
Écouter la nature
Devant l’échec – prévu – de la COP 30 au Brésil, nous voici devant la question que chacun peut se poser : que pouvons-nous faire ?
La réponse est venue des représentants du peuple Kogi, vivant sur les versants abrupts de la Sierra Nevada de Santa Maria, en Colombie. Ils sont venus à Uzel, en Bretagne, à l’initiative de Tchendukua France (1) lors d’une tournée européenne.
La réponse des Kogis :
Ralentir, faire silence, écouter la nature, les arbres, l’eau, les pierres.
Apparemment, cela paraît simple.
Mais qui croit que les pierres parlent ?
Pourtant un mur qui s’écroule, une sirène d’alarme qui se déclenche inopinément ou même un calcul rénal bien dur sont des messages pour qui est attentif.
Qui croit aux propriétés de mémoire de l’eau, à sa sensibilité aux émotions humaines ?
Qui croit à la protection des arbres, au chant des plantes florales ?
Si nous pouvons écouter les règnes de la nature, c’est qu’ils ont un langage. Par conséquent, nous pouvons dialoguer avec.
Si nous admettons que nous pouvons dialoguer avec les esprits minéraux, végétaux, animaux, nous pouvons a fortiori dialoguer avec les esprits humains.
Qui dialogue vraiment avec son ange pour être aidé ?
Qui questionne les esprits du Ciel pour accomplir son existence terrestre ?
Partout, tout le temps, nous sommes traversés d’informations concernant nos vies, et celle de la planète.
Pourtant nous préférons celles des chaînes télé et celles des réseaux sociaux.
Et si, à l’instar de ces peuples traditionnels, nous faisions confiance en nos capacités immenses de dialogue ?
Alors la Terre ira sûrement vers le royaume annoncé.
(1) Depuis 1997, Tchendukua accompagne un processus de restitution de terres ancestrales et de restauration des territoires, fondé sur l’écoute, la confiance et le respect partagé.




