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Les abus sexuels, l’Église… et nous

 

L’Église a été courageuse de demander à une commission indépendante de mener une enquête et de s’engager à rendre public le résultat. Le rapport Sauvé, de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église) donne une idée de l’ampleur de cette déviance sexuelle.

Le monde profane, conduit par les médias, n’a pas tardé à sonner l’hallali, à démolir l’Église et au-delà la foi. Ce monde juge et condamne.

Une autre attitude est possible.

– Au lieu de juger, chercher à comprendre. Comment ce phénomène a pu se développer au sein de l’Église, rester tabou si longtemps, si ce n’est parce que ce phénomène de déviance sexuelle, tout autant tabou, préexiste dans la société civile.

La boîte de Pandore est ouverte. On ne va pas tarder à en voir l’ampleur dans la société et en particulier au sein de la cellule familiale. N’avons-nous pas à nous interroger à ce sujet ?

– Au lieu de condamner, pardonner. Cela ne veut pas dire ne pas appliquer les lois. Que les tribunaux fassent leur travail. La miséricorde commence par voir la misère. En l’occurrence, la misère sexuelle. Et là, si nous sommes honnêtes nous pouvons reconnaître que nous avons tous une misère sexuelle. Personne n’est parfait en amour. Nous pouvons cependant nous aimer ainsi et aimer, malgré notre histoire plus ou moins douloureuse. Ainsi nous pouvons comprendre ces prêtres, reconnaître leur souffrance. Ce n’est pas l’excuser. La miséricorde nous met devant tous les abuseurs de la faiblesse enfantine pour se défouler. Enfants, nous avons chacun subi à des degrés divers la violence des adultes. Adultes, ne laissons-nous jamais cette violence nous emporter vis-à-vis des enfants ?

Le rapport Sauvé contribue à lever le tabou. Et c’est tant mieux. La pédophilie sera désormais bien plus difficile, et pas seulement dans l’Église. Il faudra s’occuper de la misère sexuelle autant celle des prêtres délinquants que celle des anciens enfants qui ont subi cette violence et en sont marqués. Sinon, cette énergie perverse cherchera d’autres exutoires. Les indemnisations ne font pas tout.

Il existe des personnes compétentes et des outils adaptés. Que la justice fasse son travail, mais tout autant, que l’on s’occupe de soigner la misère sexuelle des uns et des autres.

 


 

 

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