
LA JOIE DE VIVRE
Ce n’est pas simple de définir la joie de vivre.
Elle est l’état intérieur le plus élevé.
Elle ne dépend pas de circonstances extérieures.
Le bonheur et le malheur alternent dans la vie de tous les jours.
Ils sont sous l’emprise de la personnalité.
Un instant commence : je me sens bien un moment que je qualifie de bonheur. Puis arrive un problème qui me fait faire la grimace et pfuit, le bonheur disparaît. Je considère ce contretemps comme un malheur, même s’il est petit, puisqu’il altère mon bonheur. Jusqu’à ce que le calme revienne : nouveau bonheur.
Et ainsi de suite.
La joie de vivre est tout autre. Elle ne dépend pas des évènements ni intérieurs ni extérieurs. Elle grandit et s’affirme au fur et à mesure que mon utilité sur terre se précise et se construit. Servir la vie procure une joie ineffable. Cela produit un sentiment d’union intérieure, uni à la lumière qui m’inspire dans mes actes.
Uni et utile, voilà les deux sentiments qui procurent la joie de vivre. Bien sûr, elle peut être assombrie par des difficultés inévitables : problèmes de réalisation de service, adversité, problèmes de santé, problèmes affectifs etc.
Dès leur ébauche de solution, la joie reprend le dessus. Elle était seulement masquée.
La joie de vivre , tellement visible chez les Saints, contient un ultime ingrédient : l’espérance.
Quels que soient les obstacles de la vie terrestre, la certitude que la vie continue au-delà, débarrassée des lourdeurs matérielles, dans la pureté de la lumière.
Comme l’a dit Jésus avant sa mort (Jean 17, 13) : « Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite. »
De la joie de se sentir dans le meilleur de soi jusqu’à la joie parfaite, elle est comme un baromètre d’accomplissement.
Christian Rœsch




