
De pire en pire
La guerre au Moyen-Orient nous concerne-t-elle ?
Bien sûr ! Le plus immédiat est qu’elle nous frappe au porte-monnaie par le prix des carburants. Le reste suivra.
Gravité de la pollution chimique provoquée par les bombardements en tous genres.
Mais plus grave, alors que nous essayons de limiter la consommation carbone dans nos gestes du quotidien, là-bas c’est un coût énergétique effréné : avions, navires, drones, bombes de toutes sortes… Il est trop tôt pour en faire le bilan – nous ne savons pas la durée de la guerre – mais il est évident qu’elle aura des répercussions sur le réchauffement climatique.
Gravité par l’usage encore accru des fake news. Le mensonge est mêlé au vrai, si bien que nous sommes incapables de distinguer la vérité. Nous ne pouvons faire confiance et, peu à peu, nous perdons la capacité de croire.
Gravité par la banalisation du meurtre. Ce n’est pas nouveau que les civils soient les premières victimes des guerres. Mais on parlait de dégâts collatéraux. Maintenant, les écoles, les hôpitaux, les habitations sont des objectifs militaires. L’assassinat est autorisé par les plus hautes instances politiques.
La sauvagerie ébranle notre civilisation.
L’ONU devait être le garant de la paix, lieu de règlement des conflits. Elle n’est plus qu’une coquille vide.
Que reste-t-il ? – La loi du plus fort.
Et elle pénètre nos quartiers, nos écoles, notre jeunesse.
Gravité car nous nous sentons impuissants devant ce déferlement de violence, de mensonge, de tricherie. La religion est impliquée. Avions chrétiens contre drones musulmans…
La foi est ébranlée. Où sont la fraternité, la miséricorde, la paix ?
Dans ce temps pascal, si nous ne voulons pas succomber à la dépression, c’est au-dedans de nous qu’il est nécessaire d’aller chercher une lueur de pardon, d’amour, de paix.
Le monde nous présente principalement le contraire.



