Changement et transformation
Est-ce que le monde change ?
Non, il évolue.
Bien sûr, apparemment, il change. Le désordre climatique produit son effet. Le monde se dégrade comme un fruit qui se dessèche, de moins en moins agréable à consommer.
Mais dans le fond, change-t-il ? Non, il reste ce qu’il est : gouverné par nos bas instincts prédateurs. Les nôtres : notre égoïsme, nos peurs, notre manque d’amour. Ceci menant toujours aux mêmes conséquences : le ton monte, les reproches fusent, la colère se déchaîne ; attaques, contrattaques, épuisement, repli sur soi et rancœur. Et ainsi de suite. Ce fonctionnement archaïque reste identique.
Il aurait besoin d’être transformé.
C’est-à-dire, répondre autrement à nos pulsions égoïstes, à notre manque, à nos peurs. En faire des élans d’altruisme, de bienveillance, de miséricorde.
Chacun a une misère dans son cœur qui le fait souffrir. J’ai la mienne. En l’acceptant, je deviens capable d’accepter celle de l’autre. Alors je ne pars pas dans le reproche, la haine, la gesticulation conflictuelle. Elle est remplacée par le calme, le sourire, la main tendue, le rapprochement.
C’est ça, la transformation dont le monde a besoin.
Ce n’est pas ChatGPT, ni cultiver son jardin bio par répulsion de l’agrochimie qui produiront cet effet.
Le monde change ; mais qu’il est difficile de transformer notre cœur !