Bientôt Noël !
Le monde profane tente de réduire cette fête à celle du père Noël. Une aubaine commerciale, éliminant le sens, bien moins intéressant que la débauche de cadeaux et les excès alimentaires indispensables pour se croire heureux.
Au nom de la laïcité on essaie de supprimer les crèches dans l’espace public.
Quel mauvais goût que célébrer la pauvreté, la modestie, la discrétion, le manque !
« Une naissance dans une étable – mais c’est qui ? – célébrée par des gardiens de troupeaux, c’est pas commercial ! »… sauf revu par Disney pour faire pleurer dans les chaumières.
Nous ne pouvons pas échapper à l’emprise du monde des paillettes, du masque dissimulant la décrépitude de notre société.
Nous pouvons cependant nous souvenir qu’au-delà de l’enfant Jésus, Noël est la fête du Nouvel Homme incarné.
2 000 ans plus tard, cette nouvelle souche est encore si peu visible ; cet être n’est pas encore très vaillant.
En quoi est-il différent ?
– Il préfère la paix à la guerre.
– Il préfère donner que recevoir.
– Il préfère la miséricorde à la haine.
– Il préfère l’amour à la possession.
Est-ce une utopie ?
Non, c’est un processus lent, peu perceptible, nécessitant de se le rappeler chaque année. Processus inévitable pour sauver une vie sur terre tellement mal en point.
Peu ou prou, malgré l’adversité, le nouveau règne avance.
Noël mérite notre réjouissance.



