
Vive le défilé !
Notre fête nationale se fonde sur un événement complètement brouillon et peu glorieux : la prise de la Bastille, prison d’État, où croupissaient quelques prisonniers. Nous en avons fait une fête glorifiant notre armée.
Mais pour quels exploits ? Quels bien-êtres ont-ils apportés ?
Même rengaine cette année.
La situation mondiale réveille les instincts prédateurs. Les bruits de bottes, les discours menton relevé couvrent les appels à la paix. Les exploits militaires aussi glorieux que la prise de la Bastille se multiplient à l’échelle mondiale.
Pour quel résultat ?
– Augmenter le désordre sur terre, augmenter les souffrances des populations, augmenter le réchauffement climatique avec ses conséquences sur l’ensemble du vivant.
Rêvons d’un 14 juillet se réclamant de la France, mère des arts et de la culture, où des poètes assis dans des fauteuils célèbreraient la nature, devant le défilé des philosophes glorifiant l’aspiration à la paix, suivis des académiciens troquant leur épée contre un bouquet de fleurs ; la foule jetant des pétales sur leur passage.
Pour allonger le défilé, on pourrait y joindre des chefs… de cuisine en toque, les mamans méritantes avec des landaus, un bataillon d’immigrés avec ou sans papiers, et bien sûr une escouade de sportifs en tenue. De loin – car nous sommes dans un État laïque – des religieux de toutes confessions bénissant la foule.
Ça aurait de la gueule, n’est-ce pas ?


