
COP 30 : DÉSILLUSION
ET PRISE DE CONSCIENCE
Les accords de Paris à la fin de la COP 21 en décembre 2015 avaient donné de grands espoirs. Les politiques s’étaient engagés à limiter l’augmentation de la température à 1,5 °C. Les énergies fossiles allaient être mises au ban. Les états s’étaient accordés sur l’investissement et l’aide aux pays les plus impactables par le réchauffement. Accord signé par 195 pays.
Dix ans après le constat est déplorable. L’augmentation de 1,5 °C est déjà atteinte. L’année 2024 fut la plus chaude connue. Les énergies fossiles sont toujours dominantes. La Terre subit déjà les conséquences envisagées vers 2035. L’aide financière promise ne s’est pas concrétisée (5 % maxi du montant prévu). Les USA se sont retirés de la COP et de l’aide.
La consommation énergétique a augmenté d’environ 10 à 15 % sur la période. Les émissions de CO2 ont suivi. La consommation des ménages a crû de 20 %.
Bien sûr de manière inégale, mais pesant sur les ressources, le climat, la pollution.
En bref, ce qui aurait dû apporter du bien-être, a procuré au contraire du mal-être (La santé mentale est décrétée en France la Grande cause nationale pour l’année 2025). Plus on est mal, plus on a besoin de compenser par le besoin d’avoir. Ce cercle vicieux est universel, il concerne tous les pays embarqués dans le processus de la consommation.
Les spécialistes ont beau se démener, dans ces conditions il est inutile d’espérer diminuer significativement les gaz à effet de serre et la température. La pathologie boulimique est là ; elle donne la fièvre à la planète.
Quel enseignement pouvons-nous tirer de ce constat ?
Il est inutile d’accuser les dirigeants de ne pas tenir leurs promesses. Ils sont dépassés par la maladie humaine consommatrice.
La question n’est pas tant : qu’est-ce que je peux faire pour moins consommer ?
70 % des Français déclarent vouloir « réduire leur consommation pour préserver l’environnement » (Baromètre ADEME 2 024). Mais la réalité est plus nuancée :
Dans de nombreux pays, la consommation reste un symbole de réussite (économies émergentes comme la Chine, l’Inde, le Brésil).
Le marketing et la pression sociale entretiennent aussi le désir d’acheter.
Résultat : le discours évolue plus vite que les comportements.
Les gens expriment l’envie de consommer moins, mais continuent souvent à consommer autant, voire plus, dès qu’ils en ont les moyens.
La vraie question que chacun peut se poser : qu’est-ce que je peux faire pour être mieux ?
C’est la piste pour moins consommer et faire tomber l’envie de consommer.
Une heure de méditation ne coûte que très peu d’équivalent pétrole ! Alors qu’une heure au supermarché coûte bien plus.
Partager rend heureux et donne de l’énergie.
Dommage que ce ne soit pas chiffrable.




