La confiance
Une amie me disait récemment : « Je fais confiance à la météo ». Ok, elle en a parfaitement le droit. Sauf que régulièrement la météo se trompe pour notre localité : la pluie annoncée n’arrive pas ou si peu.
Donc, malgré les faits qui nous apportent des démentis, il est possible de continuer à croire.
N’est-ce pas la même chose dans beaucoup de domaines ?
Nous croyons à la parole des politiques en période électorale. Puis, une fois qu’ils sont élus, les faits ne correspondent plus au programme. Cependant nous continuons à voter.
Nous mettons notre confiance dans la médecine officielle ou dans les médecines alternatives. Mais est-ce que ce ne sont pas les capacités du corps animé qui permettent de guérir ?
Nous acceptons les informations des médias, surtout télévisuelles, avec leurs reportages. Pourtant nous savons bien que les choix éditoriaux, d’images, de commentaires ne sont pas anodins.
Que croire ? Qui croire ? – Rien, ni personne.
Depuis huit siècles, depuis Bouddha, nous savons que le monde est illusion. Nos organes des sens sont tronqués, imparfaits. Y croyons-nous ?
De plus, chacun, par sa personnalité, voit différemment du voisin.
Ce serait désespérant si nous n’avions aucune solution. Mais nous l’avons.
Depuis Jésus, nous avons appris que la vérité est dans la Lumière divine accessible dans notre cœur. Nous avons reçu l’Esprit-Saint, l’esprit de vérité disent les textes fondateurs.
Mais y croyons-nous ?
Comme pour les choses terrestres, nous y croyons superficiellement. Cela nécessite un effort d’interroger cette partie de nous-mêmes, de vérifier qu’elle parle en vérité. L’intuition première est toujours juste.
Quand nous l’avons suffisamment expérimentée, nous ne pouvons plus douter de la lumière divine. La confiance devient tout autre.
Elle est confiance dans la vie, au-delà des péripéties personnelles et des aléas du monde.
Christian Rœsch




