
Une hirondelle ne fait pas le printemps ;
un pape ne fait pas le monde.
Nous avons un nouveau pape. Nous nous réjouissons que la lignée des papes continue. Le 267ᵉ dans la filiation de saint Pierre.
Chacun voit dans le pape Léon XIV ce qui l’intéresse.
J’y vois surtout, quel que soit l’homme, le gardien de la Tradition.
Mais il ne faut pas se tromper sur le sens du mot tradition.
Ce n’est absolument pas le conservatisme. Ni le folklore. Ni l’institution. Ni l’appareil. Ni les fidèles. Ni l’État du Vatican.
La Tradition, selon l’enseignement que j’ai reçu, c’est l’actualisation du message fondamental. Dans la tradition chrétienne, ce message, énoncé depuis 2000 ans par les premiers apôtres, se transmet sans interruption : Jésus-Christ est mort et ressuscité afin que chacun puisse ressusciter et recevoir la vie éternelle.
Quels que soient le charisme du pape, les circonstances politiques, économiques, écologiques, climatiques, la Tradition maintient le message vivant.
Léon XIV, en tant qu’humain, fera ce qu’il pourra sur le plan matériel, philosophique, politique. Comme ses prédécesseurs et ses successeurs.
La suite de l’humanité ne dépend pas du pape, mais de ce que chacun fait du message. Est-ce que, en bisbille avec mon voisin, fâché contre mon conjoint, ou en guerre contre un clan politique, j’essaie de ressusciter dans la paix avec ledit voisin, le conjoint, le clan adverse ?
La paix ne se proclame pas arbitrairement : elle se pratique. Et elle procure un changement d’état intérieur et extérieur.
Nous avons un pape !
Hosanna ! Ne rien attendre si ce n’est le rappel de la résurrection.
Christian Rœsch




