Skip to content
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
  • Mon compte
    • Mes commandes
    • Moyens de paiement
    • Mes téléchargements
0,00 € 0 Panier
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don
  • Accueil
  • Boutique
  • Qui sommes-nous ?
  • Atelier d’écriture
  • Echangeons
  • Newsletters
  • Compléments à la revue
  • Contact
  • Don

Blog

  1. Accueil>
  2. Extrait d'article>
  3. Victime de la détresse d’un autre, Jean-Jacques Gérard
  • Extrait d'article

Victime de la détresse d’un autre, Jean-Jacques Gérard

  • par Jean-Jacques Gérard
  • 12 janvier 2021
  • Aucun commentaire

Sommaire

Victime de la détresse d’un autre

 

Jean-Jacques Gérard

Le parcours de Jean-Jacques Gérard est celui d’un gamin des cités du 93 dans les années 50.

Le parcours de Jean-Jacques Gérard est celui d’un gamin des cités du 93 dans les années 50. Avant la trentaine, il exerce une quinzaine de métiers, puis il crée des lieux d’accueil pour adolescents en grande détresse. Ensuite il exerce comme consultant psycho-éducatif auprès de professionnels de l’enfance en danger. Plus tard il devient psychanalyste et psycho-victimologue clinicien. Très engagé dans les sentiers des préventions des comportements violents, il est souvent consulté en vue d’un accompagnement psycho-victimologie clinique par des personnes ayant perdu un enfant ou encore victimes de viol et/ou d’inceste.

Dans ces années, vers 1984, six mois après la mort de mon fils François, violé et tué par un jeune homme de 18 ans, je relançais mon projet d’accueil d’hébergement et de suivi d’adolescents dont les histoires étaient souvent semblables à celle de celui qui avait tué mon fils.

Qu’avaient-ils tous en commun ?

Une enfance piégée par les humiliations, les coups, les abus y compris sexuels. Certains furent pris par tous les bouts, tous les trous !! Leurs comportements étaient des signes criants de leur détresse, de leur souffrance psychique et affective !! Mais en face de ces signes : une grande absence d’écoute de la part de nous tous, y compris des professionnels prétendument à l’écoute. Ça crie, et on n’entend pas.

Ce gâchis m’a touché de plein fouet et a exigé que je me rapproche d’abord de moi. C’est ce qui m’a permis de commencer à entendre les signes de mes propres souffrances d’enfant blessé, maltraité par une mère très perturbée. Les troubles et les perturbations que j’ai découverts chez les jeunes étaient semblables aux miens. Je n’ai pas fait non plus l’économie de la souffrance de celui qui survit malgré tout à la perte de son fils, et qui pendant un certain temps ne pourra pas s’autoriser le plaisir. Il y a ceux qui tuent, certes, et puis il y a ceux qui se tuent et tous ceux qui se pourrissent la vie.

Depuis une dizaine d’années, je n’accueille plus les adolescents, mais de temps en temps j’ai de leurs nouvelles d’une façon ou d’une autre. Ainsi j’ai appris que Morad s’était pendu en prison, que Marc avait poignardé une marchande de pizzas, que Sylvain avait torturé un handicapé pour lui soutirer son code de carte. Et Mohamed, qui n’était pas un ado mais un enfant de 6 ans placé dans une pouponnière dont je suivais l’équipe en région parisienne, après avoir mangé les oreilles de son chat, a tué un bébé placé avec lui. Et Nathalie, aujourd’hui, fait le tapin.

Lisez bien ces paroles : « Je ne sais pas ce qui m’a pris… ça a été plus fort que moi. »

Lisez bien ces paroles : « Je ne sais pas ce qui m’a pris… ça a été plus fort que moi. » Ces paroles, nous tous, nous les avons prononcées des dizaines, voire des centaines de fois dans notre vie. Rappelez-vous, et revivez ce sentiment : « Je ne sais pas ce qui m’a pris, ça a été plus fort que moi. » Ces paroles vous rappellent que vous n’êtes pas maîtres de tous vos comportements, pensées, désirs, ou pulsions, qu’on soit auteur d’agression, ou non.

