
L’espérance
Les fêtes sont passées. Adieu Noël, le nouvel an, les rois-mages…
Nous voilà retournés dans la routine quotidienne avec son lot d’inquiétude désabusée qui, en fait, ne nous a jamais quittés.
Pourtant Noël nous invitait à laisser venir en nous l’enfant divin pur, novateur, joyeux. La nouvelle année, nous la souhaitions différente de la précédente, plus sereine, tournée vers l’espérance. Elle confirmait Noël.
Ne confondrais-je pas optimisme et espérance ?
L’optimisme consiste à croire que « les choses » s’arrangeront.
La vie du monde suit son cours cahin-caha. Qu’y puis-je ?
L’espérance m’implique tout autrement.
Modestement, essayer d’être un peu plus bienveillant pour mes proches, plus compassionnel pour les douleurs que j’entends, plus miséricordieux envers ceux animés par la haine.
L’espérance me susurre que « les choses » prennent sens dans mon effort de dépassement. Elle me chuchote aussi qu’elle a deux (longs) termes.
Le premier est ma mort, délivrance des souffrances terrestres, victoire de l’amour illimité pour ma petite personne, si limitée.
Le deuxième est la fin du monde. Fin des épreuves de la terre et fin de l’humanité dans son enveloppe corporelle pour réapparaitre dans une nouvelle aventure céleste (La nouvelle Jérusalem de l’Apocalypse de Saint Jean).
L’espérance signe la victoire de l’amour.



