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  • Article inédit

La prière : une ouverture à l’infiniment Au-Delà

  • par Armelle Dutruc
  • 2 juillet 2025
  • Aucun commentaire

Sommaire

Il existe en nous un désir qui ne peut être comblé que par l’Invisible. Il existe donc en nous quelque chose qui nous parle réellement de Dieu, qui est le lieu d’une vraie rencontre avec lui, même aux heures d’obscurité. C’est ce qu’exprime Armelle Dutruc, au cœur d’une recherche sans cesse reprise, réajustée, orientée vers le Mystère caché. C’est peut-être parce que ce mystère est caché, ajoute-t-elle, que nous découvrons ce que croire signifie et que nous pouvons apprendre à prier.

La présence d’un mystère qui nous dépasse

La prière, c’est la vie divine devenue vie de notre âme. Cette vie est d’abord obscure, invisible, insensible. Puis la vie d’union se fait plus intime. C’est quelque chose de profond, qui a un goût d’infini. Quelque chose d’à peine perceptible mais qui est notre être même. L’un et l’autre manifestent que nous nous trouvons face à la plénitude du Mystère auquel nous ouvre la plus humble prière. Autrement dit, au cœur d’une attitude de prière, nous devinons la présence d’un mystère qui nous dépasse par son ampleur.

Nous nous sentons appelés à revenir toujours vers la prière par la conscience de ne pouvoir trouver ailleurs une réponse adaptée au besoin le plus profond de notre cœur. Rien ne peut être limité à ce qui est visible. Chaque chose apparaît comme ouverte sur un Au-Delà où elle est perçue dans sa vérité. Au dehors – dans le monde visible –, c’est le rayonnement de la vie ; tandis que le foyer se situe au-dedans – dans le monde invisible.

L’état de prière est le fruit d’un pressentiment de Dieu comme de l’infiniment Au-Delà qui se laisse deviner au fond de notre cœur et auquel nous acquiesçons, humblement. Adhérer à ce pressentiment, c’est en même temps aller plus loin que celui-ci : c’est aller vers l’Au-Delà qu’il nous révèle. Un Au-Delà que nous ne pouvons saisir, mais qui affleure à notre conscience.

Même si notre foi est encore faible, elle nous ouvre à une grâce qui nous dépasse. Nous ne sommes jamais sûrs de nous-mêmes, mais nous savons pourtant ce que nous voudrions être. Si pauvres que nous soyons, nous nous tournons vers l’Invisible – vers Dieu – dans un geste que nous tentons d’esquisser, en toute humilité. De cette humble prière découle un acte de foi dans lequel toute chose prend une autre dimension.

L’Innommable formule un appel

La prière est la réponse à un appel. Celui à qui il s’adresse l’entend dans le silence de son intériorité et sait qu’il s’adresse à lui. Il s’agit de se laisser conduire, d’accepter d’être dénué de tout, en sachant que Dieu est toujours là. Dieu ne se situe pas dans le lointain. Il est là, plus proche de moi-même que moi-même. Maître Eckhart l’enseigne par la voie du détachement. L’orant comprend que l’état de prière consiste simplement en une présence. Revenir sans cesse à cette présence, c’est reconnaître en elle notre raison de vivre. L’Insondable Divin ne peut s’approcher que par un préalable abandon de soi et du temps, en réponse à cet appel venu de l’intérieur, écrit Marie-Magdeleine Davy :
Caché dans l’éternité, face à l’homme dissimulé dans le temps, l’Éternel et le passant ne sont pas des antagonistes. Ils s’interpellent l’un l’autre. L’Innommable formule un appel. À l’homme de répondre, non par sa connaissance de l’essentiel, mais par le oui de sa présence. La voie négative[1] l’emporte sur les affirmations. Puis elle-même s’éclipse. Inconnaissance et connaissance se rencontrent, se lient, se mélangent. Celles-ci se fécondent l’une l’autre[2]. 

Il convient de persévérer. L’attitude de prière ne peut être atteinte par nos seuls efforts. Elle demeure là encore le fruit d’un pressentiment de Dieu comme de l’infiniment Au-Delà, devant qui rien n’est rien. Ce pressentiment, ne le recevons-nous pas lorsque, au cœur de notre prière, nous devinons la présence d’un mystère qui nous saisit simplement dans sa toute-puissance ? Notre prière est plus vaste que nos limites. Elle se laisse pressentir comme portée dans un courant de vie venu d’ailleurs. Nous ne sommes pas seulement face à un mystère ; nous communions à ce mystère. C’est lui qui nous porte, nous anime, nous vivifie, au-delà de toutes nos pensées. Il est lui-même intimement présent à tout ce qui, dans notre cœur, est un appel vers lui. C’est un mystère qui nous dépasse, et pourtant notre cœur est assez grand pour ne pouvoir être comblé que par lui. Nous ne pouvons l’imaginer comme perdu dans un lointain au-delà. Sa plénitude est proche, intimement présente.

