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Le miracle du jeu

  • par Séverine Matteuzzi
  • 6 janvier 2024
  • Aucun commentaire

Sommaire

Le miracle du jeu

Qu’est-ce qui pousse un enfant à jouer ?

Petite fille, je passais des heures devant ma maison de poupées, où chacune avait un rôle bien précis : l’une était l’enfant sage qui me représentait, l’autre l’indisciplinée que j’étouffais, ou encore celle-là était une reine de l’acrobatie alors que j’étais terrorisée d’avoir la tête à l’envers !
J’adorais prendre le rôle de la maîtresse d’école devant mes élèves peluches, ou jouer à papa et maman avec mon ami d’enfance, sans parler des fous rires avec mon amie Claire quand nous incarnions à tour de rôle Alpaga ou Fantômette.
Le mot est lâché : incarner ! Effectivement, jouer un personnage c’est prendre corps, c’est être celui ou celle que je ne suis pas. Ou plus exactement, le personnage me donne l’autorisation de laisser apparaître des facettes de moi que je refoule, que ce soient des parties sombres ou lumineuses.

Les jeux d’enfants permettent d’exorciser des événements difficiles

qu’ils traversent, de les éclairer, les dédramatiser comme ma fille alors petite, jouant son héroïne préférée Buffy, de la série télévisée Buffy contre les vampires, pour affronter les démons de sa journée. Il n’était pas rare, lorsque je travaillais comme clown à l’hôpital avec mon partenaire, de nous faire tuer de mille et une manières, pour être ressuscités dans la seconde. Ce jeu, que le petit malade inventait, le faisait rire et lui permettait aussi de prendre le pouvoir sur la situation dramatique qu’il vivait.

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Les enfants n’éprouvent aucune difficulté à passer du jeu à la réalité. Quand c’est l’heure de manger, ils quittent leur costume de Spiderman pour redevenir eux-mêmes. Ils passent donc du super-héros à l’enfant ordinaire en un clin d’œil.

Quand jouer est devenu mon métier,

les rôles ont été des révélateurs de ma personnalité. N’ai-je pas découvert ma violence et ma noblesse à travers celles de Médée, la perdue dans le rôle de Gilberte et ma féminité dans Madame Dupont ? Jusqu’au jour où je me suis rendu compte qu’autant je pouvais être une femme ample comme actrice, autant celle du quotidien était étriquée. Et c’est là, que je me suis mise en chemin et que j’ai rencontré la psychanalyse corporelle afin de découvrir les événements de mon enfance qui ont produit cette femme éteinte. C’est la conscience et la tendresse sur cette femme qui m’ont permis petit à petit de prendre de la consistance dans mon quotidien, d’assumer ma féminité et de devenir actrice de ma vie, de jouer enfin le tout grand premier rôle, celui de Séverine.

Que gardons-nous, adulte, de cette faculté à jouer ?

Elle se réduit à être un support de nos « pieux » mensonges

comme annuler un rendez-vous en prétextant être malade pour ne pas blesser la personne qui nous a invités, ou défendre un projet pour le travail qui va à l’encontre de nos valeurs. Mais ne pourrait-elle pas nous servir à entrer en contact avec le meilleur de nous ? À déployer une qualité enfouie, impossible à assumer personnellement mais possible si c’est sous le couvert d’un rôle à jouer ?

Dans le passé

il m’est arrivé par exemple, quand j’étais incapable de faire preuve d’autorité auprès de ma fille adolescente, de jouer le rôle d’un homme que j’admirais, qui avait cette prestance, pour me positionner et offrir le cadre dont ma fille avait besoin.

Sans parler de cette période

où je jouais la femme d’affaires assurée, afin de vendre une formation de prise de parole pour les cadres d’entreprise, jusqu’au jour où je n’ai plus eu besoin de ce rôle protecteur, la distance entre le rôle et moi ayant disparu. Et dernièrement encore, je me suis retrouvée dans une situation où j’avais à être efficace, rapide, pour arriver à temps à un rendez-vous important. Il m’est revenu à l’esprit un film genre Mission impossible où Tom Cruise
brave un grand nombre d’obstacles sans jamais dévier de son objectif. Je décide alors de jouer Tom et me voilà surprise de rencontrer une force en moi de concentration et de foi inébranlable.

Tous les commentaires habituels

« Tu ne vas pas y arriver ! » et les pics de paniques à chaque obstacle rencontré se sont volatilisés. Je suis arrivée à temps au rendez-vous, joyeuse de cette aventure, où la vie a perdu de sa lourdeur pour faire place à un grand jeu.

Le jeu nous donne l’autorisation

de révéler à la lumière cette part de nous-même dont nous nous sommes amputés à chaque traumatisme, de goûter à cette grandeur qui nous habite tous.

Et si je pousse un peu plus loin,

ne pourrions-nous pas retrouver des performances étonnantes du nouveau-né avant la pause de l’écran 1? Un acteur, quand il joue, est à la fois le rôle qu’il incarne et lui-même. Il peut vivre le personnage tout en étant présent à l’atmosphère de la salle. Cette présence à double niveau le rend invincible au point de ne pas souffrir alors qu’il se blesse sur scène.

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 50 pages 48 à 49

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