
Chaleur
Tout le monde se plaint de la chaleur excessive. À juste titre. Ni nos activités, ni notre organisme ne sont adaptés à ces températures sahariennes.
Comme pour chaque situation hors de l’ordinaire, si nous considérions que c’est une épreuve au lieu d’un emmerdement ?
Alors nous pouvons en tirer un enseignement, des actes pour en profiter.
Je me demande : que me fait la chaleur ?
Je constate, au moindre déplacement hors de la maison, au moindre effort même dans la maison, je suis épuisé. J’en conclus que je dois bouger le moins possible.
Mais mon petit moi me dit que j’ai tant de choses à faire.
J’examine ce « tant de choses ». En réalité beaucoup sont inutiles, d’autres peuvent être différées, d’autres traitées par mail, par téléphone, par visio.
Finalement, je passe plus de temps immobile, assis dans le fauteuil de mon bureau. Et là, je suis bien. Sans m’agacer, sans m’énerver, je ne transpire pas. Je me laisse aller à méditer, tranquillement assis.
Cette chaleur, due au dérèglement climatique provient de l’activité humaine qui ne cesse de s’amplifier depuis au moins un siècle. Elle nous indique qu’il faudrait se calmer. Mais non, on cherche des solutions pour continuer de plus belle malgré la chaleur. (Je pense au débat sur les climatiseurs).
Je ressens l’impéritie humaine qui ne sait tenir compte des signaux reçus.
C’est ainsi. Il faudra d’autres signaux encore plus forts pour espérer que la sagesse l’emportera sur la folie.
Le hic, plus nous attendons, plus la situation sera grave, plus les décisions seront difficiles et coûteuses.
Par coûteuses, j’entends radicales. Un tout autre style de vie se prépare. Nécessairement moins agité. Et c’est tant mieux. Mais il y aura beaucoup de grincements de dents…


