
Sic transit gloria mundi
Le monde est compliqué !
Mais c’est le nôtre, façonné à notre image. Essayons d’être indulgents.
Trump déclenche la guerre avec l’Iran. Puis il veut faire la paix. Mais la paix à sa façon : donner l’impression qu’il a gagné et faire des affaires.
Conséquence : il laisse des gens insatisfaits de part et d’autre.
Un peuple iranien qui n’a rien gagné en démocratie.
Une Amérique de plus en plus divisée, reniant ce qui en a fait sa grandeur.
Des Israéliens et des Palestiniens de plus en plus dans la haine.
La situation prépare tôt ou tard la prochaine escalade.
Ce n’est pas cela la paix.
La paix, c’est la réconciliation.
Nous devons bien entendre ce mot. Se réconcilier passe nécessairement par s’intéresser sincèrement à l’autre, à ses besoins, ses aspirations. Puis tout faire pour aider à leur réalisation.
Les dirigeants du monde n’ont pas cet état d’esprit.
Mais c’est nous, par nos votes, par notre passivité, qui mettons les dirigeants en place. Nous ne sommes pas innocents.
Je ne doute pas que le jour où nous serons tellement habités par le besoin de réconciliation dans nos familles, avec nos proches, avec nos voisins que nous ne supporterons plus d’avoir des dirigeants belliqueux.
Ce sera ça le vrai changement.
Christian Rœsch, directeur de la publication de REFLETS
Le dossier du prochain numéro de Reflets, à paraître fin juin, est consacré à la paix. Est-elle possible ?

Dans le nouveau numéro de Reflets,
un magnifique dossier :
La fête, une petite part du ciel
Qu’est-ce que la fête ? Avant tout un état d’esprit. Trois mots font alliance : fête-célébration-réjouissance. Nous avons interrogé des religieux, des laïcs dans diverses traditions, obtenant des points de vue complémentaires. Nous en parlent : Pierre Lunel, Denis Malis, Colette Poggi, père Noël Tanazacq, Tigran, Faouzi Skali, Marc-Alain Ouaknin, père André-Marie…
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