Si n’importe lequel d’entre nous peut à la fois reconnaître un acte qu’il a commis sans savoir ce qui lui a pris, alors l’usage du mot « responsabilité » n’a aucun sens. Je vous laisse mesurer les conséquences de ce que je viens de dire, car le plus souvent il ne s’agit pas de responsabilité ni de « folie ». C’est aussi à cela que le judiciaire tôt ou tard devra s’atteler. La psychiatrie et ses experts s’appuient sur des modèles de l’esprit humain issus d’une morale où tout serait conscient et sous contrôle.

Mes expériences professionnelles et personnelles sur le terrain de la psychologie m’ont amené à mettre en lumière ce qui était enfoui. Ils m’ont révélé qu’être humain, c’est être vulnérable et par là même assujetti aux souffrances.

(…)

Pour lire l’article en entier REFLETS n° 38 pages 20 à 21

Continuer la lecture

Retrouvez cet article dans son numéro de parution

Acheter la revue

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Articles qui pourraient vous intéresser

Libérer le passé
Extrait d'article
Equipe de rédaction Reflets

Libérer le sacré, Sonia Mabrouk

Sonia Mabrouk, franco-tunisienne, est journaliste. Elle provient d’un milieu très cultivé,  . Depuis 2013 elle

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 21 janvier 2026
Perdre le sacré pour lieux le retrouver
Extrait d'article
Christian ROESCH

Perdre le sacré pour mieux le retrouver

De quoi parlons-nous ? Qu’est-ce que le sacré ? Partons de l’axiome : le sacré,

Lire la suite »
Christian ROESCH 8 janvier 2026
Esquisse pour une agriculture du futur
Extrait d'article
Equipe de rédaction Reflets

Esquisse pour une agriculture du futur, Philippe Desbrosses

Docteur en sciences de l’environnement, université de Jussieu Paris VII, il est le fondateur d’Intelligence

Lire la suite »
Equipe de rédaction Reflets 22 décembre 2025

Rechercher

A propos de l'auteur

Jean-Jacques Gérard

Le parcours de Jean-Jacques Gérard est celui d’un gamin des cités du 93 dans les années 50. Avant la trentaine, il exerce une quinzaine de métiers, puis il crée des lieux d’accueil pour adolescents en grande détresse. Ensuite il exerce comme consultant psycho-éducatif auprès de professionnels de l’enfance en danger. Plus tard il devient psychanalyste et psycho-victimologue clinicien.

Don

Vous pouvez faire un don pour aider à financer Revue Reflets.

Faire un don

Newsletter

Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter pour recevoir les actualités de Reflets.

La revue du trimestre

Loading...
Reflets n°58

Atelier d'écriture Reflets

La méthode Reflets, expérimentée depuis 2012 pour écrire les articles de la revue, est l’outil utilisé pour passer de l’écriture émotionnelle à l’écriture inspirée.

Révélez votre génialité

S'inscrire

Suivez-nous

Facebook Youtube

Nos partenaires

REFLETS, revue trimestrielle, porte un autre regard sur l’actualité essayant d’apercevoir ce qui se joue au-delà de l’aspect émotionnel, pour la société, la civilisation, voire l’Histoire.

Envelope Facebook-f Youtube

A la une

Loading...
Reflets n°58

Revue Reflets n°58

JANVIER / FEVRIER / MARS 2026

Voir tous les numéros

Liens utiles

  • Pourquoi s’abonner
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • CGVU
  • Pourquoi s’abonner
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • CGVU

Revue Reflets © 2025 – Agence LEFTEO

×

Panier

Don

Reflets
A besoin de vous !

Le site Reflets est destiné à devenir un lieu d’échange où chaque internaute peut trouver gratuitement :

  1. Des informations
  2. Des points de vue
  3. Des articles inédits
  4. Des interviews

Et cela sans avoir :

  • À payer un espace dédié
  • Sans être noyé dans de la publicité

De ce fait, pour que Reflets puisse perdurer, nous vous invitons à faire un don à l’association.

De quelques centimes à  ….illimité, c’est vous qui choisissez.

Je veux faire un don !