Si nous envisageons les choses par rapport à nous, il est impossible de croire en un Dieu si proche, avec lequel nous pouvons avoir accès à une telle intimité, à une si vraie communion de vie. Mais en voyant les choses du côté de Dieu, rien ne peut nous étonner d’une telle plénitude d’amour allant au-delà de tout ce que nous pouvons attendre : « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » (Jn, 14, 21).

Dans les moments de désarroi

Nous confier à Dieu, c’est nous confier à lui tels que nous sommes, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons. Dans les moments de désarroi ou de détresse, nous pouvons simplement nous rappeler que nous demeurons sous son regard. Lorsque nous ne voyons plus rien de Dieu, Dieu ne voit rien qui doive être interprété comme un refus. Au contraire, en cette détresse même, Dieu discerne un appel et lui seul sait comment accueillir cet appel.
Peut-être même faut-il ce vide apparent pour nous faire découvrir que notre vraie prière ne se trouve pas là où nous la cherchions, mais à un niveau plus profond de notre être.
Il importe de ne pas chercher à agir comme si nous étions seuls. Nous sommes engagés dans une vie où tout nous dépasse, dans une œuvre qu’un Autre peut seul accomplir en nous-mêmes.

En communion avec le monde

Lorsque l’on prie en silence, on se trouve à la fois en soi et hors de soi. On entre en communion avec le monde. Au cœur de sa prière, l’homme est en même temps avec Dieu et avec ses frères. Pouvoir rencontrer Dieu dans le silence et la solitude de la prière est ce qui lui permet de rencontrer les autres à une vraie profondeur, sans sortir de son état de solitude intérieure.
Si vraiment on a découvert le dedans, alors on pourra prier partout : dans le train, dans le métro, dans le monde, en travaillant, en marchant, car le lieu de la prière est au-dedans de soi. Fixé en son centre, l’homme agit dans le monde sans se laisser posséder par lui. Marie-Magdeleine Davy écrit :
Découvrir sa dimension de profondeur permet de prendre contact avec l’infini qui est en soi ; ce caractère d’éternité humanise et rend possible la véritable communication avec autrui. Ce n’est pas l’extériorité qui diversifie fondamentalement les sujets, mais l’intériorité[3]. Plus l’homme devient profond, plus sa communion avec autrui deviendra authentique. La véritable communion exige le passage par la dimension de profondeur, sinon elle n’est qu’illusoire et risque de provoquer une évanescence, celle de soi-même ou de l’autre ou encore des deux. […] Seul l’homme en qui la fine pointe de l’âme devenue vivante s’actualise en esprit, peut retrouver autrui. Et cela en dehors du temps et de l’espace. C’est pourquoi les contemplatifs communient « naturellement » avec les autres hommes d’une façon universelle[4].

[1] La voie négative de la théologie mystique de Maître Eckhart (1260-1328) consiste à « nier » les affirmations au sujet de Dieu, puisque Dieu est l’Au-Delà de tout. Sur le plan spirituel, il s’agit d’une voie de dépouillement intérieur – de détachement de soi –, l’homme devant se libérer de toutes choses et surtout de lui-même.
[2] M.-M. Davy, Tout est noces, Paris, Albin Michel (Spiritualités vivantes), 1993, p. 190.
[3] M.-M. Davy, L’Homme intérieur et ses métamorphoses, Paris, Albin Michel (Espaces libres), 2005, p. 20.
[4] M.-M. Davy, Le Désert intérieur, Paris, Albin Michel (Spiritualités vivantes), 1985, p. 137.

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A propos de l'auteur

La prière : une ouverture à l’infiniment Au-Delà
Armelle Dutruc

Armelle Dutruc a été chargée d’études documentaires du ministère de la Culture, affectée aux Archives départementales des Deux-Sèvres. Ses missions l’ont amenée à classer et à valoriser de nombreux fonds d’archives, dont les archives de Marie-Magdeleine Davy.

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