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  • Au cœur de l'Occident mystique

Comment et où entrer dans le silence de la Présence

  • par Gérard-Emmanuel Fomerand
  • 5 octobre 2023
  • 5 commentaires

Sommaire

L’infini passe l’homme

Comment et où entrer dans le silence de la Présence

Approcher la Présence qui est en nous suppose  de faire le calme en soi pour mieux écouter et  faire silence dans le tohu-bohu de nos pensées. Et là est notre piège, car l’entrée dans le silence est devenue de nos jours l’attitude la plus improbable qui soit. Nous vivons environnés de bruits artificiels ou médiatiques, liés à nos smartphones, ou très souvent dans des bavardages plus ou moins mondains habillés aux couleurs de la communication. Toutes les traditions spirituelles convergent sur ce point. Le silence est le passage incontournable pour la réceptivité de l’autre, des autres et de la splendeur de l’univers. Il y a va sans doute aussi de notre propre santé mentale car cette addiction au bruit et aux écrans laisse craindre, à terme, une série de problèmes pour les générations actuelles et à venir. Le silence en dehors de sa dimension spirituelle est aussi une nécessité thérapeutique.

Qu’est-ce que le silence ?

Au sens propre, le silence n’est pas l’absence de bruits mais celui de toute parole qui laisse ainsi la place à l’écoute profonde. Dans l’héritage judéo-chrétien qui constitue en occident notre ADN, mais cela se retrouve dans la plupart des traditions spirituelles, tous les textes en rappellent l’aspect fondateur et structurant de la vie humaine. Dans les proverbes de la Bible,  il nous est dit que  « Celui qui ferme ses lèvres est un homme intelligent (17,28)» ou encore, Job c’est-à-dire l’homme détruit en chemin vers la lumière, apostrophant ses amis venus l’entourer dans son malheur en leur disant « Que n’avez-vous gardé le silence ? Vous auriez passé pour avoir de la sagesse. » ( Jb13,5).

Dans tous les récits évangéliques de la Passion,
Jésus, face aux vociférations de la foule ou des prêtres du Sanhédrin, répond par le silence. Autrement dit, le silence est la seule parade à l’insensé du monde.

Le silence apparaît souvent aussi dans la vie des Pères du désert qui, à partir de l’an 300, peuplèrent les territoires arides et désolés de Syrie et de Haute-Égypte. Ces «  anarchistes »  chrétiens, en fréquente opposition avec la hiérarchie ecclésiastique instituée, pratiquaient presque toujours un silence profond, en ne parlant que par de rares propos, souvent énigmatiques et paradoxaux. Pourquoi ? Dans ce vide minéral où ne s’entendait que le vent du désert pouvait alors se répandre alors la Parole divine elle-même qualifiée plusieurs siècles avant par le Prophète Élie de « fin silence. »

Silence intérieur et extérieur

C’est l’une des étapes paradoxales de notre entrée dans le silence. Bien sûr, il vaut mieux se mettre  en retrait et s’extraire ainsi des bruits extérieurs.  « Entrer en soi-même » est la phrase la plus usitée dans les textes évangéliques. Il s’agit, après un temps de vie plus ou moins agité, de faire le point et de discerner ce qui nous a amené à une impasse. Par exemple le fils prodigue de la parabole évangélique se rend compte qu’il a dilapidé non seulement son agent mais surtout sa vie après avoir quitté son père. Il entre alors en lui-même et prend le chemin du retour. Tout se passe dans le silence de son cœur. Il a trouvé le chemin du retour car il s’était perdu en route comme beaucoup d’entre nous.

Il se peut même que dans le brouhaha ambiant on puisse goûter de ce silence intérieur, vrai rempart contre l’agression d’un monde en folie. Il y a la tout un travail de vie au jour le jour qui, en soi, est un exercice ou une vraie méthode à cultiver. Cela renvoie à l’une des formes du détachement que nous tenterons d’approcher dans un article ultérieur de cette chronique.

Le silence ou se vider pour se remplir

Le vide est l’antichambre du silence. Il revient à se désencombrer de ses pensées parasites qui vont et viennent dans le tumulte de nos pensées. Les approches sont multiples, passant de  la répétition incessante reliée au cycle respiratoire d’un court verset de la Bible (par exemple « Seigneur viens à mon aide ») à un vide respiratoire de plus en plus lent pour en arriver à un état de parfaite quiétude. Ce vide instauré, tel une pause,  arrive le moment où l’on n’est plus qu’écoute…..et là se crée un début puis une croissance d’un « plein » aux formes et contenus variant pour chacun. Il n’a pas de nom et il varie à l’infini. Dans certaines expériences mystiques, il peut se transformer en dialogue télépathique entre nous et une entité qui nous dépasse.

Le silence dans nos vies

Là est l’enjeu principal du silence. Non pas changer le monde mais changer son monde en aidant de cette façon à la transformation de ce même monde. Pour ce faire, il suffit de prévoir au quotidien un temps d’arrêt et de silence. La réaction fréquente est l’absence de temps ce qui est bien sûr un prétexte sinon fallacieux mais en grande partie inexact. Constatons simplement le volume horaire consacré à la télévision ou à la gestion de son smartphone….on arrive en moyenne à quatre heures par jour. Nous sommes clairement dans une pathologie collective. Ne peut-on pas simplement garder ce temps pour soi, une demie heure par exemple tous les jours pour se laisser remplir par cet infini qui nous dépasse ? Et apprendre ainsi à se détacher ce que nous verrons dans la prochaine chronique.

Gérard-Emmanuel Fomerand

 

Cet article a 5 commentaires

  1. Gyss 6 octobre 2023 Répondre

    Cet article est révélateur du malaise ambiant et l’auteur a bien résumé cette difficulté à « entrer » dans le silence qui, une fois découvert peut répondre à des angoisses et peur. Ce Souffle ténu de Dieu est relaté par l’auteur par une belle approche littéraire.

  2. Michèle Lafargue 6 octobre 2023 Répondre

    CHUTTT……

    1. Gérard Emmanuel Fomerand 17 octobre 2023 Répondre

      et bien voilà un résumé elliptique, authentique…et drôle !!!

  3. Gérard Emmanuel Fomerand 16 octobre 2023 Répondre

    et bien CHUTT..RESUME BIEN L’ARTICLE!!!!!!

  4. Isabelle Fomerand 10 novembre 2023 Répondre

    Cet article me rappelle la prédilection des amérindiens pour le silence, civilisation dont nous devrions également nous inspirer. Je laisse juste ici cette parole d’Ohiyesa, indien sioux, puis je me tais… « L’Amerindien a une foi profonde dans le silence, signe d’un parfait équilibre. Le silence est le point d’équilibre absolu du corps, de l’âme et de l’esprit. Quand on lui demande :quels sont les fruits du silence ? Il répond : la maîtrise de soi, le courage et l’endurance, la patience, la dignité et le respect. Le silence est la pierre angulaire du caractère « .

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A propos de l'auteur

Gérard-Emmanuel Fomerand

Gérard-Emmanuel Fomerand est analyste du phénomène chrétien. Il le réalise a travers des livres et des émissions de radios. Il développe actuellement un essai d’introspection de l’inconscient collectif occidental du christianisme, à travers ses réussites, ses échecs et sa modernité.

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