Françoise 31 janvier 2018 Aucun commentaire
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