L’esprit inspirant
Matin du 25 mai. Je me réveille avec deux personnages en tête.
Le premier, complètement inattendu, l’émir Abd-El-Kader.
Je sors une courte biographie : c’est l’anniversaire de sa mort. Qui sait l’être remarquable qu’il fut ? Un homme de paix, de rapprochement des cultures, un maître soufi, un champion de la miséricomme de paix, de rapprochement des cultures, un maître soufi, un champion de la miséricorde, un saint.
Pendant 14 années de lutte contre l’occupation, il s’avère un chef et un stratège remarquable (la smala) posant les bases d’un état algérien moderne. Vaincu, malgré les promesses royales, il est enfermé au château d’Amboise1 en 1848, où il est rapidement aimé de la population amboisienne. Il se lie d’amitié avec Monseigneur Morlot, Archevêque de Tours, Monseigneur Dupuch, le général Daumas. En 1852, Louis-Napoléon le fait libérer avec les honneurs. Il parcourt la France et l’Europe puis se fixe à Damas, ville de son maître Ibn Arabi. Là, en 1860, il empêche l’assassinat de milliers de français au péril de sa vie. Il œuvre inlassablement pour le rapprochement Orient-Occident, modernité et tradition, religions et spiritualités. En 1869, il participe à l’inauguration du canal de Suez. Il meurt à Damas le 25 mai 1883.
Le second personnage qui m’est beaucoup plus familier, est Gitta Mallasz décédée le 25 mai 1993. Elle accompagna mon chemin depuis 1986 où je l’ai connue grâce à Bernard Montaud, jusqu’à sa mort. Auteure de Dialogues avec l’ange2 – elle se disait seulement scribe – elle a transmis un nouveau sens à l’ange. Ce n’est plus l’ange gardien enfantin joufflu, mais c’est le maitre intérieur qui guide notre existence avec l’objectif d’accomplir la tâche qui nous est dévouée sur terre. Gitta Mallasz n’eut cesse de faire entendre que chacun pouvait être accompagné de son ange. Il fallait seulement entamer le dialogue en lui posant des questions sincères.
Ce maître intérieur a été annoncé voici deux mille ans, nommé dans l’évangile de Jean, le paraclet. Il est opérationnel depuis la Pentecôte des Apôtres. Ainsi ont-ils pu commencer leur mission.
L’ange n’est pas réservé aux Chrétiens ; il existe dans la plupart des religions authentiques. Abd-El-Kader aurait-il pu mener l’existence qu’il eut s’il n’avait été accompagné de son guide intérieur ?
25 mai 2026 : c’est le lundi de Pentecôte, rappel de l’effusion de l’Esprit Saint, dont l’activité est dévolue à l’ange pour guider les humains qui veulent devenir meilleurs.
1. Le Jardin d’Orient œuvre de Rachid Koraïci lui est dédié
2. édition intégrale et définitive 2026, Aubier éditeur


